‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 89 sur 159 · PART* IT, GSàP« I, ART. Ol · texte numérisé non relu

PART* IT, GSàP« I, ART. Ol

soir b TÀcolyte; et, ayant pris rencensoir des mains du Tburiréraire, il le donne, avec les baisers ordinaires, au Célébrant, qui encense les cierges à trois fois de la même manière qu'il les a aspergés (Rubr.^ ibid.), sans rien dire (Gavant., ibid., tit. vii, in JRu&r., 13, Jitt. F).

iS. Après Tencensement , le Thuriféraire reprend rencensoir, et, ayant fait avec TAcoIyte la révérence convenable à l'autel, ils retournent tous les deux remettre .cbaqne objet en son lien (Bauldry, ibid.^ n. il; £îfM>^ibid..§10).

ARTICLE m.

De ce qu'il faut faire depuis le moment de la Bistribution des cierges jusqu'à la Procession.

14. La bénédiction des cierges terminée, le Célébrant va au milieu de l'autel avec ses Ministres. Ayant fait la révérence k la croix, ils se tournent tous trois vers le peuple, sans changer de place. Le premier Acolyte, «ii eomu epistolae, tient les cierges pour les présenter au ])iacre (Merati, part, iv, tit. xiv, n. 5).

15. Avant que le Célébrant se tourne vers le peuple, le second Cérémoniaire a dû avertir le plus digne du, Chœur^afin que, revêtu de l'habit ordinaire du chœur, sans étole, selon le décret de la S. Congrégation des| Rites du 14 février 1850, il se trouve en temps convenable sur le degré pour donner le cierge au Célébrant, i Ce cierge lui est remis par le Diacre, qui le baise, et non la main du Prêtre. Le Célébraut le baise également! «n le recevant, puis le remet au Sous«Diacre, qui le re*

DE JLA FÊTE DE LA PURinCATION. 325

Coit avee les baisers ordinaires et le pose sur l'autel ^ Le Célébrant^ ayant ensuite pris un autre cierge des mains du Diacre, le donne k son tour au plus digne du Gbœur^ qui le reçoit à genoux en baisant le cierge et la main du Célébrant^ conformément à la décision de la S. Congrégation des Rites du 14 février 1705, et qui, après avoir fait les saints convenables *, s'en retourne & sa place, accompagné par le second Gérémoniaire (BauU dry, part, iv, cap. m, art. ii, n. 14), lequel fait venir le Chœur en ordre convenable.

Nota. S'il n'y a pas de Prêtre au chœur pour donner le cierge au Célébrant, le Diacre, l'ayant pris des mains de l'Acolyte, le pose au milieu de l'autel. Le Célébrant, après avoir fait l'inclination devant le milieu, se met h genoux sur le marchepied^ la face tournée vers la croix, et prend, dans cette position, le cierge de dessus l'autel, le baise (Memoriale Rituum, tit. i, cap. i, § 2, de Distrihuiione Candelarum)^ puis le donne au Sous- Diacre; et^ s'étantlevé^ il poursuit la distribution^ comme noas allons le dire.

16. Lorsqu'on commence la distribution des cierges, les Chantres chantent l'antienne Lumen ad révélationem gentiumj etc. (Caerem. Epxsc, lib. ii, cap. xvn, n. 4), avec le cantique Num dimitlis, etc. (Rubr. Miss., ut in die.)

17. Si, après le cantique iini^ la distribution n'est pas terminée, alors on répète le cantique sans dire le Gloria Pairi, qui ne doit se dire qu'une seule fois^ lorsque la

* Le Prêtre qui donne le cierge, et le Célébrant qui le reçoiti se tiennent tou3 les deux del)OUt.

' C'eet-Mire une inolination profonde au Célébrant» et une autre révérence k 'autel.

distribution sefst fitiie {Ba^itàry, ibîd.^ 11. 22; .0£MdJitt. B,D.84, SU).

