CHAPITRE IV
Du cérémonial à garder pour l'Exposition et la Rcposiiion du saint Sacrement, et pour les supplications appelées Salitts du saint Sacrement.
ARTICLE PREMIER
De r 'Exposition.
1. Si l'Exposition se fait immédiatement après la Messe solennelle, et s'il doit y avoir une Procession, on pourra suivre ce qui
1 S. C, 12 nov. 1831 on 4237. Gardcl., 4520 ou 4669, ad 53, Marsornm. — - S. C, 22 déc. 1755. Gardcl., 4088 ou 4237. ad 13, in Wilnen. — 5 S. C, 2 avril 1607. Gardel., 2255 ou 2404, in Castellalien. — 4 V.xr. Ep.. 1. II, c. xxxm, n. 53. S. C.. 25 janv. 1700. Gardcl., 3395 ou 3544, ad 2; in .Esina. — s S. C., 28 avril 1007. Gardel., 197 on 344, in Ilierden. — f> S. C, 10 févr. 1G50. Gardel., 698 ou 845. in Belgica. — ' S. C., 10 sept. 1796. Gardel., 4320 ou 4409, ad 3, in Bracharen. — 8 S. C., 51 août 1795. Gardel., 4501 ou 4450, in Ascnlana. — 9 Gardcl., in § 50, n. 1 1. — *» Inst. Clem., § 7.
est prescrit pour le jour de la fête du saint Sacrement, sauf les privilèges accordés spécialement à cette fête l.
2. Si l'Exposition se fait avant ou après la Messe solennelle, sans Procession, le Célébrant pourra encenser le saint Sacrement étant revêtu de la chasuble, mais sans manipule 2. Le Cérémoniaire doit avoir soin de porter les manipules avant la Messe, ou de les recevoir après qu'elle est terminée5.
3. Si l'Exposition se fait immédiatement avant les Vêpres solennelles, 1° si le saint Sacrement repose à l'autel oh il doit être exposé, l'Officiant se revêt d'une étole sous la chape, le Thuriféraire, portant l'encensoir et la navette, précède les Ministres des Yêpres. En arrivant à l'autel, tous font la génuflexion SUT le pavé, et se mettent à genoux sur le plus bis degré; excepté les Acolytes, qui, ayant déposé leurs chandeliers, se retirent à leurs places. Un Piètre, ayant pris une étole (l), monte sur le marchepied, étend le corporal, ouvre le tabernacle, fait la génuflexion les mains jointes, en se retirant un peu du côté de l'épître, pour ne pas tourner le dos à l'Officiant. 11 tire ensuite le saint Sacrement, le met dans l'ostensoir, fait la génuflexion, et ferme le tabernacle4. Il laisse, suivant les uns, le saint Sacrement sur l'autel, pour ne le mettre sur le trône qu'après l'encensement *; suivant les autres, il le place ;ui>sitùt sur le troue, cl telle est la pratique reçue à RomeG. D'après le Manuel des cérémonies romaine*, >i l'ostensoir est dans le tabernacle, et que, le tabernacle étant ouvert, le saint Sacrement poisse être aperçu facilement, on l'encense avant de le tirer dehors7; 2° s'il fallait apporter le suint Sacrement d'un autre autel, un peu avant les Vêpres, un Prêtre, revêtu du surplis et del'étole, el couvert de la barrette, se rend à l'autel où est le saint Sacrement, précédé du Cérémoniaire, qui porte le voile et
(1) Celte fonction peut nn>>i ôtre remplie par un Diacre. Mais ni le Prêtre ni le Diacre ne doil garder l'étole li<>i> le moment où il fait I Exposition, ainsi 411e n<>u> l'avons dit |>. 16.
1 D'âpre* L'fmf. Clem., % 30. — 2 Menti, De fe&to Corp. Christ i. § 5. Gardel., in § 19, n. 21. — :> Conséq. — * Baldcscui. — ■ Merati, Gardel. lbid. — c Gardel. Ibid., n. 20. Baldeschi. — : ftfan. des Cér. Rom.
