‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 54 sur 196 · PART. II, TIT. II, CHAP. IV · texte numérisé non relu

PART. II, TIT. II, CHAP. IV

fleiion' d^Qii genou/ et se retirent aux deux côtés à Pan* gle des degrés, «ouruésen face Tun de l'autre '.

7. Lorsque les Miuiàtres sacrés sont arrivés, les Acolytes^' âe'totmhent vers^ Tàute! et font avec eux la génuflexion, puis s'en vont tous deux ensemble porter leurs chandeliers sûr la crédence {Rubr.^ ibid.). Ils se mettent & genoux, tournés vers l'autel, les mains jointes, et rép'ondent k 'flièfaî- voix à Ylntroibo et à la confession du" Prêôre. Quand celui-ci monte k l'autel, ils se lèvent èl lestent ainsi debout auprès de la crédence.

Nota /. imites les fois que les Ministres sacrés vont s'asseoir, les Acfolyteâ relèvent les tuniques et la chasuble, seloftfie besoin, pour qu'on ne s'asseye pas dessus. Si, dans cette circonstance, ils doivent passer devant le Célébrant, ils le saluent par une inclination. A l'épitre et à l'évangile, récités par le Prêtre, ils fléchissent le genou si le Célébrant le fléchit lui-même; ils font, ainsi que lui, les signes de croix accoutumés à Sequentia sancti Evangelii *.

' On suppose une entrée solennelle du Clergé, et en ce cas on demande deux génuflexions des Acolytes : celle qui est marquée ici et celle dont il sera parlé au n. suivant. Mais si le^ Acolytes précèdent seulement les Ministres sacrés, cette dernière génuflexion suffit.

* Les Gérémoniaux ajoutent ordinairement les développements qui suivent : Les Acolytes font le signe de la croix toutes les fois que le Célébrant le fait sur lui-même. Us s'inclinent comme lui vers la croix à ce mot Or émus avant les oraisons, comme aussi au nom de Jésus et au verset Gloria Patri; ils s'inclinent simplement devant eux aux autres paroles, auxquelles s*incline le Célébrant. Ils font la génuflexion lorsque le Célébrant la fait en disant certaines paroles, comme Adjuva nos etc.; Venif sancte Spirittis, etc.; Ut in nomine Jesu^ etc.; Etprocidentes adoraverunt eum; Etprocidensadoravit eum; Et ineamatus est^ etc.; Et Verbum caro factutn est. Us se conforment en outre au Chœur pour les inclinations et les génuflexions à deux genoux, quand ils ne sont pas occupés d'ailleurs, comme quand on chante Ad-

Nftia 1/. Si le Diacre Qp le Som-Diaefe ee servent de chasubles pliées^ pendant çqvie le GékélMntebatite la dernière collecte, le second - Acolyiei aide an Sou9<- Diacre.^ ôter la sienne, et il lui aide à* la ffemettjre après qu'il a baisé la main du Gél4brant. Le second Acolyte aide égaleipent an Diacre à dt^ sa.» ol^suble pendant que le Prêtre décile l'évaogîiev.e^ Je premier. Acqlyte Ini met r«tole ample. Après que je Diacre a transporté le missel pour Ja postcommuoion « :1e psemfer Acolyte lui aide à ôter cette étole et le. second à remettre da chasuble *. ^.,,v »

8«' Lorsque le Célébrant, ^^apnèq avoir récité l'^van<gile, met de Tencens dans rencensoiv^Je/i MloJylssHprènneat leurs chandeliers; et quand le Thuriféraire, ayiaiit descendu les degrés de Tautel, se rend au milieu, ikle suivent, puis «j3 placeiH'fde>ah«^(}«e<côté âe luif.^'fo&t, en même temps que les Ministres sacrésv» la géûuflexion à Tautel et le salut au Ghceor *.• Dans, oeite' circonstance et dans toutes les actions où plusieurs lonl à prendre part, on doit faire attention do bien s'accorder pour faire toutes ces actions en même temps et de la même manière, comme si l'on ne faisait qu'un seul corps qui se meut ou s'incline.

9. Ensuite les Acolytes vont au lieu où l'on doit chanter l'évangile, et s'y placent de manière a avoir le Sous-

JuvanoSf etc.; Veni sancteSpirittis^ etc.; et nussi dans les Messes des morts et aux fériés majeures durant les oraisons, et depuis le Sancius jusqu'à Pax Jkmini.

^ RelativemeDt à Tusage des chasubles pUées, on peut voir une note ci-après «chap. VI, n. 13.

