Le Cérémonial des Laudes est en tout le même que celui
14. Lorsque TÉvéque préside aux Matines, l'Office se fait de même qu'en son absence, à l'exception des points suivants : 1^ ce* lui qui va chanter une leçon, apr^ avoir salué l'autel, salue l'Évéque (Caerem,^ Ub. u, cap. v, n. 5); 2° après avoir chanté la leçon et salué l'autel, s'il est Chanoine, il s'incline profondément vers l'Évoque, qui le bénit en faisant sur lui un signe de croix (/bid., n. 6), puis il retourne à sa place ; mais s'il n'est pas Chanoine, après avoir fait la génuflexion à l'autel, il va se mettre à genoux devant l'Ëvéque, lui baise la main, et reçoit sa bénédiction avant de s'en retourner à sa place (Du Molin, des Matin,, ch. n, n. 4) ; 3^ 1 Évéque, avant de chanter la dernière leçon, dit, tourné vers l'autel : Juhe, Domine, benedicere, et tous ayant répondu Amen^ il corn* mence immédiatement la leçon {Caerem,, ibid., n. 9).
15. Dans les églises où il n'y a pas de Prêtre pour donner la bénédiction à l'Officiant, il dit : Jiibe, Damne, benedicere, puis il ajoute lui-même la formule de bénédiction à l'ordinaire.
16. Quand il n'y a pas d'autre Prêtre que l'Officiant, et qu'il n'y a pas non plus de Diacre, le texte de l'évangile n est dit qu( par l'Officiant.
17. Aux Matines des morts, l Officiant peut être en chape on simplement en étole par-dessus le surplis ou le rochet, sans qu i soit nécessaire qu'il soit assisté par des Chapiers [Caer,, lib. n, cap X, n. 10). Les Chantres commencent eux-mêmes les antiennes. L'Officiant ne dit pas la dernière leçon, qui est chantée par m
DES TAPIUES dans LES PETITES ÉGLISES. 315
Chantre ou tout autre, selon Tusage des lieux {Ihid.^ n. 6). Le Chœur ne se lève que pour Finvitatoire, les petits yersets et le Pa-ter^ qui précède les leçons. A Laudes, on se léye aussi pour le BenedUftus et Foraison.
El^:^ CHAPITRE IX.
INî9 Têpres et des Compiles dans les petites églises, ARTICLE I.
Des Vêpres.
i. On recommande que dans toutes les paroisses, même les plus petites, lorsqu'un Prêtre préside aux Vêpres chantées à l'église, il y ait au moins deux Clercs pour chanter les versets et le Bene^ dicamus. S'il doit y avoir encensement, ce qui a lieu aux doubles* majeurs et à toutes les fêtes d'un grade plus élevé S il faut au moins un Clerc de plus pour remplir les fonctions de Thuriféraire *.
2. Le Curé ou un autre Prêtre préside aux Vêpres en surplis *.
^ c In duplicibus minoribus, seimdnplicibus, simplicibus et feriis, non oportet Celebrantem esse paratum nec fieri thurificationes. {.Caerem.t lib. ii, cap. m, n. 17.)
* Trois enduits suffisent toiqours à la rigueur pour tous les Offices. Deux font les fonctions d*Acolytes, et le troisième celles de Thuriféraire. Les Acolytes peuvent chanter la partie des enfants; le Thuriféraire peut porter la croix, etc. Mais il est mieux, et en général il est facile de s'en procurer un plus grand nombre pour les Offices où Ton veut mettre un peu plus de solennité. On peut ayoïr des enfants habillés uniquement occupés à chanter, d*autres faisant uniquement les fonctions d'Âcolytes, un autre portant la croix dans les Processions, on autre faisant uniquement les fonctions de Thuriféraire.
' L'usage de Tétole pour les Vêpres a été défendu par la S. Congrégation {décrets du 7 septembre 1658, du 10 septembre 1816, du 16 décembre 1828, du Î6 avril 1834, du 27 août 1836 et du 11 septembre 1847). Cette dernière fois la question était ainsi posée : c Nunc Celebrans, ubi non est obligatio Cbori, in Vesperis festivis vel votivis, possit stolam déferre, cum sit veluti pneeminentîe signnm in Choro, maxime in Ecclesiis ruralibus. » La réponse a été : ■ Négative juxta alias décréta. •
Si4 PART, m, CHAP. IX, A&T. I.
