‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 47 sur 196 · DE LA TENUE AU CHCEUR · texte numérisé non relu

DE LA TENUE AU CHCEUR

eérémoDies en tout ce qui regarde le culte divin (4 juin 1817)*.

4. Dans les Messes chantées, on e^t debout depuis le moment où le Prêtre monte à l'autel, jusqu'à ce qu'il ait dit le Kyrie avec ses Ministres ; depuis le moment où il commence le Gloria in excdsis, jusqu'à ce qu'il soit asBià; pendant qu'il chante les oraisons; pendant que le Diacre chante l'Évangile ( et à la suite on reste debout jusqu'à ce que le Célébrant ait terminé le Credo) ; pendant que le Prêtre chante Dominus vobiscum et Oremus pour l'Offertoire, pendant qu'on £ait l'encensement du Chœur; pendant que le Prêtre chante la Préface (et alors on reste dans cette position jusqu'à ce qu'il ait fini de dire le Sanclm avec ses Ministres); depuis l'élévation jusqu'à la communion inclusivement; pendant la postcommunion, et depuis lors on est debout jusqu'à la fin de la Messe *.

' Voici le texte du déeret : CapitulareB omnes ieneri obedire ceremo^ Mtrum Magiiiro in Us quae divinum cuitum resptcmnt, eumdémque in un muneris eoûereitio esse Capitulatium directorem, non famulum. * Nuos ayons à faire plusieurs observations sur cette position du Chœur : 1^ Lorsqu'on est debout, quelquefois les deux côtés du (>hœur restent tournés vis-à-vis Vun de l'autre : ceux qui sont placés au côté de Tépître regardant ceux qui sont du côté de Tévangile, et réciproquement ; c'est ce qu'on appelle être tourné en Chœur. D'autres fois on se tourne vers l'autel, vers le Géiébrant, etc. Quoique, selon Bauldry, l'usage des Eglises détermine lesmonents où l'on doit se tourner vers l'iiulel, cependant, à raison d'un certain lïesoin de l'uniformité, nous voulons donner ici les pratiques qui nous paraissent les mieux fondées sur ce point. On se tourne vers l'autel quand le Prêtre entonne le Gloria in excelsis Deo et le Credo, quand il chante Dominus vobiseum, OremttSt les oraisons et la préface, à moins qu'alors on ne fasse l'encensement; et pendant tout le temps qu'on est debout, depuis la préface jusque la communion, à moins qu'on ne chante au Chœur. À l'Evangile, on est tourné vers le Diacre qui le chante. À la bénédiction de la fin de la Messe, on se tourne vers le Prêtre ou l'Évêque qui la donne ; et quand c'est l'Évêque, tous 96 piettent à geooux, à l'exception deu Cbapoiaes. P«Q9 tes autres wn

iSi PART, iï, Tït. tt, tMà^.h, aA+. n.

^. Le Clergé doii être à genoux t depuis le «otnintiti cernent de la Messe jusqu'à cp que le Prêtre monte i ràuticl \ petidahi que le Diacre tftanVe ftécCdin«A ^bitèa, se relevant quand le Sous-Diacre dît iMkxte ; lorsque le So06*Diacre (chanté dadb l'Ëpillre ces pairole» : In hé^ mine Jeiu mine ^H fttûtàîûr, Jusqu'à /n/ebiofttm în^ elumvement; ab verset Adj'ùisa Mb,, lorsqu'on le chanl^ petodatat lé Carême ', au Verset Veni^ tancîe SpiHtûè^ dé la Pentecôte; quahd on chanté Verbnm tiaro jfaerumi^^ et VlncamnîîÈ» m du Cred», hux Messes dé iVoéi et dé l'Annonciation de la «bienheureuse Vierge MaHë ( si la fêté de l'Annonciation est transférée^ on ne se met à gé« nodx que «h die trûndatationi$ tantmn. S. Congrég, dés A.; 16 juin 1663) ^ depuis lé Sdnms jusqu'à l'éléva*^

