‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 31 sur 159 · Pour la bénédiction, ayant dit Benedicat voi · texte numérisé non relu

Pour la bénédiction, ayant dit Benedicat voi

136 PART, n, TIT. I, CQÂP. VIII.

omnipotent Deu$, il fait rinclinatioa à la croix ; puis il se tourne vers le Prélat, lui Tait uoe incliDatioa profonde comme pour lui demander la permission de bénir, et donne la bénédiction sur les assistants du côlé où n'est pas le PrélaS en disant : Pater^ et Filim^ et Spiritus 9Qnctm{Bi4br.^ ibid., tit, xii, n. 3), Si celui-ci est au milieu, la bénédiction se donne sur |^ côté de Tévangile.

10. Après le dernier Évangile, le Prêtre se retourne de ^ place vers le Prélat, sans aller an milieu de l'autel, çt le salue d'une inclination profonde (Rabr.^ ibid., n. 5;, Il pe sort de 1^ qu'après que le Prélat est parti,

41 , Si le prélat restait, le Prêtre s'en irait au milieu de l'autel, prendrait le calice^ descendrait au bas des degrés^ ferait une inclination profonde, d'abord à la croix, pui$^ au Prélat, ensqite, prenant sa barrette et se couvrspt, il p'eq irait se désbabUler ^

et;:^ cHApiTRiivm,

Be la Metse privée célébrée par l*ÉTé4ae.

1. Il convient epie TÉvéque qui doit célébrer la Messe se revête des ornements sacrés, non pas à la sacristie, mais à Tautel, où l'on a dû les disposer à l'avance (Caer, Ep,y cap. xix, n. 1).

* lionque des Prélats sont hors do lieu de leiir juridiction, on leur donne ifUlemunt baiser l'instrument de paix ; on les sa1\ie aussi en filant à Tautel et en revenant, et même, selon l'avis de quelques-uns, apràs le dernier Evangile Pour le reste, on agit comme s'ils n'étaient pas présents. Lorsqu'on fNPioce séculier de grande considération e*t présent pendant U Messe, on observe )m mêmes choses que pour les grands Prélats, k l'eiceptioR de ee qui toit : 1* au Çonfiteor on <|H ^ Tordinaire Vobis, fratru,* vo$ fratre$^ s^ua leur foire aucune Inclination; V après TEvangile on leur donne k baiser le Missel, ■nie non pas celui de Tautel, qne le Célébrant doit baiser seul ; on leur en présente un autre préparé à celte fin ; 3* enfin, le Prêtre ne tineKne pat Ters ^ ^ï9f^ te bév^Oûw, et il U donne «or eux-méiiies. (Note 4e VAnêeur )

9E U MESSE BASSE* iS?

2. On devra donc avoir soin de faire prépara* devant le milieu de cet autel, à distance convenable, un prie-Dieu, sur lequel (e Prélat pourra faire sa préparation et son action de grftces ^

3. Les ornements à préparer sur Tautel sont : la chasuble et Tétole de la couleur du jour, la croix pectorale, la ceinture, l'aube et Tauiict. On met le manipule à part, soit sur Tautel, soit sur la crédence dont i^ous allons parler.

4. C»îtte crédence, que le Cérémonial des Évêques caractérise par le mot de mensula^ doit être couverte d'une nappe. On dispose dessus le calice tout préparé pour la Messe et le manipule, si on oe Ta pas mis sur Tautel ; les burettes, l'aiguiére avee sa cuvette ^ t une serviette.

5. Quoique deux cierges suffisent à la rigueur {Caer, Ep. ib , ïï- 4), il est très tonvenable, surtout si TEvéque doit célébrer dans une église publique, que Ton en allume au moins quatre.

6. U est également de grande convepance que cette Messe ue soit pas seulement servie par de simples Clercs, mais en outre par un Prêtre. Le Cérémonial des Evêques en désire même plusieurs, n s'exprime ainsi : Yalde coinveniens esset ui duos saltm CapeU knos, cûtlis mtmdis indutos, npud se ministrantes fuiberet (Epi^û9ptt$, ibid ) *.

7. Le moment venu, rÉvéque se lave les mains prés de son prie-Dieu Les Prêtres qui l'assistent reçoivent son anneau et le remettent à son doigt; ils lui présentent aussi la serviette pour essuyer ses mains.

8. L'Évêque s'étant immédistemisilt rendu 9u pied da Tautel» les Prêtres assistants lui présentent successivement les ornements sacrés avec les révérences et les baisers convenables : d'abor d Tamict, que TÉvêque met par-dessus le rochet (Ruhr , part ii, tit î, n. t ); epsuite l'aube, puis la ceinture La ceinture étant attî^chée et rau])e coQTepblement fixée, ils lui dpnnent ^ hm^T la croix

* Si l'on isit ^ VV'Véfuae Tngrée, pp disposer» spr sm pri^-Di^a W) Um\ eiivari % rendrait 4ss prièfe» (te k prépgrqtioQ.

^ NmisavoQs vnsoavefit 1^8 Prêtres qui s^lstent l*ÉvéqtiQ ^ la Me^se liasse ae servir Ile VM^ Notii n'ayops prouvé pi d»s la Q^mM al diMules Auteurs aocun texte qui jusUÛftt cMt* pnttflue.

