PART. IV, CHAP. VII, ART. UI
27. Lorsqu'on a fini de chanter Venite adoremus^ tons se lèvent, et alors le Célébrant, avec ses Ministres toujours placés de môme, monte sur le marchepied et s'arrête in cornu epistolae ^ le Diacre étant presque au milieu de l'autel, et le Sous-Diacre sur le degré le plus élevé (Merati^ ibi^., n. 25). Le Célébrant découvre le bras droit de la croix et la tête du crucifix ; puis, sur un ton un peu plus élevé, il chante de nouveau : Ecee lignum. Tout le reste se fait comme la première fois (Rubr.^MA.).
28. Ensuite le Célébrant va au milieu de Tautel (Ruhr.^ ibid.), ayant toujours ses Ministres k ses côtés, le Diacre in cornu evangelii^ et le Sous-Diacre in cornu epistolae, et découvre la croix entièrement, donnant le voile au Sous-Diacre, qui le remet k un Acolyte pour le porter sur la crédence (Bauld., ibid., n. 6; Merati., ibid., n. 26) ; et alors, prenant un ton de voix plus élevé, il recommence la même antienne de la même manière. Cette fois, après que le Chœur a dit : Venite adoremus, tous restent k genoux (Bauld., ibid., n. 8 ; Merati, ibid., n. 27).
29. Alors le Célébrant, d'un pas grave, tenant des deux mains la croix élevée, accompagné seulement du Cérémoniaire, qui relève au besoin le bas de l'aube (Me^ rati, ibid.), la porte devotè, et sans faire aucun salut, au Keu préparé, et, k genoux, il la place sur le tapis et le coussin (Ruhr,, ibid.J. Ensuite il se lève, fait la génuflexion umco genu, et retourne a la banquette.
50. Au moment ou le Célébrant fait la génuflexion, le Chœur se lève, ses Ministres, sur le marchepied, font aussi la génuflexion vers la croix {BavM., ibid.), et des-
' Où on lit rintroït de la Messe.
DE l'office du vendredi SAINT. 389
cendent per breviarem k la banquette. Le second Acolyte dévoile la croix de Procession, et un autre Clerc découvre toutes les autres croix de TÉglise et de la sacristie, mais non pas les images (Bauld.^ ibid., n. 7; Merati, ibid.).
31 . Le Célébrant et ses Ministres^ arrivés k la banquette, ôtent tous trois leurs manipules, conformément au décret de la Ss Congrégation des Rites du iS septem* bre 1736; ils ôtent ensuite leurs souliers (Rubr.^ ibid. ; Merati^ ibid., n. 31) *; et, le Diacre et le Sous-Diacre restant k la banquette^ le Célébrant, accompagné du Cérémoniaire, va adorer la croix en cette manière '.
32. II se mettra k genoux une première fois, au bas du cbœur, et pourra dire, s'il veut : Adoramvs te Christs^ et benedmmus tibi, quia per sanctam criu;em tuarn rede^ misti Mundum. C'est l'avis de Bauldry (ibid.^xï. 8), de Gavantus (part, iv, tit. ix, in Rubr, xii, litt. 0), de Merati (ibid.^ n. xxix). Ensuite il se lève, se remet k*genoux au milieu du chœur, et prie de même . Il fait la même chose auprès de la croix, et baise les pieds seulement du crucifix (Bisso^ litt. A, n. 155, § 1 ; Bauld,^ de Bralion, Merati^ ibid.). Puis il se lève, fait une génuilexion simple k la croix, et retourne per breviorem a la banquette. Les Acolytes lui mettent ses souliers, le Diacre et le Sous-Diacre sa chasuble et son manipule ; en^ suite il s'assied et se couvre (Bufer., ibid.; Bisso^ ibid., §2; i¥era(f, ibid., n. 50).
33. Alors seulement les Ministres sacrés, ayant salué le Célébrant, vont ensemble^ accompagnés par le second
* Le Célébrant s'assied pour ôter ses souliers {Memoriale Rit. , lit. v, cap 11, § II, n. 12).
* Tous les Commentateurs des Rubriques, il Texception de notre Auteur disent que le Célébrant va setd adorer la croix .
WO J^ÀRT. IV, m». TII, ART* tu.