constances, lorsqti'dn est debout, on diemeure tourné eu IChœur ; ce (|ui arrive : 1^ du momeot ou le Prêtre monte à Taute jusqu'à ce qu*il ait Uni de dire le Kyrie; i^ pendant quMl récite à Taulel le Gloria et le Credo; 5® pendant qu'on chante au Chœur le SanctuSf VAgnus Deit ou toute autre chose ; i^ pendant tout le temps quNm fait l*eiiû<'nsenient du Ghœdr.

S« l/Attieur vedt qu'au Sanetus on soit debout seulement jusqu'à et qtt'tt soit entièi-ement récité à Tauiel , et qu'on se lève au>sitôt après l'élévation . Gei dispositions sont, en effet, en tout conformes au Cérémonial des Évéques, Aussi, en Italie, on ne donne pas de signe avec la cloihetle av^nt la oonsécra<* tion ni avant le Pater. En Pran< e, du moins dans quelques églises^ un usagt contraire est établi : on se met à genoux immédiatement avant la consécratioa et on S' relève immédiatement avant le Pater; dans ces deux circonstances, la clochette donne le signal. C'est h l'Ordinaire de chaque lieu d'examiner si Ton peut regarder cet usage comme une de ces pratiques immémoriale* et lottables que certaines églises peuvent conserver : f S R G. declariitii : Librum caeremonialem immemorabileSy el laudabiles tonsuetudine* non toUere (H juin 1605).

* C'est-à-dire que, ces jours-là, tous, même ceux qui sont parati^ même le Célébrant et ses Ministres, doivent se mettre à genoux ; car c'est une règle générale consacrée par le Cérémonial des Évêqucs (lib. n, cap. viii, n. 53), qu'à toutes les Messes tous ceux qui ne sont pas en habits sacrés doivent se mettre à genoux au verset Et incamatns est ; et ces dispositions regardent même ceux qui chantent et qui dirigent le Chœur, ainsi que la S. Congrégatioa

]» LÀ TENIffil AU CHCBIIR. 435

(ioo 4; pendant la communion du Clergé, après qtie le Célébrant a dit Indiûgentiam (S. G. R, 91 mart. 171 1)^ Aux Messes des fériés de l'Âvent, do Carême, des Qnatr^Temps, des Vigiles, soit qu'on jeune ou qu'on ne jeéne pas, aux Messes des moris, on se met en outre ii ftùonx pendant les eolleeles, depuis le Semhiê jusqu'au Ito DÔmini inelusÎTement, et pendant tes postcommnlions. On excepte la veille de P&qoes, celle de la Pentecôte, celle deMoël, et les Qoatre^Tempo de la Penleêtte. {Ruhr., Miu.^ part, ii, Ih. xyn, n. 3 et 8).

On est assis et couverl tout le temps qu'on n'est pis debout ou à genon *.

éts Rit» Fa déclaré le 19 nar» 1 738. Lon dose q]i*on ckante Et incarnatus tiU toufr ceux du Chœur fléchissent les deux genoux, avec inch'naliun de tft«, et (femcnrent dans cette position ^ respect jusqu'à ffomo fuetus est inclusivement (S R. G., iS mai 1846).

* Dans quelques églises, on ne se met à genoux qu'immédiatement avant Il consécration , et on y reste jusqu'au sîgnal donné s? ee la dochelte avant le Mer. Nous avons donné les raisons de cette pnrtique dans une note précédente.

• Nous n'arons pas trouvé ce décret ; mais en volcf un dtr If mars 1684 : Canonieon paratos semper tempore sacr&e eommunionis genetaHs in g^ nua provoltUos mansisse. Ces dispositions sont à plus Ibrte rakon applicables i ceux qui ne sont pas parafi.