Y ombrellino (1), et de deux ou plusieurs Céroféraires. Arrivés à l'autel, ils font la génuflexion; le Prêtre donne sa barrette au Cérémoniaire, monte sur le marchepied, étend le corporal,. ouvre le tabernacle, fait la génuflexion, tire le très-saint Sacrement et se met à genoux. Alors le Cérémoniaire lui met l'écharpe sur les épaules, puis il se relève, prend le saint Sacrement, la main gauche couverte du voile, dont il rejette l'autre extrémité sur l'autre main, et le porte des deux mains devant sa poitrine à l'autel où il doit être exposé, en récitant des psaumes. Les Clercs qui portent les flambeaux marchent devant en psalmodiant alternativement avec lui. Le Cérémoniaire marche derrière en portant Yombrellino ouvert au-dessus du saint Sacrement. Lorsqu'ils sont arrivés, les Clercs se mettent à genoux, le Thuriféraire vient les joindre, et on fait l'Exposition, après laquelle le Cérémoniaire avertit le Clergé d'entrer au chœur1.
ht. Lorsqu'on expose le saint Sacrement en dehors de tout Office, les règles à suivre sont suffisamment indiquées au n° précédent pour le cas où le saint Sacrement doit être apporté d'un autre autel 2. On y observe les mêmes règles, à l'exception du voile humerai, dont le Prêtre ne se sert pas, quand même il faudrait passer derrière l'autel 3 (2) .
(1) A Rome, on ne déplace jamais le très-saint Sacrement de l'autel où il repose sans qu'on le couvre d'un dais, quelque court que doive être le trajet. Les dais dont on se sert en pareille circonstance sont trèssimples. Ils sont faits en forme de parasol, s'ouvrent et se ferment de la même manière, et sont porlés par une seule personne. C'est ce qu'on appelle ombrellino. A Lyon et à Bordeaux, on se sert aussi de ce petit dais, dont l'usage est désirable pour toutes les églises. Il serait surtout précieux pour porter le saint Viatique aux malades dans les lieux où il est difficile de faire usage d'un dais ordinaire.
(2) 1° Il serait convenable, dit Merati, que le Prêtre qui doit exposer le très-saint Sacrement se revêtît de l'amict, de l'aube, de l'étole et de la chape blanches. Il se rend à l'autel comme il est dit ici, et peut être accompagné en outre d'un Cérémoniaire Prêtre. En arrivant à l'autel, ce Prêtre reçoit la barrette de l'Officiant et la remet avec la sienne auCéré-
* Baldeschi. — 9 Conséq. — 5 S. C, 7 déc. 1844. Gardel., 4858 ou 5004, ad 0, S. Severi.
5. S'il n'y a pas de Prêtre assistant, l'Officiant fait lui-même ce que ferait le Prêtre assistant l.
6. Pour l'encensement, soit qu'il se fasse lorsque l'ostensoir est encore dans le tabernacle, soit qu'il se fasse lorsqu'il est sur l'autel, soit qu'il se fasse lorsqu'il est sur le trône, l'Officiant se lève, met de l'encens dans l'encensoir sans bénédiction, et encense le saint Sacrement de trois coups 2.
7. Il n'est pas prescrit de chanter pendant l'Exposition. Merali et Baldeschi gardent le silence sur ce point. Gardelliin n'en parle que pour les Quarante heures, pour lesquelles il y a des prières prescrites3. D'après Bauldry, suivi par l'auteur du Manuel des cérémonies romaines, on chante quelque chose au chœur; après quoi, si on ne commence pas immédiatement un Office, l'Officiant ou les Chantres chantent le verset Panem de cœlo, puis l'Officiant dit Dominus vobiscum et l'oraison4, pratique qui cependant ne paraît pas obligatoire 3.
ARTICLE n
De la Reposition.
8. La Reposition «lu très-saint Sacrement peut se faire avec un plus ou moin- grand nombre de Ministres, suivant la solennité qu'on veut y donner 6.
9. Le Prêtre qui doit faire la Pteposition du très-saint Sacre-
moniaire. L'Assistant, après les saluts d'usage, se met à genoux sur le plu< ba> degré, et après une courte prière il se lèye, prend une t'tole blanche, «•( fi il l'Exposition comme il est dit ci-dessus, ayant soin seuleiiinit de se n tirer an pen du côté de l'épître en faisant les génuflexions, et de ne point appuyer les mains sur l'autel. Il peut assister le Prêtre pour l'encensement.