Gérémomaire, faire Tadorationlde }la efbix, de la même manière et avec les mêmes cérémonies qne le Célébrant. Le Diacre baise les pieds do Crucifix le premier^ le Sous^ Diacre après lui (Merati^ ibid., n. 31).
54. Quand les Ministres de Tautel se sont retirés, le reste du Clergé commence l'adoration -: les Prêtres les premiers deux à deux, puis les autres Clercs dans le même ordre, et enfin les laïques (Rubr.^ ibid.) % si c'est l'usage que les laïques entrent dans le sanctuaire {Batdd., ibid», n. xxvi).
Nota. Si ce n'est pas Tusage que les laïques entrent dans le chœur, alors un Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étole noire, portera un autre Crucifix dans le lieu où le peuple a coutume de faire l'adoration, et où l'on a dû préparer un tapis, un coussin et un voile, comme il a été dit ci-dessus (Bauld., ibid., n. 19; Merati^ ibid.). Si c'était un Heu où cela dût gêner la Procession, le même Prêtre aurait soin de l'ôter avant qu'elle commence.
55. Pendant l'adoration, les Chantres chantent les tmproperia marqués dans le missel, et les continuent jusqu'à ce que l'adoration soit terminée. Il n'est donc pas nécessaire de chanter tout, mais seulement ce qu'il faut pour le temps qu'elle dure, eu égard au grand ou au petit nombre des adorateurs (jRw5r., ibid.; Cœr, Ep,^
n. ii;.
56. En arrivant de l'adoration de la croix k la banquette, les Ministres sacrés saluent le Célébrant, reprennent leurs souliers et leur manipule ; le Sous-Diacre reprend en outre sa chasuble ; puis ils s'asseyent k côté du Célébrant^ et se couvrent (Bauld.^ ibid., n. 10; Bisso,
^ Les membres du Clergé ôtent aussi leurs souMers (Mem, Rit,^ tit. ▼, cap. u, g u, n. 15;.
DE t'OFTIGE ra TBlIDRlSm 9Aim. 391
ibid.; Merati, ibid.). Alors un Clerc^ ayaat pris h la cré* dence le missel, se présente devant le Célébrant, le sa-* lue, et^ FouTrant à l'endroit des impraperia^ il le tient de manière à ce qu'ils puissent être récités alternative* ment par le Célébrant et ses Ministres.
57. Lorsque les Acolytes ont fait l'adoration, le premier allume les cierges de la crédence, et ensuite ceux de l'autel fltubr., ibid.; Caer, Ep.^ ibid.,n. 28; Gav,^ ibid., in Rubr. xiii, litt. Q; Merati^ MA., n. 35); le second va, eu place du Thuriféraire, tenir le missel devant les Officiers sacrés, jusqu'à ce qu'ils aient lu tous les improperia. Lorsqu'ils ont fini, il ferme le livre, salue le Célébrant, reporte le missel sur la crédence, et reprend sa place. Quant aux Thuriféraires, après qu'ils oilt adoré la croix, ils vont, le premier, préparer son encensoir {Merati, ibid., n. 55), le second, aider le Porte* Croix à se revêtir de l'aube et de la chasuble pliée : celle du Diacre peut servir.
Nota. Au cas où il n'y aurait pas de Sous-Diacre pour porter la croix, un simple Clerc, revêtu d'un surplis, pourrait la porter (Bauld.^ ibid., n. 26).
58. Vers la fin de l'adoration, le Sous-Diacre se lève, salue le Célébrant, et va j^er breviorem porter à l'autel la bourse renfermant le corporal avec un purificatoire. En arrivant sur le marchepied, il fait la génuflexion à la croix, étend le corporal more solito^ et met auprès le purificatoire sur le côté de l'épître (Bte&r., ibid.). En même temps le Cérémoniaire porte le missel avec son pupitre au côté de Tévangile, ayant soin de faire les génuflexions a la croix (Bauld.^ ibid., n. 25; Gav.^ ibid., litt. R; Aferafi, ibid.). Le Diacre, ayant étendu le corporal, fait de nouveau la génuflexion vers la croix, et retourne per breviorem k la droite du Célébrant, où il s'assied et se couvre (Bi$so^
SOS PAAT. IV^ GHÂP. Vn. ART. IV.
litt. F, n. 45, §§ 25, 24; Bauïd , ibid., n. 24; Meraii,
ibid.)'