18. Le plus digûè dû ChOettf étant pani, le Diacfè et leSôus-Diàcre descendent stif le dégfë, 6è mettent à genoux sur le bord du tnarcbépiéd^ et reçoivent du (Célébrant leurs cierges avec lés baisers ordinaires (Bubt,^ ibid.); puis ils se lèvent^ et, ayant fait ta géntifleîlon sur te marchepied, ils retournent, le SôUlhDlàcre ï la droite du Célébrant pour relever le bord de fa thape, et le Diacre à la gauche, pour présenter les ciergeS (Mèrûti, ibid., tit. VU, n. 49); il» laissent led leurs entre les mains des Acolytes. Le Célébrant distribue eneuite les cierges au reste du Clei^é, d'abord aUï Prêtres, pois aux autres; tous venant deux à deux, et baisant d'abofd le ciei^e, puis la main du Célébrant. (Caer. Ep., ibid., n. 3; Afiftr.Jbid.) *.

^ Lorsque le Clergé eet mmibraix, voiei l'<Mfl qui Mt indiqué ditui pMiieon Gérémoniaux, et suivi dans les églises où les oérémoDies s*eséoa(iQt bien régulièrement :

Les deux premiers qui s*ap|Mrochent pour recevoir des cierges, a3ftnt d*abord ftit la rétérence convenable I l'autel, et une iooUtiStiod tnDfende au Célébrant, montent sur les degrés, se mettent k genoux sur le bord du lUarchepled , et reçoivent leurs cierges, les baisant par le bas, et ensuite la main du Célébranl Ils descendent en se tournant vis-k^vis Tun de Tautre, et en s'écariant de manière k laisser mdntar deuit autres entre edx. Dètaendus au bas des degrés, ib en trouvent encore deux avec lesquels ils fout les révérences k Taillel et «i Célébrant. Ainsi, pendant que deux Ecclésiastiques reçoivent leurs cierges, deux autres sout immédiatement derrière éuit, et quatre autres font les révérences ooilvenables au bks des dègrél. Vit od mo|in, W Célébrant distHboe te derges sans auoooe.intehïiptioB.

Il est bon de faire observer que la règle de se mettre k genoux souffre des exceptions. Les Chanoines reçoivent leurs cierges profondément inclinés, et non k genoux, loré même qu'ils sont distribués par TÉvéqué. Lk lUêine chose s*observe k la distribution des cendres et k celle des rameadï. Atflst Ta ré- -gtélè Cérémonial ites Évéquê» (llb. ii,^p. ivi, u. il ; ^. vnw, n. \l\ cap. XXI, n. 6).

îd. Surk an de là distribution, leâ Acôlytëâ désigBéâf étant avertie par le Cérémoniaire, allument les ciergéé du Clergé pour la Procession (Caèr. Ep.^ ibid., tt. 8).

20. La distribution étant finie^ les Officiers sacrés sç retournent vers Fautel, et, après avoir salué la croix, ils s'en retournent dans le même ordre au lieu où s^est faite la bénédiction, et se placent in cornu epistolae. Le Célébrant se lave les mains^ le Sous-Diacre versant l'eau d'une main et soutenant le bassin de l'autre, et le Diacre présentant la serviette pour les essuyer (Bisso^ tit. B, n. 86, § 12; Meràti^ ibid., n. 18). Pendant ce temps, les Chantres chantent l'antienne Exurge^ qui se répète /'/hiftr*, ibid.; il/^afi, ibid.)

21- Le Célébrant, après quMl s'est lavé les mains et que VEûùurge est terminé,' chante debout in cornu epiV tolae (sans dire Dominus vobiscmn) : Oremus, Exaudt, etc. {Rubr.^ ibid.)

Nota* Si la fête arrive après la Septuagésime^ et k un jour autre que le Dimanche, le Diacre et le Sous-Diacre^ avant que le Célébrant dise Oremus^ vont se placer unm post aiium; etj en temps convenable, le Diacre chante Flectamusgenua; le Sous-Diacre ayant dit Levate {Rubr.j, ibid.)> tous se lèvent. Les Ministres sacrés restent ainsi placés jusqu'à ce que l'oraison soit finie. Cela doit s'ob-^ serveur toutes les fois qu'il faut dire le FUctamus genm (Bisêo, litt. M., n. iBl, et litt. B., n. 86, § 15).

