CHAPITRE V
De ronce da Gérémonlalre «.
1. Le Cérémoniaire doit connaître les offices de tous les Ministres de l'autel et avoir l'œil à tout, pour avertir chacun par quelque signe, mais sans jamais pousser personne et sans le tirer par les habits : quand une faute n'est pas importante, il vaut mieux la laisser faire.
2. Un quart d'heure avant la Messe, il se rend k la sacristie, après avoir fait une courte nrière dans l'église. Il se revêt d'un surplis, prend le cance et le prépare. Il prépare également le ciboire, s'il doit y avoir une communion du Clergé, et y met autant d'hosties qu'il en faut. Il prépare deux missels, en mettant les signets en lieux convenables, et porte le tout sur la crédence, qui doit être couverte d'une nappe blanche {Rubr. Miss., part. II, tit. II, n. 5). Aidé des Acolytes, il dispose toutes choses, et a soin qu'il s'y trouve : les burettes garnies, Pane de vin, l'autre d'eau; le manuterge, la clochette, l'en-
* Si Ton doit faire rtBpenion de Teau bénite avait la Masse, le Gérémonaire coDsaltera le chap . ii précédent.
censoif aveè la^ttatette^ et WMmbeixài p6iir Félévaiioa* . il laisse un inissel sur la crëdence, place Pautre sur te eotfssitt 6ict lê^élhfptipiYféaircoin'dé Tépitre, et onvre eeliii'-ci à l'adroit de la Messe qae Ton doit chanter. Eaân, il couvre la crédence da voile long qui Qonvienl à la couleur des ornements de la Messe.
3. Il avertit les Ministres sacrés lorsqu'il est temps qu'ils s'habillent, et U les aide à le faire, conjointement avec les Acolytes. Il a soin, avec eux, de donner le ma* nipuleau.Diacre et au Sous-Diacre, et de les aidera se revêtir des chasubles pliées les jours où l'on s'en sert, mais seulement après que le Célébrant est habillé . ^ 4. Ilfait signe aux Acolytes de partir lorsqu'il en est temps ; et lorsque le Clergé est en marche, il avertit le& Ministres sacrés, lesquels font tous ensemble l'inclination à la croix. Il marche lui-même avec eux *, tête nue« c'est-k-dire qu'elle ne doit être couverte ni d'une bar* rette ni d'une calotte ; ce qu'il doit également observer dans toutes les autres fonctions, ainsi que l'a décrété la S. Congrégation des Rites, le 7 juillet 1754. Il donne de Teau bénite au Sous-Diacre et au Diacre.
5. S'il y a des def rés à monter avant d'arriver à l'autel, le Cérémoniaire relève l'aube du Célébrant. A l'entrée,du sanctuaire ou a l'arrivée des Ministres sacrés à l'autel, il reçoit du Diacre et du Sous-Diacre les barrettes..
^ Dans la plupart des églises, ces derniers objets restent à la sacristie, où Ton va les prendre en temps convenable. La pratique indiquée par TÀuteur. et qui est conforme aux dispositions du Cérémonial des Évéques, offre peutêtre plus de difficultés et demande plus de soios de la part des Ministres inférieurs de l'autel, qui doivent tenir du feu toiyours prêt ; mais eHe présente Tavantage de ne pas les obliger à quitter le sanctuaire.
' Sa place naturelle est devant le Sous-Diacre ; mais aucune place ne lui est préeisément assignée, si ce n'est dans quelques circonstances particulières, parce qu'il doit être là où sa présence est nécessaire ou utile.