59. L'adoration terminée, le Diacre^ au signe dn Cerémoniaire, dépose sa barrette, se lève, et, ayant salné le Célébrant, il va, accompagné dn Cérémoniaire, an lien où est la croix. Ayant fait la génuflexion unico genu^ il la prend ; et alors tout le monde se met k genoux, le Célébrant et le Sous-Diacre k la banquette, et ceux du Chœur k leurs places {Bisso^ ibid., § 25; Bauld.^ ibid., n 28; de Bralion^ ibid., n. 20); il la porte révérencieusement des deux mains, et, aidé du Cérémoniaire, il la place sur l'autel (Rubr.^ ibid.).
40. Ensuite tous se lèvent ; le Diacre fait une simple génuflexion, et retourne per breviorem k la droite du Célébrant; il s'y assied, et se couvre, aussi bien que le Sous-Diacre et le Célébrant (Merati^ ibid. , n. 56). Pendant ce temps Ik, un Clerc ôte le coussin et le tapis, et reporte tout k sa place {Caer. Ep.^ ibid., n. 42).
ARTICLE IV
De la Procession.
41 . Lorsque le Diacre a replacé la croix sur l'autel, les Thuriféraires viennent au milieu du chœur *;ils sont suivis du Porle-Croix entre les Acolytes portant leurs chandeliers; les Thuriféraires font seuls la génuflexion (Bauld., part, iv, cap. x, art. iv, n. 1); puis ils se mettent en marche pour la chapelle du reposoir, par le chemin le plus court. Le Clergé suit la croix, les simples Clercs les premiers, les Prêtres ensuite, et les Officiers sacrés les derniers (Rubr. Miss.j ut in die)^ marchant
* Ou du sanctuaire, selon la disposition des lieux .
DE l'office du vendredi SAINT. S9S
les mains jointes, l'un après l'antre , la tête concerte \ après que tous cependant, même le Célébrant, ont fait la génuflexion k la croix ayant de partir.
4â. En arrivant au reposoir, les Thuriféraires font la génuflexion dans le milieu utroque genu^ et se retirent au coin de l'épilre ; le Porte-Croix, avec les deux Acolytes, s'arrête à quelque distance de la chapelle, en se retirant comme la Teille ; et tous ceux de la Procession se placeront également comme la veille, après avoir fait la génuflexion utroque genu (Merati, part, iv, tit. ix, n.
43. Les Officiers sacrés, arrivés k la porte de la chapelle, donnent leurs barrettes au Cérémoniaire {Caer. Ep.^ lib. II, cap. XXV, n. 34, et cap. xxvi, n. 14) ; le Cérémoniaire les remet à un Clerc, qui les reporte au grand autel sur la banquette des Officiers sacrés. Cela fait, le Diacre et le Sous-Diacre s'écartent par côté, et, prenant le Célébrant au milieu d'eux, tous trois font la génuflexion in piano utroque genu^ puis se relèvent, et se mettent à genoux sur le dernier degré, où ils prient quelques moments (Caer. Ep., Mi., cap. xxv, n. 31). En même temps on distribué les flambeaux et les cierges au Clergé, et on les allume (Rubr.^ ibid.).
44. An signe du Cérémoniaire, le Diacre se lève, fait la génuflexion, va ouvrir le petit tabernacle *, fait de nouveau la génuflexion, et retourne à la droite du Célébrant. Celui-ci met l'encens dans les deux encensoirs sans le bénir ; puis, k genoux avec ses Ministres, il encense le très saint Sacrement (jRu&r., ibid.). On fait
* D*aatres bons Rnbridstes sont d'avis qae le GélébraDt et ses Ministres doivent se rendre à la chapelle du sépulcre la tête découverM^
* D'après an décret du 16 décembre 1828, c'est le Sacrista qui ouvre le tabernacle ; le Diacre prend seulement plus tard le très saint Sacrement.
804 PART. IV, coeup. vn, art. iv.
prendre alors les montaatâ da dais, lequel est portée on^ seloû le décret de la S. Congrégation des Rites du 18 septembre 1736, par des Prêtres en surplis seulement, ou par d autres personnes, selon l'usage de chaque église.
