‹ Cérémonial selon le rit romain (volume 4)Chapitre 96 sur 159 · DU DIMANCHE DES KÀMEÀUX · texte numérisé non relu

DU DIMANCHE DES KÀMEÀUX

Domino {Caerem. Ep., lib. ii, cap. xxi, n. 8), h la un de laquelle on ne dit pas le Gloria Patri {Rubr.^ ibid.).

Nota. Si la Procession ne peut pas sortir de l'éfflise, elle en fait le tour dans l'intérieur, et la fin de la cérémonie a lieu à la porte du chœur {Gav., part, iv, tit. vii, m Rubr. 18, n. 24),

52. Lorsque la Procession rentre dans Téglise, tous se découvrent (en supposant qu'ils soient demeurés côu-^ verts), à Texceplion du Célébrant et du Diacre, et ils s'avancent ainsi vers le chœur. Le Thuriféraire, arrivé au milieu du chœur, fait la génuflexion, et reporte sou encensoir en son lieu. Le Sous-Diacre portant la croix, et les Acolytes, sans faire de génuflexion, s'en vont à la crédence, oii ils déposent, les uns leurs chandeliers^ et l'autre la croix {Rauld., ibid., n. 6; Risso^ ibid.^ § 8 ; Gav,^ ibid., in Ruhr.:, 16, litt. R; Merati^ ibid., n. 29); puis le Sous-Diacre se retire k la banquette, où il attend le Célébrant et le Diacre. Chacun du Clergé, après avoir fait la génuflexion au milieu, se rend k sa place tenant son rameau k la main.

35* Le Célébrant et le Diacre se découvrent en entrant dans le chœur, s'avancent devant le milieu, et, après avoir fait les révérences convenables, s'en vont a la banquette des Officiers sacrés. Le Diacre, ayant ensuite pris le rameau du Célébrant avec les baisers ordinaires, le remet avec le sien propre au Cérémoniaire. Ils se tiennent e^n face de l'autel : le Diacre et le Sous-Diacre ôtent la chape au Célébrant, qui se revêt du manipule et de la chasuble : car c'est le même qui doit dire la Messe, et non pas un autre, selon le décret de la S. Congrégation des Rites du 12 juin 1627. Le Diacre et le Sous-Diacre mettent le manipule ; ensuite le Célébrant, accompagné de ses Ministres, se rend k l'au-

9B4 PART. lY, GHÀP. lY, ART. Y.

t^ avec 169 3alut8 convenables, et commence la Mesi^ ((7(Kf^m. Ep^, ibid., eap. :(Yii, n. 6; Meraii, ibid.}.

De la Messe et de la Pmion.

54. La IMLe&se se célèbre comme réelle des autres din^ancbes de Carême, k Texception de ce qoi suit. On ne 4it pas le pss^ume Judica me^ Dew, etc. {Ruhr. M%s$,^ ut in Dom. de Pa»s.) On ne dit non plus le Qloria Patri Qi k Vlntroït ni au Lavabo {Rubr., ibid).

55. On dit une seule oraison [Rub. Miss., ut in die)^ et on omet celles qui seraient ordonnées pour quelque besoin : ainsi Ta décidé la S. Congrégation des Rites, le 30 avril 1822. On oipet également la commémoraison d'un simple, mémç aux Messes basses, quoiqu'on en ait fait mémoire k TOfiice {Rubr. de Conim,). Lorsqu'à répitre le Sous-Diacre chante ces paroles : In noviine Jesu omne genu flectatur , tout le Clergé du Chœur , et même le Célébrant avec le Diacre , supposé qu'il ne lise pas le graduel ou le trait, fléchiront les geqoux jusqu'à ces paroles Et infemorum inclusivement {Caerem. JEjpisc, lib. II, cap. XXI, n. 15; Bauldry^ part, iv, cap. vi, art. m, n. 7 ; Bisso^ litt. M, n, 2S0; Merati^ part, jv, tit. vu, n. 50).

56. Le Sous-Diacre , ayant fini l'épltre , attend que le Célébrant ait terminé le trait; après quoi, ayant reçu la bénédiction et repris ^a chasuble in plano^ i| se place à la droite du Dijicre comme pour l'introït {Castcddi, lib. m, sect. Y, cap. y, n. 5; Merati^ ibid.). Pendant qu'on chante le trait ^ le Célébrant va s'asseoir avec ses Umistre».