DE l'office DU.GÉRtMOIllAIBE. 167
sans baiser, et, I^ g^n^exrpa/aite^ il les phce ei^f or^rq sur la banquette on il^ dqiyçm< s'asseqir. Il 3e met eiH suite à genoux au opin de.rép^tre^.la face touiTuée vem le coté de révaogile ; il répond |âiJ|i|Prêtrp à den^-yoix^ fait sur iqi-mépae les i^ignes de.^f;i;9i^ ficcûujbpi^^ et les incliflaiions prescrites *.., j . j^ ..^ l f^. ■ . • '-
6. La co^fes^çioB finie^ il paQpte ^ l'aijitel ^ee les Ministres sacrés/ e( fa^t p^tn^ l'eqce^s >;,} Uidesceod ea^ suite au bas desfflegr^s, «^jCorotA^tl^oI^e^ etqqjindie Célébrant Aoitmceùs^ijie^f!9;^\§^à^ ^wM.S^lù missel, et le,r€p)^af^è^^^i^j$»P^a^Kieéeii|l^isi^4^
7. Après l'encenfiemeiitdè.HfûiéliqetJfhrfl6ëlébiwtr( ilindiqae de là QlainrJ^'ii!)^t)À^pa(rÈéeù4^l8<làir6v le commeocement tle . Vinteoït ;. > <te^ M|tt^ilf- Jaofiabtoiijpuf^ lorsqu'il servira le Célébrant 'pcf»r:le/liTre, a^antsoM de l'éleyer, de le baisser selcoi te 'besoin' | deiournef les feuillets, de lui indiques où' il doit' fire, où il doh chanter, etc. » •
8; Quand le Célébrant a dit le dernier JîTym, sî' lé chant doit être long, il l'invite à aller s'asseoir k la banquette préparée à cet effet 3, car le Célébrant doit avoir une banquette, conformément au Cérémonial des Évéques (lib. i, cap. xn, n. 22), et au décret de la sainte Congrégation des Rites du 27 août 1822, et non pas un fauteuil. Le Cérémoniaire, près de la banquette, se tient debout a la droite du Diacre, les mains modestement
1 11 avertit au besoin les Chantres de commencer rintroït, ce qu'ils ne doivent pas faire avant que le Célébrant ne soit arrivé k l'autel, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du U avril 1755.
* Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait avec le Thuriféraire la ginuflexien avant de monter.
' On ne doit aller s'asseoir qu'après que le Chœur a fini de chanter Vin* troïl. (Décret de la S. Congrégation du 3 octobre 1851.)
168 PART. II, TIT. If^ GHÀP. Y.
posées ante peetius ; ce qu'il observe toujours pendant le Gloria et le Credo lorsque les Ministres sacrés sont assis.
9. Lorsque le Chœur chante le dernier Kyrie^ il invite, par une inclination médiocre, les Ministres sacrés à s'en retourner à Tautel, et pour lui il se rend au coin del'épitre ^ Si les Ministres sacrés ne se sont pas assis, quand le Chœur chante le dernier Kyrie, il leur fait signe d'aller au milieu de l'autel, ou ils se mettent en flèche l'un derrière l'autre ; et lorsque le Célébrant a entonné le Gloria in excelsis Deo^ il fait signe au Diacre et au Sous-Diacre de monter h ses côtés pour le réciter avec lui.
10. Lorsqu'ils ont fini de dire le Gloria in excehis^ il les avertit pour aller s'asseoir per breviorem. On prendra garde toutefois de ne pas le faire pendant que le Chœur chante les paroles Adoramus te... Gratias agimm tibi... Jesu Christe... Suscipe deprecationem nosti^am. S'ils sont assis lorsqu'on chante ces paroles, il les avertit par une inclination de se découvrir ; pour lui, il demeure debout, et s'mcline alors vers l'autel.
11. Lorsque le Chœur chante Cum sancto Spirilu^ il fait signe aux Ministres sacrés de retourner à l'autel, et lui se rend au coin de l'épitre ' ; il trouve les oraisons que l'on doit chanter, les montre au Célébrant, et tourne les feuillets du missel.
12. Lorsque la dernière oraison est commencée, il se rend h la crédence, y prend le missel, et le tenant des deux mains par les côtés, l'ouverture h sa droite, il le donne au Sous-Diacre avec une inclination avant et
* Merati, Bauldry, du MoUn et autres vealent que le Cérémoniaire préeèdo les Ministres à l'autd et fasse la génuflexion k la gauche du Sous^Diaere.
* L*ol)servaiion de la note précédente convient également ici.
