Q*» CHAPITRE VI
Dv itenmûX de la IMMé tefte ^
ARTICLE I
Obêervùtienê a règles générales.
i . Autrefois les Clercs de chaque église servaient exclusivement de Alinistres aux Messes qui s*y célébraient ; et il serait bien désirable qu un ministère si saint put toujours être rempli par de vrais Clercs revêtus de surplis. Mais, puisque ce point de discipline ancienne est devenu impraticable, et qu'il est aujourd'hui d'usage général de suppléer au défaut de Clercs par des eniants de chœur, il est du devoir des Prétresde faire comprendre à ceux-ci l'importance des fonctions saintes que rÉglise consent i leur laisser remplir» et de veiller à ce qu'ils s'en acquittent toujours dignement. Il est
* Oo éoit observer les mêmes cérémonies, lors même qne le très stint Sierement ne serait exposé que sous un voile, ou renfermé dans le saint ciboire : ainsi l'a déddé la S. Congrégation des Rites, le 23 décembre 1755. (lioU de
l Auteur,)
* Ce cbapitre nous a paru un complément nécessaire de ceux qui précèdent.
DE LA MESSE BASSE . i ) )
tofiteat pouf b rdigimi et aSig^nl pour la foi, de toir Autour des autels de6 enfants sans plélé, sans modestie, exercer les fone^tioDS de ministères que l'Église juge si élevés, qu'elle consacre pàlf 8es Pontifes, en leur eonférant de sainis ordres, ceux qui soht ap« pelés par état à les remplir. Ces enfants, qui approchent le Cété^^ brut, Tautel, Notre-Seigneur de si prés, sont quelquefois d'une Bttipropreté rebutante. Us montrent autant de précipitation que d1«> gnorancè. Us passent une partie des versets; ils en estropient \éà paroles ; ils anticipent la réponse, au point de finir quelquefois àvAttl le Prêtre qui dit le verset auquel ils doivent répondre. Ils marcheni dans TégUse, ils se tiennent dans le sanctuaire d'ui^e mahiére irré^ vérencieuse. Ils ne savent ni faire la génuflexion, ni joindre lèà mains, ni tenir leurs chandeliers, ni présenter Tencensoif ou les burettes. En un mot, ils ne font rien avec cette décentce qu*exigehl les saintes cérémonies de TËglise, que trop souvent ik Ignorent complètement.
2. il n'est pas de Pasteur qui, avec de la bonne volonté et de la persévérance, ne puisse avoir quelques enfants formés ft bien servl)^ la Messe.
3. Le Servant de Messe, d'après la Rubrique, est revêtu d'un surplis (/ltt6r. . part, ii, tit. ii, n. 1). Le reste de Thabillement doit être convenable et tel que le requiert et le suppose le vêtement des Clercs. Cependant la S. Congrégation , récemment consultée sur la question de savoir si un laïque avec les habits ordinaires peut faire toutes les fonctions du Clerc servant la Messe, a répondu : Affirmative, sed apportunius Clericus (5 octobre 1851 ). En tous cas, il faut veiller à ce que ses souliers soient propres et ses mains bien lavées *.
* n s'est introduit dans quelques églises un usage certainement abusif, et qu'il est important de réfoimer : c'est qu'on fait porter des calottes atix en> &nt8, même in aclu ministerii, ce qui est contre toules les règles et opposé aux décrets de la S. Congrégation, qui ne permettent pas de porter la calotte à qui que ce soit dum minisirat.
L'usage des calottes a été introduit pour les enfants de chœur à raison de ce qu'ils avaient la tête rasée. Qu'on le tolère au chœur lorsqu'ils ne sont point en fonctions, ce doit être la dernlèrd liinite de l'iuduigenoe sur ce point.
lia PART. II, TIT. I, CHAP. VI, ART. I.
4. Il faut lui apprendre d*abord que, quand le saint Sacrement repose dans le tabernacle, il doit, môme en dehors de la Messe, toujours faire la génuflexion, non seulement quand il entre dans le sanctuaire ou qu'il en sort, mais encore toutes les fob qu*il passe devant le tabernacle, ou môme quand il approche de Tautel.
5. On ne manquera pas de le former à bien &ire ces génuflexions, en lui faisant porter le genou droit jusqu'à terre, vis à vis le pied gauche, sans incliner le corps, mais seulement la tôte, d'un môme temps. On prendra garde que, pour bien faire cette action, il doit retirer en ligne directe le pied droit en arriére, qu'il doit s'abaisser et se relever naturellement, sans précipitation, mais avec une gravité qui n'ait pourtant rien d'afiecté.
