‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 33 sur 159 · DE LA TENUE AU GUOEUR · texte numérisé non relu

DE LA TENUE AU GUOEUR

agimu$ tibi Jmi Christe Suscipe deprecatianem

noêtram; pendant le Credo, a celles-ci : Jesum Chr%9'

tum Simtdadoratur; pendant la préfacera Grattas

agamw Domino Deo nostro. Toutes ces inclinations sont de tête seulement. On s'incline profondément pour recevoir la bénédiction du Célébrant k la fin delà Messe.

8. Quand c'est le temps de chanter, tons doivent chanter, mais en s'accordant bien, sans élever ou baisser la voix les uns plus que les autres. Et lorsque quelqu'un ne peut pas accorder sa voi!i au ton du Ghœur^ il vaudrait mieux qu'il se tût que de détonner. On doit aussi prendre garde d'aller plus vite ou plus lentement que les autres, et faire en sorte de former avec eux un ensemble parfait, tant pour la prononciation des mots que pour la justesse de la note. Il faut donc écouter attentivement ceux avec qui l'on chante, afîn de se tenir toujours d'accord avec eux.

QP^ 9- Tout le Clergé fait le signe de la croix à la fin du G/oria in excelsis^ lorsqu'on chante au Chœur les paroles In Gloria Dei Patris; à la fin du Credo, à celles Et vitam venturi saeculi; et à la fin du Sandus à Benedictm qui venit, etc. (S. Cong. des Rites, 3 octobre 185^1 )

10. Au mot wofrisdes trois Agnus Dei, tout le Clergé se frappe la poitrine (décret du même jour).

11. Quand le Sous-Diacre porte la paix au premier du Chœur, celui-ci lui fait d'abord une inclination de tête; puis, mettant les mains sous les coudes du Sous-Diacre, en même temps que le Sous-Diacre met les siennes sur les épaules de celui à qui il porte la paix S ils approchent mutuellement la joue gauche; le Sous-Diacre dit : Pax tecum; celui qui reçoit la paix répond : Et cum spi-^

' n y a exception quand il s*agit d'un Prélat : celui qui lui donne la paix ne net point les mains sur ses épaules.

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fitu tuo, fait de nouveau ane iDclioation an Soas-Oiacre, puis, se tournant vers son voisin, il lui donne la paii de la même manière qu'il Fa reçue ; cet autre la donne également h son tour h un troisième, etc.

12. Ceux qui sont au chœur doivent toujours s*y tenir dans le silence, avec modestie et recueillement, se gardant bien de tout ce qui pourrait marquer de la légèreté ou quelque défaut de respect, comme il arriverait si on lisait des lettres, si l'on causait ensemble, s! l'on s'offrait du tabac l'un & l'autre *, si l'on avait les yeux peu retenus et qu'on les tournât de tous côtés* si l*on se croisait les jambes, si l'on se tenait couché sur son siège, etc. Puisque le Concile de Trente veut que tous les Ecclésiastiques montrent une gravité religieuse dans toutes leurs actions, même sur les places publiques et dans les rues, NU, ntsi grave, moderatum, ac religtone plénum prae se ferant, ils doivent comprendre combien ces recommandations leur sont plus applicables quand ils sont au chœur pour le service actuel et direct de la divine Majesté,

' Urbain Vlli (Btûl. Gam Ecclesia, 30 januar. 16 il) a intendit «ont Qsage 4ii tibao diBs les églises da diocèse de Sé ville; il l'a même défendu sous peine d'excommunication ipso facto aux Prêtres de ce diocèse lorsqu'ils célèbrent le saint Sacrifice Deux Conciles tenus, Tun à Lima et l'autre k Mexico, et qui ont été tons deux approuvés k Rome, ont défendu très sévèrement d'en pren<ire IV9Ht la Messe. Il faut avouer que ces sévères prohibitions n*ont pas été faites seulement à cause des inconvénients qu'offre en lui-même l'usage du tabac, mais encore à raison de ce qu'avait d'odieux et de choquant une pratique qui était smioot celte des soldats ou de gens trop peu honorables. Aujourd'hui ces taisons n'ont plus la même force, et les ordonnances en question ne font pas loi pour nous ; néanmoins il est bon de se les rappeler pour régler sagement sa conduite spr ce point. On doit au moins sentir combien il serait inconvenant que le tabac devînt un lien de politesse frivole et mondaine, d^ns un temps et un lieu où l'on parle à Dieu au nom de TÉglise, et où Ton doit éviter avec le phis grand soin tout ce qui peut disJraire de ce gr^ve et sérieux exercice, et présenter aux tidèles un siiget de mauvaise édification.

