PART. II, TIT. I, CHAP. I, ART. XI
retourne au milieu, baise Tautel, et, se tournant vers le peuple, il dit : Dominus vobiscum. Il retourne aussitôt vers le livre, dit Oremus avec les oraisons de la manière que nous l'avons marqué avant l'épitre (Ruhr. M%$$.j part. Il, titre xi, n. 1).
123. Les oraisons finies et la conclusion achevée, il ferme le Missel (Ruhr., ibid.), à moins qu'il ne doive dire un évangile autre que In principto : la tranche du livre fermé doit regarder le milieu de l'autel.
124. Il va ensuite au milieu baiser l'autel , et il dit, tourné vers le peuple, Dorhinm vohiseum; puis Ile, Missa est ou Benedicamus Domino, selon le temps, ou conformément à la Messe qu'il célèbre. Il dit le premier en restant tourné vers le peuple; le second, après s'être retourné vers l'autel (Ruhr., ibid.).
125. Après Vite, Missa est, il se tourne de nouveau à TauteK s'incline médiocrement, et, les mains jointes et appuyées sur le bord de la manière ordinaire, il dit tout bas : Placeat tihi, sancta Trinitas (Ruhr., ibid., tit. xii, n. 1).
126. Il baise ensuite l'autel, et, se redressant, il lève les yeux; et en même temps, étendant les mains, il les élève, les rejoint, incline la tète en disant : Benedicat vos omnipotens Deus; et aussitôt, les mains jointes devant la poitrine, les yeux baissés, il se retourne vers le peuple, comme a l'ordinaire, par le côté de l'épitre; puis, posant la main gauche étendue sur sa poitrine, il donne la bénédiction avec la main droite, en disant : Pater, et Filius, et Spiritus sanctus ' . Rejoignant immédiatement les mains, il achève le tour en le continuant sur sa droite, et s'en va au coin de l'autel pour dire l'évangile selon saint Jean (Ruhr,, ibid.).
* En faisant ud s«q1 signe de croix {Ruhr,, ibid.).
127. On observe, pour dire le dernier évangile, les mêmes règles qne nous avons lracé<>s pour le premier. Ou fait la génuflexion vers le coin de l'aulel en disant: Verbum caro factam est, ou d'autres paroles auxquelles on doit fléchir le genou en certains évangiles. On fait égalenoent les signes de croix sur le livre, le Tront, la bouche et la poitrine ; mais quand on ne se sert pas du livre, et que le carton est éloigné, on fait sur Tautel le signe de croix marqué comme devant se Taire sur le livre (Rubr., \h\d.)'.
128. Étant retourné au milieu de Taulel, le Prêtre relève et replie sur la bourse la partie du voile qui devra être de son côlé *, et, ]^renant le calice de la main gauche, il met la droite par-dessus, comme quand il est venu à l'autel; il descend les degrés en se lournant toujours sur sa droite. Il fait une inclination profonde, et, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, une génuflexion du genou droit jusqu'à terre, sans autre inclination; il reçoit du Servant la barrette, se couvre, et, précédé du même Servant, il s'en retourne a la sacristie, observant ce que nous avons dit à l'art, ii.
129. Au départ de l'autel, il commence Kantienne Trium puerorum^ qu'aux doubles il dit en entier avant le cantique^ en ajoutant Alléluia au temps pascal. Puis
^ La Rubriqae laisse la faculté de faire le signe de croix indistinctement sor l'autel ou sur le livre : « PoUice dextro signans primum signe crucis altare seu librum in principio Evangelii, deinde frontem, os et pectus. » (Ibid ) Si Ton se sert du livre, après que l'Evangile est terminé, on le ferme de telle sorte qu*) la tranche soit tournée vers le milieu de Tautel. (Dec. du 3 l'Ctobre >851.)
* Otte recommand >lion est pour W lienx où le calice est disposé h la manière d'Italie. Elle n'a pas d'objet lorsque le vuile, comme cela se pratique généralenient en France, n'en couvre guère que le devant, puisqu'alurs il ne tombe que très peu sur le côté par lequel la main du Prêtre doit prendre le calice.
9$t PART, n, TIT. ï, CHAP. lî.
}l récite le Bmedicite fjRa6r.^ ibid.^n. 6) S le Imdate Dominum in sanctU ejus^ etc.
1^. ^n arrivant ^ la sacristie, il Tait, sans se décou** yrjr^ une inclinalion proronde au crucifix, ou à telle au- |re impge qqi en tient la |dace; il pose le calice, ôte sa l^arrette^ et quitte les ornements sacrés dans Tordre iu** yerse à ce)gi dans lequel il les a piis. Lors donc ig|u'il quitte raut)e, il ôte d'abord de la manche le bras gai|che, qui a été revêtu le deinier, puis il fait passer audessus de sa tête la partie dont il peut se dévêtir; et enfiq il tire la manche du hras droit. Il fera attention de baiser la croix de I etole, celle du manipule et celle âe ramjct, comme il l'a fait en s'habiliant.
1^1. Enfin, s'élant lavé les mains, selon une pratique non p la vérité prescrite par la Rubrique, mais très* Ipuable et recommandée partons les Aueurs^ il se retire en lieti convenable, alin de rendre au Seigneur, avec le plus de dévotion qu'il le pourra, les actions de grâces qui lui sont dues par son ineffable bienfait.