' On est donc assis : t* depuis le moment où le Célébrant a fini de réciter te Kyrie «vec ses URnistres , jusqu'à ce qu'il entonne Te Gloria in exeelsh m chante Domintts vobiseum ; S» pendant le diant du Gloria et do Creâo, après que te Célébrant les a récités à l'aute^ observant de ne s'asseoir qu'après que le Célébrant est assis lui-même, et de se lever à la fin lorsqu'il se Hve lui-même ; 3^ depuis le commencement de l'ofR^rtoire jusqu'à la préface, «Q jusqn*à ce que le Diacre vienne au cbœur ftire fencensement ; !• depuis II communion jusqu'au Dominus vobiseum qui précède la postcommufiton II lit avoit raftention de ne s'asseoir qu'après fa communion, et, sD y a comiiunion du Clergé ou dés fidèles, seulement après que le saint eiboire eit nirfi^rmé'dans le tabernacle'.

Rehitivement à ce qui est de s'asseoir, iT se présente une difficulté asees se** riiBQseà'misoff'des dlialles des églises de France. Le Cérémonial romain sup^ pose toujours des bancs. Uêoê tes église» ott Toa s'en sert, comme ea Mie

i^ PART. II, TIT. II €HÂP. I, ART. II.

Oa doit se découvrir toutes les fois qu'il faut se lever * ; toutes les fois qu'on est salué par les Ministres sacrés de l'autel ou par quelques autres qui entrent au chœur ou qui en sortent, afin de leur rendre le salut *, et enfin toutes les fois qu'il faut faire quelques inclinations. Dans toutes ces circonstances on se découvre en étant la barrette seulement. On doit aussi ôter sa calotte lorsqu'on est encensé. Ce point a été décidé par la S. CcMigrégation des Rites le 23 novenA>re 1065.

7. Pendant la Messe on doit s'incliner au Gloria Pc^ <rt jusqu'à Sicut erat exclusivement, lorsqu'il est chanté par le Chœur ; au très saint nom de Jésus^ k celui de Marie, à celui du Saint dont on fait l'Office ou bien mémoire, et k celui du Souverain-Pontife; pendant le (rforia in excebis, à ces paroles : Adoramm te Gratias

rien n^est plus simple que de suivre ses prescriptions k la lettre. Mais en France, pour s'asseoir, faut-il que la stalle soit abaissée? ou suiBrait-il, lorsque le siège est relevé, de s'uppuyer sur la miséricorde ? Dans beaucoup d^égltses on n^abaisse le siège que pendant Tépître, et dans toutes les autres circonstances où Ton doit être assis, c*est seulement sur la miséricorde qu*OQ s*appuie. Celte manière d'appliquer les règles du Cérémonial a de graves inconvénients : 1o on ne voit pas sur quoi Ton se fonde pour distinguer deux manières de s^asseoir, et déterminer les moments où Ton adoptera l'une plutôt que TautrA; 2« lorsqu'on est seulement appuyé sur la miséricorde^ on n*est point véritablement assis, on est plutôt debout ; 5o il suit de là que la différence des positions n*est pas assez marquée. Nous croyons que, toutes les fois que Ton doit s*asseoir, il faut le faire sur le siège abaissé

' En règle générale, on est couvert toutes les fois qu*on est assis , et seulement quand on est assis. On s'assied avant de se couvrir, et on se décoovre avant de se lever.

* On rend le salut toujours aux Ministres sacrés de Tautel et à ceux qui sont d'un ordre supérieur ou d'un ordre égal (Caerem. Ep,, lib. i, cap. xvin, n. 5). L'Évéque lui-même répond au salut des Chanoines, en les bénissant, mais sans se découvrir (Dec, 5. Congr. R.^ \0 januar. 1604). Les Chanoines n'ont pas de salut k rendre à ceux d'un ordre inférieur qui salueraient en entrant au chœur (Caerem. Ep», hb. i, cap. xviii, n. 6).

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