‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 37 sur 196 · PART. ÎI^ TIT, I, CHAP. III, ART. II · texte numérisé non relu

PART. ÎI^ TIT, I, CHAP. III, ART. II

juin 1773, et ainsi que le prescrit le Rituel romain ^ Ainsi préparé, le Prélre se couvre de sa barrette, et il se rend à l'autel du saint Sacrement, les mains jointes, précédé du Clerc, qui porte le corporal renfermé dans une bourse ^

11. En arrivant k l'autel, il donne sa barrette au Servant, et l'ail au milieu la génullexion in piano. Il monte à l'auteU déplie le corporal, et place la bourse, comme pour la Messe. Ayant ensuite ouvert le tabernacle, il fait la génuflexion, en tire le ciboire et le place sur le corporel; puis il l'ouvre, pose le couvercle sur le corporal, un |;eu en arrière, mais non loin du ciboire même ', et fait une seconde génuflexion. Le reste se continue comme nous l'avons dit pour la communion donnée pendant la Messe; voici seulement ce qu'il y a de différent. Quand le Prêtre, de retour à l'autel, a déposé le ciboire et fait la génuflexion, il frotte aussitôt légèrement l'un contre l'autre le pouce el l'index de la main droite au-dessus de la coupe ; puis, continuant à tenir

* La capput vêlement de chœur des Prélats et des Chanoines, est un grand manteau. La S Congrégation des Riles a plusieurs fois décidé que, pour donner la >ain(e couimuniMn, non seulement le Prélre devait quitter la cappa, mais qu'il devait »unsî prendre le surplis. La question avait été ainsi posée : An Canonicis usum cappse et rochptli h»bentibus liceat Sacranienta adininisirare cum solo ruchetto, et deposita cappa? » li a élé répondu, \e ^t uillet 16^8 : « Sacraniei'la esse mini.striinda cum superpelliceo etstola.juxla RitualeRomanum » Le 19 juin 17' 3, la S. Cungrégalion fi> adresser la même décision à une consultation du même genre. Malgré ces textes formels, l'usage contraire a généralement prévalu, au moins en France, ou les Chanoines donnent toujours, hors de la Mfsse, la sainte commumon avec leur habit de choeur. Bien plus, le rochet, dans beaucoup de diocèses, est devenu abusivement rhabit de tous les Prêtres, et même des simples Clercs.

* Dans quelques égises bien disciplinées, c>st le Prêtre lui-même qui porte la bourse appuyée contre sa poitrine. On ne peut condanner .cette pratiqua, surloul quand le Servan? n*est pas un Qerc. (Note de V Auteur.)

* Voir la note de la page 99.

ces deux doigls joints ensemble, il couvre le ciboire sans faire une seconde génuflexion, ensuite il les puri6e dans un petit vase préparé à cet eSel et les essuie avec le purificatoire. Pendant qu'il fait tout cela, il dit l'antienne 0 sacrum convivium, in quo Chrisim sumitur, recolilur memoria passionis ejm, mens impletur gratta, et futurae gloriae nobis pignus datur; au temps pascal, il ajoute Alléluia. Après cela, il dit : Panem de Cœlo praestittsti eis; le Servant répond : Omne delectamentuminsehaben' Um. On ajoute également Alléluia dans le temps pascal et pendant toute l'octave du saint Sacrement. Le Prêtre dit ensuite : Domine, exaudi, etc,;. Dominusvobiscum.,.

Oremus. Deus^ qui nobis sub Sacramento mirabili Passionis tuae memoriam reliquisti : tribune quaesumus, ita nos corporis et sanguinis lui sacra mysteria venerari, ut redemptîonis tuae fructum in nobis jugiter sentiamus. Qui vivis et régnas in saecula saeculorum. Le Servant répond : Amen.

Dans le temps pascal, aa lieu de l'oraison précédente, on dit celle qui suit :

Spiritum nobis. Domine, tuae caritatis infunde : ut, quos Sacramentis paschalibus satiasti, tu^a facis pietale concordes, Per Christum Dominum nostrum. bJ. Am^n.

12. Ensuite le Prêtre replace le ciboire dans le tabernacle, qu'il ne ferme qu'après avoir fait une génuflexion. Puis, élevant les yeux à la croix, étendant et rejoignant les mains et inclinant la têle vers la croix, il dit à haute voix : Bmedictio Dei omnipotentis ; se tournant aussitôt vers ceux qui viennentde communier, il continue : Patris, et Filii, et Spiritus sancti ; en même temps il fait sur eux un signe de croix avec la main droite; il termine en disant : Descendat super vos et maneat semper; et il se retourna à l'autel par 1^ mâma «été sans a«bev#jr

i04 I^ART. n, TIT. I, CHAP. IV.

le cercle. Le Servant répond : Ainen, Le Prêtre replie le cdrpofal" lë mei dàné la bourëé» (ju'il doiine att Cléré ou qu'il conserve pour la porter lut-mêriie, fait une Indlnâlion de tète^h la croix, descend, feit h géûuflexidff du genou droit jusqu'à terre, et s'en retourne à la sicrislie.

15. Lorsque, pour quelque raison pressante, nn Prêtre revêtu des orneraenls sacrés est obligé dé donner la sainte communion immédiatement avant du après M Messe, il doit également le faire de la hianièré qdé tioûi venons dédire.

a. Mais les règles ne sont pas les tirtéme^ si Von doit donner là sainte communion pendsiut la Messe, e/i tirant leèiboîre du labernaele. Alors, aprSs avoir pris le précieux Sahg, le Prêtre couvre le câîice et le placé i Teitrémilé du corporal du côté de l'évangile. Puis, tenant toujours unis le poure et l'index de ùbàqite'main, il dte lë carton du milieu, ouvre le labérnaèle. fait fa génu-' flexion, et tire le ciboire. Le reste se continue cotiinUè nous l'avons marqué précédemment, si ce n^est qui la fin le Prêtre ne dit aucune prière et né ftottè! pàs^eS doigts au-dessus de la couf>e } tiiàis aussitôt qti'il i fkit la génuflexion, il referme le ciboire, lé place dans lé tabernacle, qu'il ferme après une seconde génufleiioff, et continue là Messe k l'ordinaire.

Page 1