CHAPITRE lY
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1. L'Évéque, arrivé au pied de Tautel, quitte la crosse et la mitre , et fiût avec ses Ministres une inclination profonde à la croix de l'autel; puis il commence la Messe ayant le Prêtre assistant & sa droite, le Diacre et le Sous-Diacre à sa gauche, les deux Diacres assistants non loin de lui, mais un peu en arriére, et le reste du Clergé s'étant retiré chacun en la place qui lui est assignée (Caer,, lib. n, cap. vni, n. ZO).
'{Lon même qu'on ne pourrait pas raivre tontes ces dispositions dn Cérimonial, ï raison surtout de ce qu*il serait trop difficile de chanter ainsi soiMUieUemeat rofflce de Tierce autrement qu*aa chœur, U y aurait encore moyen diJDrireoette procession et oatte entrée solenneUe.^ L1Ë?êque pourrait être ha*
DB Là MESSE PONTinCAU. 3B5
S. Âpres VIndulgentiamy il reçoit, après Tavoir baisé, te matii* pnle, que le Sous-Diacre attache à son bras (lUi., n. 38j.
3. Honte à l*autel, après l'avoir baisé, il baise Tévangiledu jour en touchant des deux mains le livre, qui lui est présenté ouvert par le Sous^Dia^re et le Prêtre assistant; puis il met et bénit Y m* cens, et fait les encensements m&re solito (Ibid,, n. 34).
4. Ayant terminé, il rend Tencensoir au Diacre, et prend la mitre prédeuse. Le Diacre Tencense de trois coups, le Prélat ayant pendant ce temps les mains jointes. Ensuite, du même lieu, TÉvé'^ que fait le salut à la croix de Pautel, prend la crosse et se rend k son trône entre les deux Diacres assistants (Ibid., n« 35).
5. Il dit debout Tintroït et le Kyrie, s'assied ensuite, et prend la seconde mitre et le grémial. Quand TÉvêque est assis , ses Ministres s'asseyent également (Ihid., n. 35, 36).
6. Au dernier Kyrie, on lui Ate le grémial et la mitre. Quand le chant est fini , il se lève et entonne , tourné vers Tautel , le Gloria in excelsis, sur le livre présenté par le Prêtre assistant. Il le continue suhmisBa voce avec ses Ministres , et quand il a fini, il s'assied. On lui met la mitre et le grémial (Ibid., n.38, 39)*.
7. Le Gloria terminé, on ôte le grémial et la mitre ; l'Évêque se lève et, tourné vers le peuple, il dit Fax vohis . puis, tourné vers l'autel, il chante l'oraison (Ihid., n. 39).
8. L'oraison terminée, l'Évêque s'assied. Le Sous-Diacre chante l'épître , et vient ensuite baiser la main du Prélat. Celui-ci la pose pour cela sur le livre que le Sous-Diacre met sur ses genoux et le bénit ensuite (Ibid,, n. 39, 40, 41).
9. L'Évêque, ayant béni le Sous-Diacre, lit sur le missel l'épître, le graduel, V Alléluia, la prose et Tévangile, après avoir dit les
biflé, comme il a été dit, dans une chapelle de Tégllse ou des sacristies* jusqu'à It chape inclusivement. Alors s'organiserait la procession. L'fivéqué, irriTé iii sanctuaire, se rendrait à son trône, commoicerait Tierce, et tout le reste pourrait se pratiquer exactement tel que le règle le Cérémonial.
< Kn règle générale, toutes les fois que TÉvéque est assis pendant k Mette poniifiGatoy on lui met la mitre et le grémiaU
286 PART. Il, TIT. m, CHAP. IV.
mains jointes Munda cor meum^ etc., et Dtminus vohiscum... (Ibid.^n.H.)
10. Lorsque le chant du Chœur touche à sa fin, le Diacre va iNUser la main de TÉvéque; le Prêtre assistant fait bénir l'encens; et ensuite le Diacre, accompagné de tous les Officiers de Tautei, va demander la bénédiction du Prélat de la manière qui a été expli* quée ci-dessus, p. 236 (Ibid., n. 44).