2° Comme assez généralement les auteurs disposenl le Cérémonial de l'Exposition comme celui <!<■ la Reposition, il semble qu'on pourrait faire accompagner le Prêtre qui fait cette Fonction d'un Diacre et d'un Sous- Diacre refétu de-la dalmatique et de la tunique. V. art. 2.
1 Baldesehi. — 'Tous les auteurs cités. — 5Gardel. Ibid. — 'Bauldry,
part. IV, c. xvi. art. 16, n. 2 et "»• — ' Merali. Ibid. — ° Tous les auteurs.
ment pourra être revêtu de l'amicl, de l'aube, de l'ctole et de la chape, et être assisté d'un Diacre et d'un Sous-Diacre en dalmatique et tunique. Il peut encore être accompagné de deux Assistants en chapes; mais alors l'un d'eux ne pourrait pas, sans avoir une étole, prendre l'ostensoir, et cette disposition nécessite la présence d'un Prêtre en surplis et en étole pour remplir cette fonction 1 (1). Outre ces Ministres, on y emploie un Cérémoniaire, un Thuriféraire et des Porte-flambeaux 2, qui peuvent être douze dans les Repositions les plus solennelles5.
10. On chante au choeur les deux strophes Tantum ergo sacramentum et Genitori Genitoque'\ Aces mots: Tantum ergo sacramentum Veneremur cernui, on incline la tête5; puis le Gérémoniaire et le Thuriféraire viennent derrière le Prêtre pour faire mettre l'encens; le Prêtre et ses Ministres font à genoux une inclination profonde, se lèvent et se tournent à l'ordinaire pour mettre l'encens. Le Sous-Diacre élève le bord de la chape, le Thuriféraire présente la navette au Diacre, qui présente à l'ordinaire la cuiller au Prêtre, et soutient devant lui la navette pendant qu'il y prend de l'encens et le met dans l'encensoir; puis ils se remettent à genoux, et lé Thuriféraire ferme l'encensoir6.
11 . Lorsqu'on chante Sensuum defectui, le Thuriféraire présente l'encensoir au Diacre, qui lui-même le présente au Prêtre. Celui-ci encense le très-saint Sacrement de trois coups, avec inclination profonde avant et après 7.
Nota. On peut encore ne mettre l'encens qu'à Genitori. En
(1) Plusieurs décrels de la S. C. nous montrent qu'il n'est pas absolument nécessaire d'avoir l'étole pour loucher le saint Sacrement lorsqu'on porte la dalmatique. A Rome, le premier Diacre d'honneur expose le saint Sacrement quoiqu'il n'ait pas l'ctole. Mais le Diacre la met toujours.
1 S. C, 17 sept. 1785. Gardel., 4272 ou 4421, ad 1, in Portugal loi. — - Tous les auteurs. — 5 Usage de Rome. — 4 liituale. Process. Corp. Chr. Cxr. Ep., 1. II, c. xxxin, n. 25. — 5 Tous le»; auteurs. — G Gardel., in lait. Clem., §24, n. 17. — 7 Inst. Clem. Ibid.
ce cas, aussitôt que l'encens a été mis dans l'encensoir, le Thuriféraire présente l'encensoir au Diacre l.
12. S'il y a deux Assistants en chape, le premier observe ce qui vient d'être prescrit au Diacre, et le second doit remplir la fonction assignée au Sous-Diacre. Si le Prêtre n'est assisté que duCérémoniaireet du Thuriféraire, celui-ci se place à droite, et le Cérémoniaire à gauche, et ils assistent le Prêtre de la même manière. Le Thuriféraire présente lui-même l'encensoir, le Cérémoniaire présente la navette, et soutient la chape pendant la bénédiction de l'encens2.
15. Après le chant de la strophe Genitori, les Chantres chantent le verset Panem de cœlo. Lorsque le Chœur a répondu, le Prêtre se lève3, et, sans réitérer la génuflexion* ' i ions dire DomirtUS vobiscum 5, chante les mains jointes6, sur le livre que ses Ministres, toujours à genoux, soutiennent devant lui7, l'oraison Deus qui nobis sub Sacramento mirabili6, qu'il termine par Qui vivis et régnas in sxcula sxculorum 9.
