DE LA TENUE AU CHOEUR
delà S. Congrégatîoa des Rites du 13 mars 1700, pour soutenir qa*il est implicitement toléré; mais nous sommes en droit d'afSrmer ({a'ils ne doivent point se promener, et ne peuvent annoncer au Céiébrant le Gloria ni le Credo, d'après une déclaration de ladite Congrégation, du 31 juillet 1663.
21. Les Chapiers doivent être aspergés et encensés, et recevoir la paix après tous les Chanoines, mais avant le reste du Clergé. Ainsi l'a décidé la sainte Congrégation des Rites, le 30 août 1662. Mais ils sont encensés, comme les Chanoines, de deux coups , et. dans les processions ou auU*es cérémonies, ils ont le pas même sur les Chanoines, à moins que ceux-ci ne soient également revêtus de chapes (Déer. delà S. Congrég, des Rites, 13 mars 1700).
22. Si les Chapiers, ainsi que cela est convenable quand il n*y a pas de raison pour agir autrement, viennent au chœur avec les Officiers sacrés, ils précédent immédiatement le Sous-Diacre. En arrivant, ils font la génuflexion, puis saluent les OfGciers sacrés, ou s'entre-salueni s'ils sont seuls, et se rendent à leurs places, chacmi par son côté, après toutefois avoir salué le Chœur en lieu convenable, selon la disposition des égUses ^
23. Lorsque le Célébrant commence la Messe, les Chantres, ayant fait le signe de la croix, entonnent Tintroït, après lequel ils chantent la moitié du verset du psaume, le Gloria Patri, etc., et reprennent le commencement de Tintroït. Ils commencent le Kyrie, le graduel, Y Alléluia ou le trait, Toffertoire, le Sanctus, le Benedidus *, YAgnus Dei, la communion. Ik continuent aussi le Glo-
' Il est k remarquer que, lorsque des Chapiers ou d'autres, marchant en> semble, doivent saluer, par exemple, Tautel ou le Chœur, et se séparer ensuite, ib saluent d'abord soit l'autei, soit le Chœur, et s'entre-salueat ensuite avant de se séparer.
* Le Cérémonial de» Évéques (li^- '> ^P ^'"i n. 70 et 71) dit en principe géoéral qu'on chante le Benedicttis après l'élévation. On avait pu croire ce principe modifié par la S. Congrégation des Rites. À cette question : An in eUvatUme SS. Sacramenii in Missis solemnibus cani poisit Tanlum ergo, etc., vel aligna aniiphona tanti Sacramenti propria, la S. Congrégation a répondu: Affirmative et amp/tus(14 aphl. 1153). Cependant plus tard on aih'esfla la question suivante à la môrce Congrégation : c Ubi cani us chori » non producitur usque ad elevationem hostiae, Benedictus qui venit cantarioe
146 PAUT. U, TIT. H, GHAP. II, ART. I.
ria in excelsis, par ces paroles, Et in terra, etc., et le Credo par celles-ci, Patrem omntpotentem *.
. 24. Les Chantres gardent, en général, la même position que le Chœur ; seulement ils sont debout lors même que le Choeur serait assis, toutes les fois qu'ils chantent seuls quelques morceaux. Us se mettent à genoux comme le Chœur à Ylncamatus e$t du Credo^ et à la bénédiction de TÉvéque, s'ils ne sont pas Chanoines.
25. Quand ils doivent quitter le chœur, avant de sortir de leurs places, ils saluent de part et d'autre chaque côté, et s'entre-salœnt en dernier lieu.
SIp:^ chapitre ii.
De l*Eaa Bénite.
ARTICLE I
De V Aspersion de l'Eau bénite dans les grandes Églises ■.
1 . L'aspersion de l'eau bénite se fait tous les dimanches, ainsi que le prescrivent le Missel et le Cérémonial des Evêqties : il n'y a d'exception que quand l'Évoque doit célébrer la Messe solennelle (Caer, Ep., lib. ii, cap. xxxt, n. 4).