11. Lorsque le Diacre dit Daminua voUscum^ TÉvôque, à qui l'on a ôté le grémial et la mitre, se lève. Il prend la crosse, se signe sur le front, la bouche et la poitrine à Initium ou SequerUia. Et pendant tout le temps de l'évangile , il retient la crosse appuyé dessus des deux mains (/bûi., n. 46).
12. Après l'évangile , le Sous-Diacre lui porte le livre à baiser, et le Prêtre assistant l'encense (Ihid., n. 46 et 47).
13. Si l'Ëvéque jugeait à propos de prêcher, il le ferait de son trône ou assis sur un fauteuil placé sur le marchepied de l'autel . Si le sermon est fait par un autre Prêtre, il convient que ce soit un Chanoine. Le prédicateur va auparavant baiser la main de TËvéque , lui demander la bénédiction et les indulgences (Ibid., n. 48, 50, 51).
14. Après le sermon , le Diacre de l'évangile chante le Conliteor, et l'Évêque, ayant quitté la mitre, dit Predbus et meritis, etc.; puis, ayant la mitre en tête, il donne la bénédiction, Et benedictio, etc. Un Archevêque la donne tête découverte, après avoir salué la croix (Ibid.^ n. 50 et 51). Ces indulgences sont de quarante jours (lib, I, cap. XXV, n. 8). Elles sont annoncées par le Prédicateur ou, si c'est l'Évêque qui a prêché, par le Prêtre assistant (lib. II, cap. vni, n. 50 et 51).
15. Après cette bénédiction , ou s'il n'y a pas de sermon après ' l'encensement qui a suivi l'évangile , l'Évêque entonne le Credo.
Il le récite avec ses Ministres. A Incamatus est, il fléchit le genou, ainsi que tous ceux du Chœur. Puis il s'assied et on lui met la mitre. Lorsque le Chœur chante le verset IncanuUm est, l'Évêque et tous ceux qui sont parati ne se mettent à genoux qu'à Noël et à l'Annonciation. Après ce verset, le Diacre porte la bourse, et place â l'ordinaire le corporal sur l'autel (lib. n, cap. viii. n. 52, 53, 54),
DE LÀ MESSE PONTOlGiXE. 257
16. Après le Credo, l'Éyéque se lève, et chante» tourné vers le )le , Dominus vobiscum et Oremm. Puis, ayant lu Toffertoire,
il s'assied et on lui. met la mitre précieuse. D se lave les mains, et pendant ce temps le Clerc chargé du missel va le porter sur Fautel, où il le place ouvert au côté de Tévangile , sur le coussin ou le pupitre disposé au même moment par le Cérémoniaire (Ibid,^ n. 57).
17. L'Évéque, prenant ensuite la crosse, se rend au pied de Tautel entre ses deux Diacres assistants. Il dépose la crosse et la mitre, fait une profonde inclination à la croix, et monte à Tautel ayant à sa gauche le Prêtre assistant, et à sa droite le Diacre de l'évangile. Les deux Diacres assistants restent au bas des degrés. L'Évéque baise Tautel en arrivant *, Quant au Sous-Diacre, pendant que rÉvéque récitait Toffertoire et se lavait les mains, il a dû se rendre à la crédence pour y prendre le calice à l'ordinaire, avec le grand voile sur ses épaules, et se trouver au pied de l'autel pour être prêt à y monter en même temps que TÉvéque (/Wd. , n. 59 et 60).
