DE LA TENUE AU CHOEUR
pi entrerait TOflice étant commencé, après s'être mis à genoux el avoir fait une petite prière^ devrait faire la gënuQexioa el saluer ie Chœur comme nous venons de ie dire *.
Nota. Il y a des moments de la Messe où Ton ne doit ni entrer au Chœur ni en sortir, savoir : depuis le éommencement de la Messe, jusqu'à ce que le Prêtre monte à raiilei; pendant i}ii'oli chante les oraisotas, le Glaiia Patri, les versets Et incahiatm est... F<mt\ sancté Spi^ fim$... Adjû\)'àm)h. JSi iqbèlqu'iiti ^ë trouvait tloth tttt milieu du Chœiir, il devrait s*arhéter et se mettre h genoux ou se tenir debout, en même position que le ChœUr; si cVsl au commencement de la Messe, il doit rester i genoux jusqu'à ce que le Prêtre monte à Taulel.
18. Lorsque rOitice est terminé, les Acolyes étant sortis du Chœur, les deux qui occup nt la dernière place Tota du côté de l'évangile, l'auirc du côté de Tépllre, s'en tùnt aussitôt directement se rejoindre au milieu^ fbntia génuflexion au même endrdlt, el, s'éiant retourhés, èè mettent à la suite des Acôlyies ; tous les autres font dé môme successivement, el Ton s'en retourné à la sacristie comme Ton est venu *. En arrivant, ils se partagent, Tun d'un côté, Tautre de l'autre, et forment ainsi comnie une aile de chaque côté. Lorsque le Célébrant est arrivé
partout disposé conformément aux règles du Cér^onial des Evéqses M comme nous le dirons plus tard, la plupart des difficultés relatives aux saints disparaîtraient.
* Il arrive quelquefois qu'à raison delà disposition des lieux, on doit saluée le Chœur avant l'Autel (Caerem. Ep. lib. i cap. xviii, n. 13).
' De même qu'on peut entrer au chœur isolément et sans cérémonie a^at l'arrivée du Célébrant et des Ministres sacrés , ainsi on peut en sortir de h même manière après qu'ils ont quitté l'autel, et sont eux-mêmes sortis Alon on a seulement soin, en quittant le chœur, de faire à l'autel la révérence convenaLle.
144 PART il, TIT. Il, CHAP. I, ART. VI.
il les salue tous d'une inclination detêle, a laquelle chacun répond par une autre salutation ; ensuite tous quittent leurs habits de chœur avec modestie et gravité, et en silence.
(Jj;:^ ARTICLE VI SUPPLÉMENTAIRE.
Des Chantres et des Chapiers.
49. C'est un très grand abus dans beaucoup d'églises de France de* revêtir de chapes des chantres laïques. Le Cérémonial suppose toujours que les Chapiers sont Ecclésiastiques. Aucune Rubrique ne prescrit la chape, si ce n'est pour TOfficiant, le Prêtre assistant, et quelques Officiers sacrés comme le Prêtre assistant. Le Ccrémomal des Évêqiies concède cet habillement aux Dignitaires, Chanoines, etc. 11 vaudrait donc beaucoup mieux célébrer l'Office divin sans Chapiers, que de profaner en quelque sorte un vêtement essentiellement ecclésiastique, en le faisant porter à des hommes qui n'ont pas le droit de s'en revêtir, et dont la conduite et la tenue contrastent trop souvent avec les fonctions saintes qu'on leur fait remplir sous un habit sacré. C'est, en France, un préjugé de croire que les Offices sont plus majestueux, parce qu'on s'est procuré par ce moyen des chapes au milieu du chœur. Et lors même que cet appareil extérieur produirait, sous ce rapport, l'effet qu'on prétend, avant tout, il faut garder les règles de l'Église, qui jamais n'ont supposé un pareil usage, ou plutôt un semblable abus de la
chape.
'20. A Rome, il n'y a pas, comme dans la plupart des églises de France, des Chapiers pour la Messe ', même solennelle, mais seulement pour les Vêpres. Le Cérémonial des Evêques, après avoir parlé du Célébrant, du Diacre et du Sous-Diacre, ajoute expressément : Necalii praeterïpsos erunt parati (lib. i, cap. xv, n. 13). Cependant nous n'oserions pas dire que l'usage bien étabU de revêtir de chapes des Ecclésiastiques pour chanter la Messe est entièrement réprouvé ; on pourrait peut-être même s'appuyer d'un décret
« La S. fiongrégation , récemment consultée sur la question des Ghapieirs | la Messe^ a répondu non esse in wu (3 octobre 1851).