» débet post Elevationem , an immédiate post primum Hoianna in eacelsis. > Et voici la réponse : c Gautari débet post Elevationem (12 novembre 1831). •
' Dans les Messes où Ton touche de l'orgue, les Chantres suivront les usages des lieux pour ce qui leur reste alors à chanter. Mais aussi on ne devra pas perdre de vue cette prescription du Cérémonial des Évéques (lib. i, cap. xvm, n. 7) : Advertendum erit ut, quandoeumque per organum figuraiur aliquid cantari seu respondêri .. ab aliqun de Choro intelligibili voeepronuneietur id quod ab organo respondendum est. Et laudabile esset ut aliquis cantor conjunctim cum organo voce clara idem cantaret. Les Chantres qui seraient charges de lire les paroles en même temps que Torgue touche, tout en prenant un ton très modéré, le feraient de manière à être entendus du Chœur et auraient soin d'éviter d'être en désaccord avecrinstroment.
' La bénédiction de IVau se fait à la sacristie, ainsi qu'il est porté dans le Missel, par un Prêtre revêtu d'un surplis ou d'une aube, et d'une étole par dessus. S'il est revêtu d'une aube, l'étole doit être croisée devant sa poitrine : c'est une règle générale pour les simples Prêtres toutes les fois qu'ils portent l'étole par dessus l'aube. L'eau bénite peut se faire aussi dans l'église, aux ter* mes du Rituel romain, In Ecclesia vel in Sacristia.
DE l'bau Bénite. i47
2. Comme le Prêtre qui bit cette aspersion est celui qui doit c6lébrer la Messe (Rubr. Miss., de Bened.), on prépare au coin de répttre, siior la banquette du Célébrant, le manipule et la chasuble du jour, et aussi les manipules du Diaov et du Sous-Diaere, afin que les Offiders sacrés puissrat, après que Taspersion sera terminée, achever de s*habiller sans revenir à la sacristie.
3. Le Diacre et le Sous-Diacre se revêtent à la sacristie de leurs ornein^t3 de la couleur du jour, à Texeeption du manipule; le Célébrant, aidé par eux, se revêt aussi des ornements sacrés. Il prend l'amict, Faube, la ceinture, Tétole croisée sur la poitrine, etla chape delà couleur du jour (Caer. £p., ib , n. 3).
4. Os se placent à la sacristie ainsi qu'il suit : le Célébrant au milieu, le Diacre à sa droite, et le Sous-Diacre à sa gauche ; les Acolytes, avec leurs chandeliers, un peu derrière, le premier du côté du Diacre, le second du cêté du Sous-Diacre; T Acolyte portant le bénitier avec Taspersoir, à la gauche du premier Acolyte : c'est naturellement le Thuriféraire qui remplit cet office. Quant au Cérémoniaire, on ne lui assigne pas de place, attendu qu'il se met li où sa présence peut être utile; mais, lorsqu'il n'est pas occupé, il est convenablement placé à la droite du Diacre.
5. Après avoir tous ensemble fait, la tête découverte, la révérence à la croix ou à l'image de la sacristie , les Ministres sacrés sahient le Célébrant, qui répond à ce salut en inclinant la tête , d'abord vera le cêté droit, puis vera le côté gauche. Ensuite le Célébrant, le Diacre et le Sous^Diacre , se couvrent, et tous vont à l'autel dans l'ordre qui suit : l'Acdyte portant le bénitier avec l'aspersoir marche le premier ; après lui viennent les Acolytes portant leura chandeliera avec des cierges aUuraés ; et enfin le Célébrant, les mains jointes devant la poitrine , entre le Diacre et le Sous-Diacre, qui relèvent le devant de sa chape, le premier de la main gauche, et le second de la main droite, l'antre main appuyée sur la poitrine (Caer. Ep,, lib. i, cap. XV, n. 4, et lib. n, cap. xxxi, n. 3).
