‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 50 sur 196 · PART. II, TIT. U, GHAP. II, ART. I · texte numérisé non relu

PART. II, TIT. U, GHAP. II, ART. I

flexion in piano, à Texception du Célébrant, qui ne fait qu'une inclination profonde, si le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle. Ensuite le Gérémoniaire porte les barrettes sur la banquette. Les Acolytes vont à la crédence. Le Célébrant, avec le Diacre et le Sous-Diacre, se met à genoux sur le dernier degré. Le Porte*Béni'tier s'approche à la droite du Diacre.

7. Le Diacre, ayant reçu l'aspersoir, le présente au Célébrant, en baisant l'aspersoir d'abord, et ensuite la main du Prêtre, qui, entonnant Asperges me ou Yidi aquatn, selon le temps, asperge l'autel par trois fois {Caer. Ep.^ lib. ii, cap. xxxi, n. Z), d'abord au milieu, puis au côté de l'évangile, et enfin au côté de l'épître. Mais si le saint Sacrement était exposé, le Diacre présenterait l'aspersoîr sans aucun baiser, et le Célébrant n'aspergerait pas l'autel.

8. Le Célébrant, étant encore à genoux, s'asperge lui-même, puis, s'étant levé, il asperge le Diacre et le Sous-Diacre (Rubr. Miss.in Benedict. aquaejy qui sont restés à genoux sur le degré ; puis le Diacre reprend l'aspersoir avec les baisers ordinaires, et le remet à l'Acolyte portant le bénitier.

9. On va ensuite faire l'aspersion du Chœur, après avoir ait à l'autel la révérence convenable, c'est-à-dire les Ministres toujours la génuflexion, et le Célébrant seulement l'inclination profonde, à moins que le saint Sacrement ne soit dans le tabernacle. En allant au chœur, le Porte-Bénitier marche le premier, et le Célébrant entre le Diacre et le Sous-Diacre, qui portent sa chape. Après qu'ils ont salué le Chœur, le Diacre présente de nouveau, de la même manière que la première fois, l'aspersoir au Célébrant» qui procède à l'aspersion dans l'ordre qui suit, disant avec ses Ministres suhmissa voce le psaume Miserere (Rubr, Miss.) en même temps que le Chœur chante.

10. Il asperge d'abord, en particulier, d'un coup chacun les Chanoines, ensuite le reste du Clergé, à commencer par le côté qui est le premier, selon l'usage des Ueux : enfin il fait l'aspersion du peuple. Dans les églises paroissiales, le Curé seul est aspergé en particulier (du Molin, de lEauhénite, n. 11).

11. Après avoir fait l'aspersion du Chœur, le Célébrant va faire celle du peuple (Ruhr. Miss.). Il remet ensuite l'aspersoir au Diacre,

DE l'eau Bénite. 149

fin le reçoit avec les baisers ordinaires et le rend à TAcolyte. Puis, ayant salué le Chœur, ils retournent à Tautel, et font en arrivant la révérence convenable. Ensuite, le Diacre présente de nouveau Faspersoir au Célébrant, qui asperge les Acolytes et les autres Qsm qui seraient au service de l'autel.

12. L'aspersion étant ainsi entièrement terminée, le Célébrant devant Tautel dit, les mains jointes, le verset Os^end^, etc., ceux qui suivent, et l'oraison (Ruhr. Miss,) sur le livre que le Diacre et le Sous-Diacre, placés à ses côtés, soutiennent devant lui.

13. Les Officiers sacrés, ayant ensuite fait à l'autel la révérence convenable, vont à la banquette, où le Célébrant quitte la chape et prend le manipule et la chasuble, aidé par ses Ministres, qui prennent aussi leurs manipules {Caer, Ep.fih, i, cap. xv, n. 14, et lib. u, cap. xxi, n. 3). Ils reviennent aussitôt à l'autel pour commencer la Messe.

