CHAPITRE IV
De ce quHl faut priver pour e$ jofir,
4 . A la sacristie, dans le lien destiné ponr liss (NRciers sacrés, on prépare pour le Célébrant une chape, une étole, le cordon, Taube et l'amict; ponr le Diacre, la chasuble pliée , Tétole, le manipule, le cordon, l'aube et Famict ; les mêmes choses pour le Sen&-Diacre , à Texception de Tétole. Tous les ornements sont violets.
2. On met k Faotel six rimdêliêrs et la croix , sans aucun ornement , si ce n'est des rameaux que Ton dis-
* D'après VOrd» de Rome, cette conieor n*est que pour la Messe snlmuHa eu fi^svenlqelie, H bvl igonter aps^ qo'^ç n'es> pps 4» rifwr ^ f^n >«* se servir du vioM (Camrem. Ep,, lib. n, cpp. xni, n. il).
• 811e iv« «nanche de l'AvsDt ionlie bf^ de Nell> Oiaei» et te 6o«K
Qiisre se mlM 4i il tilm^m 0t * b toîm de itMls» visM
{fla^rtm. Ep,y lib. u, cap. xir» n. 1).
fQs^ e^tre les ^andelier» (fia^^., piirt. iv, eap. ?i, art. », ». i; M^rmi, part, iv, tUr Y«, n. 8), dans las église ^ù telle est la coot\iffle,
5. Près de TsqteU au cojo da l'éplire, m plai)« noe l^tite tdble cpqyerte d'une nsppe, et, psftdesstts, les r^meaiii^ r^oiiY«rt9 d'qne psppa blanebe. En lieu con* veoable, du côté dç révangile, QQ placQ trois pupitres pour la Passion.
4r Sur la créde»ce, on in^t le bénitier avec Tasp^fv spir; i^ur le milieu ^ le calice couvert , k l'ordinaire, du graod ¥oiie^ les bureUQi. la sopp^ttSi le missal pour Tévangile ^t Tépitra, la grsnd^ étol^ pour }e Piacr^i l'aiguière pour i^vçr les m^ios dn Ç4lé^raot» et la ««r^ vietlQ pour les essujfçr.
^, On plac^ «0 Ueu conv^nabl« la eroin de Proeas"* ^on t couv^te d'un Yoilç violet, On prépaie aussi un patit foyer ave«das charbons alluinéSf p9ur renouvalar le feu de ranaensoif , et des pincettes,
6. Sur la banquette das Offiçiari» sacrés» QP i»at la^ chasnbla du Célébrant et son manipula.
7. En outra, on doit préparer, ou i la saaristia, ou an un autre liau détourné, pour les trois Diacres de la Pasr sipn, traia aniiats, trois ^ubas avea leurs cordons, autant de manipules et d'étoles de, couleur violette (Jf^atl, ibid,'. Baul4., ibid., n. 2; Bim, «tt. B, n. 22^, § 7), et trois liyras pour la Passion.
ARTiquE II.
De V Office dp ee j&ur, depuiê le Commencement jusque à la Distribution des Rameaux.
8. Les Ministres sacrés, rerétus d'aubes, et le Diacre, ayant mis l'étole par-dessus, aident le Célébrant |^ sa
344 PART. IT, CHAP. lY, ART. H.
revêtir de l'aube , de Tétole et de la chape. Puid ils se revêtent eux-mêmes de la chasuble pliée S et mettent leurs manipules. Lorsqu'ils en sont avertis par le Gérémoniaire , ils vont k l'autel , ayant au milieu d'eux le Célébrant, dont ils relèvent la chape par les côtés; tous trois marchent la tête couverte (Gav./part., rv, tit. vn, tfi Rubr. 7, litt. B; Merati, ibid., n. iO).