6. On lui recommandera, lorsque le saint Sacrement est exposé, de ne pas manquer, en entrant dans le sanctuaire et en sortant, de faire la génuflexion à deux genoux. Dans ce cas, on met les deux genoux en terre avec une inclination.
7. Lorsqu'il devra faire quelque salut, on le fera toujours s'arrôter et se tourner vers la personne ou vers l'objet sacré qu'il doit saluer.
8. On lui apprendra à bien joindre les mains. Pour bien faire cette action, il Êiut appliquer la paume d'une main contre celle de l'autre main, et les tenir à la hauteur de sa poitrine, le pouce droit croisé sur le gauche, tous les autres doigts étendus, joints sans laisser d'espace, et un peu élevés vei^ l'extrémité. (Rubr, part, u, tit. m, n. 1.)
9. On doit veiller à ce qu'il fasse bien les signes de^roix. Pour bien former le signe de croix sur soi, il faut tenir la main gauche appuyée au-dessous de la poitrine, les doigts joints ensemble, puis étendre la droite, le dedans vers soi, et, de l'extrémité des doigts unis ensemble, toucher son front, sa poitrine, ensuite de l'épaule gauche les porter à la droite. {Ihid., n. 5.)
Les petits signes de croix sur le firent, sur la bouche et sur la poitrine, se font avec le pouce de la main droite ouverte et tournée vers soi, tandis que la gauche est posée au-dessous de la poitrine. (IHd., n. 3.)
{0« Lors(}u'U se frappera h ppitrine, il le fi^ra avec }a mm
DE LA M£SSË BASSE* ii5
droite, de Textrémité des doigts plies et réunis ensemble, ayant la gauche posée au-<lessous de la poitrine. On lui fera éditer de se frapper avec bruit et de porter la main droite hors de la largeur du corps.
H. Quand il présente quelque chose au Prêtre, il fait en même temps une petite inclination. Alors, et dans tout ce qu'il peut faire d'une main, il se sert de la droite, tenant la gauche appuyée sur la poitrine, si dans le même moment elle n*est pas occupée.
ii. A l'autel, pendant la Messe, il se place toujours du côté où le livre n*est pas. 11 a soin de jeter les yeux de temps à autre sur lesciei^ ; et, s*ils coulent ou s'éteignent, il y remédie au plus tôt. Il doit; au reste, se tenir dans une grande modestie et ne jamais se retourner pour voir ou entendre ce qui se passe derrière lui ou à côté de lui.
ARTICLE IL
De ce que le Servant doit préparer avant la Messe.
13. En arrivant à l'église, après avoir fait la génuflexion au très saint Sacrement, le Servant de Messe, comme toute autre personne qui entre dans le lieu saint, doit d'abord commencer par faire une courte prière.
14. Ensuite il passe à la sacristie, et se revêt des habits de chœur, selon l'usage des lieux.
15. S'il est chargé de mettre le vin et l'eau dans les burettes, il fait bien attention aux lettres dont elles sont marquées, ou aux autres signes qui distinguent la burette du vin de celle de l'eau ^ Le Senant porte à l'autel les burettes ainsi préparées, les met sur le plateau , celle du vin à droite , celle de l'eau à gauche, et les pose, avec le manuterge, au lieu accoutumé, qui est d'ordinaire une petite orédence disposée à cet effet. II prépare aussi la clochette, si d'avance elle n'est pas dans le lieu où l'on s'en sert pour la Messe.
16. Il découvre l'autel, dont il met le tapis en lieu convenable,
* D*ifrè8 la Rubrique (pirt* i. tit. xx), les burettes devraient 6tre de matièfe trausparente.
il4 PART. II, TIT. I, CHAP. VI, ART. III.
dresse les cartons, place sur le côté de TépHre le pupitre oo le cottssia qui doit supporter le Missel^ et il allume deux cierges.
17. Après que le Prêtre a préparé la Messe daes le Missel, le Servant le porte à Tautel, et le place sur le pupitre, rpuverture tom^ Bée vers le milieu de l'autel ^
18 Tout étant préparé â Tautel, le Servant retooroe à la sacristie. Pendant que le Prêtre s'habille, il a soin de veiller à ce que les vêtements sacrés, surtout îaube et la chasuble, soieul adaptte cob* ^oaUemeui. {Rubr., part, n, tit. i, a. S.)
ARTICLE III
De r Office du Servant fondant la Uem.
19. Lorsque le Célébrant fait Finclination à la croix avant de sortir de la sacristie, le Servant la feit aussi en même temps que lui ; puis il salue le Célébrant, et le précède à Tautel, les mains jointes, le corps droit, les yeux baissés, raarchantd*un pas grave et modeste *.