14. Lorsque l'Évéque, dans son diocèse, est présent à l'aspersion de l'eau, voici ce que l'on doit observer : 1*» après l'aspersion de l'autel, le Célébrant ne s'asperge pas; mais, laissant ses Ministres an pied de Tautel, accompagné seulement du Cérémoniaire et de celui qui porte le bénitier, il va au lieu où est l'Évêque. Après lui avoir fait une profonde inclination, il lui présente l'aspersoir avec les baisers ordinaires. Le Prélat, s' étant donné de l'eau bénite, asperge le Célébrant et ses propres assistants, et rend au Célébrant l'aspersoir, que celui-ci reçoit en baisant d'abord la main, puis l'aspersoir ; ensuite, il fait à l'Évéque une inclination profonde, rend l'aspersoir à l'Acolyte, et retourne devant le milieu de l'autel, où, après la révérence convenable à la croix ou au saint Sacrement, il asperge le Diacre, puis le Sous-Diacre ; 2° il fait le reste de l'aspersion à l'ordinaire, mais accompagné seulement du Cérémoniaire et du Porte-Bénitier, et non point des Ministres sacrés, qui Tattendent au pied de l'autel (Caer. Ep.^ lib. ii, cap. xxxi, n. 3).

ARTICLE II

De la Bénédiction de VEau et de V Aspersion dans les

petites Églises.

15. Dans les petites églises, comme dans les grandes, on peut bénir l'eau à l'église ou à la sacristie (RittMl. roman.).

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16. Soitqa'iU'âgisse de bénir Teau dans Féglise, soit qu'il sV ^se d*en faire simplement Ta^rsion, on peut faire porter à l'a- Tance la chasuble et le manipule sur le siège du Célébrant, au côté de Fépitre (Caèrem, Ep,, lib. ii, cap. xxxi, n.'3J, afin qu'il puisse achever de s'habiller aussitôt après r^aspersion^ ^ commencer iamé^ diatement la Messe. -» ^. »

17. Le Missel f comme le Cérémonial des Evêques, prescrivent d'asperger : \^ l'autel ; i^ le Célébrant lui-même.; 3*^ ^ Ministce^ (ce que nous entendons seulement d^sjttiaiçtres sacrés) ; 4® le , Clergé, et S» le peuple. Il n'y est n^entiori de rien autre chosei

18. Cependant, dai^s beaucoup de lieux, l'usagé s'est introduit^ d'asperger eu outre, et immédiatement ou après l'autel principâiqu aprte le Célébrant, quelques objets sacrés, télsque* d'autres^ aùtël^,^' des reliques, des images. Il n'est pas de notre compétenôé <te ^6^ noncer surla légitimité de cette pratique. Chacun doit éviten'd'iYf^* troduire rien de semblable dans les élises où ces usages^>ii'existent pas, tout en s'en rapportant à la décision et aux ordonnances de l'Ordinaire louchant ceux qui existent.. . * « : . ' i^i

19. Chaque Prêtre <done» K;hargéde4'as{yersi0f^ de l'eau béailer la fera conformément aux usages régulièrement établis, sans rien innover de sa propre autorité. ' , / , ' ^

20. L'aspersion terminée, le Célébrant récitp, les versets. et ^^07"^ raison devant l'autel sur Je livre qui, ai défaut de Ministres, peut être posé sfroinî pupitre amovible {Caerem.^ ibid.): Après ifaoi^'ilisa rend à la banc/uette, etUprend le manipule et la efaastÂle peer ebiff^^ mencer la Messe Vîttdj. ' ' • ' '• '^ ' ^' *^

21 . Il poui;fait peut-être, à la rigueur, se rendre à la sacristie' pour achever.de s^habiller ;.,mais comme on ne doit commencer l'introït que quand lui-môme cowain^nc^ Ja Me^, ij y aurait. là «uae interruption fiicbeuse. £t, >à ne 42onsidécer<que cette seule raisoni il est mieux de s'en tenir à la lettre du Cérémonial,

DB l'office du THCfllf ÉB(iI1},;&. ,-, 151

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