‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 88 sur 159 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

De la fête de la Pariacatlon.

ARTICLE I

De ce qu'il faut préparer pour ce jour.

1 . Il faut préparer à la sacristie en lieu propre : pour le Célébrant, la chape, Tétole, la ceinture, Faube et l'amict ; pour le Diacre, la chasuble pliée S Tétole, la ceinture, l'aube et Famict; pour le Sous-Diacre, la même chose, k Texception de l'étole. Les ornements sont de couleur yiolette.

2. A Tautel on préparera les chandeliers à Tordinaire, et la croix avec les parements violets sur les blancs.

5. Près de Tautel, du côté de Tépitre, on placera une petite crédence couverte d'une nappe; on mettra dessus les cierges à bénir, que l'on couvrira d'une nappe blanche (Memoriaie Rituumy tit. i, cap. i).

4. Sur la crédence ordinaire on mettra le bénitier avec son aspersoir. On placera le calice au milieu avec les autres choses nécessaires pour la Messe (qu'on aura soin de couvrir d'un voile violet pendant la bénédiction). On y mettra aussi un vase, pour laver les mains du Célébrant, et une serviette pour les essuyer {Merati^ part, iv, tit. XIV, n. 5).

8. On préparera en lieu convenable la croix de Procession, l'encensoir avec sa navette, un foyer avec dés

t Dans IM églises où Von ne porte pas la chasuble pliée» le Diaûfe ne met iriea par-dessus Fétole, et le Soos^Diacre rien par-dessus l'aube.

912 PART. IV, CaUP. h ART. O.

charbons allumés pour renouveler le feu de FencensiHr, et des pincettes (Mentor., Rit, Mi.).

6. Sur le banc des Officiers sacrés, ou exk autre lieu convenable, on préparera les ornements blancs, savoir : la chasuble, Tétole et le manipule, pour le Célébrant; la dalmatique, l'étole et le manipule, pour le Diacre; la tunique et le manipule, pour le Sous-Diacre.

7. S'il arrive que la Messe ne soit pas celle de la sainte Vierge, on préparera les ornements propres au jour.

ARTICLE a.

De ce qu'ont à faire les Officiers saeré$ jusqu'à la Distrilm^

tion des Cierges.

8. A l'heure convenable, les Ministres sacrés s'habillent : ils prennent Tamict, l'aube et le cordon ; le Diacre y ajoute l'étole. Après avoir revêtu le Célébrant de la chape, ils se revêtent eux-mêmes de la chasuble pUée; mais ils ne prennent pas le manipule (Caerem. Episc., lib. II, cap. XYif, n. 1). Au signe du Cérémoniaire, ils vont à l'autel, en prenant au milieu d'eux le Célébrant, dont ils relèvent la chape par les côtés : tous les trois sont couverts de la barrette (Merati^ part, iv, tit. xiv, n. 6).

9. Arrivés au chœur S ils donnent leurs barrettes au Gérémoniaire, et, après avoir fait les révérences conve<* nables k la croix % ils montent sur le marchepied : le Gé-

^ L'Ajiteiir mefc toojoarf iadisfioetement le choeur pour le sanolaibê oo le chœur proprement dit.

s On ne suppose pas le saint Sacrement ; maisiMl e^ préeeni tel It lalMTnacle, ils font tous la génuflexion in plan» k Vùtëum.

DE Là FÊTE DE LÀ PURIFIGATtON. 3S5

iébnmt baise l'autel aa milieu (Gavant.^ part. Vf, tit; IIY, fil Rubr. S, litt. E;Merati^ ibM., n. 7)^ et les ]Mi«nistres sacrés font en même temps la génuflexion. lU 8e retirent ensuite au coin de Tépitre, où ils se placent en cet ordre : le Célébrant est au milieu, ayant le Sous* Diacre à sa gauche et le Diacre k sa droite sur le degrés Tun et Tautre à quelque distance de l'autel (Merati^ ibid.ftit. vu, n. 12). Alors le Gérémoniaire découvre les cierges.

10, Les Officiers sacrés ainsi placés, le Célébrant, left mains jointes, chante sur le ton férial Domimu vobith cum (Rubr. Miss.^ ut in die) , ensuite Oremus^ et Foraison Domine sancte^ avec les quatre autres qui suivent. Quand il bénit les cierges, il pose la main gauche sur l'autel, et alors le Diacre soulève le bord de la chape (Meratij ibid., tit. xiv, n. 8); ce qu'il fait également pendant que le Célébrant asperge ou encense.

li. Au commencement des oraisons, le Thuriféraire prépare du feu dans l'encensoir, et à la an il vient in cornu epistolae conjointement avec le premier Acolyte, qui est à sa droite, portant le bénitier avec l'aspersoir (RanMry, part. iv. cap. m, art. 2, n. 11 ; Bissoj litt. B, n. 84, § 7).

12. La cinquième oraison terminée, le Thuriféraire fiait la génuflexion in piano, monte sur le degré pour faire mettre et bénir l'encens à l'ordinaire. L'Acolyte^ ayant fait la génuflexion comme le Thuriféraire^ donne l'aspersoir au Diacre, qui le prend par le milieu et le donne, avec les baisers accoutumés, au Célébrant. Ce* lui-ci asperge les cierges par trois fois : d'abord au mU lieu, ensuite k sa gauche, puis k sa droite, en disant l'antienne Asperges me, etc., sans chant et sans réciter le psaume (Rubr.^ ibid.). Ensuite le Diacre rend l'asper^

Page 1