‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 103 sur 159 · S76 PART. IV, CHAP. VI, ART. IV · texte numérisé non relu

S76 PART. IV, CHAP. VI, ART. IV

cap. IV, n. 11 ; De Bralian^ p. m, G. ix, n. il), puis dit le psanme Deus, Deus tneus^ etc., ayant soin de le terminer parFantienne lorsque le Prêtre, ayant déponillé les autres autels, revient au grand autel ^

33. En dépouillant les autels, le Célébrant récite avec ses Ministres le même psaume mbmissa voce [Mémorial. Rit. tit. IV, cap. II, § IV, n. 2; Bauldry, ibîd., n. 3; Merati^ ibid., n. 17). Le dépouillement se fait en cette manière. Les Officiers sacrés ôtent d'abord la nappe de dessus, et ensuite les autres ; les Acolytes ôtent les parements, les cartons, le tapis, et les autres ornements de l'autel, n'y laissant que les cierges allumés sur les chandeliers et la croix [Castalài, ibid. ; Mercui. ibid.). Ensuite les Officiers sacrés descendent inpUmo, et, après que le Diacre et le Sons-Diacre ont fait conjointement avec les Acolytes la génuflexicm, tandis que le Célébrant fait l'inclination profonde, et après avoir fait au Chœur les saluts ordinaires, ils prennent leurs barrettes, et s'en vont unus post a/tum, les Acolytes marchant les premiers^ aux antres autels, qu'ils dépouillent de la même manière, ayant soin, en passant devant l'autel du sépulcre, de faire la génuflexion utro^ que genu {Merati^ ibid.)

Nota. Dans les églises où il y a un grand nombre d'autels, pendant que le Célébrant fait le dépouillement de l'autel principal, d'autres Prêtres en surplis et étole violette peuvent faire le dépouillement des autres, en récitant le même psaume {De Bralion, ibid., n. 14; Merati, ibid.).

t Si le sabt ciboire est m grand autel , un Prêtre en étole blanche avec Técharpe par- dessus, accompagné de deux Porte-Flambeaux» le transpoiie ou au reposoir ou en autre lieu convenable , immédiatement après les Vêpres et avant le dépouillement dudit autel. Ifais si le saint ciboire est à un totre autel, on peut le transporter même pendant les Vêpres.

DE l'office m JEUDI SAINT. 377

34. Le Célébrant, quand il a fini le dépouillement, revient au grand autel ' ; il attend que le Chœur ait répété l'antienne; puis, ayant fait les révérences convenables, il s'en retourne k la sacristie avec ses Ministres, et quitte les vêtements sacrés, more solito {Merati,

ibid.).

Nota. Pendant ces trois derniers jours de la Semaine sainte, on doit ôter l'eau bénite des bénitiers de l'église, ainsi que l'a déclaré la S. Congrégation des Rites, le 42 novembre 1831.

St^^ ARTICLE V, SUPPLÉMENTAIRE.

Du Lavement des Pieds.

35. Il faut préparer en lieu convenable et accoutumé un banc pour ceux à qui on doit laver les pieds. Le Sacristain prépare en outre sur la crédence le livre des évangiles ; une aiguière avec son bassin pour laver les mains dç rOi&ciant , et une serviette pour les essuyer; un linge propre dont il devra être ceint lorsqu'il fera la cérémonie du lavement des pieds, et quelques serviettes pour les essuyer lorsqu'ils seront lavés. On tient aussi proche de la crédence un grand vaisseau d'eau tempérée.

36. Les Officiers sacrés s'étant revêtus de Tamict et de l'aube, l'Officiant prend par-dessus une étole et une chape violette ; le Diacre , le manipule , l'étole et la dalmatique blanche ; le Sous- Diacre, le manipule et la tunique de même couleur {Caer. Ep., lib. n, cap. xxiv, n. 1)*; puis, précédés, à l'ordinaire, des autres

* Ceci est réglé dans le Memariale Rituum (tk. iv, cap. n, § iv, n. 6), qni ajoute que quand le psaume est fini et que l'ou a répété l'antienne, le Célébrait se met à genoux pour réciter Y Angélus, au signe qui en est donné par UD Clerc ayec la crécelle.

* Le Cérémomal des Évéques (Ibid.) dit que le Diacre et le Sous-Diaere, attendant TÉvéque lorsqu'il doit faire le lavement des pieds, sont rey^us des. Têtements sacrés, praeter manipulos; ce qui ne signifie pas quHIs ne portent

378 FAUT. V, duf, fl, A*t. V.

Mkiifllres, ite se rendeiit, la tdte dtomveitè, au Mea oA dMI se fiiire la cérémonie.