DE LÀ TEKUE AU CHOEUR. itë
jela S. Congrégation des Rites du 13 mars 1700, pour soutenir {oll est implicitement toléré; mais nous sommes en droit d*afiirmer fo'ils ne doivent point se promener, et fie peuvent annoncer au Célébrant le Gloria ni le Credo, d'après une déclaration de ladite Congrégation, du 31 juillet 1663.
21. Les Chapiers doivent être aspergés et encensés, et recevoir la paix après tous les Chanoines, mais avant le reste du Clergé. Aiosi l'a décidé la sainte Congrégation des Rites, le 30 août 1662. Mais ils sont encensés, comme les Chanoines, de deux coups , et. dans les processions ou autres cérémonies, ils ont le pas môme sur les Chanoines, à moins que ceux-ci ne soient également revêtus de chapes (Déer. delà S. Congrég. des Rites, 13 mars 1700).
22. Si les Chapiers, ainsi que cela est convenable quand il n'y a pas de raison pour agir autrement, viennent au chœur avec les Officiers sacrés, ils précèdent immédiatement le SousrDiacre. En arrivant, ils font la génuflexion, puis saluent les Officiers sacrés, ou s'entre-saluent s'ils sont seuls, et se rendent à leurs places, chacun par son côté, après toutefois avoir salué le Chœur en lieu convenable, selon la disposition des églises ^
23. Lorsque le Célébrant commence la Messe, les Chantres, ayant foit le signe de la croix, entonnent l'introït, après lequel ils chantent la moitié du verset du psaume, le Gloria Patri, etc., et reprennent le commencement de l'introït. Ils commencent le Kyrie, le graduel, Y Alléluia ou le trait , l'offertoire, le Sanctus, le Deneëdus *, YAgnus Dei, la communion. Ils continuent aussi le Gk*
Ml est k remarquer que, lorsque des Chapiers ou d'autres, marchant ensemble, doivent saluer, par exemple, l'autel ou le Choeur, et se séparer ensuite, ils saluent d'abord soit l'autel, soit le Chœur, et s'eotre-salueat ensuite avant 4e se ^parer.
* Le Cérémonial des Evêques (lib. i, cap viii, u. 70 et 71) dit en principe général qu'on chante le Benedictus après l'élévatioD. On avait pu croire ce principe modifié par la S. Congrégation des Rites. À cette question : An in devaiione SS* Sacramenii in àkssis solemnibus cani posait Tanlum ergo, etc., vel aliqua antiphona tanti Sacramenti propria, la S. Congrégation a , refondu : Affirmative et amplius (14 april. 1753). Cependant plus tard on adiessa la question suivante à la œéuie Congrégation : « Ubi canlus chori > non producitur usque ad elevationem hostiœ, Benedictus qui venit cantarioe
t46 PART, ii:^ 7vt. n^ chap. ii, art. i.
fia ié) excelm, |>ar ces paroles, fft'in terra, etc , et le Credo par celles-rci, P<Unep\ ommpçte^terh ^
24.^. Les Chantres gardent,, en général, la même position que le Chœur ;.seukEtténb ils sont debout lors même qné le Chœur serait assisv toutes Jes fois qu'ils chanteni^seuls quelques morceaux. Ils se mettent à genmix comme le Ghamr à VJncarnixUisefî du Credo , et À la' bénédiction de rËYi1quO|. s'ils ne sont pas Chanoines. . !25û Quand ils doivent quitter le chœur, avant de sortir de leurs places;* ils saluenl, de part et d'autre chaque côté, et s'entre-^luent (pn^i^rnier lieu> r •
©i::?^ 'CHAPITRE H.
De TEaa Bénite. ^ . . ARTICLE I.
De P Aspersion de l'Eau bénite dans les grandes Églises '.
1 . L'aspersion de l'eau bénite se fait tous les dimanches, ainsf que le prescrivent le Missel et le Cérémonial des Evêqttes : il n'y a d'exception que quand TÉvêque doit célébrer la Messe solennelle {Caer. Ep., lib. ii, cap. xxxi, n. 4).
