‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 3)Chapitre 66 sur 196 · CHAPITRE VIU · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIU

Zu Célébrant*.

1 . Le Prêtre qui se prépare k chanter la Messe aura soin, avant toute chose, de prévoir ce qu'il devra chanter, spécialement le ton du Gloria^ les oraisons et la préface qui conviennent à cette Messe.

â. Après avoir donné quelque temps k la prière, l'heure étant venue, il se lave les mains, etc. , et se revêt des habits sacrés en disant les oraisons marquées ; il est en cela aidé par les Ministres sacrés, qui ont dû s'habiller k l'avance.

S. Lorsqu'il est habillé, il se couvre de sa barrette, et attend que le Cérémoniaire lui fasse signe de partir. Alors il se découvre, descend in planum^ fait la révé-

* Lorsque le saint Sacrement est dans le tabernacle, les Ministres sacrés se comportent pour les génuflexions comme TAuteur indique ici qu'il faut le faire après la consécration.

* Si l'on doit faire l'aspersion de l'eau bénite avant la Messe, le Célébrant se conformera aux règles données pour cette circonstance, et que nous avons reproduites cîHlessus chap. ii.

BU CÉLÉBIVÂIST. 209

rence convenable à Fimage de ia sacristie, puis une inclination a ses deux Ministres, qui ne manquent pas d'y répondre; ensuite il se couvre. Quand il reçoit l'eau bénite qui lui est présentée par le Diacre, il se découvre. Après avoir fait le signe de la croix, il se couvre de nouveau, et marche à l'autel à la suite du Diacre, les mains jointes» les yeux baissés {Rubr. Miss, y part, ii, tit. II, n. 5j.

Nota. S'il passe devant le grand autel ou l'autel du saint Sacrement, il fait les révérences convenables ^ S'i passe devant un autel où l'on fait l'élévation, dont on soit averti par le son de la clochette, il se met k genoux utroque genu, entre le Diacre et le Sous-Diacre, et demeure ainsi jusqu'à ce qu elle soit entièrement terminée, conformément au décret de la S. Congrégation des Rites du l«r mars 4681.

4. Lorsqu'il entre dans le Chœur * ou qu'il s'approche de l'autel, il se découvre en même temps que ses Ministres, remet sa barrette au Diacre^ fait une inclination profonde k la croix ou la génuflexion au très saint Sacrement, s'il est dans le tabernacle, et commence la Messe, ayant le Diacre k sa droite et le Sous-Diacre k sa gauche.

Nota. Si le Clergé était au Chœur, il devrait le saluer en y entrant avant de faire l'inclination ou la génuflexion k l'autel ».

* C*est-à-dire rinclination profonde à la croix du grand autel, supposé qu'il n'y ait pas le saint Sacrement, et la génuflexion toujours quand il passe devant le tabernacle où. repose le très saint Sacrement. En passant devant les autres autels il ne fait aucun salut.

' Tout ce que TÂutcur dit du Chœur, il faut également le comprendre du sanctuaire.

^ On suppose qu'on passe par le Chœur où est le Clergé pour arriver à

210 PART. 11, TIT. U ÇHAP. Ylli.

5. A ces mot», Vobis fratres. Et vos fratres, il iocitne la tête et le^ épaules, d'abord àw côté du Diacre, puis du côté duSoliis-ipiacre, Les prières de la confession finies, il inonte sur le poarçhepied, et, après avoir baisé l'autel, il met de Tençeiis à trpis fois d^ns rencensoir, en disant * Ak mo henedicaris^ in cujlus honore crmaberis. 4tnen. U fait ensuite dessus un signe de croix {Rubr.j ibid., tit. LV, a. 4), en tenant la main gauche appuyée

sur l'auto *.

Ç.Ay^ot raçu l'encensoir du Diacre^ il procède k l'encenseiqent *. ï)'^hprd il fai^ l'inclination profonde à la croix, 011 }a génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle. Ëa ce dernier cas, il appuie la main gauche sur l'autel. U encense de trois coups la croix (1 , 21 et 5 de \^ ' figure J) ; puis, ayant fait de nouveau la révérence convenable k la croix on au saint Sacreçfiçpt, sans quitter le milieu^ il donne deux coups d'encensoir aux reliques ou aux images qui sont entre les chandeliers du côté de l'évangile (4 et 5). Il fait encore la révérence convenable à la croix ou au saint Sacrement, et donne deux autres coups d'encensoir aux reliques ou images du côté de l'épltre (6 et 7). S'il n'y avait qu'une seule relique d'un côté, ou s'il y en avait plus de deux, il encenserait égaler ment ce côtéde deux coups. Si une relique ou une image était exposée devant le milieu de l'autel, après avoir en»

Taotel, etqu^QO se troave à portée de saluer le Chœur avant de ^e trouver convenablement placé pour saluer l'autel.