128 PAET. If, TIT. I, CHAP. VIII.

pectorale, etTaident àTadapter sur sa poitrine (Ruhr., ih., n. 4)*. Ils lui présentent également l'étole à baiser et la lui mettent sur le cou, prenant soin de la faire passer sous le portant de la croix. L'Evoque ne croise pas 1 étole {Ruhr. y ib.). Enfin ils Taident à se revêtir de la chasuble.

9 L'Evéque dit ensuite la prière du manipule, qu'il ne pourrait pas dire dans le moment où Ton devra le lui mettre au bras {Caer., II, cap VIII, n. 9).

10. Quand la chasuble n*estplus sur Tautel, un de ceux qui assistent rÊvéque va prendre le calice à la crédence, et le place de la même manière que pour les Messes dites par un simple Prêtre*. Celui qui doit assister TÉvéque à sa gauche a soin de prendre le manipule, pour se tenir prêt à l'attacher au bras du Prélat.

11 . Les Prêtres qui assistent l'Évêque n'étant pas sacris induti, sont soumis à la règle générale, et doivent être à genoux pour répondre au commencement de la Messe, conformément à ce que porte la Rubrique (Ibid., tit. ii, n. 6).

*■ Si VÉvéque devait dire une Messe de Requiem, on lui présenterait le manipule à baiser, et on rattacherait à son bras avant de lui présenter la croix.

* N(»us croyons qu'on pourrait hisser le calice sur la crédence jusqu'à ÏOfftrtoire, et Ty reporter immédiateaieni après la communion. Catalan le dit positivement pour le temps qui suit la communion (Comment., n. 5) Notre Auteur, également dms le chapitre de la Messe chantée avec deux Acolytes seulement, donne pour règle de port r le &tlice sur la crédence après la communion Enfin, on trouve cette même règle dans le Memoriale Rituum pour la Messe célébrée ddns tes petites églises le jour de la PurificMtion, le dimanche des Rameaux, etc. Du Molin enseigne positivement qu'il faut placer d*abord le calice à la crédence et Ty laisser jusqu'à TOffertoire. De plus, il fait verser l'eau et le vin dans le calice par le Chapelain , ce qui semble contraire au Cérémonial des Évéqiies, où les [fonctions des Chapelains sont ainsi décrites : a Capellani servient ei in Missa, in respondendo, in transferendo librum ab » uno latere altaris ad aliud , cooperiendo et discooperiendo calicem cum opns • fuerit, in porrigendo mantili cum lavât manus, in ministrando ampullas, et > in caeteris omnibus faeiendis usque ad finem Missœ necessariis (lih, i, cap. XXIX, n. 5). Le Cérémonial indique tout ce qu'il y a de particulier à l'Évêque; il ne dit rien sur le point en question, et à la fin du chapitre il ajoute : Caetera » omnia Episcopus celebrans servat, prout aiii sacerdoies observare consuevea runt nempe juxta nibricas MissaÛt. •

DE LA MESSE BASSE. i29

12. AfTès Indulgentiam (Rubr., ib., n. 10), le Prêtre ou les deux Prêtres qui répondent de chaque côté de l*Évéque se lèvent, et celui qui est à gaucUe lui présente, avec les cérémonies ordinaires, le manipule à baiser et le lui attache au bras.

13. Ils l'assistent pendant toute la Messe, se tenant à portée pour répondre, tourner les feuillets du li\Te, indiquer de la main ce qu'il feut dire, couvrir et découvrir le calice, servir les burettes, recevoir et lui remettre son anneau, présenter la serviette lorsqu'on lui donne à laver, et tout ce qui est du service de l'autel (Caerem. Ep., lib i, cap. xxix^ n. 5).

14. Lorsqu'ils sont deux pour remplir ces offices, et que l'Évêque est au milieu de l'autel, ils se tiennent l'un à sa droite et l'autre à sa gauche. Mais si l'Évéque est au côté de Tépître, ils se tiennent tous les deux à sa droite, et, s'il est au côté de l'évangile , tous les deux à sa gauche, de telle sorte que l'Évéque soit toujours le plus près du milieu de Tautel '.

15. Le Cérémonial des Évêques recommande que, pour la consécration, on apporte deux flambeaux, que l'on ne devra éteindre qu'après la communion {Ibid., n 6 et 7).

16. Après l'ablution des doigts, l'Évéque se lave les mains comme après TOfferloire : Et semper in lotione, dit le Cérémo^ nid (ibid., n. 10), familiaris aliquiê ministrat aquam in pelvim^ Capellani vero maïUile.

17. A la fin de la Messe, l'Évéque donne la bénédiction more épiseopali^ en disant : Sit nomen, etc., et faisant trois signes de croix (Rubr., tit. xiii, n: 8), mais sans la crosse et sans la mitre.

18. Immédiatement après le dernier Évangile, les assistants de l'Évéque, ayant porté le calice à la crédence, s'il n'y a été transféré immédiatement après les ablutions, aident le Prélat i quitter les ornements sacrés, qu'ils déposent au milieu de l'autel, au même lieu où ils avaient été préparés avant la Messe.

' U en est ainsi dans tous le^ cas semblables, que rOfficiantsoit un Évéque OQ un dimple Prélre 1 n'y a d'exception que quand cet Officiant est en cha^e ; car alors ses Ministres sont toujours à chaque côté de lui. Nous pensons qu'en tf dernier cas l'intention de la Rubrique est de mettre les Ministres en posi** tion de toujours soutenir et porter ao besoin U chape de l'Officiant.

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