‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 19 sur 159 · Quoiqu'il n'y ait pas précisément obligation de ré · texte numérisé non relu

Quoiqu'il n'y ait pas précisément obligation de ré

* CVsi dans l'Auteur la première partie de VExposhione délie sacre Cerimonie délia Messa privata.

* Les Rubriques du Missel obligent-elles sous peine de péché? L'Autenr a répondu à cette question, 1'^ part., chap. 1, quest 1.

* Ces Rubriques sont- elles obligatoires? On peut voir 'a réponse, l'«part , ch. 1, q. 5 et eh. ni. Voici, du reste, les termes de la Rubrique sur ces trois points duN. 1 : « Saeerdos celebraturus Missam, priBvia Coufessione sacramentali, > quando opus est,^ et saltem Matutino cum Laudibns absolnto, orationi ali- I quantutum vacet. t (Rub.t loc ci/)— Si le Prêtre se confesse, il le doit faire avant de prendre les ornements sacerdotaux

46 PART, n, TIT. 1, CHAP. I, ART. t.

citer les prières indiquées par l'Église pour la préparation à la Messe, c'est-à-dire l'antienne Ne reminiscaris avec les psaumes et les prières qui sont à la suite, cependant c'est une pratique louable de réciter les prières de l'Église de préférence à toute autre dévoiiopparticulièie. Au cas où le Prêtre veuille les réciter, il devra faire attention qu'aux doubles on dit en entier l'antienne avant le psaume, et que d ns le temps pascal on y ajoute alleluid.

5. Il ne manquera pas de diriger ses intentions par la pieuse prière. Ego volo Missam celehrare *. Outre l'avantage des indulgences à gagner, en la récitant, il peut convenablement faire non-seulement le Mémento général des vivants et des morts, mais encore l'application individuelle du Sacrifice en faveur des personnes pour lesquelles il doit l'offrir *.

i. La préparation feiie, il prend le Missel, prévoit la Messe et les oraisons à dire, et dispose les signets en lieux propres (Ruhr., ibid., tit. i, n. 1) pour ne pas se tromper ou ne pas être trop long k l'autel. La Messe, en règle générale, doit toujours concorder avec l'Office. Ainsi donc, lorsqu'un Prêtre célèbre dans une église où l'on fait un Office différent de celui qu'il récite lui-même, si le rit et la couleur sont les mêmes, il dira la Messe en rapport avec son bréviaire; mais si le rit ou la couleur ne sont pas les mêmes, il dira la Messe coniorme à l'Office qui se célèbre dans l'église Si cependant ce der-

* L'Auteur a un excellent chapitre sur les intentions de Messes, Vapplication des fruits du saint Sacrifice, les honoraires, U» part., ch»p vi.

* f PotPst Celebrans, anle Missara, in animo proponere sibi omnes illos tam » vivos quam defunclos, pro quibus in ipsa Missa orare intendit, et hoc loco ■ (cum mira Missara dicit Mémento) wiao conlextu ipsorum... coinmemoratio- > nemagere, pro (juibus ante Missam orare propotutt in Mioa. • (Rubr. part, n, ikit ym, n. ^.)

nier OfTioe n'est que du rit semi-double, tandis que luimême fait celui d'un double, il doit, s'il le peut facilement, dira la Messe couforme à son bréviaire : ainsi l'a déclaré la S. Congrégation des Rites, le 12 novembre 1851 ^

5. Il se lave ensuite les mains, en disant l'oraison prescrite, Da, Domine (Ruhr., ibid.).

6. Puis il prépare le calice, prenant garde que l'hostie soit bien entière, ronde et sans parcelles (Rubr., ibid.)*; que la bourse renfermant le corporal, ainsi que l'enjoint la Rubrique, soit tournée l'ouverture du côté du Célébrant; que la partie du voile qui est du même côté soil repliée sur la bourse ' ; et enfin qu'il n'y ait sur le calice ni mouchoir ni autre chose, ainsi que le défend un décret de la S. Congrégation, du l®"" septembre 1703*.

* Dans un Oratoire privé on dit toujours la Messe conformément à son Office, (Même décret.)

* Pour que Thostie soit sans parcelles, on conseille de passer doucement autour le pouce et l'index pour faire tomber cel'es qui voudraient se détacher. La Rubrique porle : Leviter extergit, si opus est^ a fragmentis.

' ^n Italie, le calice couvert du voile présente un autre aspect qu'en France. Cela vient de ce qui? la pale et le voile sont faits d'une manière différente, La paie est une double toile empesée, coupée en carré, sans carton, ayant peu de consistance, et ne dépassant guère par ses côtés les bords de la patène Le voile est lui-mèrae tiès flexiblf , et ne porte pas généralement, comme le nôtre, de croix sur le devant Le Prêtre qui prépare son calice, après avoir recouvert le pain sur la patène avec la pale, place le voile par-dessus, de telle sorte qu'il retombe également de toutes parts. La pale n'offrant aucune résistance à la pression du voile, la patène donne à l'ensemble sa forme ronde, bien différente de celle que présente le calice avec l'appareil des églises de France. Mais, le voile tombant même par le côté où il faut prendre le calicn, il devient nécessaire, pour porter celui-ci, que le Prêtre relève le voile par la partie qui est de son côté, et le replia snr la bourse. — L'Auteur n'a pas parlé du purificatoire que Ton met immédiatement sur le calice, et qui doit toujours être propre, super ejus (nalicis) os ponit purifieatorium mundum (Rub., p. il, tit. I. n. 1).

^ Noos avons aussi sur ce sujet et dans le même sens une décision toute récente do 5 octobre 1851 .

7. S'approchant des yêlements sacrés, il met de côté la barrelle, qu'il ne place jamais sur le calice ni sur le Missel ; el s'il veul faire le signe de la croix, il ne le fera point avec lamict, mais avant de le prendre *.

8. Il prend Tamict par les extrémités avec les deux mains, el le baise avec respect à l'endroit de la croix, que Ton suppose élre toujours au milieu. Il doit y en avoir une, selon que le prescrit le Cérémonial des Èvêques (lib. i, cap ix, n. 1); mais s'il n'y en avait point, on ne la tracerait pas avec le pouce, comme quelques uns l'enseignent ; car cela est contraire à la Rubrique (part. II, tit. IV, n. 1). Il porte l'amict sur sa tète en faisant tourner la main droite sur la gauche, l'y étend en disant : Impone, Domine, etc. *. Puis, en continuant la prière, il le fait descendre autour do son cou , en couvre le collet, le croise sur sa poitrine en meltant la partie droite sur la partie gauche, et, ayant fait passer les cordons par derrière, il les réunit et les lie sur la poitrine (Ruhr., ibid., n. 3).

9. Pour meure l'aube, il fait d'abord passer la tête, puis le bras droit, et enfin le bras gauche : il la fait descendre jusqu'aux pieds, se l'ajuste convenablement , ayant soin qu'elle tombe également de tous côlés jusqu'à environ un doigt de terre , et disant en même temps : Dealba me. Domine, etc. (Ruhr., ibid.).

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