* Ou sur la poitrine.

On doit prendre Teocens à trois fois dans là navelte . Voici le texte du Cérémonial des Évoques : Accepta cochieari, sumit cum eo ter ex navicula thuSf illudque eiiam ter in thuribulum mittit (lib. i, cap. 25, n. 1).

* Pour rencenscment, le Célébrant tient Vencensoir de la main droite, près du couvercle; il soutient le haut des chaînettes de la gaurhe» qu'il appuie sonlre sa poilrinc (Caerem. Ep.y lib. i, cap. 23, n. 4, 8).

censé la croix et avoir fait la révérence prescrite, il encenserait cette relique ou cette image de deux coups, recommencerait la même révérence, puis encenserait les reliques de la manière que nous venons de dire. Cet encensement des reliques ou des images terminé, le Célébrant fait de nouveau l'inclination ou la génuflexion, et passe à l'encensement de l'autel. Il encense d'abord la table de l'autel du côté de Tépître, en promenant l'encensoir par-dessus k trois fois à égale distance, proui distribuuntur candelabra (8, 9 et 10) (ft^ftr., ibid.) : ce qu'il fait en marchant, de telle sorte qu'à chaque pas il donne un coup d'encensoir {Caerem. Episc, lib. i, cap. xxxiii, n. 8); et lors même qu'il y aurait plus ou moins de chandeliers, il donnerait également trois coups. Arrivé au coin de l'épltre, il abaisse la main, et encense le côté d'un coup par le bas et d'un autre coup par le haut (1 1 et 12). Puis, se retournant vers l'autel et relevant la main, il encense le dessus de h table de l'autel ^ de trois coups jusque vers le milieu (15, 14 et 15). Arrivé au milieu, il fait la révérence convenable, et poursuit Tenoensenaent de l'autre partie de l'autel, d'abord de trois coups (16, 17 ell8) : il encense ensuite le coin de l'évangile de deux coups, le premier en bas, et le second en haut (19 et Wj ; puis, sans sortir du même Heu, il relève Fencen^air, et encense te dessus de Tautel de Irois coups dirigés vers le milieu (21,22 et 25); ensuite, abaissant la maip, il encense de trois caup3 le devant de l'autel en marchant depuis le coin de l'évangile jusqu^au milieu (24, 25 et 26), où, ajant fait de nouveau la révérence convenable, il encense également de trois coups l'autre partie du devant de l'autel, en allant depuis le mjlieujus-

* a Incensat planitiem seumensam in parle antehorii « porte la Rubrique (part. II, Ut. IV, n. i).

21Î PART. II, TIT. II, CHAP. Vill.

qu'au coin de Tépître (27, 28 et 29). Il s'arrête là, et rend l'encensoir au Diacre pour être encensé par lui {Rubr.j, ibid., n. 4 et 5).

Nota. S'il n'y a pas de reliques entre les chandeliers, le Célébrant, après avoir encensé la croix, fait la révérence convenable, et, omettant les encensements marqués par les nombres 4, 5, 6 et 7, il poursuit l'encensement en prenant au nombre 8.

7. Le Célébrant dit ensuite l'introït et le Kyrie. S'il doit aller s'asseoir, au signe du Cérémoniaire ^ il fait, avant de quitter sa place, une .inclination de tête vers la croix. Aussitôt qu'il est assis, il reçoit la barrette que le Diacre lui présente, et, au moment de se lever, au signe du Cérémoniaire, il la lui remet. Pendant qu'il est assis, il tient les mains sur ses genoux '. En temps convenable, il retourne à Tautel ; et, avant d'arriver au milieu, il salue le Chœur avec les Ministres sacrés, d'abord du côté gauche, puis du côté droit, en commençant par les plus dignes '.

