PART. II, TIT. II, CHAP. VII
milieu ée l'aiH^l, &A là ^nuflexion s^ le Segré le plus bas^ i{yui8 tuofite, et met sur le niijteu de l'autel le livre fearmé (Mubr., ibvA.'j^ Touverture tournée du côté de l'évangile. Il resto ^ sans faire d'aatre génufleiion ^
Nota. Si t'iœt une Messe k laquelle le Diacre et le Sous-Diacre portent la chasuble fiiiée, pecidaut que ie Célébrant lit l'évaugile, le Diacre, au sigue du CérétiftOniaire, descend in pjbno, qui^e la âieunê^ aidé en cela l^r le secoûd Acolyte, et prend la gtitnée étole *. (Il conserve ce véiemenc ju^u'au moment où, après la ^t*^ communion, il aura transpoj^té lé missel in oomu episUh iae; alolrs il reprend la cfaÂsuble pliée.) Après qu'il ïi mis la grande étole, il reçoit le missel des mains du Céré^ ttioniaire^ et fait le r6sl>e comme ï l'ordinaire.
16. Au signe du Cérémbniiaine, il fait bénir l'encens de la manière accoutnmée ; puis il desc^id snr le degré le plas élevé, se met k genoux sur le bord dû ïnarcfaepied, «et, profondément incliné, il dit : Munia tor mevJun ac labia mea, omnipotens Dem^ qui lahia Isaiae prophetne ccUculo mufidostf ignito : ita me tua grata miteration^ éigwkte mundare^ ut êcmcium E^angelium tnum digne valeam nuntiare. Per Ghristum Dominum nosUrUni. Amen. Après avoir fait cette prière, il se lève ; et, ayant pris le livre, il se met k genoux sur la platc^fotme même du marchepied ; et, tourné vers le Célébrant, il lui dit :
* Le Maauel des Cérémonies romaines fait assister le Diacre à l'évangile récité par le Prêtre. Telle n'est pas la diapoaition de la Rubrique (tit. vi, n. i et 5). Le Sous-Diacre seul assiste le Célébrant dans celte circonstance; le Diacre reste in cornu epistelae, tourné vers le Prêtre » jusqu'à ce que le Gérémoniaire lui fasse signe de descendre pour recevoir le livre ; et alors il se prépare pour révangile qu'il doit cbanter. Si VÉvéque est présent, il va, pendant ce temps» lui baiser la main.
* C'est une étole très ample que les Italiens appellent stolone : on se sert aussi, chez les Chartreux, d'une étole très longue.
DE l'office du dugre. 499
Jube^Domàe^ benedieere {Rubr . ^ Mi.) . Le Célébrant, dfi soD côté, se tourne au&si vers lui.
17. Après qu'il a reçu la bénédictkm du Céléb^aat, il loi baise la main, que celui-oi pose sur le livre, jMiis il se relève^ et, ayant lait l'indioation convenable am Célébrant, il descend in planù. Il fait la génuflexion à la droite du Sous-Diacre, et, après avoir «alué le Cbœur % il s'avance h. côté du Sous-Diacre^ ou derrière loi, au lieu où il doit cbanter l'évangile ; Ik il donne le livre au Sons-Diacre, l'ouvre, et, les mains jointes, il entonne Domtnus vobiscum. En disant Sequentia sancti Evemge^ lu, il fait avec le pouce droit un signe de croix sur le commencement de l'évangile, la main gauche ouverte et étendue sur le livre; puis il se signe lui-même avec le même pouce de la main droite in fronte^ in ore et in ftcUyre, la main gauche étendue sur sa poitrine ; ensuite, prenant l'encensoir, il encense le livre de trois coups * : le premier sur le milieu , le second sur le côté droit , et le troisième sur le côté gauche du livre. Ayant rendu lencensoir au Cérémoniaire, il chante l'évangile les mains jointes (Atibr., ibid. n. 5j. S'il faut incliner la tète et fléchir le genou^ il le fait vers le livre (Aubr. Miss,^ part. I, til. XVII, n. 4; part, ii, tit. v, n. 2).
18. Lorsqu'il a fini de chanter, il montre de la main droite au Sous-Diacre le commencement de l'évangile ; puis , placé in cornu evangelii , il encense le Célébrant , eomme li l'ordinaire, de trois coups {Rubr,^ ibid.), avec inclination profonde avant et après '.
1 Si le Chœur est ^ portée d'ôtre salué, ce qui a toi^ours lieu quand le 6(MNir est devant raiitel lors môme qu'il en serait éloi^. (Décret du 3 octobre 1851.)
' Caerem. Ep. (lib. i, cap. ix, n. S).
