Après avoir pris cette ablution, le Prêtre pose
* S'il fallait donner la «'ommunion aux fidèles, on suivrait les règles tracées par TAuleur, part, i, cbap. ix, q. U et su>v., et part ii, tit i, ciiap m, art 1.
* Une lettre de saint Pie V à l'Archevêque de Tarra one, en date du 8 janvier 1571, citée pwr Benoît XIV (de Sacrif. Miss., lib n, cap. 2i;, délennine que le vin versé pour la purification doit au moins égaler en quantité celui de la consécration, et qu'en outre on doit prendre la purifi aiion par le même côté du calice que le précieux Sang. Néanmoins, s'il arrivait quelquefois que le vin de la purification n'at'eignU pas dans le calice la hauteur qu'avait attente le précieux Sang il suffira d a,iiter égèremen* le calice, afin que la purification passe sur tous les endroits qu'a touché-^ le Sang précieux. Si la particule de l'hostie qui a été mise dans le calice y demeurait attachée^ le Prêtre la tirerait doucement avec l'index sur le bord du calice, ou b en 11 la prendrait avec la purification. Ce dernier moyen est le plus convenable et la plus conforme à la pratique de ceux qui tiennent le plus aux règles (/dem, de Saer Miss,, lib. m, cap. xvii). (Note de V Auteur )
On pourrait peut-être appuyer cette pratique par la Rubrique du Vendredi saint, qui, à la Messe des présanctifiés, prescrit de mettre la parcelle dans le vin. Le Direptorio de* Riti dit même qu'on peut mettre une seconde fois do vin dans le calice pour prendre la parcella, si elle y demeurait encore attachée iprte la pranûère purification.
^ PART, n, TIT. I^ GBAP. I^ ART. X.
le calice et la patène en même temps sur l'auteU en sort^ que le calice soit sur le devant du corporal ^
117. Ensuite, menant le pouce et l'index de cbaque main au-dessus du calice, il prend la coupe des deux mains avec les autres <ioigts, et s'en va au coin de l'éplire pour l'ablution, qu'il reçoit « le calice appuyé sur l'autel^ en disant : Corpus tuum. Domine^ etc. *•
Il faut remarquer, 1^ que la Rubrique dit : Abluit potlices et indices, et non pas seulement, Extremitales di" gitorum pollicis et indidis, cela par la crainte fondée que 1 hostie n'ait touché une partie plus avancée des doigts; 2^ que cum pollicibus et indicibus il faut également présenter à l'ablution ceux des autres doigts qui par accident auraient touché la sainte hostie; 5<^ enfin, que c'est une louable pratique de prendre dans la dernière ablution peu de vin et beaucoup d'eau.
118. Quand l'ablution est dans le calice, le Prêtre le tFansporle près du purificatoire ; puis, prenant le purificatoire avec la main droite, il le met àtrssitôt sur fes doigts de la gauche, qu'il tient encore sur la coupt; il secoue d'abord légèrement U^ deux mains sur le calice, puis il va au milieu et s'essuie les doigts '.
* f! T)é couvrira pas Ta patène dA Ta pale ; et cela se (ire de la Buhriqiie. Cette^feî, eothrhe nous le verrons bientAf, prescrit, torf«qiron arrange le ca'îcc, de hftetfre d*afiord fa p«iène, et ensoife ta pâte : c qnî montre (]ue la patèûe ne d«»H pa5i être co^iverte dans le moment prissent. (Note de V Auteur )
• Les Cérémonlanx disent en générât qu'avant de qmttrr te mîtien de Tantet, il fkjit fe'ré une incHnatîon de tôle h ta croix. La pratique d'appuyer le caRce sut* rantèî pow l*ât»latTon a été confirmée par une décision dn 3 octobre ft^f^l. Si YtftH ne peut s'y conformer ponctuellement è raison de 1 élévation dti calice et de la petite taill'^ du Servant, il faut du moins éviter de recevoir tes ablntl^fns en îllfJèROanI d'éfne manière inconvenante, ainsi que nom ratons Vtt lâfre souvent.
^ selon h règle adoptée généralement pai^ les Céfémonlanir, tt flift é*Èl^mé ontf iMHllitlôn A» têOi kk Gioht. Dtnf toute ctiCto iMittwi de rablMâ» fl* M
DE LA BfESSE B43SE. ^
|19. Le Prêtre, qui dès lors ne lient plus conjoints les premiers doigts de Tune ni de Tautre main, prend le calice de la droite, et, portant le pariGcaioire ap-dessous du menton, comme il y tenait la patène pour la communion, il prend l'ablution.
120. Après cela, il pose le ca)ice siir le porporal au milieu de Tautel; puis, le tenant de )a main gauche pgr le nou(L il essuie de la droite avec le purificatoire , d'abord légèiemeni les bords, et ensuite tout l'intéirieur de la coupe ^
i2l. Enfin, ayant mis Je calice avec la main gauche en dehors du corporal vers le côté de Tévangile, il place dessus le purificatoire, étendu dans sa longueur, ensuite la patène, puis la pale. Alors, repliant je corporal avec les deux moins, il le met dans la bourse , qu'il pose aussitôt sur l'autel pour couvrir le calice dq voile. Il met la bourse par-dessus, et place avec les deux mains le calice au milieu, ayant soiu que le voile couvre bien ^ tout le devant , ainsi qu'on peut le conclure de la Ru<brique (ibid., n. 5), et que le commande expresséipent un décret de la S. Congrégation des Rites du S mars
Âf^TlCI^E XI.
fie la PQ^kommunion ma fin de la MeiH,
12â. Le calice ainsi disposé, le Prêtre va au coin de Tépitre *, et il lit la communion les mains jointes : il
prendre garde qu'aucune goptle ne tombe de ses doigts, ni sur le pied dn ipalice, ni sur la nappe, ni sur le c<>ri>«>ral.
* La Rubrique |>orie : • Ablulioiiem sumit, et exfergit os et calicem purifiraforio (part ii, lit x. n. 5). Le Prélre, avant d'essuyer le calice, essuie doiie d'abot^i se« lèvres avec \e purifiratoire.
' Après avoir fait une inclination de t£te è la creix, eelea la idgle adepldt généraieuient par K*s Gér^iiiun;aux.