8. En arrivant au pied de l'autel, il fait h révérence convenable % monte II l'autel, entonne Gloria in exceU sis Deo, et récite le reste de l'hymne à demi-voix avec les Ministres sacrés (Ruhr., n. 7). Au signe du Cérémoniaire, il fait la révérence convenable, et va s'asseoir per

* On ne doit pas aller s*asseoir avant que le Chœur n'ait achevé le chant de l'introït; du moins tel n'est pas l'usage reçu (Rep du Pref. de la S. Congrégation des Rites du 3 octobre 1851).

' Sur la chasuble.

' L'ordre à garder dans les saints dépend de la disposition des lieux. On suppose ici que, le Chœur étant devant l'autel , le côté qui se présente naturellement le premier au Célébrant quittant la banquette, est celui qui se trouve à sa gauehe. S'il en était autrement, on suivrait un autre ordre.

* C'est-à-dire l'inclination profonde à la croix, ou la génuflexion sur le dernier degré si le saint Sacrement est dans le labernacie.

ireviorem. Assis, il se couvre; au signe dU Cerémoniaire, il retourne per longiorem à l'autel, avec les révérences prescrites, etc. *. Il baise l'autel, et se tournant >'ers le peuple, il chante Dominm vobtscum. Ensuite vienoent les oraisons.

9. Les oraisons chantées, il lit l'épltre, le graduel, le trait, la prose, etc.

Nota. Si l'autel était à l'orient, comme dans diverses églises de Rome, il ne se retournerait pas pour dire Do^ minus vobiscum^ puisqu'en ce cas il se trouverait tourné vers le peuple. Il en serait de même pour le Diacre à r/te, Missa est.

iO. Après que l'épitre est chantée, tenant sa main gauche appuyée sur l'autel, il donne k baiser au Sous- Diacre sa main droite posée sur le missel, puis il fait sur lui un signe de croix sans rien dire f/îu&r., ibid., tit. vi, n. 4). Il va ensuite, au milieu de l'autel, dive Munda cor nmm. Après, il lit l'évangile ; mais il ne le baise pas, €t ne dit point Per evangelica dicta. Il retourne ensuite au milieu de l'autel pour mettre l'encens et le bénir.

Nota^ S'il se trouve dans le graduel quelque verset pendant lequel on doive se mettre a genoux, lorsqu'il est chanté par le Chœur, le Célébrant s'y met avec ses Ministres (Rubr.^ Miss., part, i, tit. xviii, n. 5), sur le bord du marchepied, et y demeure jusqu'à la fin.

H. Lorsque le Diacre, après avoir dit Munda cor nmm^ se met à genoux, portant le missel dans ses mains, le Célébrant se tourne vers lui pour lui donner la bénér diction. Il la lui donne en disant, les mains jointes : Do^

* &) règle générale on va s'asseoir par le cliemin le plus court ; mais ordi> nairement on revient h l'autel de manière à y monter devant le milieu 11 y a <^dant des exceptions, comme on peut le voir part, n, tit. ii, chap. ix, «te du n*" 8.

^14f PART. II, TIT. H, CHiP. VIII.

vfhivw sit in CQtie tuo çt in Iqfnjstuîs, ut digne iRl campfitjsriLter (mnm^i^^ Pvi^ngelijm smm - In nomine PatrtL, fit Filiis et Spintm mncli. Amen * . JEn^pite il lj^i donne ^ baiser s^ main droite pç.sée s^r le livre {Rubr., M%s$.^ part. II, til. VI, n. 5).

là. Le piacre étant desceadu, le Cé).é))rant se relire au côté de Tépître, tourné, les mains jointes, vers Fau- Jel juj^çqu'à fte ,qMe te Diacre commence à .cbaoiler Tévanjgile,.e,t alprs ^1 isie tonjrne vers hh M Cjilébr^nt se signe à rordin^tirjB à Sequenfia . Qnmi m proniOBce le çaint pom ^ lés^^y il ^'ift.cline vers la croix (flubr.^ ibid., p. 5); quand c'est le nom de Marie ou celui d'jao Saint doftt PB fjsiijt 1^ JGête, OB au n^oiqs ijdémoire, il faii aus^ une iq,c)i.oation^ Xjf^fi)s vers le liyre, ,ejt non pa,$ yjers la croix ,

