DU CÉLÉBRANT. SIS
15. Âpres qu'il a dit l'offertoire S il reçoit des mains do Diacre la patène avec l'hostie, etc. Il bé&it l'eau, la main gauche appuyée sur l'autel <, en disant l'oraison Deus, qui humanae mbstantiae, etc. (Ruhr., ibid., tit. VII, n. 9.) Il reçoit également du Diacre le calice, et dit avec lui Offerinms, etc.
16. Après les prières In ^ritu hwmlxtatis et Vmi S(mctificator^ il met de l'encens dans l'encensoir en disant : Per intercessionem B. Uichadis Àrchangdt stantis a dextris dtaris incensi, et omnium eUdorum suonm, mensum i$tud dignetur Daminus benefdicere, et in odorem suavitcUis acdpere. Per Christum Daminum nosifum.Amen. Au mot benedicere, il le bénit. Ensuite il prend l'eocensoir, et, sans faire aucune révérence, il encense les oblats en faisant trois signes de croix avec l'encensoir sur l'hostie et le calice conjointement, comme on peut le voir à la figure 2. Au premier il dit : Ineensum istud; au second, A te benedictum; au troisième, Àscen^ kt ad te. Domine. Puis il fait également avec l'encensoir trois fois le tour du calice et de l'hostie, les deux
' S'il y a offrande du peuple, le Prêtre, après avoir dit l'offertoire, fait i la croix une inclination ou une génuflexion au très saint Sacrement, supposé qu'il sàt dans le tabernacle, puis descend de Tautel, et présente aux fidèles qui font ioifrande rinstrument de paix ou quelque autre image à baiser, mais non pas la patène. Avant de remonter à l'autel , le Prêtre fait au bas des de^és l'inclioalioQ profonde ou la génuflexion, si le saint Sacrement est dans le taberincle.
Si le pain que dans beaucoup de lieux on apporte à bénir, et par lequel
commence souvent cette offrande, était présenté à Tautel même par des Clercs
leCâébrant, après avoir fait une inclination à la croix, se tournerait à demi
SOT sa droite, et ferait les prières de la bénédiction le dos vers le côié de
I l'évangile.
* Herati dit qa'en fiaisant ce signe de croix, le Célébrant a la main ganch* I i{(puyée sur la poitrine Le signe de croix fait, il continue la prière les i«Dtes (in Gav., part. n. tit. vn, n. 56].
216 PART. II, TIT. II, GHÀP. YUI.
premiers tours de droite à gauche, et le troisième de gauche à droite, comme on peut le voir à la figure 2. Au premier tour il dit : Et descendai super nos ; an second, Misericordia, et au troisième. Tua (Ruhr, y ibid., n. 10).
17. Après avoir encensé les oblals, il fait )a révérence convenable % et encense la croix et l'autel comme nous l'avons marqué ci-dessus, n. 6, pour l'encensement avant l'introït, avec cette différence cependant que, cette fois, il récite une prière dont il distribue les paroles pen* dant cet encensement, ainsi qu'il est marqué à la fig. \, et comme nous l'indiquons ici. Il dit donc : n. 1 Diri^ gatur^ 2 Domine, 5 - oratio mea *, 8 sicut, 9 incensunij iO in conspectu tuo^ 11 elevatio, 12 manutim, iZmearum, 14 sacrificium^ 15 vespertinum, 16 Pone^ 17 Domine, 18 cusiodiam, 19 ori, 20 meo^ 21 et osiium, 22 circumitantiae, 25 labiis meis^ 24 ut non declinet^ 25 cor meum, 26 in verba malitiae^ 27^ ad excusandas^ 28 excusationes. 29 in peccatis (Caerem. Episc. , lib. i, cap. xkiii, n. 11, et Bauldry, de Incens.).
18. En rendant l'encensoir au Diacre, il dit : Accendat in nobis Dominus ignem sui amoris, et flammam aetemae caritatis. Amen (Âubr., ibid.). Ensuite il est encensé, puis il se lave les mains (Rubr., ibid.), et continue la Messe. Il chante la préface, le Pater noster, etc. Quand il a dit VAgnus Dei, après la première des trois oraisons qui suivent, il baise l'autel, donne la paix aa
' G'est-à-ilire rincUnaiion profonde à la croix, ou, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, la génuflexion : car, en ce dernier cas. pendant l'encensement, toutes les inclinations à la croix se changent en génuflexions au saint Sacrement. I
* S'il y a des reliques, le Prêtre les encense entre len. 3 et le n. 4, dans l'ordre marqué à la fig. i, sans prononcer aucune parole. ■
DU CÉLÉBRANT. Si?
Diacre, en disant : Pax tecum; puis il continue, etc. (Ïu5r.,ibid,,tit.x,n.8.)
