CHAPITRE X
De ta Proccflsloii de ta Fétc4ltea<.
i. Le Cérémoniaire aura soin de faire préparer à la sacristie la chape, Tétole, la ceinture, l'aube et l'amict pour le Célébrant; la dalmatique, l'étole, etc., pour le Diacre; la tunique, etc., pour le Sou&-Diacre, mais sans manipules; les chandeliers pour les Acolytes ; la croix de Procession; et, selon Tusàge des églises^ les vêtements pour les Prêtres qui doivent assister k la Procession, savoir : des chapes, des chasubles, des dalmatiques et des tuniques, mais sans étoles et sans manipules.
% Il faut préparer en lieu convenable le dais de la Procession, VambreUino^ deux encensoirs avec leurs navettes^ et, Outre les chandeliers des Acolytes, des flambeaux, et au moins quatre lanternes fermées, avec des lumières dedans.
3. Tout étant prêt, on sort de la sacristiç. Le Porte-» Croix, ayant k ses côtés les Acolytes qui portent leurs chandeliers, est précédé des Thuriféraires qui portent leurs encensoirs^ et suivi du Clergé marchant en ordre. Le Célébrant vient ensuite au milieu de ses deux Hinis-
* Ce chapitre, dans TAuteur, fut rarlicle u du chapitre des Vêpres en pr^ aence du saint Sacrement. Nous avons cru plus naturel de le placer ^lans oette quatrième partie. Notre Auteur suppose le cas où la Procession du très, saint Sacrement ne se fait pas immédiatement après la Messe, ainsi que cela est réglé dans le Rituel romain et dans le Cérémonial des Évèqnes (lib. n, cap. uxm, n. ib).
DE LA PROCESSION DE hk FÊTE-DIEU. 425
très qui portent les côtés de sa chape : on s'avance la tête couverte.
4. Lorsqu'ils sont en vue du saiât Sacrement (qu'on suppose déjà exposé^ ils se découvrent, et, en arrivant devant l'autet il font la génuflexion in piano k deuxge-» Doux^ avec inclination profonde; ils se relèvent et se mettent à genoux sur le dernier degré.
5. Au signe du Cérémoniaire, ils se lèvent. Le Gelé* brant met de Tencens dans Tencensoir more solito^ et il encense le très saint Sacrement. Le Diacre ou le Prêtre qui doit remplir cette fonction , ayant mis Fétole, descend l'ostensoir de son trône, le met sur le corporal, fait la génuflexion, se retire, et dépose son étole ^
6. Le Célébrant, ayant pris Técharpe sur ses épau* les, monte avec ses Ministres sur le bord du marchepied, et reçoit à genoux l'ostensoir des mains du Diacre. Il se relève, se tourne vers le peuple, ayant à ses côtés ses Ministres, qui relèvent les bords de sa chape. On entonne le Pange, lingua, et la Procession se met en marche par le chemin accoutumé.
7. Si le trajet k parcourir était long, le Prêtre pourrait s'arrêter dans quelque église, ou k quelque autel préparé convenablement sur le chemin. Gela peut se faire avec la permission de TOrdinaire^ pourvu que ce ne soit pas trop souvent, ainsi que le déclare le Gérémonial des Évêques (lib. ii, cap. xxxiii, n. 22). Il prescrit au Célébrant, après qu'il aura posé le très saint Sacrement sur Tautd, avant de se remettre en marche, de l'encenser moresolito^ et de chanter l'oraison Deus, qui nobis, etc. Et par le Célébrant on n'entend pas seulement parler
^ n est bien dair qae, si c*est le Diacre en fonction pour la cérémonie, il ne met ni ne dépose Fétole, puisqu'il en est revêtu sous la dalmatique.
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d'an Évéqne, ou d'un Dignitaire, mais encore d'un simple Prêtre, ainsi que le porte un décret de la S. Congrégation des Rites du iO juillet 1677.
8. Quoiqu'on ne puisse déduire ni du texte du Cérémonial des Évoques, ni d'une instance fidte k la S. Congrégation des Rites le 11 mai 1652, laqueUe prescrit d'observer ledit Cérémonial, qu'il soit permis de donner la bénédiction au peuple; néanmoins cela peut se Êdre, ainsi qu'on y est autorisé^ toutefois avec quelques résertes^ par la réponse h une autre instance du 16 mai 1744, et encore, de nos jours, le SS septembre 1810. C'est ce qui résulte clairement du décret qui suit : Juxtavolum : nimirum : non obêtant» deereto inserto in Ordim dm/ni Officii rmtandi^ vetustiësiman cansuêtudinem tolerari poêu, 00 iafMn modo^ ui saltmn servetur r$gukt CeremomalM, quod non ioties pausatio fiât et benedietio dargi^ iur quoties (Utaria oeouminl^ sed semd v$l it^rwn : et aitaria jper viam €xtru€ta sint deeenter omata^ et a probo caremoniarum perito prius auetoritate Episcopi vieitata.
9. Dans les circonstances où Ton a cette permission de rOrdinaire, lorsque les Ministres sacrés sont arrivés devant l'autel, le Diacre, s'étant mis à genoux, reçoit l'ostensoir des mains du Célébrant» le place more soUto sur l'autel ou sur le trAne préparé, fait la génuflexion, puis vase mettre à la droite du Célébrant. Celui ci quitte i'écbarpe^ les Chantres chantent le Tantum trgo, et le Célébrant encense k l'ordinaire.
10. On dit le verset Panem de Cœh^ avec àUeluiOy et l'oraison du saint Sacrement, avec la conclusion Qui vivi$ et régnas in saecula saecuhmm. Le Célébrant re^ prend i'écharpe, bénit le peuple à l'ordinaire^ et on con** tinuela Procession (Rituale rom.^de Process.; Bauldry, Ub. 11^ cap. XYi, art. m, n. 23).