9. Arrivés k l'autel, après qu'ils ont donné leurs barrettes an Cérémoniaire, ils font les révérences convenables *, et montent tous trois sur le marchepied. Le Célébrant baise l'autel au milieu {Gav., ibid.; Meraiij ibid.) , et ses Ministres font en même temps la génuflexion {Bauld., part. nr. cap. iv, art. n, n. 5). Ensuite ils vont au coin de l'épitre, où ils se placent en cet ordre : le Célébrant est au milieu , ayant à sa gauche le Sous-Diacre, et à sa droite le Diacre, sur le degré {BavM.y ibid.), l'un et l'autre à quelque distance de l'autel {Merati^ ibid., n. 12). Alors le Cérémoniaire découvre les rameaux {Batdd.j ibid.).
10. Les Officiers sacrés étant arrivés au coin de l'épltre, le Célébrant lit sur le missel sans faire de signe de croix, les mains jointes, l'antienne Hosanna^ etc., que le Chœur chante {Bim, litt. B, n. 87, § 4; BafM. et Meraii, ibid.).
11. Lorsqu'on a fini de chanter l'antienne, le Célébrant, les mains jointes, et tourné vers le missel, dit, sur le ton férial, Dominm vosbiscum (Ruhr. Jlfm., ut in die), et l'oraison qui est à la suite. Ses Ministres, de chaque côté, soulèvent les bords de sa chape. Au com-
* Dans les églises où Ton s*e& sert.
' C'est-à-dire, le Diacre et le Soiis-Diacre la génuflexion» et le Gââinnt rinclination k la croix ; mais si le saint Sacrement est dans le tabernacle, ils font tons la génuflexion in piano.
DU D1IIAI9CIIE DES RAMBAUX^ 345
mencement de l'oraison , le Sous-Diacre, ayant fait la révérence k la croix \ descend in piano derrière le Célébrant, où, étant tourné vers Tautel, il quitte sa chasuble, aidé par le second Acolyte, et le Gérémoniaire lui donne le livre.
12. L'oraison finie, le Sous-Diacre, ayant fait aupara* vant les saints ordinaires an Chœur ^, chante la leçon sur le ton de l'épitre; il reçoit la bénédiction du Célébrant (Rubr.,ïbii.)j reprend la chasuble, et retourne per breviarem assister le Célébrant (Merati^ ibid.^ n. 44).
i5. Lorsque le Sous-Diacre a fini sa leçon, le Chœur chante un des deux répons marqués dans le missel (Ruhr., ibid.), avec ses versets. Pendant ce temps, le Diacre, ayant fait la révéïience à la croix >, descend in piano, quitte la chasuble, met la grande étole, reçoit des mains du second Cérémoniaire le misseU qu'il porte avec les révérences accoutumées^ sur le milieu de l'an*tel (Rubr., ibid.); l'ayant posé dessus, il fait la génuflexion, et retourne per breviorem à la droite du Célébrant pour faire mettre l'encens; le Sous-Diacre relève alors le bord de la chape.
14. Quand l'encens est bénit, le Sous-Diacre descend in piano, et le Diacre retourne |>er breviorem au milieu de l'autel, dit le Munda cor meum, more solito^ et, ayant pris le missel, il demande la bénédiction au Célébrant fAu&r., ibid.). Le Célébrant, s'étant tourné vers le côté de l'évangile, la lui donne de la manière ordinaire; puis le Diacre chante l'évangile comme aux autres Messes.
* Si le saint Sacrement est dans le tabernacle c*est à Tadorable Sacrement qa*il lait la génuflexion.
* On suppose le Gbœur devant Faulel.
' Ou bien au saint Sacrement, s'il est dans le tabernacle.
S46 PÂA¥< IV4 (Ma?, tf, ARt. n.
