‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 48 sur 196 · DE LA TENUE AU CHOEUR. . 1S · texte numérisé non relu

DE LA TENUE AU CHOEUR. . 1S

ûgimu» tibi Jesu Christe Susdpe âsprecqttonem

noUram; pendant le Credo, à celles-ci : Jesum Chri^

tum Simtd adaratur ; pendaiit la préfacera Grattas

agamus Domino Deo noslro. Toates ces inclmatioos sont de tête seulement. On s'incline profondément pour recevoir la bénédiction da Célébrant à la fin de la Messe.

8. Quand c'est le temp^î de chanler, tous doivent chanter, mais en s'accordanl bien, sans élever ou baisser la voix les uns plus que les autres. Et lorsque quelqu'un ne peut pas accorder sa voix au ton du Chœur, il vaudrait mieux qu'il se tût que de détonner. On doit aussi prendre garde d'aller plus vite ou plus lentement que les autres, et &ire en sorte de former avec eux un ensemble parfait, tant pour la prononciation des mots que pour la justesse de la note. Il faut donc écouter attentivement ceux avec qui l'on chante, afin de se tenir toujours d'accord avec eux.

Q::^ 9. Tout le Clergé fait le signe de la croix à la fin du G/oria in eœcekiSy lorsqu'on chante au Chœur les paroles In Gloria Dei Patrts; à la fin du Credo, à celles Et vitam ventuti saeculi; et â la fin du Sanctmk Benedictusquivenit, etc. (S. Cong. des Rites, 3 octobre 185t)

40. Au mot nohis des trois Agmis Dei, tout le Clergé se firappe la poitrine (décret du même jour).

i 1 . Quand le Sous-Diacre porte la paix au premier du Chœur, celui-ci lui fait d'abord une inclination de tête; puis, mettant les mains sous les coudes du Sous-Diacre, en même temps que le Sous-Diacre met les siennes sur les épaules de celui k qui il porte la paix S ils approchent mutuellement la joue gauche; le Sous-Diacre dit : Pax tecum; celui qui reçoit la paix répond : Et cum spi-^

Ml y a exception qoand il s'agit d*uQ Prélat : celui qui lui dooM la paix ne met point les mains sur ses épaules.

4S8 PART, ir, Trr. n, gbaf. i, art. ii*

rtlii tuo, fait de nooveaa une incliaatioii au Sons*9iM9ep, pub, se tournant Tiers son voisin, il lui éoime la paix de h même manière qu'il l'a reçue ; cet autre ta donne éffalementîi son tour h un troisième, etc.

fS. Ceux qui sont au chœur doivent toujours s'y tenir dans le silence, avec modestie et recueillement, se gardant bien de tout ce qui pourrait marquer de la légèreté ou quelque dé&ut de respect, comme il arri*verait si on lisait des lettres, si Ion causait ensemble, si Pon s'offrait du tabac l'un à l'autre % si l'ou avait les yeux peu retenus et qu'on les tournât de tous côtés* si Pon se croisait les jambes, si l'on se tenait couché sur son siège, etc. Puisque le Concile de Trente veut que tous les Ecclésiastiques montrent une gravité religieuse dans toutes leurs actions, même sur les places publiques et dans les rues, NU, nisi grave, moderatum, ae religione plénum prœ se ferant, ils doivent comprendre combien ces recommandations leur sont plus applicables quand ih sont au chœur pour le service actuel et direct de la divine Majesté.

* Urbain VIH (Bull. Cnm Ecclesia, SO janaar. 1611) a iaterdit tout usage da taliac dans les églises du diocèse de Séville ; il Ta même défendit sous peine f excommunication %p90 fado aux Prêtres de ce diocèse lorsqu'ils célèbrent le saint Sacrifice Deux Conciles tenus, Tun à Lima et Tauire ^ Mexico, et qui ont été tous deux approuvés ^ Rome, ont*défendu très sévèrement d'en prendre ftv»rit la Messeu, U fout avouer que ces sévères prohibitions n'ont pas été ftifes seulement à cause des inconvénients qu'offre en lui-même l'usage du tabac, mais encore à raison de ce qu'avait d'odieux et de choquant une pratique qui était surtout celle des soldats ou de gens trop peu honorables. Aujourd'hui ces • ntooiis n'ont plus la même Force, et les ordonnances en question ne font pas loi pour nous ; néanmoins U est boa de se les rappeler pour régler sagement m oonduite sur ee point. On doit au moins sentir combien il serait inconvenant que le tabac devînt un lien de politf sse fnvole et mondaine, d «ns un temps et un lieu où l'on parle ii Dieu au nom de rÉglise, et où l'on doit éviter avec le ' plus grand soin tout ce qui pent distraire de ce gr^ve et itérieui eKtrdce, et présenter aux fidèles un sujet de mauvaise édtfiGttioQ.