15. l4.org.(j[jgie le Sous-Pia.cre lui apporte Je miçsjel k baisser, il bajiçe le .commenc/Éîin^nt de réy.angile, m disant : Per m^elm dicta, etp. ^i^nit^ il est .en.cjBn$é p^r le Dwjcre. Après pjsla^ i) se jreqd au miJiieu de r.a.i|tet et enlonqp )e CrefÎQj si on doit te dirie, W le .copliniiic k demivoix aye.G te^ Mjnistre^ sacriés {fiubr., ibid., ^, §).

i4i. fl ya s'asseoir après avoir fj^it la féyév^uce cpnvenabte; m sigp.e .4» Péfémonifiire, il rejtonme Ji Viatel de la même m^pièr» qu'an Ghria : il bai;§p Pautiel, cbante P(minu^ voltisqj^m^ puis Ormus.

Nota. A^^ jrftis Messes chantées de Noël e^ la jour de l'Annpnci^tion , il se met à genoux quand le Chœur chante Et incqrfiatus est. Lorsque la fête de l'Annonciation est transférée, il se met à genoux in die translationis tàntum. Ainsi l'a décidé la S. Congrégation d^^ Rites, le 16 juin 1663.

* En disant In nomine Patris, etc , le Célébrant fait de U inain droite un siffiQ dp croix sur le Diacre ; il tient alors la main gaucb^ appuyée sur sa poitrine (Meraii in Gav,^ part, ii, tit. &, n, 27).

rm CÉLÉBRANT. 2i5

15. Après qu'il a dit ï'otfértoire *, it reçoit des mains do Diacre la patène avec Thostie, etc. K bénît l^eâu, l'a mam gauche appuyée sut Tautét *, en dîsattt l'oVaisoti Deus, qui humanàe êuislaniiae^ etù. (Rubr.^ it^id., tit. vil, n. 9.) Il reçoit également du Diacre le cafice', et dit avec' Itfr Offerimtis, etc.

i 6. Après le^ prières /n spiritu huvhiUtath et Vétii Sanctificaior, il met de' Tencens daiils ï'encéiisôii^ en dïsaût : Pet interûe$siùnem È. Mithaêtis Archdftgeti slMtis a àécùtrîs'jdktris incensi^ et omnium' électorum éiioricm, incensam: tsftitf drgn^tur Êomiû%i:s^ hénéfdicéf^e, él in odorem suceditatis dccipeYe, Pef Chtisttm' Pôminum nôstrmn.Anteà, Au mot benedicëte, il le béùit. ÉriSiHlé il* prend Fcntensorr, et, sans* faire aïicune révérence, ii enéensé les oblats eu faisattt trois signes de croix avec Fencénîsôir sur Fhostie et le calice conjointement, comihe oh peut le voir à la figure ^. Atf prenàier il dît : Inténàum isfnd; au second, A te henedictam; au troisième, Âscendat ad te, ï>omine, Puis il fait également aVéc Feiséensoir trois fois le tour du calice et de l'hostie, le^ deùt

* S'il y a offrande da peuple, le Prêtre, après avoir dit l'offertoire, fait à' la croix une inclination ou une génuflexion au très saint Sacrement, supposé qu'il soit dans le tabernacle, puis descend de Tautel, et présente aux fidèles qui font Tofrande l'instrument de paix ou quelque autre image à baiser, mais non pas ' la patène. Avant de remonter à l'autel, le Prêtre fait au bas des degrés l'incliâdtion profonde ou la génuflexion, si le saint Sacrement est dans le tabcrnade.

Si le pain que dans beaucoup de lieux on apporte ë bénir, et par lequel commence souvent cette offrande, était présente à Tautel même par des Clercs, lé Célébrant, après avoir fait une inclination h la croix, se tournerait à demi sur sa' droite, et ferait les prières de la bénédiction le dos vers le côlé de l'évangilff.

* Merati dit qu'en faisant ce signe de croix, le Célébrant a la main gauche appuyée' sur la poitrine Le signe de croix fait, il continue la prière les mains jointes (in Gav., part. n. tit. vu, n. 56}.

216 PART. Il, TIT. II, CHAP. VIII.

premiers tours de droite à gauche, et le troisième . de gauche à droite, comme on peut le voir à la figure 2. Au premier tour il dit : Et descendat super nos ; au second, Mtsericordia ^ et au troisième, ïwa (Ruhr.^ ibid., n. 10).