6. En arrivant, ils saluent le Chœur, s'il est devant l'autel ou s'ils 7 passent ; et, lorsqu'ils sont auprès de l'autel, ils se placent au bas ie& degrés de la même manière qu'à la sacristie ; les Officiera sacrés donnent leura barrettes au Cérémoniaire, et tous font la génu-
flexion in phmo, à Texception du Célébrant, qui né fait qu'une inclination profonde, si le saint Sacrement n'est pas dans le tabernacle. Ensuite le Oérémoniaire porte les barrettes sur la banquette. Les Acolytes vont à la crédence. Le Célébrant, avec le Diacre et le Sous-Diacre, se met à genoux sur le dernier degré. Le Porte^Bénitier s'approche à la droite du Diacre.
7. Le Diacre, ayant reçu l'aspersoir, le présente au Célébrant, en baisant l'aspersoir d'abord, et ensuite la main du Prêtre, qui, en* tonnant Asperges me ou Vidi aquam, selon le temps, asperge l'autel par trois fois {Caer. Ep., lib. ii, cap. xxxi, n. Z), d'abord au milieu, puis au côté de l'évangile, et enfin au côté de réplti*e. Mais si le saint Sacrement était exposé, le Diacre présenterait l'aspersoir sans aucun baiser, et le Célébrant n'aspergerait pas l'autel.
8. Le Célébrant, étant encore à genoux, s'asperge lui-même, puis, s'étant levé, il asperge le Diacre et le Sous-Diacre {Rubr. Miss.in Benedict. aqme), qui sont restés à genoux sur le degré ; puis le Diacre reprend l'aspersoir avec les baisers ordinaires, et le remet à l'Âcolyte portant le bénitier.
9. On va ensuite faire l'aspersion du Chœur, après avoir fait à l'autel la révérence convenable, c'est-à-dire les Ministres toujours la génuflexion, et le Célébrant seulement l'inclination profonde, à moins que le saint Sacrement ne soit dans le tabernacle. En allant au chœur, le Porte-Bénitier marche le premier, et le Célébrant entre le Diacre et le Sous-Diacre, qui portent sa chape. Après qu'ils ont salué le Chœur, le Diacre présente de nouveau, de la même manière que la première fois, l'aspersoir au Célébrant, qui procède à l'aspersion dans l'ordre qui suit, disant avec ses Ministres submissavoce le psaume Miserere (Rubr. Miss,) en même temps que le Chœur chante.
10. il asperge d'abord, en particulier, d'un coup chacun les Chanoines, ensuite le reste du Clergé, à commencer par le côté qui est le premier, selon l'usage des lieux : enfin il fait l'aspersion du peuple. Dans les églises paroissiales, le Curé seul est aspergé en particulier (du Molin, de VEaubénite, n. 11).
11. Après avoir fait l'aspersion du Chœur, le Célébrant va faire celle du peuple {Rubr. Miss.). Il remet ensuite l'aspersoir au Diacre,
DE l'eau Bénite. 149
qai le reçoit avec les baisers ordinaires et le rend à l'Acolyte. Puis, a3fant salué le Chœur, ils retournent à l'autel, et font en arrivant la révérence convenable. Ensuite, le Diacre présente de nouveau Faspersoir au Célébrant, qui asperge les Acolytes et les autres Clercs qui seraient au service de l'autel.
12. L'aspersion étant ainsi entièrement terminée, le Célébrant devant l'autel dit, les mains jointes, le verset OstendCy etc., ceux qui suivent, et l'oraison {Ruhr, Miss.) sur le livre que le Diacre et le Sous-Diacre, placés à ses cétes, soutiennent devant lui.