45. Après que le Célébrant a fidt rencensement, le Cérémoniaire lui met Técharpe sur les épaules, et le Diacre \a prendre le très saint Sacrement et le lui donne more solito. Le Célébrant, le tenant, les mains couvertes par les bouts de Técharpe (jRu&r., ibid.)-? se lève, et se tourne vers le Clergé, ayant le Diacre k sa droite et le Sous-Diacrë à sa gauche {Merati, ibid., n. 46). Alors les Chantres, à genoux, commencent le VecdUa (Rubr.^ ibid. ; Caer. Ep.^ ibid.), et la Procession se met en mar^ ohe. Le Porte-Croix et les Acolytes vont les premiers. Arrivés au milieu du chœur s sans faire aucun salât, ils se rendent à la crédence, et le Porte-Croix la dépose in cornu epistolae, puis il fait la génuflexion, et va quit* ter les habits sacrés (Bauld,^ ibid., n. 7; deBralion, part. IV, in Append. 5, cap. xii, n. 8) ^. A mesure que le Clergé entre au chœur, chacun se rend à sa place ' et s'y met à genoux (BaOld., de Bralion, ibid. ; Merati, ibid., n. 50) \
46. Lorsque les Officiers sacrés arrivent au grand autel, le Diacre reçoit le saint Sacrement, le met sur le mi-
*- Ou du sanctuaire, selon la disposition des lieux.
* S*il n'a pas la chasuble, il peut, d'après Merati, rester du côté de Tépître jâs({u'à la fin.
' L'Auteur âuppose toujours le chœur devant l'autel : si le contndre avait lieu, il serait mieux que le Clergé se rangeât dans le sanctuaire, s'y mit )i genoux, et y restât jusqu'à la fin de la ooffimmùon, eommo il va ôtre dit, an n. i7, des Porte-D^.
^ Lorsque le Célébrant et ses Biioistres sont arrivés à la balusIndA on f^ tire le daû.
DE L'omCE DU VETOREDI SAINT. Z&S
lieu du corporal, délie le ruban avec lequel on avait lié le voile pour plus de sûreté, et le met sur le coin de Té» I^tre ; puis il étend le voile du calice de la même nianiàre qu'on le fait au commencement de la Messe (Memoriale Rit.j tit. v, cap. n, § 4 ; Meraii, ibid., n. 51) ; ensuite il fait la génuflexion, et retourne à la droite du Célébrant, qui, en ce même moment, quitte l'écharpe (Meratù ibid.), pour lui présenter Tencens. Le Célébrant encense le très saint Sacrement (/{u&r., ibid.) ; pendant ce temps, ses Ministres relèvent sa chasuble k l'ordinaire (Memoriale Rit.^ ibid. ; Merati^ ibid., n. 52).
47. Ceux qui portaient le dais reçoivent des cierges, et restent à genoux en demi-cercle devant l'autel, jusqu'après la communion. Si les Porte-Dais étaient des laïques, ils resteraient k genoux, avec leurs cierges allumés, devant la balustrade.
48. Lorsque le Célébrant a encensé le saint Sacrement, les Thuriféraires font la génuflexion devant le milieu utroqm genu^ et le second va reporter son encensoir à la sacristie (Bauld.^ ibid.. n. 19; Gav., part, iv, lit. IX, in Ruhr. XIII ^ litt. C ; Merati, ibid.), tandis que le premier va se placer in cornu epistolae^ attendant le mo** ment où il faudra de nouveau se présenter pour l'encensement {Bim, litt. F, n. 45, § 27).
ARTICLE V
Du reste de r Office.
49. Après avoir encensé le très saint Sacrement, le Célébrant monte avec ses Ministres sur le marchepied. Après qu'ils ont fait tous les trois une ample génuflexion, le Diacre ôtele voile du calice et) le jdonnel au
306 PART. IV, caaAP. vu, art. v.
Gérémoniaire, pois il ôte aussi la patène et la paie. Ensuite, reprenant la patène avec la main droite^ il la tient des deux mains, un peu au dessus du corporal ; et le Célébrant, ayant pris le calice, fait tomber doucement sur la patène la sainte hostie, prenant garde de la toucha (Meratij part, iv, tit. ix, n. 55) ; et si cela arrivait^ il se purifierait aussitôt les doigts dans le petit vase préparé à cette fin (Rubr. Miss.^ ut in die) ^ et les essuierait avec le purificatoire, qui lui serait présenté par le Diacre (Batdd.^ part, iv, c. x, art. iv, n. H ; Bissoj litt. F, n. 45, § 29). Ensuite il prend des deux mains la patène, que le Diacre lui présente sans aucun baiser ; puis, sans faire de signe de croix et sans rien dire, il dépose la sainte hostie sur le corporal (Tttibr., ibid.), et met la patène vers le côté de l'épitre. également sur le corporal (jBisso, Bauld. et Merati, ibid.).