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ARTICLE m.

Dtgpoittims intérieures pour bien asàister au Chœur.

H. Intention pure. Il faut apporter au chœur Tintention droite de faire cel acte de religion uniquement pour la gloire de Dieu, sans intérêt personnel, sans vaine complaisance. On ferait preuve d'être mû par ces indignes motifs, si Ton venait au chœur volontiers quand il y a quelque émolument, et qu'on s'en absentât facilement lorsqu'il n'y en a pas ; si Ton faisait bien son Office lorsqu'on est vu des hommes, et qu'on le fît d'une manière défectueuse lorsqu'on n'en est pas observé.

12. Prévoyance de ce qu'on doit faire. Elle est nécessaire pour prévenir les inadvertances qui donnent lieu k beaucoup de fautes. Avant donc d'aller au chœur, il faut prévoira l'avance son Office, lire les instructions qui le concernent, ou se les remettre k l'esprit par un instant de recueillement sérieux, et méfoe dans le chœur, lorsqu'on n'est pas occupé, lorsqu'on est assis par exemple, se dire : Aprèi ceci j'aurai à faire ce/a, et cela m fait de telle ei telkmaniére Par ce moyen^ rien ne sera imprévu, et toutes choses se feront bien.

15. Attentimi. Il faut avoir l'esprit sérieusement appliqué k ce qui se fait, et ue pas s'occuper de pensées étrangères, qui, même en les supposant bonnes de leur nature, en cette circonstance ne viennent pas de Dieu, mais d'un principe mauvais, puisqu'elles tendent k nous distraire du bien qui doit se faire actuellement. Ce qui Tient bien en aide pour maintenir cette attention, c'est la présence de Dieu et le soin d'accompagner de l'esprit ce qui se dit ou ce qui se fait, en tâchant de comprendre le sens des paroles et de conformer les affections de son ooeur aui soatioieiits qu'exprimait les parcrfes^ cm-

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formément au bel enseignement que nous donne saint Augustin dans sa glose sur le psaume 10 : Si orat pscUmtu, orale; et si gémit ^ gemite; et si timet^ timete. Omnia enim^ qtiae hic canscripta sunt^ spéculum nostrum mnt. Et ce que saint Augustin nous dit qu'il faut faire en chantant les psaumes, nous devons le pratiquer dans tout ce que Ton récite ou ce que l'on chante, soit k la Messe, soit en tout autre OiBce.

14. Dévotion. Elle a pour effet de nous donner le goût intérieur des saints exercices de la religion : ils en manquent certainement, ceux qui s'en acquittent négligemment et avec ennui; c'est sur eux que tombe cet anathéme de Dieu : Maledictus homo qui facit opus Dei fraudulenter.

ARTICLE rv.

De VOràrt qu*%l faut garder pour la sainte Communion,

15» Après que la paix est distribuée ^ tous ceux du Chœur, ceux qui doivent communier, laissant leur barrette> s'en vont au milieu deux à deux, les mains jointes, se mettent à genoux, s'inclinent pendant le Confiteor, se frappent la poitrine, etc. Les Ministres sacrés, parati, qui assistent le Célébrant, se présentent les premiers k la communion, ainsi que les autres Prêtres, s'il y en a <. Ceux-ci portent l'étole de la couleur du jour; et s'ils sont Prélats, ils la portent sur la mozette ou la mantelêtta ; ensuite viennent les Acolytes *. En même

^ L*Anteur suppose que les Ministres sacrés sont Prêtres, puisqu'il ajoute : ainsi que les autres Prêtres; mais lors même qu*ils ne seraient pas revêtus de ce caractère, nous croyons quMls devraient encore recevoir la communion les premiers, ratione parameniorum (16 mars 1700).

* Sous cette dénomination, on comprend tous les Clercs qui servent è Tantel. On veut qolls reçoivent la communion avant ceux du Chœur. Un décret

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temps que ceux-ci descendent des deux côtés, de Faute], les deux Clercs qui doivent comnninier immédiatement après eux montent aussitôt au milieu d'eux, ayant auparavant fait la génuflexion in piano ; et quand ils sont descendus, ils font de même la génuflexion très posément, en ligne droite avec les deux qui suivent, ceux-ci toujours au milieu, et ceux qui suivent font de même*. Tous reçoivent la communion çur le bord du marchepied. Après, chacun s'en retourne à sa place du chœur, où, tout en arrivant, il prend la position du reste du Clergé.

