‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 85 sur 159 · DES MATINES ET DES LAUDES · texte numérisé non relu

DES MATINES ET DES LAUDES

2. En arrivant, tous font la réyérence convenable, c'est-à-dire tous la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle : mais 8*il y a seulement la croix de Tautel, les Chanoines font une inclination profonde, et les autres une génuflexion (Coer. £p., Ub. i, cap. xYin, n. 3.)

3. On dit debout, tourné vers. Fautel, Pater, Ave^ Credo, i voix basse. On demeure dans la même position pendant le Domine^ laUa mea aperies, et le Deus in adjtUorium *.

4. Pendant Vinvitatoire, le Venite, exuUemus, Thymne et la première antienne, on est également debout {Caer. Ep, , lib. ii, cap. VI, n. 7), mais tourné en Chœur •. Aux paroles Yenite, adoremus, et proddamus ante Deum, tous se mettent à genoux, même ceux qui chantent (Coer. £p., ib., n. 8).

5. Pendant que le Chœur répète Tinvitatoire pour la dernière fois, les Chantres se rendent devant l'Officiant ', et après que, debout in piano, tournés vers lui, ils lui ont fait un salut profond, le premier lui donne le ton de l'hymne, ipd praeintonat hymnum (Caer. Ep., ib.) *.

6. Le même Chantre qui a donné le ton de l'hymne, annonce la première antienne i l'Officiant : les deux autres antiennes du pre-

' A aucun Office, ni les Ghapiers ni les Chantres n'annoncent le Deiu m adjutorium.

* Le Manuel des Cérémonies romaines, tome i, part, m, art. vi, n. 3, dit que pendant le Venitt on est tourné vers Taulel. Mais du Molin, dans sa Pratique des CérémGnies de VÉglise selon Vusage romain, livre imprimé par ordre de TÂssemblée générale du Clergé de France et approuvé par les Évéques- Commissaires dudit Clergé, enseigne positivement qu*on doit être tourné en Choeur. C'est, en effet, généralement la position du Chœur toutes les fois qu'il doit chanter.

« Dans les solenmtés, ils sont invités et conduits par le Cérémoniaire. U en est de même lorsqu'un Chapier ou un Chanb« doit annoncer une antienne.

' U est à remarquer que, quand il s'agit d'annoncer l'hymne, tous les Chapiers se rendent auprès de l'Officiant, quoiqu'un seul doive en donner le ton ; mais quand il s'agit des antiennes, un seul Chantre se déplace, du moins d'après la pratique générale. Cette observation est également applicable aux Vêpres et aux Laudes. 11 est aussi à remarquer que les Chapiers ou les Chantres font toujours un salut profond à l'Officiant, et une génuflexion à l'autel, lorsqu'ils

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miir Noetorne sont annonodes successivement an pins digne de diaque cM dn Choeur (Caer. Ep., ibid., n. iO) *.

7. Après que les Chantres ont entonné le premier psaume *, le Chœur s'assied, pour ne se lever qu'au petit verset qui précède les leçons (Caer. Ep.y ibid., n. 9 et 11). Tout le monde se couvre, ainsi qu'on doit le fiiire toujours lorsqu'on est assis, et on ne se découvre qu'au Gloria Patri de chaque psaume.

8. Lorsqu'on commence le petit verset, tous se lèvent et se tournent vers l'autel. Os demeurent dans la même position pendant le Pater; et l'on ne se rassied qu'au commencement] de la leçon.

9. Pendant qu'on dit le petit verset, le Cérémoniaire va inviter celui qui doit chanter la première leçon, qui doit être un des plus jeunes (Coer. Ep,, ibid., n. 13). Car, pour les leçons, on suit l'ordre inverse de celui que l'on doit suivre pour les antiennes, attendu qu'on commence les antiennes par les plus dignes pour finir par les plus jeunes, tandis que les premières leçons sont chantées par les plus jeunes, et les dernières par les plus dignes. En arrivant au pupitre préparé in medio Chori verms aUare [Caer, Ep,, ibid., n. 18), celui qui doit chanter la leçon commence par faire à l'autel la révérence convenable, conjointement avec le Cérémoniaire ; puis il salue chaque côté du Chœur. Et, le moment venu, il se tourne vers l'Officiant, et chante, profondément incliné : Juhe, Dorme, 6ene- Acere, et il demeure dans cette même position pendant que le Prêtre récite la prière de la bénédiction : ce qu'il doit faire debout et tête découverte. Et ceci est une règle générale pour le Prêtre Officiant toutes les fois qu'il bénît {Caer, Ep., ibid.). Lorsque celui qui chante la leçon dit, à la fm, Tuautetn, Domine, miserere nobts, il

pusent deyant le milieu. Il n*y a d'exception pour ce dernier cas que quand ce Copier ou ce Chantre est on Chanoine, et qu'il y a sur Tautel simplement la oroix et non le saint Sacrement.