50. Après que le Célébrant a posé l'hostie sur le corporal, le Sous-Diacre passe k la droite du Diacre, ayant soin de faire une première génuflexion avant de partir, et une seconde en arrivant ; et, l'Acolyte ayant apporté les burettes, il prend d abord celle de vin, et la donne au Diacre, qui en verse un peu dans le calice sans le poser sur l'autel, et sans l'essuyer avec le purificatoire (Merati^ ibid., n. 54) ; puis il verse lui-même un peu d'eau à Tordinaire, sans demander au Célébrant de la bénir : car il ne la bénit pas, et ne dit point l'oraison Deus qui humanae, etc. (Ruhr, s ibid.) Ensuite TAcolyte reporte les burettes sur la crédence ; le Sous-Diacre retourne à la gauche du Célébrant en faisant les génuflexions ordinaires ; et le Diacre donne, sans aucun baiser, le calice au Célébrant, qui. sans faire de signe de croix et sans dire aucune prière, le pose sur le corporal ; puis le Diacre le couvre de la pale (flufrr,, ibid.).
DE L'OFnCE BU VENDREDI SAINT. 307
51. Alors le Thuriféraire, ayant fait une simple génuflexion inplanoy monte sur le marchepied. Le Célébrant met l'encens à l'ordinaire, sans aucun baiser et sans le bénir (Rubr.^ ibid.) ; puis il encense more soUtOj d'abord les oblats, en disant Incemum istudy etc. (Rubr.^ ibid.), et ensuite la croix et l'autel, avec les génuflexions ordinaires (^Caer. jE|).^ lib.ir, cap. xxv, n. 19), en disant Dirigatur^ etc., et aussi Accendat in nobis Dominas, etc. (Rubr,^ ibid.). Lorsqu'il est arrivé m cornu epistolae^ le Diacre prend l'encensoir sans aucun baiser, et, sans encenser le Célébrant, il le rend au Thuriféraire, qui le reporte à la sacristie, car on ne doit plus s'en ser- \ir (BaïUd.^ ibid., n. 14; Merati^ ibid., n. 55, vers la fin).
52. Le Célébrant, ayant remis l'encensoir an Diacre, descend sur le degré in cornu epistolae (Rubr.^ ibid.), et, tourné vers le peuple (Gav., part, iv, tit. ix, in Rubr. xïv, lit. i ; Caer. Ep,^ ibid., cap. xxvi, n. 19; Meratij ibid.. n. 57), il se lave les mains, servi par ses Ministres, sans dire le psaume Lavabo (Rubr.. ibid.). Ensuite les trois Officiers sacrés vont ensemble au milieu se ntiettre unus post alium^ et les Acolytes reportent le tout sur la crédence.
55. En arrivant au milieu, les Officiers sacrés font la génuflexion. Le Diacre monte pour assister le Célébrant au missel (Castaldi, lib. m, § 7, cap. iv, n. 12; Merati^ ibid., n. 58); et le Célébrant, les ^lains jointes sur Tautel, dit, incliné et a voix basse, cependant intelligible, l'oraison In spiritu humilitatis (Rubr.^ ibid. ) ; il baise ensuite l'autel , fait la génuflexion simple, et, se tournant vers le peuple de manière k avoir le dos vers le coin de l'évangile, il dit : Orate^ fron tres^ et continue les paroles qui suivent kvoix basse (Ho^
398 PART. IV, CHAP. Vtï, ARf . if.
ratius Christiani , sect. m, cap viit, n. èl î MeraH^ ibid., n. 60) ; sans achever le cercle, il se retoutûe Vers le milieu (Rubr.^ ibid.), et fait la génuflexion. Les Ministres ne répondent pas Smcipiat (Gav. , îbid. , in Rubr.y XVI ; Merati, ibid., n. 62).