nfr LA TBmns au caoero. I9B

ARTICLE m.

jnsposiUoK^ mtérieuv€$ pour bîM assiste^ au Çbqiuv^

H. InlenHon pure. I! fiiut apporter au chœar Fintentk>n droite (te faire eet acte de religion uniquement pour b gloire de Dieu, sans intérêt personne), sans vaine conH plaisance. On ferait preuve d'être mû par ces indignes motifs, si l'on venait au elKBur volontiers quand il y a qucl(|ue émolument, et qu'on s'en absentât facilement lorsqu'il n'y en a pas ; si To» faisait bien son Office lorsqu'on est vu des hommes, et qu'on le fit d^ine manièi^ défectueuse lorsqu'on n'en est pas observé.

id. Préveyance de ce qu'on âoii faire. Elle est nécessaire pour prévenir les inadvertances qui donnent tieu k beaucoup de fautes. Avant donc d'aller au chœur, il faut prévoir à l'avance son Office, lire les instructions qui le concernent, ou se les remettre à l'esprit par un instant ée recueillement sérieux, et même dans le chœur, lorsqu'on n'est pas occupé, lorsqu'on est assis par exemple, se dire : Après ceci j'aurai à faire cela^ et cela 9e fait de Ulle et telle manière. Par ce moyen, rien ne sera imprévu, et toutes choses se ferout bien.

15. Attention. Il faut avoir l'esprit sérieusement appliqué à ce qui se fait^ et ne pas s'occuper de pensées étrangères, qui, qiême en les supposant bonnes de leur nature, en cette circonstance ne vieoneat pas de Dieu, mais d'un principe mauvais, puisqu'elles tendent k nous distraire du bien qui doit se faire actuellement. Ce qui vient bien en aide pour maintenir cette attention, c'est la présence de Dieu et le soin d'accompagner de l'esprit ce qui se dit ou ce qui se fait, en tâchant de comprendre le sens dés paroles et de conformer les affection^ de Sfta cffiur tu& «dftlioiMtft qu'^prkneni ka pareiies» cw-

440 FART. Il, TiT. II, CBAP. h ART. lY.

formémeDt au bel enseigoement que nous donne saint Augustin dans sa glose sur le psaume 10 : Si arai psalmus, orale; et si gémit ^ gemite; et si timet^ timete. Omnia enim^ q^iae hic cotwripta sunt^ spéculum nostrum sunt. Et ce que saint Augustin nous dit qu'il faut faire en chantant les psaumes, nous devons le pratiquer dans tout ce que Ton récite ou ce que l'on chante, soit k la Messe, soit en tout autre Office.

i4. Dévotion. Elle a pour eflTet de nous donner le goût intérieur des saints exercices de la religion : ils en manquent ceçtainement, ceux qui s'en acquittent négligemment et avec ennui; c'est sur eux que tombe cet anathéme de Dieu : Maûdietus homo qui fadt opus Dei fraudulenter.

ARTICLE IV

/ De V Ordre qu*%l faut garder pour la sainte Communion.

15. Après que la paix est distribuée k tous ceux du Chœur, ceux qui doivent communier, laissant leur barrette, s'en vont au milieu deux à deux, les mains jointes, se mettent à genoux, s'inclinent pendant le Confiteor, se frappent la poitrine, etc. Les Ministres sacrés, paratiy qui assistent le Célébrant, se présentent les premiers à la communion, ainsi que les autres Prêtres, s'il y en a ^ Ceux-ci portent l'étole de la couleur du jour; et s'ils sont Prélats, ils la portent sur la mozette ou la manteletta ; ensuite viennent les Acolytes *. En même

* L*Âttteur suppose que Ifs Mîmstres sacrés sont Prêtres, puisqu'il ajoute : ainiique les autres Prêtres; mais lors même quMls ne seraient pas revêtus de ce caractère» nous croyons qu'ils devraient encore recevoir la communion les premiers» ratUme fmramentorum (16 mars 1700).

* Sous cette dénomination, on comprend tous les Clercs qui servent k Tautel. Oa veut qu'ils reçoivent la commupioo avant ceux du Chorar. Un décret

BE hk TEKUE AU CHOEUR. 441

temps que ceux-ci desceudent des deux côtés de l'autel, les deux Clercs qui doivent conununier immér diatemeot après eux monteot aussitôt au milieu d'eux, ayant auparavant fait la génuflexion in piano ; et quand ils sont descendus, ils font de même la génuflexion très posément, en ligne droite avec les deux qui suivent, ceux-ci toujours au milieu, et ceux qui suivent font de même ^ Tous reçoivent la communion sur le bord du marchepied. Après, chacun s'en retourne à sa place du chœur, où, tout en arrivant, il prend la position du reste du Clergé.

