CHAPITRE IX
iBstraetlims vowt le Cerénuiiitalre à la Hefi« des morts, •▼«« tpel- 4a€s points portlcnllers qui concernent les antres Ministres U
1 . On prépare à 'la sacristie les ornements noirs, et, eomme à l'ordinaire, toutes les choses nécessaires >
* Les Gérémoniaux de France disent généralement qu'aux Offices des morts on ne salue pas le Chœur, et dans beaucoup d*égUses on étend ce principe jusqu'à ne saluer personne. La Rubrique est absolument muette sur ce point. Meratî, qui développe et commente si bien la Rubrique (part, ii, tit. xni), ne dit non plus aucune observation sur cet article ; seulement, m accessu et rt'cesm Celehrantis, il recommande les révérences à Tautel, sans parler du salul au Chœur. Notre Auteur, ne faisant en aucun cas aucune observation particulière relativement àces saints, paraîtrait supposer quMls se font à l'ordinaire. Le Cérémonial des Évoques met, pour ces Offices, quelques restrictions aux règles communes ; mais il ne pose pas le principe général et absolu des Gérémoniaux de France. Dans le chapitre vii du livre m, ayant pour titre : De mutuis Reve^ rentiis itUer ecdesiarum Antisiites et Praesidem sive Gubematorem aut VicerLegatumy après avoir rappelé la manière dont TÉvéque salue les Chanoines en les bémssant, il ajoute : Oportébil ut ArchiepUcopus seu EpiS" capus capitis inclinatione Praesidem vd Gubematorem aut Vice-Lega" tum salutet quoties ad sedem suam ascendere, seu ab Ula descendere indpiat : eique Praeses sive Gubemaiar vel Vice-Legatus protinm, bireto deposito, assurgens mutuam rependet salutationemf capite similiter in-' dinato. Â ces règles il met ces restrictions : Quos quidem reverentiate$ mutuos aetus omiitere necesse erit in Matutinis Tenebrarum, per integram Feriam seœtam in Parasceve, ae Sabbato sancto usque ad sotemnem Missam exclusive : sicut etiam in singulis mortuorum Offidis, quae obve* nire fartasse poterunt, Consentaneum quippehoc erit legi, et praxi usque adhue servatae^ abstinendiin praefatis conventibus etiam a benedietio^ nibus tum solemnibus tum privatis et Cleri inferioris et populi circumstantis, utpote quae sunt actus potestatis et solemnitatis luetuosis hisce .^ionibus répugnantes, Condonator vero salutationem hujusmodi nunquam praetermittet, sive eadem Feria ses^a in Parhceve sermonem de Passione, sive de Laudibus alicujus defuncti post mortualem Missam sit fadurus. Puis il renvoie au livre second, chapitre 11 et 25. Or, dans ces cha-
2. La banquette des Ministres sacrés doit être nue {Caerem. Episc.^ lib. ii, cap. ii, n. 1).
5. A l'autel, les parements, le tapis du marchepied, doivent être de couleur violette *. Le tapis doit couvrir le marchepied seulement, et non les degrés (Caerem. Episc.^ Ma.)
4. On couvre la crédence d'une petite nappe de toile qui tombe un peu par les côtés. Outre le calice, les burettes, etc., on met dessus les cierges k distribuer au Clergé. On ne la couvre pas du grand voile, puisqu'on ne doit pas s'en servir.
pitres, où il est traité au long de l'Office des morts et de l'Office du Vendredi saint, à la vérité il n*est point question de saluts solennels au Cbœur in aceestu et recessu, mais, dans le détail des cérémonies, il est plusieurs fois mention des debitae reverentiae dans des circonstances où cela ne paraît pas se rapporter uniquement à Vautel. Et notre Auteur, comme on peut le voir en son lieu, vent qu'aux Offices des morts et aux Offices de la semaine sainte on fasse des saluts au Choeur en certaines circonstancesi lors, par exemple, que le Sous «Diacre va chanter Tépître, ou lorsqu'un Clerc viendra au milieu du chœur chanter une lamentation. De tout cela nous concluons qu'aux Offices des morts et à ceux de la semaine sainte dont parle le Cérémonial des Evéques, on doit omettre les saluts qui sont comme actus potestath et solemnitatis. Ainsi, par exemple, le Célébrant omettra le salut au Chœur in accessu et recessu ; mais nous croyons que les simples Ministres, lorsqu'ils n'accompagnent pas le Célébrant, elles autres Clercs, doivent faire les saints ë l'ordinaire. Ainsi ils doivent, dans les circonstances, saluer l'Évéque, le Célébrant, le Chœur, lorsqu'ils y entrent l'Office commencé, etc. Notre Auteur, qui ne retranche pas les saluls au Chœur dans les Offices des morts, et qui môme les détermine en certaines circonstances è ceux de la semaine sainte, les interdit absolument lorsque le saint Sacrement est exposé. C'est que dans ce dernier cas tous les honneurs sont dus à Notre-Seigneur, tellement qu'on ne s'occupe plus de personne, tandis que dans les autres cas on ne veut qu'ôter un peu de solennité à l'Office. Quant aux saluts qui accompagnent l'encensement dans celle circonstance, voir ci-après la note de la page 230.