19. Après avoir pris le précieux Sang, s'il doit donner lacommunion, il fait la génuflexion avec le Diacre, lorsque celui-ci a ouvert le ciboire ^ ; puis il se tourne vers le Diacre pendant qu'il récite le Confiteor. Quand il est fioi, il dit Ije Misereatur et VIndulgentiam à l'ordinaire, se retourne vers l'autel, fait la génuflexion^ prend le ciboire de la main gauche, et, tenant de la droite une des saintes hosties, il dit, le dos tourné à la croix et debout sur le marchepied : Ecce AgniAS Dei, etc. Ensuite il communie d'abord le Diacre, puis le Sous-Diacre : en donnant la communion, il doit toujours commencer du côté, de répitre et avancer sur sa droite, jamais dans un autre sens.
Nota. S'il y a des laïques à communier, le Célébrant descend à la balustrade du sanctuaire, et, s'il n'y a pas de. I balustrade, il se tient sur le dernier degré, et leur donne, iacommunion au pied de l'autel.
20. Quand il a fini de donner la communion, il re* tourne k l'autel; et s'il reste quelque hostie, il la consomme après avoir fait la génuflexion '. Il purifie ensuite le ciboire, en faisant tomber les parcelles dans le calice ; il prend la purification et l'ablution k l'ordinaire; il essuie un peu le calice avec le purificatoire, laisse au Sous- Diacre le reste k faire, et s'en va lire la communion.
21. Lorsque le Chœur a fini de chanter la communion, le Célébrant chante Domtnus vobiscum^ puis les oraisons. Après, il chante encore Dominm vobiscum^ et
! ^ S'il laUait tirer le saint ciboire du tabernacle) le Célébrant se conformerait ux règles données ci-dessus, p. 175.
* On suppose qa*on ne doit pas conserver le saint Sacrement ï cet autel.
218 PART, n, TTT. n, coAP. ym.
demeure, cette fois, tourné vers le peuple jusqu'à ce que le Diacre ait chanté Vite Missaest} ou bien, si la Rubrique Tcut que Von dise Benedicamus Domino^ il se retourne auparavant vers Tautel, et le dit à demi-voix, tandis que le Diacre le chante : ainsi Ta déclaré la S. Congrégation des Rites le 7 septembre i816 *.
22. II donne la bénédiction, dit le dernier évangile, et retourne au milieu de Tautel. Au signe du Cérémoniaire, il fait k la croix une inclination de tête, descend de Fautel, et fait la révérence convenable '. Si le Clergé reste au chœur, il salue chaque côté successivement '. Ensuite il reçoit sa barrette des mains du Diacre, et se couvre aussitôt; puis il retourne à la sacristie en marchant derrière le Diacre.
En arrivant à la sacristie, si le Clergé Ty attend, il le salue, la tête découverte, conjointement avec les Ministres sacré^qui sont à ses côtés, en commençant par la droite si le plus digne est de ce côté. Ayant fait ensuite la révérence convenable à l'image de la sacristie, il salue les Ministres de Tautel. Ceux-ci l'aident à se déshabiller^ etc.; après quoi il les salue de nouveau et se re* tir»^
* Vioiei 11 fMto ! ^n Sacerdm ilûer$ debtat t» Jfiiiia solenmi Ite, Ifisia «t, BaaieitomiM Domino, et Requiescant in pace, vel dtoanliir tantum a Diaeono; et voici la réponse : Quoad Ite, Vissa est, négative; quoad Benedlcamiis Domino et Reqoieseant in pace, affirmative (7 septembn
laie).
* G'isMHfiit m» iiwUaitktt profonde ^ Uoroix, ou la génitfexioQ in plan» là k ami Sacrement est dans le tabernacle.
' On suppose la disposition des lieux telle que le Célébrant se trouve à portée esaluer le Chœur.
^ L^Auteur ayant exposé séparément chaque Office, nous avons vouhi qoater on tableau d'ensemble, dont il est facile de sentir Tutilité. n serait peut^étra jinémi avantageux jqu^ ee tableau fût affiché dans les sacristies.
s miSTRES D
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A la droite du Dia
Deyant le Soug-D ag jointea
A la droite du Dia<
OBSBBtATIONS.
In cornu epitloloÂncensoir ; chœur.
olae il
(a; Avant d'aller à l'autel et an retour e la Messe, on se place de mdme.
(W LeCérémoidaireii'a pas toujours de place fixe ; nous indiquons celle qu'a peut occuper convenableBient.
M Si le «lébrant doit tàinYm^,^ de l'eau bénite, d est en chape; et alors flmarohe entre le Diacreet les ^'
mil nftpteni M aIh>«^
DES ItESSES DES MORTS. H9
GHAPIÏRË IX.