Les laïques, s'il y en a pour la communion, la recevront k genoux à la balustrade du choBur^ ou sur le pavé au pied de l'autel; et, en ce dernier cas, on descend sur

de la S. Congrégation des Rites» quoique donné pour des circonstances particnlières, semble, en effet, prescrire cette pratique : In casu praedicto Miniitrum Saerificii, non raiione praeeminentiae, sed tninisteriif praeferendumesse caetem quamvis dignioribua (die 13 jul. 1658). Les chapiers» toutefois, feraient exception, et recevraient la communion avant les Ministres non parati,

* n est important de bien comprendre cette cérémonie, pour ne pas trop prolonger la communion du Clergé lorsqu'il est nombreux. Aussitôt donc que deux Clercs ont communié et qu'ils se lèvent pour descendre, les deux premiers arrivés au bas de Tautel, et qui doivent déjà avoir fait la génuflexion, montent au milieu d*eux et prennent leurs places tout de suite, tandis que les deux qui suivent s'approdient de Tautel et font la génuflexion en même temps que ceux qui desceodent. Ainsi on fait la génuflexion quatre à quatre, en même temps que deux reçoivent la communion, ce qui fait que le Célébrant la distribue sans interruption. L'Auteur ne dit pas à quel moment ceux qui se présentent à la communion se lèvent, puisqu*ils sont tous à genoux et inclinés pendant le Confiteor. Le texte semble indiquer qu'ils se lèvent deux à deux, au fur et à mesure que cela devient nécessaire pour se présenter au pied de l'autel et y faire la génuflexion avec les deux qui en descendent après avoir communié. Cependant, pour plus de facilité et d'uniformité, nous pensons que le Cérémoniaire peut flaire lever tout le monde en même temps. 11 le faut même pour qu'il n'y ait pas d'interruption.

142 FAUT, n, TIT, II, (MAP. I, ART. V.

le dernier degré pour ta lear donner : ce que l'on Mt en MiRiBeDfaDt toujours par le côté de Tépitre.

16. Oa observe le même ordre lorsqu^ou va recevoir les ciei^es bénits, les cendres, les rameaux, baiser les saintes reliques, et en autres circonslanees semblables : alors chacun porte k la main sa barrette, et personne ne garée de calotte sur la tête; on baise d'abord le cierge ou le rameau bénit, ensuite la main de celui qui le donne.

De la Sortie du Chceur.

i7« Personne ne doit sortir du ch^ur ^ws néi^essité; «t» lorsqu'elle se rencontre, celui quî en sort $e rend d'abord au milieu, où il fait la génuflexion; puis il salue le Chœur, d'abord du côté de l'évangile, et ensuite du çOlé de l'épUre, à moins que le Célébrant ne soit dii côté de Fépitre ; car alors, on devrait eommeneef par saluer ee edté, et finir par celui de Tévangile ^ De même, celui

* L*ordre à suivre ,, dans le salut qu*il faut faire en sortant du choeur eonmie en y entrant, dép nd de la disposition du chœur et des règles établies relativt'ment è celui de.'^ deux côtés qui doit être considéré coniiiie le plu3 digne et salué le premier. Dans tes églises paroissiales,, on regarde coiiinie Te côté te plus digne ce'ui où est p'acé le Curé. Dans beaucoup de cathédrales et de collégiales» c'est le cOié du Chanoine de semaine ; et alors, en règle générale, chacun des côtés est alternativement le premier. Un grand nombre de décrets de la S. Congrégation des Rites ont approuvé et comme consacré cette ^position. Dans les lieux où elle est adoptée, il est bon d*avuir ce qu*on ap- M^^ la Table du Chorus : c'est une inscription de ce mot chorus, que Too pkce chaque semaine au côté qui est regardé comme le premier. C'est de ce •1^ que Ton fait d*abord les saints , les encensements , etc. Quant ii ce que At PÂoteur, que , lorsqu'on sort du chœur, il faut d'abord aller au milieu et fiiîre te génuflexion , cela dépend encore dii^s dispositions des lieux : si , par fxemple, on doit venir k Tautel, passer devait ou auprès, on salue le Chœur seulement torsqu'on est des endu de sa staHe, et on réserve la révérence convenable a l'autel pour le moment où on s'en approchera. Ihiis si le chœur était

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