^7. Pendant la P^ssiop e( ré?angi|e , \^ Célébrât ^ >ps jLes »ptr«s tiennent l^urs r^meftnx ^ la maip, ^ expeptîo» de^ Diacre^ qni la cbapt^nt^ 4§s Açoiytçis et «Cérémoniaire (C^i^ew. rom. lib, |i, «ap. xu; 4C?fat», >)4m 0* 31)* £d^ r£itQiirnant à la sacristie , |p^^ 1«« tien» ent élément, ft la fnaifl, à rexç^ptioq dgp ûftçi$re

38. A la fin de la Messe, on dit révangije dç §aint Mo H^aUt îbid., yers la fin),

59. Pendant qu'on chante l'épitre, les Piaçresde la ^a^sîQp ^ revêtent de Tan^içt, de l'aube avec le cordop, a nia9fpnl§ Qt d'une étole violette pendant dç l'épaid^ ^nche {Caerem. Episc.^ ibid., n. 14). Ils sont aid^ lar len Acplytig|S| lesqueb , pendant l^ trait, ont soin de enir prêt, dans Je lien où l'pn a coutume de chanter évangil^Y l^s trois pupitres nus, placéjs ^n lignç droitp 1 quelque distance l'un de Fautre ÇHerath iWd,, n. 30),

iO. Yers Ja fin du trait, Içs trois Piacres de la Passion, eiiant chacun son livre des denx mains, appuyé sur la loitrine, et accompagnés du second Cérémoniaire, font » révérence à la croix , mettent leurs barrettes, et parent de la sacristie pour le chœur dans Tordre suivant : e second Cérémoniaire marche le premier , les mains ointes. Il est spivi des trois Diacres , marchant l'un à la •uite de l'antre : celui qui fiait la partie de l'Évangéliste 'avance le premier; celui qui fait la partie de la Syna'* [ogue va le second, et celui qui fait celle de Nolre-Sei- [aeur mfurcbe le dernier {Caerm- Epi$c,, ibid,, n. iS}.

4i. En entrant au chœur, ils se découvrent , donnent eurs barrettes au second Cérémoniaire, et se placent de elle manière que celui qui fait la partie de Notre^Seigneur oit au milieu, ayante sa droite celui qui fiait celle de l'Evan^ Séliste, et à sa gauche celm fÀ fait celle de la Synago^e,

3î56 PART, nr, cmp. nr, art. v.

Os s'avancent ainsi au milieu du Chœur S et font la génuflexion *, le salut convenable au Célébrant et au Clergé du Chœur, puis s'en vont k leurs pupitres, où ils se placent, FÉvangéliste au milieu, k sa droite celui qui fait la partie de Notre-Seigneur, et k sa gauche celui qni fait cdie de la Synagogue {Bauld., ibid., n. 9; Gav., part. IV, tit. IX, in Rubr. 5, litt. G; Merati, ibid.)- En arrivant, ils placent leurs livres sur leurs pupitres, et, sans autre cérémonie, l'Évangéliste commence k chanter Passio. Pendant tout le temps, ils restent tous trois les mains jointes, ainsi que le Cérémoniaire, qui se tient non loin d'eux k une banquette sur laquelle il a mis leurs barrettes.

42. Au moment où l'Évangéliste commence k chanter P(U5to,le Chœur se lève et se découvre ; il reste dans cette position tout le temps de la Passion. Le Célébrant se lève aussi avec ses Ministres, et retourne per hreviorem au coin de Tépitre , où ils se placent comme pour l'introït. Le Diacre donne le rameau au Célébrant avec les baisers ordinaires ; le Diacre et le Sous-Diacre reçoivent les leurs du Cérémoniaire, et tous trois les tiennent de la main gauche {Caerem . rom. , ibid., Bauld. , ibid. , n. 13 ; Merati, ibid, n. 31). Le Célébrant lit la Passion in cornu epistolae , tourné cependant un peu vers ceux qui la chantent {Bauldry^ Merati^ ibid.) '. Il lit jusqu'au texte qui tient lieu d'évangile exclusivement. Lorsqu'il est ar-*

* Ou du sanotutîrei selon la disposition. Nous avons bien des fois occasioit de remarquer que l'Auteur met indistinctement le cbœur pour le sanctuaire.

* Même en ne supposant que la croix à Tautel. I

* Cette disposition est conforme au Cérémonial des Évêques, et c*est aiDsj quMl faut faire aux Messes solenneUes. Mais aux Messes basses la Passion doil se lire m cornu evangelii (S. R. C, & aug. 1663 et 12 mart. 1856;. B^ plus, si le Prêtre chantait lui-m6me une partie de la Passion, il devrait encoi^ le iaire au côté de Tévangile. Ainsi Ta décidé la S. Congrégation.

BU BiMANtHE DES RAMEAUX. 557

rivé aux paroles Emisit spintum^ etc., il ne se met pas à genoux {Bauld.^ ibid.; Gav., ibîd , litt. H.; Bisso^ ibid., n. 150, § 3; Merati, ibid.).

