‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 141 sur 196 · Û0 PART. IV, CHAP. VQ, ART. V · texte numérisé non relu

Û0 PART. IV, CHAP. VQ, ART. V

{Meratij ilûd., n. 70), sacs rien dire. (Pendant ce temps, un Acolyte apporte, à l'ordinaire^ les burettes k l'autel.) Le Célébrant prend le vin avec la sainte parcelle, sans faire de signe de croix, ainsi que l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 28 août 1627, et sans rien dire. Ses Ministres se tiennent alors profondément inclinés (J^ati/d., ibid., n. ^;Merati, ibid.).

60. Après que le Célébrant a consommé la sainte parcelle avec le vin, on éteint les cierges que le Clergé portait, et tous s'asseyent {Caer. Ep,, ibid; Castaldi^ ibid., n. 16; Gat?., ibid., in Ruhr. XIX, litt.N ; Merati^ ibid., n. 72). Le Célébrant, omettant les oraisons et les cérémonies ordinaires, ne prend que l'ablution des doigts, qui est faite avec du vin et de l'eau, et servie par le Sous- Diacre {Meratij ibid., n. 71)* .

61 . Après que le Sous-Diacre a versé l'ablution, le Diacre et le Sous-Diacre changent de côté, en faisant seulement la génuflexion au milieu, l'un derrière l'autre. Le Sous-Diacre va au missel et le Diacre k la crédence, où il dépose le stolone et reprend la chasuble; puis il retourne sur le marchepied, à la droite du Célébrant, lequel, ayant pris l'ablution des doigts, dit au milieu de l'autel, médiocrement incliné, submissa voce^ les mains jointes devant la poitrine, l'oraison Quod ore sumpsimm, etc. Le Sous-Diacre essuie le calice comme de coutume, le couvre du voile qu'un Acolyte a dû apporter à Taulel, le porte sur la crédence, retourne k la gauche du Célébrant, ayant soin de faire les génuflexions ordinaires lorsqu'il passe devant le milieu de l'autel, et ferme le missel.

* D*aprè8 le Cérémonial des Évéques (lib* n» cap. xxv, n. 55), c'est le Diacre qui verse les ablutions ; nais ou suppose alors l'Office fait par rÉvfique, qui, dans ce cas, est assisté par le Prêtre officiant il sa gauche auprès du livre, et par le Diacre à sa droite versant les ablutions.

DE l'office du vendredi SAINT. 401

62. Au signe du Cérëmoniaîre, les trois Officiers sacrés font rinclination k la croix, descendent in plano^ font la génuflexion. Les Acolytes, sans leurs chandeliers, la font conjointement avec eux {Meratt^ ibid., n. 64), ainsi que le Gérémoniaire ; puis ils font le salut au Chœur \ reçoivent leurs barrettes, qu'on leur présente sans aucun baiser, et retournent more solito k la sacristie pour se déshabiller (Merati, ibid.).

Nota. S'il arrivait quelque accident imprévu qui empê* chat le Célébrant de terminer cette cérémonie, elle devrait être complétée par celui qui ferait les fonctions de Diacre, supposé qu'il fût Prêtre et à jeun, ou par un autre Prêtre. S'il ne se trouvait pas de Prêtre disposé et k jeun, alors on porterait la sainte hostie dans le lieu où l'on conserve la réserve du saint Sacrement ; on ht consommerait a là Messe du lendemain, et la cérémonie resterait incomplète (S. Congrég. des Rites ^ 8 mars 1825)».

65. Lorsque les Ministres sacrés sont partis, on récite au chœur les Vêpres de la même manière que la veille {Rubr., ibid.). En même temps les Thuriféraires ôtent de dessus l'autel le missel avec son pupitre et la nappe, de telle sorte que Tautel soit entièrement nu {Rubr.y ibid.), et qu'il n'y reste que la croix et les chandeliers ; ils portent tous ces objets, ainsi que ceux de la crédence, à la sacristie.

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