13. Les Officiers sacrés, ayant ensuite fait à l'autel la révérence convenable, vont à la banquette, où le Célébrant quitte la chape et prend le manipule et la chasuble, aidé par ses Ministres, qui prennent aussi leurs manipules (Caer. £p.,Ub. i, cap. xv, n. 14, et lib. u, cap. xxi, D. 3). Ils reviennent aussitôt à l'autel pour commencer la Messe.
14. Lm'sque l'Évéque, dans son diocèse, est présent à l'aspersion de l'eau, voici ce que l'on doit observer : 1^ après l'aspersion de l'autel, le Célébrant ne s'aspei^e pas; mais, laissant ses Ministres au pied de l'autel, accompagné seulement du Cérémoniaire et de celui qui porte le bénitier, il va au lieu où est l'Évéque. Après lui avoir £iit une profonde inclination, il lui présente l'aspersoir avec les baisers ordinaires. Le Prélat, s'étant donné de l'eau bénite, asperge le Célébrant et ses propres assistants, et rend au Célébrant l'aspersoir, que celui-ci reçoit en baisant d'abord la main, puis l'aspersoir; ensuite, il fait à l'Évéque une inclination profonde, rend l'aspersoir à l'Acolyte, et retourne devant le milieu de l'autel, où, après la révérence convenable à la croix ou au saint Sacrement, il asp^e le Diacre, puis le Sous-Diacre ; 2» il fait le reste de l'aspersion à l'ordinaire, mais accompagné seulement du Cérémoniaire et du Porte-Bénitier, et non point des Ministres sacrés, qui Fattendent au pied de l'autel {Caer. Ep., lib. n, cap. xxxi, n. 3).
article u.
De la Bénédiction de VEau et de V Aspersion dans les
petites Églises.
15. Dans les petites églises, comme dans les grandes, on peut bénir l'eau à l'église ou à la sacristie {Ritml. roman.).
16. Soitqu'il s'agisse de bénir l'eau dans l'église, soit qu'il s'agisse d'en faire simplement l'aspersion, on peut faire porter i iV Tance la chasuble et le manipule sur le siège du Célébrant, au c6té de l'épitre (Caerem. Ep., lib. ii, cap. xxxi, n. 3), afin qu'il puisse achever de s'habiller aussitôt après l'aspersion, et commencer immé^ diatement la Messe.
17. Le Missely comme le Cérémonial des Évêques, prescrivent d'asperger : 1<* l'autel ; 2o le Célébrant lui-même ; 3^ ses Ministres (ce que nous entendons seulement des Ministres sacrés) ; 4^ le Clergé, et &> le peuple. Il n'y est mention de rien autre chose.
18. Cependant, dans beaucoup de lieux, l'usage s'est introduit d'asperger en outre, et immédiatement ou après l'autel principal oa après le Célébrant, quelques objets sacrés, tels que d'autres autels, des reliques, des images. Il n'est pas de notre compétence de prononcer sur la légitimité de cette pratique. Chacun doit éviter d'introduire rien de semblable dans les églises où ces usages n'existent pas, tout en s'en rapportant à la décision et aux ordonnances de l'Ordinaire touchant ceux qui existent.
19. Chaque Prêtre donc, chargé de l'aspersion de l'eau bénite, la fera conformément aux usages régulièrement établis, sans rien innover de sa propre autorité.
20. L'aspersion terminée, le Célébrant récite les versets et l'oraison devant l'autel sur le livre qui, à défaut de Ministres, peut être posé sur un pupitre amovible (Caerem,, ibid.). Après quoi, il se rend à la banquette, et il prend le manipule et la chasuble pour commencer la Messe (xUd).
31. Il pourrait peut-être, à la rigueur, se rendre à la sacristie pour achever de s'habiller; mais comme on ne doit commencer l'introït que quand lui-même commence la Messe, il y aurait là une interruption fâcheuse. Et, à ne considérer que cette seule raison, il est mieux de s'en tenir à la lettre du Cérémonial,
DE l'office du thuriféraire. i51