DE l'office du GÉRÉMONIAIRE. 169
après; puis il se met à la gauche dodit Sous-Diacre (Caer. Ep., lib. ii, cap. viii. n. 40), un peu derrière lui ; et lorsque le Célébrant termine la dernière oraison, ayant incliné la tête à ces mots Jesum (7Amtum, ils vont ensemble au milieu de Tautel, font la génuflexion, saluent le Chœur S retournent k la place du Sous-Diacre ; le Cérémoniaire lui montre du doigt Tépitre, l'assiste à sa gauche pendant qu'il la lit, fléchit avec lui le genou aux paroles /n nomtne Jesu, etc., et fait, comme lui, une inclination de tète aux noms de Jésus, de Marie, et du Saint dont on fait la fête. Immédiatement auparavant, il avertit aussi le Chœur de fléchir le genou ou de se découvrir.
13. Après que l'épitre est chantée^ il retourne avec le Sous-Diacre au milieu de l'autel, fait avec lui la génuflexion, salue le Chœur ', accompagne le Sous-Diacre> qui se rend au coin de l'épitre pour recevoir la bénédiction du Célébrant, reprend de ses mains, avec les inclinations accoutumées, le missel, qu'il donnera avec les mêmes saints au Diacre, lorsque le Célébrant commencera l'évangile. L'évangile fini, il monte sur le marchepied au sur le degré le plus élevé in cornu epistolae^ pour faire mettre de l'encens ; pour cela il donne la navette ouverte au Diacre.
Nota I. Si l'on chante au Chœur une prose ou un trait qui soit long, il invite les Ministres sacrés à aller s'asseoir per breviorem^ et il assiste k la banquette comme pendant le Gloria. Sur la fin, il leur fait signe de se lever, puis il se rend au coin de l'épitre, pour faire mettre de l'encens.
* On suppose le Gbceur devant Tautel.
' Il faut observer tous les saluts au Chœur lors mâme qu'il serait éloigné de lautel. (Dec. de la S. Gongr. du 3 octobre 1851 )
d70 PART. IK TITôII,^CHAP, V. .
Nota IL Pendant les fériés du Carême, an verset Aâjnwvmos^ Dems lesr Miajustfi^s sacrés se mettent à gmoux 'SH^ le bord du marchepkid» Il est donc convenable de métUtt Uiam^eos auparavant, afin, que le Diacre puisse dbe entoèâi^ t^^pâi^ Mundm cor^mum. Comme alors on fie touch9;i)as de iVwgftè,: il pourra prier les Chantres de prolonger le chant, pour donner le temps de faire tontes les «cérémonies sans confusion.
'ii. Pendant que \e Diacre reçoit la bénédiction du Célébrant, il se met près de jùi poilr Taider en tout ce quipoviait se rencdif trër. Étant descendu, il se met k ladroitedn Thuriféraire. Alors tCMis les Officiers de Tautel se mettent sur trois lignes : les Ministres sacrés for* ment la première., le Cérémoiriaire et le Thuffiférake la seconde , les Acolytes la troisième. Tous font la génuflexion et ;S9lq(^()t le Cbçenjir eosen^ble pour aller in cornu ewmgelii^ au lieu o^ se chante, l'évangile ^ . Le Cérémoniaire, s'y place k ^ i^rQÏtp du Diacre, un peu derrière lui. Après, que celui-ci ^ dit Seqt^ef^iia sancti EvangeUi, il lui donne Tencensoir, qu'il reprend après Vencensemiçnt 4u ini^se). Ayant remis l'encensoir au Thuriféraire, il assiste à l'évangile, tout, près. 4? Diacre, ^k portée de tourjqçr^iies feiûilete du livre..
. A^o(a. Si pçïvi?flt,r^y?ngile on doit sçmptire à genoux ou incliner la tête, comme au nom de Jésus, etc., il le fçr^ .^ufpéjerçJ'aiitfly^fp.fjue'C^ s?rve de sjgne au
Êéiobram.'*. .;;■'; ,;^ rv-^.^"V;^ ;' " . ; -