' Le Célébrant est toujours encensé de trois coups, à moins que l'Évêque ne
âOO PART. Il, TIT. Il, CHAP. VII.
49. Après avoir rendu l'encensoir, il monte sur le second degré ou sur le degré le plus élevé, selon que l'exige la disposition de l'autel, derrière le Célébrant ; il fait en arrivant la génuflexion en même temps que le Sous-Diacre et le Thuriféraire. Lorsque le Célébrant entonne le Credo, il incline la tête au mot Deum^ puis monte à sa droite, et observe tout ce que nous avons dit pour le Gloria in exœlsis (jRwfer., part, ii, til. vi, n. 5). Il va s'asseoir quand le temps en est venu.
20, Après que le Chœur a chanté Et homo foetus est^ le Diacre se lève, et^ laissant sa barrette sur la banquette, il fait, les mains jointes , une inclination au Célébrant, puis s'en va à la crédence prendre la bourse, qu'il porte des deux mains^ élevée usque ad oculos {Rubr.^ ibid., n. 7), l'ouverture tournée vers lui. En passant devant le Célébrant, il le salue ; il salue ensuite le Chœur, d'abord du côté de l'épitre, puis du côté de l'évangile ; ensuite^ ayant fait la génuflexion sur le dernier degré, il monte sur le marchepied.
21 . Il pose la bourse sur l'autel, en tire le corporal, la place contre le gradin du côté de l'évangile *", étend le corporal {Rubr., ibid.), et dispose le missel pour la plus grande commodité du Célébrant. II fait ensuite la génu-
8oit présent. En ce dernier cas le Célébrant est encensé le premier comme i l*ordinaire, mais seulement de deux coups, et TÉvéque est encensé après loi da trois coups. 11 est bon d'observer ici que l'Évêque présent en chape à son trOne est encensé trois fois pendant la Messe, autant de fois que le Célébrant, avant l'introït, après Tévangile , et k Toffertoire. Mais si VËvéque est présent simplement à sa stalle , il n*est encensé qu'à TofTertoire , ce qui n'empêche pas que le Célébrant ne soit encensé autant de fois qu'à l'ordinaire, conformément à un décret de la S. Congrégation des Rites du 4 août 1663, contre le sentiment de Gavantus et de quelques autres Rubricistes.
' Il doit hxTô attention de la placer de manière que la cire des cierges ne dégoutte pas dessus.
D£ l'office pu DIACRE. 301
flexion sans appuyer les mains sur Tautel S et s'en retoaroe per breviorem à la banquette, où, avant de s'asseoir^ il fait une inclination au Célébrant. A ces paroles de la fin du Credo^ Et vitam^ ou un peu auparavant, il s'en retourne avec les autres à l'autel de la même manière qu'à la fin du Gloria.
Nota. Aux trois Messes de Noël et le jour de l'An- Donciation, les Ministres sacrés se mettent à genoux quand on chante VIncamatti$ est; si la fête de TAnnon* dation est transférée, on s'y met in die transUuionis tontum. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 16 juin 1665.
22. Quand le Célébrant dit Oremm^ le Diacre fait une inclination de tète % et monte à sa droite ; et quand le Sous-Diacre arrivé, il découvre le calice, commençant par prendre la bourse et étendre le corporal si l'on n'a pas dit le Credo k cette Messe ; puis il ôle la pale^ qu'il place près du corporal, prend la patène avec l'hostie, et la présente au Célébrant (Ruhr., ibid., tit. vu, n. 9), baisant à l'ordinaire, d'abord la patène, ensuite la mais du Prêtre.
25. S'il y a de petites hosties à consacrer pour la communion du Clergé, le Diacre découvre le ciboire, et, pendant que le Célébrant offre la grande hostie, il tient de la main droite le ciboire un peu élevé au'-dessus du corporal, et de la gauche il soutient le bras du Célébrant '. Ensuite il couvre le ciboire et le met sur le cor-
* C*est une règle générale, que le Célèbrent seul appuie les mains sur l'autel es faisant la génuflexion.
* Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, il fait une génuflexion avant de monter.
' Le Diacre ne touche ainsi le bras du Célébrant que dans le cas où il y a offrande d'hosties dans le ciboire. Dans les cas ordinaires, cela ne se fait pas.
26a PART. II, TIT. lï, CHAP. VU.
poFâl d^jrrière le calice. Après que le Soœ^-Diacre a nettoyé te calîee», le Biiaere le prend aTce h mam gauclire, y verse le vin {Rt»br\, iftid.)'; le Sons-IMacTe y verse l'eav.