Nota. Si c'est la coutume que la Célébrant distribue. les cierges au peuple, il se rend à la balustrade pour cette distribution. Les hommes baisent d'abord le ciei^e, puis la main du Célébrant, et les femmes le cierge seulement. Après que les cierges sont distribués au peuple, les Officiers saérés tournent k l'autel^ font la révë^

PART. lY, CHAP. I, ART. lY.

renée S et s'en vont inplano^ in cornu epistolae, où le Célébrant se lave les mains près de la crédence *. S'il se présentait k la balustrade un grand nombre de fidèles, alors un autre Prêtre, revêtu d'un surplis et d'une étole violette, distribuerait les cierges avec les cérémonies ordinaires, telles que nous venons de les exposer. {Gavant.^ part. IV, tit. VII, in Rubr. 14, litt. H.)

ARTICXE IV.

De la Procession.

22. Pendant que le Célébrant dit la dernière oraison, le Thuriféraire va préparer du feu dans l'encensoir, et, l'oraison finie^ il vient se placer in cornu epistolae. On met et bénit l'encens k l'ordinaire au coin de l'épitre {Rubr. Miss., ut in die). Ensuite le Sous-Diacre, ayant fait la révérence convenable k l'autel, va per breviorem prendre la croix de Procession, qui lui est présentée par le second Cérémoniaire, et, précédé du Thuriféraire, il s'avance entre les deux Acolytes au milieu du Chœur, où il s'arrête, la face tournée vers l'autel.

25. En même temps, le Diacre -prend le ciei^e da Célébrant des mains du Cérémoniaire, et le lui présente avec les baisers ordinaires. Il reprend ensuite le sien, et, au signe du Cérémoniaire, il se tourne vers le peuple, et chante k voix haute et distincte : Procedamus in

* C*esMi-dire, si le saint Sacrement n*est pas dans le tabernacle, le Diacre et le Sous-Diacre font la génuflexion, et le Célébrant rindination profonde; mais si le saint Sacrement est dans le tabernacle, tous font la génufleûon.

* n est à remarquer qu'en ce cas le Prêtre ne monte pas à l'autel : en effet, il M paraltraift pas convenable d*y monter pour se laver les mains.

DE LÀ FÊTE DE LA PURinGÀTION. 3^

pace. Le Chœur répond : In namine Christi. Amen. (Rubr., ibid.).

24. Après que le Chœur a répondu, la Procession se met en marche dans l'ordre qui suit. Le Thuriféraire, ayant fait la génuflexion, marche le premier ; viennent ensuite les Acolytes et le Sous-Diacre portant la croix, lesquels ne font point de génuflexion. Après eux viennent les Chantres * et le reste du Chœur. Tous, en quittant le sanctuaire^ font la génuflexion deux à deux. Chacun porte son cierge allumé (JRu5r., ibid.) ■. Le Diacre et le Célébrant, ayant également leurs cierges allumés, viennent les derniers. Au signe du Cérémoniaire, ils descendent in piano, et font tous deux la révérence convenable. Le Diacre donne la barrette au Célébrant avec les baisers accoutumés; puis il prend la sienne des mains du Cérémoniaire^ et se met en marche h la gauche du Célébrant, élevant le bord de sa chape de la main droite. Les Chantres chantent les antiennes qui se trouvent dans le missel (i}ti6r., ibid.).

Nota. Pendant la Procession, on ne doit pas sonner la clochette à l'élévation des Messes privées '; mais s'il arrivait que l'on sonnât, alors ceuy de la Procession, en

> Cela doit s*entehdre des Chantres en simple snrplis. Les Ecclésiastiqaes qol portent des chapes, d*après une décision de la S. Congrégation des Rites du 13 mars 1700, ont place avant tous les antres, et par conséquent, dans une ProGeaBfiîon, ils marchent après tous ceux qui ne sont pas revêtus de ce vêtement» c'est-à-dire immédiatement avant le Diacre et le Célébrant, à moins ([ne d'autres Ecdéâastiques d'un ordre plus élevé ne portent aussi la chape : en ce cas les Ghantres-Chapiers, moins dignes que ceux-ci, les précéderaient.

* Le derge se porte de la main droite par ceux qui forment la ligne drmte de la Procession, et de la main gauche par ceux qui forment la ligne gauche.

* En principe général, on ne doit jamais, aux Messes privées» sonner la clochette quand il se fût quelque Office du ohoeur.

