‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 101 sur 159 · PART. IV, GHAP. TI, ART. HI · texte numérisé non relu

PART. IV, GHAP. TI, ART. HI

le Diacre fait la génnflexioD, et redescend à la droite du Célébrant. Pais tons les trois se lèvent, montent sur le marchepied, et se tournent vers le peuple, le Diacre à droite du Célébrant, et le Sons-Diacre k sa {^nche, tous les deux relevant les bords de la chape ^ et un Clerc désigné à cet effet tenant Yombrellino ouvert. Les Chantres entonnent le Pange lingua^ et la Procession se met en marche dans Tordre qui suit.

24. Les Acolytes, ayant pris leurs chandeliers à la crédence, se mettent aux côtés du Sous-Diacre qui porte la croix, et qui a dû venir à l'autel au moment oii le Célébrant encensait le saint Sacrement, et ils se placent à l'extrémité do Chœur, tournés vers l'autel. Aussitôt que le Pange lingua est entonné, sans faire aucune génuQexion, ils se retournent, et se mettent en marche d'un pas grave vers la chapelle du reposoir. Après eux vient le Clergé, dont tous portent des ciei^es allumés, et font, avant de partir, la génuflexion deux à deux utroque genu au très saint Sacrement.

25. En dernier lieu viennent les Officiers sacrés, qui se mettent sous le dais, et suivent le reste du Clergé. Les deux Thuriféraires marchent devant le saint Sacrem&[ki, en agitant légèrement leurs encensoirs.

26. Pendant la Procession , le Célébrant récite submisM voce des psaumes ou des hymnes, alternativement avec ses Ministres {Merati^ ibid., n. 11), sans dire le Gloria Patri k la fin des psaumes : les Chantres continuent à chanter le Pange lingua.

27. Les Acolytes avec le Porte-croix s'arrêtent à une distance convenable de la porte de la chapelle du reposoir, se retirent un peu de côté pour ne pas gêner, et se tiennent tournés en face de la Procession, qui se place en la manière qui suit. Les premiers de la Pro-

BE l'office du jeudi SAINT. 373

cession s'arrêtent le plus près de la croix, vis-k-vis Tun de l'antre; ceux qui viasoent après eux se mettent k^ côté d'eux : de telle sorte que les derniers de la Procession se trouvent les plus rapprochés du sépulcre (Merati, n. 14; Ca$taid%^ lib. m, § 6, cap. iv, n. 5) ; et tous se placeront de manière que le Célébrant puisse passer au milieu d'eux avec ses Ministres et les Thuriféraires, lesquels cesseront d'agiter leurs encensoirs lorsqu'ils seront arrivés au reposoir (Jf^rari, ibid., BatUdry^ part. IV, c. IX, art. m, n. 20 et 22 ; Bisso, lilt. F, n. 42, § 14).

28. Lorsque le Célébrant avec ses Ministres est arrivé k l'autel, il monte avec eux sur le degré : le Diacre, à genoux sur le marchepied, reçoit le saint Sacrement ; et, s'étant levé, il attend que le Célébrant l'ait adoré (Castaldiy ibid., n. 6; Merati^ ibid.> n. 15); ensuite il le place sur l'autel {Rubr.^ ibid.), fait la génuflexion, et descend se mettre k genoux k la droite du Célébrant. Alors les Chantres entonnent le Tantum ergo. Après Veneremur cemui^ le Célébrant met de l'enceos dans Tencensoir, et encense k l'ordinaire ; ensuite le Diacre, ou un autre Prêtre en étole, place le saint Sacrement dans le lieu préparé, avec les génuflexions convenables ; et k la lin de l'hymne, il ferme le petit tabernacle (Rubr., ibid) *.

Nota. Le Cérémonial des Évêques (lib. n, cap. xxiii, n. 15) veut que le Diacre, ayant pris le calice comme il a été dit, le place, non sur l'autel, mais dans le lieu préparé, c'est k dire dans le petit tabernacle, dont il

* Nous croyons que généralement, dans les églises de France» ce n'est pas l'usage de renfermer le saint Sacrement. Mais on doit au moins le mettre dans une espèce de petit tabemacte convenablement orné, et ne pas Texposer trop patemmeat.

lusse tt porte oiiferle jasqii'k ee que le Cél4bnBit tit mtmné le saiol Sacrement {OmuMii îbid. ; Mérati, îMd., 0. 16). ËBsiike il doit fermer h porte, dont il donne ki clef aa Sacristain ou au Cérémoiiiaîre {BaMryj ibid., n. 24; CosiaUi, ibid., n 7; JT^rdii, ibid.), se gardant bien de la remettre h des kifqiies, qaand même ils seraient revétos de dignité, ain de se eonformier amc diverses décisions de la S. Congrégation des Rites des 30 janvier 1610, 9 juillet 1655, ^ novembre 16S6f 13 septembre 1642, 15 mar» 1732, 7 décembre 1737^ et 11 décembre 1747.

Article nr.

Des fêpreÈ et du DépauUlettufnt deê Autels.

29. Dès qne lé très saint Sacrement est aîn» placé an repodoir, les Clercs qui en sont chaînés premient les flambeaux et le» ciei^es. Ceux du Chœur, après une courte prière, au signe dn Cérémoniaire, font tons ensemble la génnfleiion utroque genu an très saint Sacre* ment, et retournent an cborar, les plos dignes tes premœrs.

30. En arrivant au cbœur, chacun fait la génuflexion au milieu, se rend à sa place, et dit débout, k voh basse, le PaUr et YAve. Ensuite le premier du Chcfeur entonne d'une voix médiocre, sans chanter, la première antienne des Vêpres, qui se dteent more eoliio. Il entonne aussi l'antienne de Magnificat j le Mieerere, ei dît Toraison.

Nota, Pendant qu'on récite les Vêpres, les défies de l'autel du chœur doivent être allumés.

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