* Le Cérémonial des Évêques, sur lequel l'Auteur s'appuie, indique la couleur notre. Mais nous oioyons qu'il serait au moins convenable que le tabernacle no fût jamais couvert de noir. Le Céréntonial desÉvéques n'en parle point, parca qu'il ne suppose pas qu'on fasse jamais ces Offices à l'autel dusamt Sacrement
DES MESSES DES MOAtS. 221
5. Pendant que les Ministres sacrés font la confession au pied de l'aulel, le Gérémoniaire se tient k genoux in cornu epistolae^ in piano. Après la confession il fait signe au Diacre et au Sous-Diacre, non pas de monter k l'autel, mais de se mettre unuspost alium derrière le Célébrant : pendant que celui-ci baise l'autel, ils font la génuflexion, et s'en vont in cornu epistolae pour assister k l'introït à la manière accoutumée, car on n'encense pas l'autel {Ruhr, Miss., part, ii, tit. xiii, n. 2). Le Célébrant, en disant Requiem aetemam au commencement de l'introït^ pose la main gauche sur l'autel, en même temps qu'il fait avec la droite un signe de croix sur le missel. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation des Rites, le 7 septembre 1816 *.
6. Après avoir chanté l'épître, le Sous-Diacre ne se présente pas au Célébrant avec le missel, le baiser de la main et la bénédiction ne devant pas avoir lieu ; mais il salue le Chœur k l'ordinaire *, et rend le livre au Cérémoniaire*
7. Quand on chante la prose, le Célébrant, ayant fini de la lire, va par le chemin le plus court s'asseoir avec le Diacre et le Sous-Diacre. Les Clercs qui en sont chargés distribuent au Chœur les cierges que l'on tient allumés pendant que l'évangile est chanté et depuis le Sancti^ jusqu^a la communion du Célébrant inclusive (ftubr.^ ibid., n. 3).
8. Sur la fin de la prose, c'est-k-dire quand il n'en reste plus k chanter que cinq k six versets, le Célébrant,
^ Question : An Sacerdos in Missa de Requiem ponere deheat manum Binisiram mper altare, dum faeit signum Crucis ad introUum. Réponse : Affirmative.
* Noos pensons qu^en effet, si le Chœur est devant Vautel» l6 Som-Dhcre doit le saluer, par les raisons données ci-dessus, page 219.
222 PART, n, TiT. n, chap. ix.
aa signe du Cérémoniaire, retourne k l'aatel j>er breviorem ^ Pendant qu'il dit au milieu le Munda car meum^ le Sous-Diacre transporte le missel avec le pupitre in cornu evangelii. Le Diacre porte en son temps^ more solito^ le missel sur l'autel, et, après l'avoir posé, il se met à genoux sur le bord du marchepied, où il dit le Munda cor mmm, sans demander la bénédiction au Célébrant et sans lui baiser la main {Ruhr,^ ibid.).
9. Après que le Célébrant a fini de lire l'évangile, comme on ne doit point alors mettre d'encens dans l'encensoir, le Cérémoniaire avertit le Diacre et le Sous- Diacre de descendre au milieu sur le pavé : les Acolytes s'y trouvent déjà disposés, les mains jointes et sans chandeliers {Ruhr., ibid.). On va ainsi chanter l'évangile-
10. Le Diacre n'encense ni le livre au commencement, ni le Célébrant à la fin (jRu&r., ibid.).
11. Le Sous-Diacre ne donne pas à baiser le commencement de l'évangile au Célébrant [Ruhr. y ibid.); mais aussitôt que le Diacre a fini, il remet le livre au Cérémoniaire, et, tous ayant fait la génuflexion, chacun des Ministres s'en retourne k sa place.
12. Aussitôt que le Célébrant a dit Oremus pour l|Offertoire, le Sous-Diacre, au signe du Cérémoniaire, fait la génuflexion, et va prendre à la crédence le calice, qu'il
' Ce retonr k Tautel ptr hremorem serait difficile k justifier en adoptant h pratique indiquée par notre Anteor. En le saiTant à la lettre, le Célébrant, ayant réserré Tévangile pour la fin de la prose» se rendrait directement an mUieu de Tantel ponr y dire le Munda cor meum; mais alora pourquoi ne pas suivre la règle ordinaire et s*y rendre per longiorèmf Les Auteurs généralement donnent una pratique différente; le Célébrant dit tnoresolito Tévangile immédiatement après avoir lu la prose, puis il va s'asseoir. A la fin de la prose, il re» monte per breviorem et se trouve tout placé an coin de l'épître pour entendre févan^ dianlé par le l^cre