17. Après avoir encensé leis oblals, il fait la révérence convenable % et encense la croix et l'autel comme nous l'avons marqué ci-dessus, n. 6, pour l'encensement avant l'introït, avec cette différence cependant que, cette fois, il récite une prière dont il distribue les paroles pendant cet encensement, ainsi qu'il est marqué h la fig. 1 , et comme nous l'indiquons ici. II dit donc : n. 1 Diri'gatuVy 2 Domine, 5 oratio mea «, 8 sicut, 9 incensum^ loin conspectu tuo^ i 1 elevatio, 12 manwum, 15 mearum, d4 sacrificium^ 15 vespertinum, 16 Pone^ 17 Domine^ 18 custodiam, 19 ori, 20 meo^ 21 et ostium, 22 circumstantiae, 25 labiis meis^ 24 ut non declinet^ 25 cor meum, 26 in verba malitiae^ 27^ ad excusandas^ 28 excusationes. 29 m peccatis (Caerem. Episc. , lib. i, cap. x&iii, n. 11, et Bauldry, de Incens.). ,

18. En rendant l'encensoir au Diacre, il dit : Accen^ dut in nobis Dominus ignem sut amoris^ et flammam aeternae caritatis. Amen {Rubr.^ ibid.). Ensuite il est encensé, puis il se lave les mains (Rubr., ibid.), et continue la Messe. Il chante la préface, le Pater noster, etc. Quand il a dit VAgnus Dei, après Ja première des trois oraisons qui suivent, il baise l'autel, donne la paix au

' C'est-k-dire rinclination profonde à la croix, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, la génuflexion : car, en ce dernier cas. pendant l'encensement, toutes les inclinations à la croix se changent en génuflexions au saint Sacrement.

' S'il y a des reliques, le Prêtre les encense entre le n. 5 et le n. i, dans Tordre marqué à la fig. i, sans prononcer aucune parole.

Diacre, en disant : Pax tecum ; puis il contiDue, etc. (Ruhr,, ibid., tit. x, n. 8.)

19. Après avoir pris le précieux Sang, s'il doit donner la communion, il fait la génuflexion avec le Diacre, lorsque celui-ci a ouvert le ciboire ^ ; puis il se tourne vers le Diacre pendant qu'il récite le Confiteor. Quand il est fini, il dit le Misereatur et V Indulgentiam à l'ordinaire, se retourne vers l'autel, fait la génuflexion^ prend le ciboire delà main gauche, et, tenant de la droite une des saintes hosties, il dit, le dos tourné k la croix et debout sur le marchepied : Ecce Agnus Dei, etc. Ensuite il communie d'abord le Diacre, puis le Sous-Diacre : en donnant la communion, il doit toujours commencer du côté de l'épitre et avancer sur sa droite, jamais dans un autre sens.

Nota. S'il y a des laïques à communier, le Célébrant descend k la balustrade du sanctuaire, et, s'il n'y a pas de balustrade, il se tient sur le dernier degré, et leur donne la communion au pied de l'autel.

20. Quand il a fini de donner la communion, il retourne à l'autel ; et s'il reste quelque hostie, il la consomme après avoir fait la génuflexion '. Il purifie ensuite le ciboire, en faisant tomber les parcelles dans le calice ; il prend la purification et l'ablution à l'ordinaire ; il essuie un peu le calice avec le purificatoire, laisse au Sous- Diacre le reste k faire, et s'en va lire la communion.

21 . Lorsque le Chœur a fini de chanter la communion, le Célébrant chante Dominus vobiscum^ puis les oraisons. Après, il chante encore Dominus vabiscum^ et

* S'il fallait tirer le saint ciboire du tabernacle, le Célébrant se conformerait aux règles données ci-dessus, p. 175.

* On suppose qu'on ne doit pas cooseryer le saint Sacrement à cet autel.

218 PART. II, TiT. n, caxp. nn.

demeure, cette fois, tourné vers le peuple jusque ce que le Diacre ait chanté Vite Missa est; ou bien, si la Rubrique veut que l'on dise Benedicamm Domino^ il se retourne auparavant vers Tautel, et le dit à demi-voix, tandis que le Diacre le chante : ainsi Ta déclaré la S. Congrégation des Rites le 7 septembre 1816 ^

22. Il donne la bénédiction, dit le dernier évangile, et retourne au milieu de Fautel. Au signe du Gérémoniaire, il fait ^ la croix une inclination de tête, descend de Tautel, et fait la révérence convenable *. Si le Clergé reste au chœur, il salue chaque côté successivement '. Ensuite il reçoit sa barrette des mains du Diacre, et se couvre aussitôt ; puis il retourne à la sacristie en marchant derrière le Diacre.