* On suppose le Chœur devant Taulel. On peut voir plus en dé(ail ci*après, <ckap. V, n. H, p. 170, la manière dont les Ministres de l'autel se placent en •cette circonstance.

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Diacre au milieu d'eux (/}ii6r. Mi$s.^ pari, ii, tk. vi^ B. g), le premier Acolyte k la droite dudit Sous-Diacre, le second à sa gauche, tous en ligne droite et tournés vis-k-vis du côté gauche du chœur. Pendant qu'on chante Tévangile^ ils ne se mettent jamais à genoux {Rubr. Miss.^ part. i. tit. xvii. n. 4). Ils ne font pas non plus les signes de croix en commençant, mais ils restent immobiles.

iO. Quand on a fini de chanter Tévangile, ils retournent au milieu du sanctuaire, k trois ou quatre pas de distance des degrés antérieurs de l'autel, selon la disposition des lieux, font la génuflexion, et vont reprendre leurs places k la crédence. Ayant posé leurs chandeliers, ils se tiennent debout comme auparavant. Â VIncamatm est^ ils fléchissent un genou seulement lorsque le Célébrant le dit ; ils fléchissent les deux lorsqu'il est chanté par le Chœur ^

11. Lorsque le Sous-Diacre vient prendre le calice, le second Acolyte plie le petit voile qui le couvrait ; le premier suit le Sous-Diacre avec les deux burettes {Rubr. Miss., part, ii, tit. vu, n. 9); et lorsque tout est disposé sur l'autel, il les présente successivement au Sous- Diacre. Après que le vin et l'eau ont été mis dans le calice, il remporte ce dont il n'a plus besoin, et se tient debout k sa place .

12. Pendant que le Diacre encense le Célébrant, les Acolytes s'apprêtent pour le lavabo. Le premier Acolyte

* Quandilyapar-dessus le calice récharpe, c*est-à«dire le grand voiledestmé èétre mis sur les épaules du Sous-Diacre pour couvrir ses mains lorsqu'il soutiendrai patène, les Acolytes se lèvent un peu au moment où, après Ylncamatus est, le Gérémoniaire vient prendre la bourse, afin quHl puisse le faire plus facilement. Ils aident de même le Gérémoniaire en levant Técharpo lorsque le Sous-Diacre va prendre le calice.

DE l'office des ACOLYTES. i6f

prend le manuterge ; le second, la burette d'eau avec le bassin. Aussitôt que le Diacre s'est retiré, ils prennent sa place devant le Célébrant, qu'ils servent en versant l'eau sur ses doigts et en lui présentant le manuterge (Rubr.,ihià.j n. 10), avec les saints convenables avant et après * . Après que le Célébrant leur a remis le manuferge, ils reportent toute chose à sa place et restent debout k la leur.

15. L'un et l'autre salue le Thuriféraire avant d'être eficensé par celui-ci, et encore après avoir été encensé; et le premier Acolyte fait une inclination à son compagnon immédiatement avant d'être encensé lui* même.

14. Quand la préface est commencée, les deux Acolytes vont à la sacristie pour allumer les flambeaux *. Au SanctuSj ils sortent de la sacristie (Ruhr,, ibid., tit. Yiii, n. 8), et, marchant à côté l'un de l'autre, ils vont d'abord devant le milieu de Tautel, font la génu-

' Dans les Messes où le SoQS-Diacre ne tient pas la patène, c'est è lui à donner k laver au Célébrant : alors les Acolytes lui présentent la burette et le manuterge.

* En suivant ceci à la lettre, il n*y aurait personne pour sonner la clochette an Saruitus : il est donc nécessaire de faire quel(iues modifications aux règle» tracées ici. D*abord les Porte-flambeaux peuvent être autres que les Acolytes, ai la Rubrique, qui en demande deux au moins, suppose bien qu'on peut les prendre en dehors des Officiers de Tautel. En ce cas, on peut suivre à la lettre les dispositions de notre Auteur et se rendre à la sacristie pendant la préface. Mais si les Acolytes doivent être du nombre des Porte-flambeaux, alors ils ne peuvent partir qu'après le Sanctus. La Rubrique que cite l'Auteur dit simplement : Ad finem Praefationis accenduntur duo saltem in tortitia ab Acolytis, Ils peuvent se dispenser d^aller ï la sacristie si les flambeaux sont préparés èl'avtnce. S'ils y vont, le premier Acolyte peut, ainsi que l'indiquent quelques Cérémoniaux, emporter avec lui la sonnette de la crédence à l'autel, dont il s'approche pour faire la génuflexion, afin de la trouver à sa portée lorsqu'à leur retour il devra s'en'servir. Ils saluent ï Tordinaire l'autel et le Chœur, s'il est devant Tautel, tant en allant qu'en revenant.

