CHAPITRE XII
He l*Ab8oat« poar les Défauts^.
ARTICLE I
Des Cérémonies de V Absoute, le Corps présent.
1 . Il est à remarquer d'abord que tous les défiints, Prêtres ou laïques, sont portés de la maison à l'église et de Téglise au cimetière les pieds devant.
* On suppose que le Clergé du Chœur se rend à la sacristie avec l'Officiant.
* Nous avons pensé que ce chapitre pouvait naturellement prendre plaça après le précédent. Nous n'avons pas jugé à propos de parler des cérémonies de la sépulture, qui nous ont paru suffisamment détaillées dans le Rituel.
4S0 PART. IV, ciup. xn, ART, n.
?, Mais à Téglise les Prêtres et les laïques ne sont placés ni au même lieu ai de la môme manière. On met les laïques dans la nef, les pieds tournés vers Tautel ; et les Prêtres dans le chœur, les pieds vers le peuple.
3. Pour l'Absoute, le Porte-Croix se met toujours à la tête du défiint, tournant le crucifix vis-à-vis TOfSciant, qui se plftce toujours aux pieds. Aux funérailles d'un laïque, le Porte-Croix se met donc en face de Tautel ; tandis qu'à celles d'un Prêtre, la place de la croix est entre la bière et l'autel. On interprétait diversement ce point de la Rubrique; mais la S. Congrégation des Rites Fa expliqué clairement en ces termes : In exequiis defuncti Sacerdotii, praesente corpore, locetur crtuc ad caput defuncti inter feretrum et altare (Décr. 3 sept. 1746).
4. Cette différence dans la manière de placer à Téglise la blére d'un Prêtre et celle d'un laïque, et par conséquent dans la position que doivent occuper la croix et le Célébrant, n'a lieu que quand le corps est présent. Lorsqu'on fait les cérémonies de l'AbBoute, le corps non présent, les pieds de la représentation sont, pour tous te cas, censés tournés vers l'autel, ainsi que nous allons le dire dans l'article suivant.
ARTICLE II
' Des Cérémonies de r Absoute^ le Corps non présent.
5. Lorsqu'après la Messe solennelle des morts on doit faire l'Absoute, le Sacristain fait mettre la représentation dans le chœur si c'est pour un Ecclésiastique ou pour tous les fidèles défunts, et dans la nef si c'est pour un laïque. Elle est ordinairement couverte d'un grand drap noir, portant au milieu une croix blanche. La représentation, comme nous l'avons dit, est toujours censée avoir les pieds vers l'autel, quand même on ferait l'office d'un Prêtre.
6. On range autour de la représentation six, ou quatre, ou au moins deux grands chandeliers, avec autant de cierges ; il convient qu'ils soient allumés durant la Messe. C'est ^ussi un bon usaga de inettre aux pieds, sur un petit escabeau, le bénitier avec l'aspersoir.
DE L^ÀBSOUTE POUR LES DÉrUNTà. 4SI
7. 11 y a deux manières de faire cette cérémonie, selon qu'on y met plus ou moins de solennité. On distingue TAbsoute trèê solen^ nelle du Cérémonial des Évêques, et l'Absoute solennelle du Rituel.
8. V Absoute très solennelle ou la cérémonie des cinq Absoutes est réglée par le Cérémonial des Evêques (lib. ii, cap. xi, n. 13 et seq.) *. Dans ce cas, le Sous-Diacre qui porte la croix, et les deux Acolytes qui l'accompagnent, se place ad pedes loci, et l'Officiant in capite loci {fiaer, Ep., lib. ii, cap. xi, n. 15) •. Aux quatre angles de la représentation sont les quatre Prêtres qui doivent faire les quatre premières Absoutes. Le plus digne, celui qui doit faire la première Absoute, se place vers ce qui est censé l'épaule droite du défunt; le second, vers le pied gauche, le troisième vers l'épaule ^uche, et le plus jeune ou le dernier vers le pied droit {Caerem,, Ep.y part. II, cap. ii, n. 16 et seq.).
9. AbsouXe solennelle. Après la Messe, le Célébrant, ayant quitté près de son siège la chasuble et le manipule, est revêtu d'une chape noire parses Ministres, qui laissent au môme lieu leurs manipules. Le Sous-Diacre prend la grande croix, les Acolytes leurs chandeliers, le Thuriféraire son encensoir, et un autre Clerc le bénitier; puis ils vont ensemble au lieu où doit se faire l'Absoute, précédant le Célébrant, qui marche derrière eux, le Diacre à sa gauche [Ritual. roman.).
10. Le Thuriféraire et le Clerc portant le bénitier s'arrêtent entre la bière et l'autel, du côté de l'évangile ; le Sous-Diacre et les Acolytes vont par le côté de l'évangile se placer à la tête, laissant un peu de distance entre eux et la représentation ; le Célébrant, avec le Diacre à sa gauche {Rubr., part, ii, tit. xiii, n. 4), se met aux pieds, vis-à-vis de la croix, dont l'image doit regarder l'autel. Quant au Clergé, il se range de telle sorte que les plus jeunes sont
' Cette Absoute très solennelle a lieu pour le Souverain-Pontife, TÉvéque du lieu, le Souverain, et aussi le Métropolitain et un Cardinal (Caerem., lib. ii, cap. XI, n. 15.)
* Nous entendons par ces expressions que le Sous-DLacre se place à Textrémité la plus éloignée de Tautel, elle Célébrant entre l'autel et la représentation Mais si le corps est présent , le Célébrant se met du côté des pieds , de quelque côté qu'ils soient tournés, et la croix est toujours ^ la tôte (Caertm., ibid.).