iMtnwdiNM 9Mnr le OCrêmoatalri à te Mette «tt mortt, «vee q«el« qiMt pointt 9«rtle«llert qnl coneernent let aatret Mlnlttrct U
1. On prépare à la sacristie les ornements noirs, et, conune à Fordinaire, toutes les choses nécessaires.
ft Les Gérémoniaux de France disent généralement qu'aux OiBcet dit morU on ne saine pas le Chœur, et dans beaucoup d'églises on étend ce principe jusqQ*k ne saluer personne. La Rubrique est absolument muette sur ce point. Merati, qui développe et commente si bien la Rubrique (part, u, tit. xni), ne bit non plus aucune observation sur cet article ; seulement, m aceeêsu et retesta CeUbraniis, il recommande les révérences à Tautel, sans parler du sahtf an Cbœur. Notre Auteur, ne fkisant en aucun cas aucune observation particulière relativement h ces saints, paraîtrait supposer qu'ils se font k Tordinaire. La Cérémonial des Évoques met, pour ces Offices, quelques restrictions aux règles communes ; mais il ne pose pas le principe général et absolu des Gérémoniaux de France. Dans le chapitre vn du livre m, ayant pour titre : De muiuiê Reve^ reiUtis ifUer ecclesiarum Antisiites et Praesidem rive Guhematorem aut Yiee-Legatwny après avoir rappelé la manière dont TÉvéque salue les GhaiMnnes en les bénissant, il ajoute : Oportebii ut Archiepiêcopta ieu EpUeopus eapitit indinatUme Praeridem vel Gubemataretn aut Viee-l^egatum salutet quoties ad sedem iuam oicendere, êeu ah iUa deseendere incipiat : eique Praeseê rive Gubemator vel Vice-Legatus protinuit biretù depûrito, asiurgens mutuam rependet salutationem, eapite rimilUer tndinato. A ces règles fl met ces restrictions : Quos quidem reverenOalei mtUuot actus imiitere necesse erit in BSatutinù Tenebrarum, per inte^ 9ram Feriatn sextam in Parasceve, ac Sabbato sancto usque ad sotemnem Uissam exdurive : sieut etiam in ringulis mortuùrum Offlciiê^ quae obve^ nire fartasse poterunt. Conset^taneum quippehoc erit legi, etpraxiusque aikuc servatae^ abstinendi'in praefatis conventibusetiam a benedietio^ nihus tum solemnibus tum privatis et Cleri inferioris et populi circums" tantiSt utpote quae sunt actus potestatis et solemnitatis luetuosis hisee aetionibus répugnantes. Concionator vero salutationem hujusmodi ntmpam praetermittet, sive eadem Feria seseta in Pareseeve sermonem de Passione, rive de Laudibus alteujus defuneti post mortualem Missam rit faetufus, Pds il renvoie au livre second, chapitre il et S8. Or, dans oes cha-*
390 PAET. II, TIT, II, GHAP. IX.
2. La banquette des Ministres sacrés doit être nue {Caerem. Episc.^ lib. ii, cap. ii, n. 1).
3. A l'autel, les parements, le tapis du marchepied, doivent être de couleur violette ^ Le tapis doit couvrir le marchepied seulement, et non les degrés {Caerem, Episc, ibid.)
4. On couvre la crédence d'une petite nappe de toile qui tombe un peu par les côtés. Outre le calice, les burettes, etc., on met dessus les cierges k distribuer au Clergé. On ne la couvre pas du grand voile, puisqu'on ne doit pas s'en servir.
pitresi où il est traité au long de l'Office des morts et de TOffice du Vendredi saint, à la vérité il n*est point question de saluts solennels au Cbœor in acceuu et reeessu, mais, dans le détail des cérémonies, il est plusieurs fois mention des debiiae reverentiae dans des circonstances où cela ne paraît pas se rapporter uniquement ë Vautel. Et notre Auteur, comme on peut le voir en son lieu, veut qu*auK Offices des morts et aux Offices de la semaine sainte on fasse des saluts au Chœur en certaines circonstancesi lors, par exemple, que le Sous-Diacre va chanter Tépître, ou lorsqu'un Clerc viendi*a au milieu du chœur chanter une lamentation. De tout cela nous concluons qu'aux Offices des morts et k ceux de la semaine sainte dont parle le Cérémonial des Evéques, on doit omettre les saluts qui sont comme actus potestath et solemniiatis. Ainsi, par exemple, le Célébrant omettra le salut au Chœur in accessu et receuu ; mais nous croyons que les simples Ministres, lorsqu'ils n'accompagnent pas le Célébrant, et les autres Clercs, doivent faire les saluts h l'ordinaire. Ainsi ils doivent, dans les circonstances, saluer TÉvéque, le Célébrant, le Chœur, lorsqu'ils y entrent l'Office commencé, etc. Notre Auteur, qui ne retranche pas les saluts au Chœur dans les Offices des morts, et qui même les détermine en certaines circonstances è ceux de la semaine sainte, les interdit absolument lorsque le saint Sacrement est exposé. C'est que dans ce dernier cas tous les honneurs sont dus k Notre-Seigneiu', tellement qu'on ne s'occupe plus de personne, tandis que dans les autres cas on ne veut qu'ôter un peu de solennité à l'Office. Quant aux saints qui accompagnent l'encensement dans celte circonstance, voir ci-après la ^ note de la page 230.
* Le Cérémonial des Évoques, sur lequel l'Auteur s'appuie, indique la couleur ' noire. Mais nous croyons qu'il serait au moins convenable que le tabernacle i ne fût jamais couvert de noir. Le Cérémonial des Évéques n'en parle point, pan.a qu'il ne suppose pas qu'on fasse jamais ces Offices à l'autel du saint Sacremenl