24. Après avoir essuyé avec le purîiScatoire * les gouttes d'eau qui ne seraient pas adhérentes au vin, il prend le calice de la main droite en dessous de la coupe, et de la gaucHe pai» le pied, le présente au Prêtre avec Ites baisers ordinaires ; c'est-k-dîre qu'il' baise d'abord! Ite piedf du calice, puis 1^ main du Célébrant. Ensuite, soutAenant dte la droite le pied^ du' calice ou le bras droit du* Câfe*brant ' et la gauche appuyée sur la poitrine, il dit avec lui: Oj/fkrimu» Pibv, Bùmine^ calicemsaiutaris, tuamdeprecantesiolèmmti€m\ iU m* o&n^ecta dXvinae majestia^'S'tiuWj ppo' fW9tP(pet toHiM mundi saiumcum edore suavituiis eofcmdat^. JJmen'. (tlïii6r., ibid.) H couvre* Ite* calice de Fa pale, rael? ensuite la' patène diEtns la maio âh>rte du S6a9- Diacre^ et la couvre avec Textrétaiité d\i voilëquipend du même côté '.
*2S. Après cela, il fait bénir Tencens de la manière que nous 1 avons dit. Pendant que le Célébrant encense les oblats; le Diacre relève la chasuble' de la* main gauche, et tient la droite sur le pied du* calice. Après la génuflexion faite^ il Fetire le calice du milieu de Fàutef vers^ le côté de Pépitre, sans toutefois le sortir de dessus* lé
' Qu'il met ensuite sur Taulel.
* Cum eo tangens et tpsecoitcem, dit le Cérémonial des Évéqa6s(Iib. i, cap. IX, n. ïï).
' Il présente la patène, et l'enveloppe de manière que le dedans soft* tourné vers le Sous^-Diaere. Si celui-ci ne doit pBS tenir U patène, ainsi qQ*il arrive aux Messes des morts, le Diacre la met à denû sous le corporal, comme cela se pratique dans les Messes basses ; ef^il recouvre avec le purifibatoirela partie quin^estpas couverte par le corporal.
OË l'office du diague. â05
corporal ; après rencensenieiit de ta. eroix, il le renet à sa place (/{u&r., ib., d. 10), fait de nouveaa la gén«-> fl^iion avec le GéléJbraQt, et 9e cooftparte pour KMiti le resle aommd à reneeaseiSkeDi qjuii précède l'ialiroït.
S6. Àprè$ qu'il a eMeusé.te Célébrante, ij va eaeeaser le Chœur Yiiti&r.> ibid^) ^ Il aoirimesce par le côté âei'ér vaogile, et finit pair celuîi de Fépitmt^ : (luamâ il ta d'un côté k l'autre^ ilffai^ la génujDtexion eni passant au buU^u.
27. Voici quelques poiaiis qui concernent re&cenae-» ment. Lor sqMe le Diaece arrive pour encenses um aé^^ \\ eofflinence par saluer le côté tout. emien d'une, eomninne inclination ; puis il encense chaieubu en pairticnlier d'^ua coup ; quand il a fini, il salue de niatUKaau. tout ce côté à la fois. Après qjui'il a encensé le: côté de Uépitro \ il encense le Sous-Diacre de deu^ cQups» IL rend ensuite TenceDsoir, monte sur le degré le plus élevé derrièr>e le Célébrant, et, ayant fait la génuflexion, il se tourne pour être encensé par le Thnrifiéraire ; celui-ci l'encense de deux coups.
Nota I. S'il y avait au Chœur des Prélats ou des Cha*noioes portant le rochet , ils sont encensés, comme le
* Si le saint Sacrement est dans le tabernacle, le Diacre, avant de quitter Tautel, fait la génuflexion ; et lorsqde, après avoir encensé le Chœur, il revient U^autel, il fait encore une génuflexion. Avant d'encenser le Choeur, le Diacre W salue, à moins que le sauit Sacremeot ne soit exposé; c«r, daosice dernier cas, le Diacre ne salue pas le Chœur en y entrant, et il salue seulement ceux qQ'il encense avant et après roncensement (S. R. C, 3 octobre 18S1),
' Supposé que le côté de Tévangile soittoiiùonrsle plus, digpe. Nou3 ayons déjà remarqué que, dans beaucoup d'églises, chacun des deux, côtés est altQroativement le premier.
' Supposé que Vencepsement unisse par ce côté.
En ce qui est de l'ordre de l'encensement, la pensée de notre Auteur se rouve complétée par les Nota qui suivent et qui sont conformes au Cérémonial des Évéques Oib. I, cap. XXIV, n. ÎT etseq.).
* Par les Prélats dont parle l'Auteur, il ne s'agit pas de VÉvéque ; les grands