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flexion, pttis le salut aa dloefar ^;' ensuite ils s^entre-sa-» luent, se séparèfit utl'^eiij et dtâ jnéitent en ligne droite. i*. Apfrès rélëvatiôtf,"îs'ii'>nè'tfoit pas y avoir de communiM' dlu'Cierg)é,f>«i^ 'bè^^'h'id&i ]pa4 nd^ p(ius'utt joitf âë jeûtiëou quelque kûm^pnif privilégié par4a* Rubrique , ils 'ëé râpprocfïin( ; ^ IbWt 1a* géoteflé^îon , et , sans faire aucun salùt hu CilMey ]<}'%' dause que lef saint Sacrement est présent, ils reportent leurs flambeaux: lis font en fentran()t& giiiAifléliion k FoMiuaire; s'en vont k leurs ptace8>,''(^4l8f^'tle&iienVâdboht Si Toû' devait donner la coniifiuâioh,<fl^Jr^lerhibnt àigénôtix âpvec leiiirs.fliimbeaux, et après qu'elle^^ecflil'dfistribfnée, ils se retireraient •con)tné'noiÈiSrveil()ns<<te le dire; mais alors 'ils salueraient l0 Cb^«ifl auparavant *.

'16. be premiér'^A^Iyleôté en' temps èônvenable ' le voile de dessws i^^é^ilm' du Stiiuâ-Diâcre ', le plie et le place i^r' \wetêèèhc^ ^. ïls sinclinent tous' les deux pendam' qâe té «(îëlébratit ebiémunie. '

* On «tpBOfe 4<HJ^un'le GMnr defaoV^Vantcl. I ' Voiaîle9 termes de U KqbDÎj^e ;,c.Extin^niot)ir. pçat elevationin câlins, > Dîsi aliqui sÎDt commùnicahdi , et tune exiinguiintur post communionem. 1d * diébdS'etiam jejinÂtfrmn'et in'Missié'pro^defunctis tenentaniccensa usqôe ad » commmûaqMia' • .(Ibid.)- L^Aateur ne parié qn» dt h conuDunton du Clergé, piurcç qu'il ne.Mippoae.que e€^le-l^> itl^mqu*^ Italie les Meases solennelleB aoDt ordiDairement chantées à un ^utel où n'est pas le taberi:^cle ; mais quand il doit y avoir communion du peuple, comme cela arrive souvent en France, les Acolyteft' doivent également garder leurs flambeaux.

> A celi.{)»jBale9 du PtileTr Diàtitte nobiSf\é Sons-Diacre fait la gémi* flexion, et monta k l'autal'à h droite, du Di^ore et ()ju Prêtre. L^ premier Acolyte s'approche en temps convenable de Tautel, fait la génuflexion en même temps que lui, monte à l'autel à sa droite ; et, aussitôt que le Sous-Diacre a remis la patène au Diacre, itfui'Ôtele voile de dessus ses épaules.

^ Il Mt bon d'ajouter ici que si, au moment de la paix, les Acolytes ne tiennent pa» de fltûbean,' ilê la reçoivent du Gérémoniaire, ou, pour pai^er comme la Rubrique, deTAcoIyte qui a accompagné le Sous-Diaore (part, ii, tit. X, n. 8).

BB ) L'^fTICË I hWSh ACOLYTES . 165

17. Le premier À4M>I:fte porta, qiitnd il en est teifip6> les burettes ' à Ttautel pour la* çurîficiatioo da calice et Fabhitioii (les.%^oigts; eti m^me t^rxtpsj le second porte le Yoite <Jii cafioe ^ufrl'att^el au tôtéde Févangile, et fâirta géouflexion 4'ud ge^oii lorsqi^'il passe devairt le loiiieu en .aliantiet enVrQvêûantMSMls conservent les flambe wx jusqu'après la cQimiiuiiion, le. Thuqféraire les reoiplace. . ' .• p j- ,)\ \r. .-^n :m! a'. î-/ /,i<; »-•) îi.'>!n g^^^M Pou? la bénédiction' !a la fin 'de k ])(esse,(iis se mettent 9 genoux utroftiatgéHii: ^. du eonf^ff^cw^eiU de ^évangil^..ils se lèvent et; font les signes decroiiL ordr^ naires à /nifnifli\sancet j?t?(ifif0/n/; / V: \ \

