PART. IV, CHAP. VI, ART. IIÏ
le Diacre fait ]a génuflexion, et redescend \k la droite àa Célébrant. Pais tous les trois se lèvent, montent sur le marchepied, et se tournent vers le peuple, le Diacre à droite du Célébrant, et le Sons-Diacre à sa gauche, tous les deux relevant les bords de la chape , et un Clerc désigné à cet effet tenant Vombrellino ouvert. Les Chantres entonnent le Pange lingua^ et la Procession se met en marche dans l'ordre qui suit.
24. Les Acolytes, ayant pris leurs chandeliers à la crédence, se mettent aux côtés du Sous-Diacre qui porte la croix, et qui a dû venir à Tautel au moment où le Célébrant encensait le saint Sacrement, et ils se placent k ^extrémité du Chœur, tournés vers Tautel. Aussitôt que le Pange lingua est entonné, sans faire aucune génuflexion, ils se retournent, et se mettent en marche d'un pas grave vers la chapelle du reposoîr. Après eux vient le Clergé, dont tous portent des cierges allumés, et font, avant de partir, la génuflexion deux à Aenxutroque genu au très saint Sacrement.
25. En dernier lieu viennent les Officiers sacrés, qui se mettent sous le dais, et suivent le reste du Clergé, Les deux Thuriféraires marchent devant le saint Sacrement^ en agitant légèrement leurs encensoirs.
26. Pendant la Procession , le Célébrant récite sti6missa voce des psaumes ou des hymnes, alternativement avec ses Ministres {Merati^ ibid., n. H), sans dire le Gloria Patri à la fin des psaumes : les Chantres continuent à chanter le Pange lingua.
27. Les Acolytes avec le Porte-croix s'arrêtent k une distance convenable de la porte de la chapelle du reposoir, se retirent un peu de côté pour ne pas gêner, et se tiennent tournés en face de la Procession, qui se place en la manière qui suit. Les premiers de la Pro-
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cession s'arrêtent le plus près de la croix, vis4i-vis l'un de l'autre ; ceux qui viennent après eux se mettent à' côté d'eux : de telle sorle que les derniers de la Procession se trouvent les plus rapprochés du sépulcre {Merati, n. 14; Castaldi^ lil>. m, § 6, cap. iv, n. 5); et tous se placeront de manière que le Célébrant puisse passer au milieu d'eux avec ses Minisires et les Tburiféi-aires, lesquels cesseront d'agiter leurs encensoirs lorsqu'ils seront arrivés au reposoir (iiferaei, ibid., Bautdry^ part. lY, c. IX, art. m, n. 20 et 22 ; Bisso^ litt. F, n. 42, § 14).
28. Lorsque le Célébrant avec ses Ministres est arrivé k l'autel, il monte avec eux sur le degré : le Diacre, k genoux sur le marchepied, reçoit le saint Sacrement ; et, s'étant levé, il attend que le Célébrant l'ait adoré {Castaldi, ibid., n. 6; Merati^ ibid.^ n. 15) ; ensuite il le place sur l'autel (Aubr., ibid.), fait la génuflexion, et descend se mettre k genoux a la droite du Célébrant. Alors les Chantres entonnent le Tanium ergo. Après Veneremur cemui^ le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir, et encense k l'ordinaire ; ensuite le Diacre, ou un autre Prêtre en étole, place le saint Sacrement dans le lieu préparé, avec les génuflexions convenables ; et k la tin de l'hymne , il ferme le petit tabernacle {Rubr., ibid) '.
Nota. Le Cérémonial des Évéques (lib. n, cap. xxiii, n. 13) veut que le Diacre, ayant pris le calice comme il a été dit, le place, non sur l'autel, mais dans le lieu préparé, c'est k dire dans le petit tabernacle, dont il
' Nous croyons que généralement, dans les églises de France, ce n'est pas l'usage de renfermer le saint Sacrement. Mais on doit au moins le mettre dans une espèce de petit tabernacle convenablement orné, et ne pas Texposer trop patemment.
laisse la porte ouverte jusqu'à ee que le Gél^nmt sùl «leenaé le saiut Sacrement (CoêUMii ibid^ ; Jfiifftit, ibîd., u. 46)< Eusuite il doit fermer la porte, dont il donne la clef au Sacristain ou au Cérémoniaire (Baaddryi^ ibid.,n. 24; Ccutaldi^ ibid., n 7; Merati^ ibid.)^ se gardant bien de la remettre à des laïques^ quand même ils seraient revêtus de dignité, afin de se conformer au diverses décisions de la S. Congrégation des Rites des 30 janvier i610, 9 juillet 1635, 32 novembre ld96| 13 septembre 1642, 16 mars 1732, 7 décembre 1737, et 1 1 décembre 1 747 .
ARTICLE IV
Des yêpres et du Déi)&uUlemenl des Autels.
29. Dès que le très saint Sacrement est ainsi placé au reposoir, les Clercs qui en sont chargés prennent les flambeaux et les cierges. Ceux du Cbœur, après une courte prière, au signe du Cérémoniaire, font tous ensemble la génuflexion utroque genu au très saint Sacrement, et retournent au chœur, les plus dignes les premiers*
30* En arrivant au dKBur, chacun fait la génuflexion au milieu, se rend à sa place, et dit debout, k voit basse, le Pat^ et VÀ^. Ensuite le premier du Chœar entonne d'une voix médiocre, sans chanter, la prenûère antienne des Vêpres, qui se disent more iolito. Il entonne aussi l'antienne de Magnificat^ le Mmrerej et dii l'oraison.
Nota. Pendant qu'on récite les Vêpres^ les cîelges de l'autel du cbœur doivent être allumés^