37. Apréd fttét donné leurs barrettes an C4réffi<miairo et atoir fait i Tautel la réTérenoe convenable , o'esMNlire le Diacre et le Sotia^Diacre la génuflexion, et TOfficiant rinclinatiOn profonde « tous trois montent à Tautel. L'Officiant le baise au milieu , et ses deux Ministres font en même temps une seconde génuflexion. Ensuite rOfficiant met de Tencens dans Tencensoir , et le bénit à Tordinaire {Caer, Ep., ibid., n. 5). Cela fait, le Sous-ï)iacre descend au tas des degrés ; et le Diacre , ayant reçu le livre dés évangiles des mains du Cérémoniaire , se met à genoux , et demande la bénédiction au Célébrant , en disant : Jubé , Domne , henedicere (Caer. Ep,^ ibid.). Le Prêtre la donne à l'ordinaire, en diâimt : Dominus iU in carde tuo, etc. Le Diacre va ensuite chanter l'évangile ; et dans cette circonstance on se comporte absolument comme à la Messe. Et après l'évangile le Sous-Diacre porte le livre à baiser au Célébrant , puis le Diacre l'encense more sôlUo ( Caer. Ep,, ibid., n. 6). Aussitôt commence le Uaniatum, ete. (Câer. Bp., ibid., n. 6).

38. Ensuite le Célébrant , après atoir Ëdt avec ses Ministres la févérencc convenable à la croix , va pef breviorem à la ban(iiiette , cA le Diacre et le Sous-Diacre l'aident à quitter sa chape, et ils quittent eux-mêmes leurs manipule^ (JUfefia^i, part, it, tit. nll, n. 21 ) ; puis ils l'aident à Se ceindre du liage préparé ft cette fin. En même temps les Acolytes , qui après l'évangile ont dû déposer leurs cierges sur la crtdence, prennent le grand bassin rempli d'eau et les serviettes, et tous s'approchent des douze à qui il faut laver

pas le mampule pour TévangUe, mais seulement qu*ils ne le prennent, comme de cèittutte, qu'après que FÉvéque est habillé. Qttôfqutf lé Prétf» dat» o6tte circonstance ne porte pas le mabipide, ses Ministres sont entlèrénent M»ilJâf cmm ponr h Messe (RtOf. Miss., ut in âié; Gavant, in IMt , litt. Et Merati, ibid., n. 19.) Quand c'est TÉvéque qui &it le lavement déS pMs, Il perte la mitre simple eo «mtre des ornemeots én«itérés daos cet iftide (Cdafe^^ iMé). On lui présenttfiut eoiMin peur «0 flHitrè k «MOttÉ m aëiu MlMto

DE L'OFFICE DU TeflDRËDI SAINT. ftt0

3d. Le Célébrant se met à genoux devani chacun, Itii Ift^e le pied droit, l'essuie avec les serviettes que le Diaere lui présente i droite, et le baise ensuite; le Sous-Diacre à gauche soutient le pied , tandis que le Célébrant le lave ; les Acolytes , de part et d'autre, ont soin de présenter l'eau et les linges ; le Cérémoniaire et le Thuriféraire les accompagnent pour recevoir les linges avec lesquels on a essuyé, et prendre garde que rien ne ffiàùque.

40. Le lavement des pieds achevé , l'Officiant va extfa cornu epistôloé , où il se lave les mains ; les Acolytes vefsent rëâti , et préeenfent la serviette pour les essuyer (Merfttt, iWd.^ n. 24). Ensuite ses Ministres l'aident à ôter le linge dont il était ceint ^ et à reprendre sa chape ; ils reprennent eux-mêmes leurs manipules, et les Acolytes leurs chandeUers. Ceux-ci vont se placer au pied de l'autel, l'un du côté de l'épître, l'autre du côté de l'évangile : les Officiers sacrés, ayant pris place au milieu d'eux, font les révérences convenables à la croix ; puis le Célébrant , étant monté a râuiel, va âti coin de l'épître avec le Diacfe et le Sous-Diacre, untis pùÈt alïum. Là il dît à haute voix Patet noster, puis leé versets et Tôraison du missel (Merati, ibid.). La cérémmrie ainsi terminée, les Officiers sacrés descendent devant le milieu de Faut&I, font la révérence convenable à la croix, reprennent leur» barrettes, et retournent à la sacristie.

CHAPITftE VII.

ou Vendredi saint.

ARTICLE I

De ce quHl faut préparer en èe jour.

1 . A la sacristie on préparera, dans le lieu ordinaire, des ornements noirs pour les O^ciers sacrés, savoir : deux chasubles pliées * pour le Diacre et le Sous-Dia-

* Dans les églises où Ton n'a pas l'usage des chasubles pliées. le Diacre et le Sous-Dlicfe festent âimplement en aube, le premier àvee Vékiê et le nu* nipole, le seooDd if eo k i

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