En arrivant à la sacristie, si le Clergé Ty attend, il le salue, la tête découverte, conjointement avec les Ministres sacrés qui sont àjses côtés, en commençant par la droite si le plus digne est de ce côté. Ayant fait ensuite la révérence convenable k Tirnage de la sacristie, il salue les Ministres de Tautel. Ceux-ci l'aident k se déshabiller^ etc.; après quoi il les salue de nouveau et se re* tire*

* Vflid la qflestkm : An Saeerdas iieere debwt in Miua âohnmi Ile. Mî88i Mt» Beaedicami» DoaÛDO, et Requiescant in pace, vel dicaviia' tantum a Diacono; et voici la réponse : Quoad Ite, Missa est, négative; quoad Benedicamns Domino et Requiescant in pace, affirmative (7 septembre

' G*«i-è-dire qm fodliBatioB profonde à la erois, ou la génuflexion inplono 4 le aaint Sacrement est dana le tabernacle. ' On suppose la disposition des lieux telle que le Célébrant se trouve à portée e saluer le Chœur.

* L'Auteur ayant exposé séparément chaque Office, nous avons vodn ajouter mi tableau d'ensemble, dont il est facile de sentir ToUlité. D serait pent4tre jnême avantagent qpe œ tableau fût affiché dans les sacristies.

non PARUES DE

COUSES.

du Céléb

ers sacrés :1e 1«r, ,etle2«àgauche<

[acre (c).

Tes sacrés.

(jointes.

Célébrai loniaire et le 2»

pea der

censoir ; ihœur.

1 flexion {e)

I pea Ters

lubie à gai

Diacre

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I Célébran

Diacre.

Diacre (h)

I Célébrai

Diacre.

ène, quit

DBIERTATIONS.

Célébrai

X du Diai

gauche se les abli

Fiacre.

ar le bore

flambeau, ôte l'i

its pour

té de Fé^enable, le Toile I crédence

|du Célébras, Tiennent deyai Acolyte, iro. pur

(d) Avank4'«Uer à l'autel et an retour de la Messe, on se place de m&ne.

(dJ Le Gérémoniaire n'a pas tovgoars de place fixe ; nous indiquons ceQe qi^il peut occuper convenablement.

(c) Si le Célébrant doit Ihireraspenioo de l'ean bénite, il est en ohaoe; et alors n marche entre le Diacre et le Sous-Diaore, qui portent sa chsqpe, le premier à droite, le second à gauche.

(4) La Rubrique ne prescrit de béni l'enoeas que quand il y a une vrde processioB, la croix à la tête*

(e) Aux Messes des morts, comme fl n'y a pas d'encensement avant l'introït, le Diacre et le Sous Diacre ne montent pas, mais ils se mettent aussitôt unim put alium. Le Thuriféraire no monte pas non plus. Le Gérémoniaire monte pour assistera rmtroît.

(f) Les Mbistres de l'autel se placent de la même manière, et font la mémo chose tontes les fois que le Prêtre bénit l'encens.

a) On fiiit de même l'encensement de

(o) Lors même que le Sous-Diacre ne tiendrait pas la patène au Ganon, il descendrait à sa place, sur le dernier degré on tout à fiiit en bas.

(p) Si le Sous-Diacre ne tient pas la patène, c'est lui qui doit encensera l'élévation : pour cela il va se placer ki eomu ^pittoîae sur le denÛOT degré.

(a) Si l'on doit donner la conutiuniim à la Messe, on garde les flambeaux.

Ir) S'il y a communion du Clergé ou des fidèles, après que le Prêtre a pns le précieux Sang, le Diacre passe à droite, et le Soos-Diacre à gauche. Et, après la communion, le Diacre, ayant replacé le ciboire dans le tabernacle, laisse de nouveau la droite au Sous-Diaore. Pendant que le Diacre tire le saint ciboire et le replace, le Célébrant et le Sous-Dfaicre sont à genoux du cdté de l'évangDa.

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