54. Le Célébrant ayant fini de dire VOraU, frdtres^ et ce qui suit, chante, sur le ton férial, Oremus^Praeceptts salutaribus^ etc., les mains jointes; puis Pater noster^ les mains étendues (Castaldt^ ibid., n. 15). Quand 1) commence le Pater^ le Diacre fait la génuflexion, et descend derrière le Célébrant, tandis que le Cérémoniaire reprend sa place (Merati, ibid.).
55. A la fin du Pater noster^ le Chœur répond : Sed lu bera nos a malo ; et le Célébrant, submissa voce^ dit Amen (Au&r., ibid.)^ ^^^ continuant k tenir les mains étendues, sans se signer avec la patène, il ajoute, sur le même ton. Libéra nos^ quaesumus^ Domine^ etc. A cette oraison, le Chœur répond Amen (Merati, ibid., n 64).
56. Alors le Célébrant, ayant fait la génuflexion, fait passer soiis l'hostie la patène, prend la patène de la main gauche, qu'il pose sur l'autel {Caer, Ep.^ ibid., n. 20; Castaldi, ibid., n. 14; Bauld,, ibid., n. 18; Gav., ibid., in Rubr. xvm, liu. M; Merati, ibid., n. 25); et, de la main droile, il prend la sainte hostie, et l'élève de telle sorte qU^elle puisse être vue de tous {Rubr.j ibid.), ayant soin qu'elle soit toujours au-dessus du corporal {Bauld.^ Merati, ibid.). Ses Ministres se tiennent alors k genoux sur le bord du marchepied, mais ils n'élèvent pas la cbaàuble pendant cette élévation {Bauld,^ ibid.), et on n^encênse pas le saint Sacrement ; seulement un Acolyte fait jouer la crécelle {Merati^ ibid.).
57. Au moment où le Célébrant dépose Fhostiesur la patène, sjes Ministres se lèvent, se mettent à ses côtés.
DE L'0¥¥t(2B BU VENDREDI éAlMt. ^
et^ tOttft miÉ éû^etnble, Us foDt là génuflexion ^ Le Dia-^ cf6 découvre aussitôt le calice, et le Célébrant, sansfisdrcr une nottvêlle génuflexion, prend Thostie, et la divisé li l'ordinaire en trois parties sans rien dire, et sans faire les signes de croix accoutumés en mettant la parcelle dans le calice (Ruhr., ibid. ; Caer. Ep., ibid., n. âO; S. Cùi^ grég. des R., 7 août 1627).
58. Le biacre ayant couvert le calice, les trois Officiers sacrés font ensemble la génuflexion, et le Diacre et le Sous-Diacre changent de côté, avec les génuflexions ordinaires {Rauld.^ ibid., n. SO ; JBmo, ibid., § 40 ; Merati, ibid., n. 68). Le Célébrant, sans dire Agnus.Dei et sans donner la paix, dit submissa voce la dernière des oraisons de la communion^ Perceptio corporis^ etc. [Rubr.^ ibid.), les mains jointes sur l'autel (Merati^ ibid;). L'oraison finie, il fait la génuflexion avec ses Ministres ; puis il dit Panem cœlestem accipiam, etc. [Ruhr*, ibid., et plus clairement à la part, u, tit. x. n. 4, des Ruhr, générales); ensuite il prend la patène et l'hostie, et cotaimunie, après avoir dit le Domine^ non sum dignus, avec les cérémonies ordinaires {Rubr. Miss.^ ut in die) .
59. Le Célébrant ayant consommé la sainte hostie *, le Sous-Diacre découvre en temps convenable le calice, et les trois Ofliciers sacrés font la génuflexion. Ensuite le Célébrant recueille les parcelles et les met dans le calice
* Cette génuflexion n*est prescrite ni par le Missel, ni par le Cérémonial des Évêqoes, ni par le MemoritUe Rituum. L*élévaiiOD se fait de la main droite seulement, et, la sainte hostie montrée au peuple, le Célébrant la divise aussitôt sur le calice, comme il sera dit plus tard Cérémonial des petites égliseêfiîAae du Vendredi saint, § iv, n. 16 et 17.
' Après sToir consommé la sainte hostie, et avant de découvrir le csUOe, le Prêtre se recueille un instant (Mer/uHriale Aii., tit. v, cap. ii, g Hr, n. 11).