45. Lorsque le Célébrant a fini de lire la Passion, ses Ministres vont se mettre derrière lui unus post alium, et tous trois se tournent vers ceux qui la chantent, en tenant leur rameau de la main droite, la gauche posée sur la poitrine {de Bralion^ part, m, cap. v, n. 12; Meratij ibid.) Au nom de Jésus ils inclinent la tète vers la croix, et aux paroles Èmisit spiriium , ils se mettent tous ^ genoux au même lieu où ils sont {Caer. Ep.^ ibid., n. 16), tournés vers l'autel. Les Diacres de la Passion se mettent à genoux, tournés vers le livre {Castaldi, ibid.,, n. 8; Merati, ibid.) Au signe donné par le Cérémoniaire, l'Ëvangéliste se lève avec tous les autres *.

44. Après que les trois Diacres ont fini de chanter la Passion , le Clergé s'assied : les trois Diacres viennent devant le milieu de la même manière qu'à leur entrée au chœur ; et , ayant fait la génuflexion k la croix , et les autres saluts ordinaires^ ils reçoivent leurs barrettes du second Cérémoniaire. Lorsqu'ils sont sortis du chœur , ils se couvrent et retournent k la sacristie l'un à la suite de l'autre^ dans le même ordre qu'ils sont venus k l'autel (Merati^ ibid.). Les Acolytes ôtent les pupitres ^

* La Robriqne ni le Cérémonial ne déterminent le temps qu*on doit rester i genoux. Romsée {Praxis divini Offlcii^ tom. m, art. ix, n. 6) dit aprèd ierati la durée d'un Pater. Dans quelques lieux on reste incliné très profondément, de telle manière que le Prêtre, à genoux sur le degré, demeure frostemé la tête sur ses mains. Cette disposition se rapproche d'une pratique que nous croyons assez générale en France, et qui est prescrite par les Cêrémoniaux de quelques églises particulières : c*est de baiser la terre à ce Même endroit où la Rubrique dit :Hic genuftectitur etpausatur aliquantulum.

* Ce numéro et les deux suivants renferment des dispositions opposées k cerlÙDs pr^ogés. Dans quelques églises on se persuade qu*à une Messe solennella

9SS PART, IV, <aiAP. lY, ART. T,

45, Lorsque les Diacres de la Passion sont partis, le &QUS*Diacre remet son rameau au Cérémoniaire, et porte more solito le missel au côté de révapgile {M&rati^ ibid.). Le Célébrant, ayant donné son rameau au Diacre, qui le remet avec le sien propre entre les mains du Cërémoniaire, se rend au milieu de l'autel et dit le Munda cor meum et le Jubé, Domine, benedicere; puis, sans dire Dominus wbiscum, et sans faire le signe de croix, ni sui le livre, ni sur lai-même (Rubr.^ ibid.), il lit le texte qui tient lieu d'évangile sur le missel, et ^ la fin le Sous- Diacre répond Laus tibi, Christs (Merati, ibid.). Pendant ce temps le Diacre quitta la chasuble pliée, prend Pétole ample, et porte sur l'autel le livre d'évangile, mort iolito (Merati, ibid.)

46. Après que le Célébrant a lu l'évangile, on feit toul à l'ordinaire S excepté que les Acolytes n'assistant pas & l'évangile avec leurs chandeliers {Rubr,, ibid.)? uiais seulement les mains jointes, et, si c'est l'usage, ils por^ tent leur rameau. Le Diacre ne dit pas Dominm ^obiê^ eum, et ne fait le signe de croix ni sur la livre, ni su^ lui-même; msds, après avoir encensé le livra, il com< mence immédiatement Altéra autem die, etc., sur le toi de l'évangile (Ibid.), Pendant ee temps le Célébranl tient son rameau de la main droite. L'évangile terminé^ le Sous-Diacre le porte k baiser au Célébrant, k ces mots Altéra autem die, et la Messe se continue pour tout 1( r0lte k Tordinalrç.

il faut (oij^oon oa que l'on chante, oa cjae Von Joue de l'orgue. C'est une er reur : il y a 4^8 moments de silence prescrits par la Rubrique, et nécessaire en certaines circonstances pour que les cérémonies se fassent selon l'ordre. Dan 1^ circonstance présent^, il fout que le Célébrant aille d'abord récitor, in com êvangelii, l'évangile^ qui ne pourra par conséquent 6tre c^té que plus tan par le Diacre.

* Cestrà^ie qu'en Mail reneeDs , que le meen deounde la MnédMioB» ete

DE L^ÔFFÏGE i)ËS tÉMAfteâ* SS9

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