VSB PART. TV, CmPt h An IV.

passant devant cet autel, feraieqt la géauflexion Mlroqu genu, et resteraient k genoux jusqu'à ce que réléYation ^it terminée, ainsi que Ta décrété la S. Congrégation d^8 Rites, le i^ mars 1684 .

' 25. En^ortaqt de la porte de Téglise, si c'est Tusjige de sortir, tous se couvrent, à Texception du Tburif<^raire, du Sous-Diacre portant la croix, et du Cérémouiaire. Celui-ci pourra porter yne calotte, ^elou le décret de la S. Congrégation de» Rites du 17 juillet 1754. Tout le monde aura soin de se découvrir en entrant, ex^ cepté seulement le Célébrant et le Diacre \ \a Pro^ cessiou fera l^ tour ordinaire, selop l'usage de chaque ^liseï

26, Eu rentrant dans l'église, si la Procession en est sortie, ou eu entrant dans le chœur ou sanctuaire, «i elle s'est faite dans l'iutérieur, les Chantres entonnent le répons OhbAUfunt I)<miw>^ lors même que les antiennes ue seraient pas terminées (J?»sso, litt. 5, n. 84). On s'avance dans le chçeur en le continuant. . 87. Le Thuriféraire, arrivé au milieu du cbceur, fait Ia génuflexion, et reporte l'epcen^oir en son lieu, Le §aus-Diacre portant la croix, et les Acolytes, sans faire de génuflexion, s'en vont k la crédence, ofi ils déposent, les uns leurs chandeliers, l'autre la croix : celui-ei Y^

eQ9uit« pr^ de la banquette attendre le Célébrant et le

Ditert.

• S8. Chacun du Clergé fait la génuflexion au milieu, se

wnd à w place, et éteint le cierge. Le Célébrant et son

, * P *ft»t atoeur« cowjPQ pwp général ta règle ^^ doqne ici potre ittteor pour 99 i^ouvrir et sç découvrir» ^m ^^ Processions autres q^i^ celles du saint Sacrement. À celles-ci, personne ne doit se couvrir, si ce n*est 1m ÉT^qu^^ qpi peuvent avoir la mitre en tête lçrs({u*ils pe portent pys le saint âiêrement.

DE L4 FÊTS QE fci PU^CATION. 'SfH-

Diacre se découvrent en entrant dans le chœur % s'avancent devant le milieu^ éteigqaQt Içurs cierges, les donnent au Gérémoniaire more solitOj et, après avoir fait les saints aeeoutumés, ^ rf^odwt a la banquette des Officiers sacrés. Lk, ils se tournent en face de Tautel ; le Diacre et le Sous^Diaero dteot m Célébrant sa chape, et tons trois se revêtent des ornements qui conviennent à la Messe du Jour, selon que nous l'avons dit à l'article premier ; car c'est celui qui a présidé k la cérémonie qui doit chanter la Messç, ainsi que l'a déclaré la S. GongrëgatioQi des Rit^s,le t2 Juin 1627. Le Célébrant, accompagné de ses Hiqistres, se rend ensuite k l'autel avec les $9lQts ordinair^f «t commepcç la Messe, qui se dit more solito.

Nota. Si la tfesse n'est pas celle du dimanche, pendant la Procession uq Qerc âtera les parements violets de l'autel et de la crédence {Cwr. Ep.. lib. ii, cap* xvu, n« B).

Nota. Si la Messe est de la sainte Vierge, le Célébrant et tons ceux du Chceur tiennent leurs cierges allumés pendant que Ton chante l'évangile ; ceux du Chœur les tiennent également depuis le Sanctus jusqu'après la coDomumop. B la tfessç n'était pas cellç de la sainte Vierge, mais celle de la Septuagésime, de la Sexagésime« de la Quinquagésimef celle du Patron ou du Titulaire, alors on n'allnmemit pais les cierges pendaut la Messe (Bubr.y ibid ; Catr. Sp.* ibtd. ; Gav., part, rv, tit. UT, «A HmV. 7, n. iO; Bi$9o, litt. F, n. 76, | 5).

* On k uDdtnéte, Mloik U dbpoâtion des hfmL

Page 1