Les laïques, s'il y en a pour la communion, la recevront à genoux k la balustrade du choeur^ ou sur le pavé an pied de Fautel; et, en ce dernier cas, on descend sur

de la S. Congrégation des Rites, quoique donné pour des circonstances partîcnlières, semble, en effet, prescrire cette pratique : In casu praedicto Minu~ trum Sacrifient non ratione praeeminentiae, sed mtnis/ertt, praeferenrdum es9e caeteris quamvis dignioribus (die 13 jul. 1658). Les chapieis, toutefob, feraient exception, et recevraient la communion avant les Ministres non parati.

* H est important de bien comprendre celte cérémonie, pour ne pas trop pro« loDger la communion du Clergé lorsqu'il est nomtireux. Aussitôt donc que deux Clercs ont communié et qu'ils se lèvent pour descendre, les deux premiers arrivés an bas de Tautel, et qui doivent déjà avoir fait la génuflexion, montent au milieu d*eux et prennent leurs places tout de suite, tandis que les deux qui suivent s'approchent de Tautel et font la génuflexion en même temps que ceux qoi descendent. Ainsi on fait la génuflexion quatre à quatre, en même temps que deux reçoivent la conununion, ce qui fait que le Célébrant la distribue sans interruption. L'Auteur ne dit pas à quel moment ceux qui se présentent à la communion se lèvent, puisqu'ils sont tous à genoux et inclinés pendant le Con- Mtor, Le texte semble indiquer qu'ils se lèvent deux à deux, au fur et à mesure que cela devient nécessaire pour se présenter au pied de l'autel et y faire la génuÛexioD avec les deux qui en descendent après avoir communié. Cepen- (lant, pour plus de facilité et d'uniformité, nous pensons que le Cérémoniaire peut f^re lever tout le monde en même temps. 11 le faut même pour qu'il n'y ait pas d'interruption.

!4î PART, n, TIT, II, CIIAP. I, ART. V.

le dernier degré pour la leur donner : ce que Fbn fait en commençant toujours par le côté de Tépltre.

16. On observe le même ordre lorsqu'on va recevoir les cierges bénits, les cendres, les rameaux, baiser les ointes reliques, et en autres circonstances semblables : alors chacun porte à la main sa barrette, et personne ne garde de calotte sur la tête; on baise d'abord le cierge ou lo rameau bénit, ensuite la main de celui qui le donne.

ARTICLE V

De la Sortie du Chœur.

i7. Personne ne doit sortir du chœur sans nécessité; et, lorsqu'elle se rencontre, celui qui en sort se rend d'abord au milieu, où il fait la génuflexion; puis il salue le Chœur, d'abord du côté de l'évangile, et ensuite du côté de l'épitre, k moins que le Célébrant ne soit du côté de l'épitre ; car alors on devrait commencer par saluer ee côté, et Gnir par celui de l'évangile ^ De même, celui

* L*ordre è suivre , dans le salut qu'il faut faire en sortant du chœur comme en y entrant, dép< nd de la disposition du chœur et des régies établies relativf'ment k celui des deux côtés qui doit être considéré comme le plus digne et salué le premier. Dans les églises paroissiales, on regarde comuie le côté le plus digne ce'ui où est p^acé le Curé. Dans beaucoup de caihcdrales et de collégiales, c*est le côié du Chanoine de semaine ; et alors, en règle générale, chacun des côtés est allcrnativ»n)ent le premier. Un grand nombre de décrets de la S. Congrégation des Rites ont approuvé et comme consacré cette disposition. Dans les lieux où elle est adoptée, il est bon d*avoir ce qu*on appelle la Table du Chorus : c*est une inscription de ce mot chorus, que Von place chaque semaine au côté qui est regardé comme le premier. C'est de ce côté que Ton bit d*abord les saints , les encensements , etc. Quant k ce que dit PÂuteur, que , lorsqu*on sort du chœur, il faut d'abord aller au milieu et foire la génuflexion , cela dépend encore des dispositions des lieux : si , par exemple, on doit venir k Vaulel, passer devait ou auprès, on salue le Chœur seulement lorsqu'on est des- endu de sa stalle, et on réserve la révérence convenable a l'autel pour le moment où on s'en approchera. Mais si le chœur était

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qui enirerait rOfQce étant commencé, après s*étre mis à genoux el avoir fait une petite prière, devrait Taire la génuflexion et saluer le Chœur comme nous venons de le dire *.