Nota. Si lefCle^.rwiehS^ Glnmf, 4#8,Aeîrfjrtes, wAs l'évangile, ayant pris leurs ehandeUers, v^nt tous ,deii% devant le milieu, font ,1a g^uflexioia et saluefitMe Chœur en même/temps queJe&|Miiiistres4acfé8/>r - r

49. \^r$.la fin 4e Tévangile, ils ptennent leurs dii|n^ deliers, vont devant le milieu de l^autel, ^t après avoii; fait la génuflexion k ces paroles Et Vêrbum caro, ou si c'est un autre évangile, a]Nrèft qu^l est fini, ''îts.paAeht aussitôt pôut^ la sacristie. En arritâint, ils font d^aboird pp incIinalipQ k. la crqix^ puis attendent, les Ministres Sacrés.} en coosefvaHt le& ehandeliers^ Lorsque eeuxri sont wri-vés, tes Acolytes'ïoïit bnétioui^elle înclitià^ nation en même temps que tous les autres*; ayant éteint les cierges, ils aident au Diacre et au SousrPiacre à ôter leurs manipules et la cbasuble pliée quand ils en sont retêttis; puis; après que le Célébrant est déshabillé,

' Si les A<^iyite& sont immédiatei&epi Âuiv)s,|jte$t Mmistres s;i(%és,. et non iji

côt4, et ne font kla croix que l'iucliiMti.oa dont il est pftrlé dans h phruè »yiv«^.

* Après avoir salué la croix, les Acolytes saluent aussi le Gélébraot. ' «..

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ils aident le Diacre et le Sous-Diacre à achever de se déshabiller eax-mémes ; enfin, ils vont éteindre les cierges de Tantel, quand il n'y a personne assigné pour cela.

Nota. Les Acolytes sont toujours debout à la crédence, à l'exception des temps où nous avons marqué peureux une autre position^ ou k moins qu'ils ne soient ailleurs occupés k remplir quelques fonctions ^ En règle générale, ils ont les mains jointes devant la poitrine toutes les fois que le Célébrant chante ou lit quelque chose; et quand il ne chante pas ou ne lit pas, ils les tiennent appliquées contre leur poitrine '. Lorsqu'ils saluent le Chœur, ils commencent par le côté le plus digne, qui est ordinairement celui de l'évangile. Lorsqu'ils portent des flambeaux, ils les tiennent à la main du dehors, le premier Acolyte de la main droite, puisqu'il est à droite, et le second de la main gauche '. Quand ils ont une main occupée, ils tiennent l'autre étendue et appuyée sur la poitrine. Lorsqu'ils présentent quelque chose au Célébrant, ils baisent d'abord l'objet

> Un décret de la S. Congrégation des Rites permet aux Acolytes de 8*i seoir lorsque !e Célébrant et les Ministres sacrés sont assis : In Mma solemni^ quando Celebrans et Ministri sacri sedent, possurU etiam in gradibu8 preshyterii $edere Acolyti, et etiam Thuriferarius, quando non gerit vicem Caeremoniarii (18 décembre 1779). Seulement il est d'usage en France qu'ils s'asseyent sur des tabourets. Mais ils ne peuvent jamais se couvrir, et ils doivent se lever aussitôt que le Célébrant, ou même un des Ministres sacrés, est debout.

> 11 s*agit ici de la lecture à voix haute. Le Manuel des Cérémonies romaines excepte le temps où le Célébrant lit l'épître et le graduel : il veut qu'alors les Acolytes aient les bras croisés. Mais au temps que l'Autenr leur assigne ici pour les mains joinU», il ajoute celui de la consécration à la communion.

' Lorsqu'on est obligé de mettre les deux mains, c'est la plus élevée qui est censée tenir le flambeau, Tautre ne foit que le soutenir par le bas.

])E l'office du CÉRÉllOIlUiaE. 165

piéseaté ; quand ils en reçoivent quelque chose, ils le loisent après l'avoir reçu : ces baisers n'ont pas lieu à la Messe des morts. Lorsqu'ils vont allumer et prendre les flambeaux, s'ils passent devant l'autel, ils font la gé* ooflexioD. S'ils doivent communier à la Messe, ils le font après les Ministres sacrés, et aussi après les Prêtres, au cas où quelque Prêtre ferait la communion ; ils remettent alors leurs flambeaux entre les mains de deux Clercs,

et ils ont soin de faire la génuflexion d'un genou avant de communier, et encore après.

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