Aprêd révdiigilê^ le âous-Diàôfe potte lé itvrè k btiêér au Célébrant, dt le Diacre rencense (ttubr., Ibîd.). Lé fioiis^Diàere retourne h la gauche du Célébrant, et le Aia^e k sa droite, après avoir quitté Ift grande étole et repris la cbasuble pliée (Gav.^ ibid., m Rub., X, et Mè^ ruU, IbidM â. 11).
le. Le Célébrant, ftprès avoir été encensé, se toortiê vers Tantel, ei ehant^ sûr le ton férial, les mains jointes^ Toraison et la préface qui suit (ÉUbr., ibid.). Lé pré&ée finie, il dit au même lieu, incliné et I toiï mé^ diocre, conjointement avec ses Ministres, le Sanek^, qui est eknté par lé Ghdeur {Rubr., ibid.).
16. Ensâité le Célébrant (Chanté sur le ton fériil, également les mains jointes^ Domim^ ^obiMèm et le^ oraisons de la bénédiction. Quand il bénit les rameaux, il pose la main gaucAie surTautel (Gùv.^ ibid.» in Rubt. %i), et alors le Diacre relève le bord de sa cbapé (Mwati^ \\AA., n. 16) : ce qu'il fliît également quand 11 aspei^e et encense les rameaux.
17. Au commencement des oraisons, le Thuriféraire va mettre le feu dans l'encensoir, et sur la fin il vient m cornu epistolaey conjointement avec le premier Acolyte, qui se met k sa droite^ portant le bénitier et Taspersoiri Ayant fait ensemble la révérence convenable in plano^ le Thuriféraire monte sur le degré pour faire mettre et bénir l'encens ; puis il se retire in piano avec l'encensoir et la navette^ et l'Acolyte donne l'aspersoii^ au Pidçre, lequel le prend par le milieu^ et le présente au Célébrant avec les baisers ordinaires. Le Célébrant asperge les rameaux trois fois ; d'abord au milieu, ensuite k sa gauche, puis à sâ droite (Gavant, ibid., in Rub. XIII, litt. D), en disant : Asperges me, etc. (ftiitr., ibid.). Ensuite Je Diacre rend l'aspersoir à l'AcoIytei et
pfend dd« mains du lïtfriféraiife l'éfieéûMif , ^«ill pté* sème àti Célébrâiit âtec léft baisers Sieeotitttiiiésv Le Ce* lébmfit eucélisé tlNrfft fois les ràineattî de la tddttté ffiâ-* nièrê qu'il I«S a Si^efgés (Gat)., ibid , litt. F; M^fûH, ibid., II. 17).
IS. Apft^ Féficenstittiétit, lô Thtirifêfairé téptéwà l'encensoir^ et, après qu'il a fait at ec l'Acdlyte les rêvéfeûees eonténables & fautél, tous deux reportent chaque objet en sou lieu.
id. L^encensement flui, le Célébrant dît Domiriùs vôhiicum et l'ôraisOn qdi suit, de la manière que nous avons marquée pour les autres oraisons.
AftTictËm.
Dé la ÙUtributiùH dè9 Rameam.
20. L'oraison terminée, les Ministres saCréS vont avec te Célébrant au uiUieu de Tautel, font la révérence à la croix S et se tournent vers le peuple. Le premier Acolyte^ placé in cornu êpiitolM^ porte les raineaux^ qu'il présente au Diacre, de manière que le pied du ra* meau soit du côté du Diacre auquel il le présente.
21 ; Avant que le Célébrant se tourné vers le peuple^ le second Cérémoniaire a dû avertir le plus digne du Chœur, afin que, revêtu de Thabit ordinaire de cfaœur^ fians étole, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 14 février 1705, il se trouve en temps conve*
* L*Attfetir ne suppose pas présent 1è saint SicretAênt, «t^'on nci ûài t>u tablier S'il «si dans le taberâsde. Mais on coAprend ^ue» peUr ees cérémonies, il conviendrait qu'il n*y fût pas et qQ*on suivît les dispositions du Géré^ Donial éêftÉYéqoea {jalb» i, M^- ^h *)» S;, lequel conseille de rdtcr avant roflloe. .