18. Le Diacre reçoit de la main du Sous-Diacre la patène avec les deux hosties. Il en prend une, et, touchant avec elle celle qui reste, ainsi que la patène et le calice tant au dedans qu'au dehors, il la donne à goûter au Prêtre que le Cérémonial appelle Sacrista^ et qui doit se trouver présent ; puis, aussitôt après, il présente l'autre hostie sur la patène à TÉvêque avec les baisers ordinaires. Pendant que TÉvêque en fait l'offrande, le Diacre verse un peu de vin et d'eau des burettes dans une coupe, et en fait goûter à ce même Prêtre qui a goûté le pain. Il met ensuite le vin dans le calice ; le Sous-Diacre y verse l'eau. Le Diacre présente le calice avec les révérences accoutumées, et, touchant le pied du calice ou soutenant le bras droit du Prélat, il dit avec lui Offerimus, etc. Le Sous- Diacre reçoit la patène et la conserve à l'ordinaire, se tenant au bas des degrés (Ibid., n. 61, 62, 63).
19. Le Diacre fait bénir l'encens. L'encensement se bit à l'ordi-
* En règle générale TÉvéqae 1m^ l'antel en arrivant, Umles les fois qu'il y monte de son trône ou de son fiiuteuil .
tB8 PAET. n, TfT. m, eHAF. IV.
Diire. L*Éféqu0, ajfaat ensuite pris la mitre préeieuse, esl eneensé de trois coups, puis il se laye les mains. Le Diacre, ayant enceosi rÉyèque, Êdt les autres encensements à Tordinaire (Ibid., n. M, 6»)*.
20. Après la première oraison qui suit YAgnu$ Dd, TÉTéque, ayant baisé l'autel, donne successivement la paix au Prêtre assistant, aux deux Diacres assistants, au Diacre de l'autel et au Sous- Diacre. Le Prêtre assistant baise seul Tautel auparavant ; les autres fent tous la génuflexion seulement. Si cependant les Officiers saerés devaient ftiire la sainte communion, ils n'iraient pas recevoir h paix en ce moment, ils la recevraient seulement au moment de la communion (lib t, cap. xxiv, n. 3 et 4).
21 . Après les ablutions TÉvéque se lave les mains, couvert de la mitre, de la même manière (ju'au Lambo {Ihid, , n. 76).
22. Après le Placeat tibi saneta Trinitas, TÉvêque reçoit la mitre et chante le verset SitnomenDomini benedictum, puis Adjutarium^ et après avoir dit Benedicat vas omnipoteru Deus avec les cérémonies ordinaires, il se retourne, prend la crosse de la main gauche, et poursuit, en bénissant avec trois signes de croix, le premier vers sa gauche en disant Pater, le second directement devant kd en disant Et Filim, et le troisième vers sa droite en disant Et Spiritus sanctns (lib. i, cap. xxv, n. S). L'Archevêque ne prend pas la mitre (Ibid., n. 6).
23. Si Ton n'a pas publié l'indulgence après le sermon, le Prêtre assistant, se plaçant au coin de Tépltre, se tourne vers le peuple, et la publie en ce moment (lib. i,cap xxv, n. 8, et lib. n, cap. vin, n. 80).
24. L'Évéque quitte ensuite la mitre, se tourne vers le côté de l'évangile, dit Dominus vobiscum, puis, faisant le signe de la croix sur l'autel, Initium, etc. Il reprend la mitre, reçoit la crosse, et continue l'évangile en retournant au même lieu où il a été revêtu
Depuis m moment jusqa'k la paix, te Messe n'a rien de paHieDlier en ce qui coDcerne TÉvêque. n ya seulement, pourlePréIre assistant et pour le Duere, fMiquet points à lemarquir. Nous les rennroyoM SHI eliap. ninnls v et m, qû concenaiit leon offioei.
DE L'OFncaB DU PRÊTRE A8SISTAOT. ^ SB8
des irétements sacrés, accompagné par le même cortège (p!i son ar* riTéeàrautel.
25. Si rÉvéque donne l'indulgence papale, il doit fiiire cette cérémonie immédiatement après Té^angile, et cette bénédiction ne peut tenir lieu de la bénédiction ordinaire après le PlaceOt. Ainsi l'a décidé la S, Congrégation des Rites, p«r décret da 23 «11839.