3. Avant de commencer, il s'assure que les cierges sont albmes, que les signets du livre sont à leur place, que tout est bien préparé. Chacun , à genoux , &it sa prière , se lève au agnal d6 rOfficiant , et dit tout bas Pater et Ave. Ensuite l'Officiant com«mence Deus in adjutorium, etc., en faisant le signe de la croix , ce que doivent faire aussi tous les assistants.
4. L'Officiant commence la première antienne , que le Choeur continue aux doubles ; puis , le Chantre ayant entonné le psaume, tout le monde s'assied, et le Clergé se couvre.
5. Les autres antiennes sont entonnées par ceux qui sont au lutrin : les premières par les premiers, et toujours en descendant. S'il y a deux lutrins, les antiennes et les psaumes sont commencés alternativement de chaque côté.
6. Les cinq psaumes chantés , et la dernière antienne terminée, l'Officiant se découvre, se lève *, dit le capitule, et commence l'hymne. A la dernière strophe de l'hymne, deux Clercs s'avancent au milieu du Chœur , ou devant la balustrade , et chantent k verset.
7. L'Officiant entonne l'antienne de Magnificat; et, s'il n'y a pas encensement, il dit à sa place : Dominus vohiBcum, et les oraisons en temps convenable, puis, après le Benedicamus, le verset Fidelitim,
8. Aux doubles-majeurs et aux fêtes d'un grade supérieur, pendant que Ton chante l'antienne de Magnificat, le Clerc destiné aux fonctions de Thuriféraire , et les deux qui remplissent les fonctions d'Acolytes , s'en vont devant le Célébrant , le premier avec l'encensoir et la navette, les seconds avec leurs chandeliers. Ils le saluent en arrivant ; puis, à l'intonation du cantique , on s'avance à l'autd en cet ordre : le Thuriféraire marche le premier , viennent après lui les deux Acolytes précédant l'Officiant. En arrivant au bas de l'autel , les Acolytes se placent de chaque côté de l'Officiant , le Thuriféraire à droite , et, tous ensemble, ils font la génuflexion si le saint Sacrement est au tabernacle : autrement les Clercs seuls
* n est bon de faire observer que, quand l'Officiant est debout, tous les autres doivent être debout également.
DES VÊPRES DANS LES PETITES ÉGLISES. SlB
font ia génnflexion. Le Sacristain ou un autre Clerc revêt l'Officiant de la chape au pied de Tautel ^, s'il ne Ta reçue auparavant prés de son siège » ou ne la porte dés le commencement de VOffice.
9. Après avoir fait la génuflexion au saint Sacrement , s*il est dans le tabernacle, ou Tinclination profonde à la croix , rOffidant monte à Tautel, le haise y se tourne sur sa droite de manière i re» garder le coin de Tépttre, pour m^tre et bénir Tencens ; puis reçoit rencensoir du Thuriféraire , fait Tinclination profonde à la croix , ou la génuflexion si le saint Sacrement est dans le tabernacle , encense de trois coups la croix de Tautel, fait de nouveau la génu* flexion ou Tinclination , et encense tout Tautel de la même manière qu'il est prescrit pour la Messe. Après avoir encensé l'autel, il va, précédé des Acolytes , faire ( selon les usages ) l'encensement des autels et des reliques '. Pendant tout l'encensement, le Thuriféraire soulevé la chape de l'Officiant de manière à dégager le bras droit.
10. Les encensements des autels et des reliques terminés, l'Offidant retourne au pi^d de l'autel , remet l'encensoir au Thuriféraire, se tourne sur sa droite de manière à avoir l'autel sur sa
* D'aprè3 un décret de la S. GoogrégatioD des Rites du 4 avril 1699, ou peut prendre U chape au pied de Tautel. Il est d'usage, dans beaucoup d^Églises, d'aller la prendre à la sacristie ; mus fl paraît peu convenable de quitter ainsi on Office que Ton préâde. B nous parait préférable de recevoir la chape près de son si^e ou au pied de l'autel. Toutefois, si on allait à la sacristie, on marcberait, tant en allant qu*en revenant, dans Tordre que Ton indique ici, et, si le saint Sacrement est dans le tabernacle, tous feraient la génuflexion en quittant Vaatel et en y revenant de la sacristie.