Nota. II y a des moments de la Messe oii l'on ne doit ni entrer au Chœur ni en sortir, savoir : depuis le commencement de la Messe, jusqu'à ce que le Prêtre monte à Tautel; pendant qu'on chante les oraisons^ le Gloria Patri, les versets El %ncamatu$ uL... Fent, êoncU Spù^ rituf... Adjumno$, Si quelqu'un se trouvait alors an milieu du Chœur, il devrait s'arrêter et se mettre h ge* noux ou se tenir debout, en même position aue le Chœur; si c'i^st au commencement de la Messe, if doit rester à genoux jusqu'à ce que le Prêtre monte à l'autel.

18. Lorsque l'Office est terminé, les Acoly'es étant sortis du Chœur, les deux qui occup 'nt la dernière place, l'un du côté de l'évangile, l'autre du edté de l'épitre, s'en vont aussitôt directement se rejoindre au milieu, font la génuflexion au même endroit, et, s'étant retournés, se mettent à la suite des Acolytes ; tous les autres font de même successivement, et Ton s'en retourne h la sacristie comme l'on est venu ^ En arrivant, ils se partagent l'un d'un côté, lauire de l'autre, et forment ainsi commç une aile de chaque côté. Lorsque le Célébrant est arrivé

partout disposé conformément aux règles du Céri^monial des Evêquei at comme nous le dirons plus tard , la plupart des difficultés relalives aux saliits disparaîtraient.

* Il arrive quelquefois qu*è raison delà disposition des lieux, on doit saluée le Choeur avant TÂutel {Caerem. Ep, lib. i cap. iviii, d. 13).

* De même qu'on peut entrer au chœur isolément et sans cérémonie anal l'arrîTée du Célébrant et des Ministres sacrés , ainsi on peut en sortir da ||^ même manière après qu'ils ont quitté l'autel , et sont eux-mêmes sortis Alors on a seulement soin, en quittant le chœur, de foire è Tautel la révérence convenaUe.

il les salue tous d'une inclination de téte^ h laquelle chacun répond par une autre salutation ; ensuite tous quittent leurs habits de chœur avec modestie et gravité, et en silence*

gf:;^^ ARTICLE VI SUPPLÉMENTAIRE.

Des Chantres et des Chapiers.

19. C'est un très grand abus dans beaucoup d'églises de France de revêtir de chapes des chantres laïques. Le Cérémonial suppose toujours que les Chapiers sont Ecclésiastiques. Aucune Rubrique na prescrit la chape, si ce n'est pour l'Officiant, le Prêtre assistant, et quelques Officiers sacrés comme le Prêtre assistant. Le Cérémonial des Évêques concède cet habillement aux Dignitaires, Chanoines, etc. Il vaudrait donc beaucoup mieux célébrer l'Office divin sans Chapiers, que de profaner en quelque sorte un vêtement essentiellement ecclésiastique, en le faisant porter à des hommes qui n'ont pas le droit de s'en revêtir, et dont la conduite et la tenue contrastent trop souvent avec les fonctions saintes qu'on leur fait remplir sous un habit sacré. C'est, en France, un préjugé de croire que les Offices sont plus majestueux, parce qu'on s'est procuré par ce moyen des chapes au milieu du choeur. Et lors même que cet appareil extérieur produirait, sous ce rapport, l'effet qu'on prétend, avant tout, il faut garder les règles de l'Église, qui jamais, n'ont supposé un pareil usage, ou plutôt un semblable abus de la chape.

'20. A Rome, il n'y a pas, comme dans la plupart des églises de France, des Chapiers pour la Messe *, même solennelle, mais seulement pour les Vêpres. Le Cérémonial des Evêques, après avoir parlé du Célébrant, du Diacre et du Sous-Diacre, ajoute expressément : Necalii praeteripsos erunt parait (lib. i, cap. xv, n, 13). Cependant nous n'oserions pas dire que l'usage bien établi de revêtir de chapes des Ecclésiastiques pour chanter la Messe est entièrement réprouvé ; on pourrait peut-être même s'appuyer d'un décret

* La S. Congrégation , récemment consultée sur la question des Chapiers à la Messe^ a répondu non esse in usu (3 octobre 1851).

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