*• En règle générale, toutes les fois qu'un Chopier est debout pour aller annoncer une antienne, Vous les autres doivent être également debout, mais le reste du Chœur demeure assis.

* Le psaume peut Stre entonné par les Chantres ensemble {Caer, Ep., lib. n, n. •), ou par un aedl, selon l'usage des Ueux.

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fldt en ffltme temps la génuflexion, 8*il n'est pas Chandne, et 8*3 egtGbân(tee, l'inclination seulement ^ Pois il salue le Ghosur et s'en retourne i sa place(Ca^., Ep., ibid., n. 14). Tontes les au*>^ très leçons, ft rexception de la neuvième, se disent de la même manière.

10. Le Ciboeur, s'étant assis au commencement de la première leçon, ne se lève, jusqu'à la fin des Matines, que dans les eirconshtances qui suivent : 1« pendant les petits versets qui précédent les leçons de ehaque Nocturne, l'absolution et la première bénédiction ; 2o pendant Tévangile qui précède Thomélie ; 3^ depuis le moment où l'Officiant se lève pour la neuvième leçon jusqu'après le Te Deum ». On se découvre au Gloria Patri des psaumes et des répons, et lorsque l'Officiant dit les prières des deuxième, troisième, cinquième, sixième et huitième bénédictions. On ne se met i genoux que pendant le verset Tê ergo quaemmus du Te Deum (Caer, JBp., ibid., n. 16).

11. Si l'Officiant n'a pas été revêtu de la chape dès le commeû'^ cernent, on lui en apporte une sur la fin du troisième nocturne. (Caer. Bp,, ibid., n. 15), c'est-à-dire pendant la huitième leçon (Du Mo* Bn, des Mâtin.), Au même temps les Clercs destinés à l'office de Cihapiers reçoivent les leurs, et les Acolytes vont prendre leurs chandeliers à l'autel.

12. Pour la neuvième leçon, les Acolytes viennent avec leurs chandeliers se mettre à chaque c6té de TOfflciant. Les Chapiers, après le Gloria Patri du répons, se rendent également auprès de ki. Et, le répons terminé, il demande, sans sortir de place, la bé-

* Par une Mule et même géauflexion, le Lecteur non Chanoine fait la r6vél8Dce que demande la prière Tu aulem, etc., et salue l'autel ; mais si le saint Incrément est dans le tabernacle, le Chanoine qui a lu une leçon sHncline i'ibord pendant la prière Tu autem, etc., puis, avant de saluer le Choeur, il bit une génuflexion au saint Sacrement.

' On suit en outre, aux Matines, la règle générale, qui veut que, quand quel- |d'uq du chœur se lève pour dire une antienne , tous ceux qui sont de la même figDîté que lui ou d'une dignité inférieure se lèvent également des deux cêtés ài chœur» ou au moins de son côté. Lors donc qu*un Chanoine dit une antenne, tous sont debout à Texception de TÉtêque ; et quand TÉvêque est de- I0ttt, personne ne deit^être assis.

Slt PART, m, GSAP. vni.

sédiction ku plus digoe du Chœur : il la reçoit incliné, chante sa leçon, fait une inclination profonde à Tu autem^ Domine^ miserere nobis^ puis entonne immédiatement le Te Deum, qui lui est annoncé par le premier Chapier. Après que le Te Deum est entonné, les Chapiers saluent l'Officiant, et retournent à leurs places ; les Acolytes le saluent également, et reportent leurs chandeliers à chaque coin. Si les Laudes ne suivent pas immédiatement, comme il arrive le jour de Noël, les ^colytes vont reprendre lem^ chandeliers sur la fin du Te Deum, pour assister, pendant Toraison, aux côtés de l'Officiant.

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