» débet post Elevatîoncm , an immédiate post primum Hosanna in eœrehis. » Et voici la réponse : « Cautari débet post Elevalionem (12 novembre 185 1). •
' Dans les Mtîsses où l'on louche de Torgue, les Chantres suivront les usages des lieux pour ce qui leur reste alors à chanter. Mais aussi on ne devra pas perdre de vue cette prescription du Cérémonial des Evéques (lib. i, cap. xvni, n. 7) : Advertendum erit utj quandocumque per organum figuratur aliquid cantari seu responderi . . ab aliquo de Choro intelligibili voce pronuncieiur id quod ab organo respondendum est. Et laudàbile esset ut aliquis cantor conjunetim cum organo voee clora idem cantaret. Les Chantres qui seraient chargés de lire les paioles en même temps que Torgue louche, tout en prenant un ton très modéré, le feraient de manière à être entendus du Chœur et auraient soin d'éviter d'être en désaccord avecriDstroment.
* La bénédiction de l>au se fait à la sacristie, ainsi qu'il est porté dans le Missel, par un Prêtre revêtu d'un surplis ou d'une aube, et d'une étole par dessus. S'il est revêtu d'une aube, l 'étole doit être croisée devant sa poitrine : c'est une règle générale pour les simples Prêtres toutes les fois qu'ils portent l'étole par dessus l'aube. L'eau bénite peut se faire aussi dsns Fégltse, aux termes du Rituel romain, In Ecclesia vel in Sacristia.
DE l'£au Bénite. i47
2. Comme le Prêtre 4{ui fait cette aspersion est celui qui doit cilébrer la Messe (Rubr. Miss., de Bened.), on prépare au coin de répttre» sur la banquette du Célébrant, le manipule et la chasuble du jour, et aussi les manipules du Diacre et du Sous-Diacre» afin <iae tesCMBciers sacrés puissent, après que Taspersion sera terminée, achever de s'habiller sans revenir à la sacristie.
,. 3. Le IMacre et le Sous^^Diacre se revêtent à la sacristie de leurs ornements de la couleur du jour, à Teiception du manqpule ; le Célébrant, aidé par eux, se revêt aussi des ornements sacrés. H prend l'amict, Taube, la ceintwe, Tétole croisée sur la poitrine» et la chape delà couleur du jour (Caer. £p., ib , n. 3).
4. Ils ee placent à la sacristie ainsi qu'il suit : le Célébrant an milieu, le Diacre à sa droite, et le Sous-Diacre à sa gauche ; les Acolytes, avec leurs chandeliers, un peu derrière, le premier du côté du Diacre, le second du côté du Sous-Diacre; TÂcolyte portant le bénitier avec l'aspersoir, à la gauche du premier Acolyte : c'est naturellement le Thuriféraire qui remplit cet office. Quant au Cérémoniaire, on ne lui assigne pas de place, attendu qu'il se met là où sa présence peut être utile; mais, lorsqu'il n'est pas occupé, il est convenablement placé à la droite du Diacre.
5. Après avoir tous ensemble fait, la tête découverte, la révérence à la croix ou à l'image de la sacristie, les Ministres sacrés saluent le Célébrant, qui répond à ce salut en inclinant la tête , d'abord vers le côté droit, puis vers le côté gauche. Ensuite le Célébrant, le Diacre et le Sons-Diacre , se couvrent , et tous vont à Tautel dans l'ordre qui suit : l'Acolyte portant le bénitier avec l'aspersoir marche le premier ; après lui viennent les Acolytes portant leurs chandeliers avec des cierges allumés ; et enfin le Célébrant, les mains jointes devant la poitrine , entre le Diacre et le Sous-Diacre, qui relèvent le devant de sa chape, le premier de la main gauche, et le second de la main droite, l'autre main appuyée sur la poitrine (Caer. Ep,, lîb. i, c^. XV, n. 4, et lib. n, cap. xxxi, n. 3).
6. En arrivant, ils sduent le Chœur, s'il est devant l'autel ou s'ils 7 passent ; et, lorsqu'ils sont auprès de l'autel, ils se placent au bas •des degrés de la môme manière qu'à la sacristie ; les Officiers sacrés donnent leurs barrettes au Cérémoniaire, et tous font la génu-