* Lorsque le saint Sacrement est exposé, l'Officiant n'encense absolument que le grand autel, conformément à un décret de la S. Congrégation des Rites du 4 aofit 1108. Mais il y a une difficulté sérieuse touchant l'encensement du peuple, qui, dans beaucoup d'églises, est lut par TOfficiant. Nous croyons cet usage abusif. Toutes les dispositions du Cérémonial paraissent opposées k cette pratique : l'Officiant n'encense que les objets sacrés, jamais les personnes. Il eûste surtout une décision de la S. Congrégation des Rites du i juin 1685, qm oendamne Fencensement de laïques, même constitués en dignité, fait par des Bedériutiqaes en chape. Après avoir encensé les autels et les reliques, TOtteiant doit donc remettre l'encensoir au Thuriféraire, qui, comme on va le dire, feDoenae faiHBéaie de trois eou^, paie proeède à i'^^seMcgnmt dn ûergé et âa peuple.
316 PART, m, GHilP* IX, ART. TL.
gauche y et est encensé de trois coups par le Thuriféraire. Pois il termine les Vêpres, en restant jusqu'à la fin au pied de Tautd.
11. Après avoir encensé TOfficiant de trois coups , on encense les autres Prêtres de deux coups seulement, conformément aux décrets de ia S. Congrégation des Rites du 6 mai 1606 et du 30 janvier 1616. Les autres Clercs ne sont pas encensés en particulier, conformément aux dispositions des mêmes décrets, mais simplement en marchant , ou de trois coups séparés , et s*adressant à tous ensemble. Ensuite le Thuriféraire encense le peuple de cette même
ARTKXB U.
Des Complieê.
12. Pour commencer les Compiles , TOfficiant étant à sa place ordinaire, un Clerc s'avance au milieu du Chœur ou devant la balustrade , selon la disposition des lieux ; puis , ayant fait la génuflexion au saint Sacrement ou même à h croix de l'autel, il dit, tourné vers TOfficiant : Juhe, Dorme ^ henedkere, reçoit la béiédiction , incliné médiocrement , puis dit la leçon Fratres , sohii etiote , etc. y tourné du côté de Tautel. En disant Tu autem , Do-^ minej miterere nohiSy il Ëdt la génuflexion S et retourne à sa place. Le prêtre dit Adjutorium, etc., sans inflexion à la fin : à ce verset , tous font le signe de la croix. L'Ofiiciant dit le CanfUeùr, médiocrement incliné ; tous les autres répondent : Misereatur tui , puis s'inclinent et disent le Cùnflteorj de la même manière qu'à la Messe. L'Officiant dit : Misereatur vestri , et tous font le signe de la croix à VIndulgentiamy comme aussi le petit signe de croix sur k cœur à Couverte nos.
13. L'Officiant entonne l'antienne Miserere ou Alléluia ; puis , le psaume commencé , il s'assied et se couvre , et tous les autres s'asseyent également. Les psaumes finis » on répète l'antienne et
' En ^Boit cêB paroles, U ftit toi^ours la génafleidOD» lois même qa*il ne Mnitni devant le saint Sacrement ni devant la croix.
Blg COMPLIElS DANS LES PETITES ÉGLISES. 317
on se lève. L'Officiant commence l'hymne et dit le capitule. Deux Clercs s'avancent au lieu ordinaire pour chanter le répons bref In manm tuas, etc., L'Officiant entonne Tantienne Sdva nos , dit la fin l'oraison , le Benedicamm et le Behedicat , etc. Puis il commence l'antienne de la sainte Viei^e, et termine» après Toraieon , par le verset Divinum auxilium, etc.
Nota. Dans les éghses qui ne possèdent pas de véritables Clercs^ on les remplace par de simples Enfants de chœur revêtus de surpUs. Cette coutume est à peu prés universelle , du moins en France; mais lorsqu'il y a des Clercs en suffisance» les fonc^ lions saintes de l'Office divin devraient être exclusivement leur partage. ^
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