20. Si la sacristie est du côté de Tépttre, eu arrivant prés de
^ Dans beaucoup (Téglises, le Servant re porte le livre ï Tautel que quand il 8*y rend avec le Prêtre pour commencer la Messe. Al^rs il prend le Missel ^ desx mtiAS par le bas, le tenant app«yé vers m poitrine, et la tranche tournée vers sa gauche : en arrivant à l'autel» après avoir reçu la barrette du Pri re et l*avoir posée en lieu convenable, il va mettro la livro aw le coussin ou le pupitre placé d'avance au coin de Vépttre. On peut éga'einent pfépanr k Missel d'avance sttr l'autel, ou l'y porter seulement en y allant avec le Prêtre. {Huhr.. part, n, tit ii, n. 1.)
* uors même que le Servant serait un Clerc dans les ordres sacrés, le Mtre devrait par er son calice lui*méme ; et même ce Servant, f(H-il Prêtre, 4afra!t se bomor aux foik;ti<>as du Servant ordiaaira, coBim« U prouvé la l«f)onae do la S. GongrégatioD des Rite» apx questioiis 6ii vastes : An «n MisBu privatis permitti pomt Ministro aperiré Mmalé et int^ntr* Jfii-» 8am? « Négative, et serventur Rubricae ■ An in iisdem Mims prit'a/ta permitti point Ministro, si fuerit Sacerdos, vel Diacontts, sive Sut^dia'^ eonuSf ut praeparet calicem, et ipsum extergat in fine post ablutiones, 9kut in Miuti wUmnit A. a Ut «d proximunu • Cm tépunfÊm sont du 7 septembre fbi6.
Fantel, il se retire un peu, laissant assez de place devant lui pour quele Prêtre passe facilement. Si la sacristie est du côté de Tévangile, sans faire de génuflexion au milieu, il va directement se mettre un peu du côté de Tépître, afin de laisser le milieu au Prêtre ; et, après • avoir reçu la barrette du ( élébrant (Rm^t., ib , tit. ii. n. 2), il Élit, tourné vers Faute!, la génuflexion à un genou, en même temps que le Prêtre la fait lui-même ou salue la croix d'une inclination profonde ^ Si le saint Sacrement était exposé, il ferait, comme le Célébrant, la génuflexion à deux genoux^.
21 . Pendant que le Prêtre monte à Tautel, il relève le bas de son aube de la main gauche ; puis il va porter sur la crédence ou placer dans un autre lieu convenable la barrette, qu'il tient de la main droite : pendant ce temps, il tient la gauche appuyée sur sa poi^ trine. Après avoir placé la bairette; il revient, les mains jointes, se mettre à genoux sur le pavé, un peu au delà du milieu de Tautel, du côté de l'évangile, en attendant que le Prêtre descende pour commencer la Messe '.
* Si le saint Sacrement n*est pas dans le tabernacle^ le Célébrant fait seulement une inclination profonde \ rautel : ce qui n'empêche pas que les Ministres, mê!ne Diacres ou Sous-Diacres, n«> doiyent faire une génuflexion {Gatr. Ep.f bbt n, tit. xvni, n 3 ) Le Cérémonial suppove partout ce principe.
* Dans le cas où le saint Sacrement serait exposé, il n*y aurait rien du reste de changé dans la manière de servir la Messe si ce nVst au Lavabo»
* Dans quelques lieux, au moment où le Prêtre descend pour commencer la Messe, le hervant donne un petit coup de sonneUe afin d'avertir les fidèles. Au reste, il y a beaucoup de diversité dans les différentes églises sur les monents et la manière de sonner la clochette pendant la Messe. A Rome, dans les Offices pontificaux, on ne sonne pas du tout; dans la Messe privée, on sonne, conformément aux Rubriques du Missel, au Sanctua et è la Consécration. Le Cérémonial des Évéqu^s (lib. i, (.ap xxix, n. 6) pone qu'à la Messe privée de TÉvêque on ne sonnera qu'aux dnux élévations ; voici le texie : > Cum opun fuerit tintiniialtu um tangere, videlicet ter duin elev tur kostia, et toties dum elevatur SangUiS, et non ultra. » Dans quelques églises •B sonne au Sancius, aux élévationSf et au Dominef non sum dignus. Dans quelques autres on sonne en outre un peu avant la Consécration, au moment où le Prêtre cesse d'étendre les mains sur le calice, et à la petite élévation flî précède le Poter. Il sera facile au Servant de connaître l'usage de l'église dans laquelle il a rhooneur de servir la Messe. — Mais, quelq^ part qu» ce