14. L'oraison terminée, le Prêtre se met à genoux; le Diacre, ou bien un Prêtre10 ou un Diacre11 s'étant revêtu d'une étole par-dessus le surplis (i), monte à l'autel, fait la génuflexion, va prendre l'ostensoir au lieu où il est exposé, le dépose sur l'autel, fait de nouveau la génuflexion, el descend au bas des
- >. En même temps, le Prêtre reçoit du Sous-Diacre ou du
1 Dans la plupart des t'glises de Rome, il est d'usage que cel office >'iit rempli par an Prêtre en surplis et en étole, de crainte que les lumières ne brûlenl les vêtements du Diacre, on encore parée qu'il pourrail te faire que celui qui remplit l'office de Diacre n'eût pas l"u>;ige de faire cette fonction.
1 Garde!., [bid., n. 15 et Buiv.— * Conséq. — r- C.rr. Ep. Ibid., n. 27. Insi. Ckm.j g 31. — * S. i: . 2 août 1698. Gardel., 3338 ou 3487, Vrbis. 8 sept 1898. Gardel., 3340 ou 5489, in Bavennaten. — :i S. C, 16 juin 1663, Gardel., 2076 ou li-JJ" . ad 7. fn Granaten.— a Inst. Clem. Ibid. — • Cxr. Ep. Ibid. — " but. Clem. Ibid. — ,J S. C. 10 sept. 1 7 1 s . Gardel., 3702 ou 3912, in Cataniea. 29 mars 1851. Gardel., 5152, adG, in Adrien. — ,0 Usage de Rome. — " Conséq.
Cérémoniaire le voile humerai, monte seul (I) à l'autel, fait la génuflexion, prend l'ostensoir avec les mains couvertes des extrémités du voile, et donne la Bénédiction1. S'il doit lui-même prendre l'ostensoir au lieu de l'Exposition, il vient ensuite se remettre à genoux sur le bord du marchepied pour recevoir le voile 2.
15. Pour donner la Bénédiction, le Prêtre fait sur le peuple un seul signe de croix, après lequel il peut, s'il veut, ramener l'ostensoir devant sa poitrine et s'arrêter un instant, «puis il se retourne en achevant le cercle 3 (2).
(1) Ed ascendo solo alV Altare. Gardellini, au n° 12 de son Commentaire, dit au contraire : « Quando autem sacerdos ascendit ad Altare, « cum eo ascendunt etiam sacri Ministri, sed hi genuflectere debent in « ore suppedanei ubi inclinati élevant pluvialis fimbrias, dum sacerdos « benedicit populum. » Il ajoute ensuite que dans les Expositions moins solennelles, lorsqu'il n'y a pas de Ministres sacrés, cette fonction est remplie par des Clercs en surplis. On n'improuve cependant pas à Rome l'usage des églises dans lesquelles, les Ministres sacrés montant à l'autel avec le Célébrant, celui-ci reçoit l'ostensoir des mains du Diacre, en observant ce qui est prescrit ci-après, pour la Procession de la Fête- Dieu. (V. Anal. 12e livraison.)
(2) On a adressé à la S. C. cette question : « An in benedicendo po- « pulum cum SS. Sacramento sit servandus modus infrascriptus. Cum « sacerdos stat ante populum, ostensorium antepectus tenet, tum élevât « illud decenti mora non supra caput, sed tantum usque ad oculos, et « eodem modo illud demittit infra pectus, mox iterum recte illud attollit « usque ad pectus, et deinde ad sinistrum humerum ducit, et reducit ad « dexterum, et rursus ante pectus reducit, ibique aliquantulum sistit « quasi peracta ad omnes mundi partes cruce, eam etiam venerandam « omnibus prœbet, tune gyrum perficiens, collocat ostensorium super « altare. » (Bauldry, part. IV, cap. xvi, art. 5, n. 54, p. 481; Tbeoph. Pystonel., de Depositione SS. Sacram., 1. III, c. n, n. 8.) Elle a répondu : « Si ei placet, potest observare supradictum modum, quem tradil « idem Bauldry loc. cit. , sin minus, servandus est modus dispositus in « Cxr. Ep., 1. II, c. xxm, ubi requiritur tantummodo ut cum eodem « SS. Sacramento Célébrons producat signum crucis super populum. » (Décret cité note 5.) D'après le témoignage de Merati [loc. cit.). cette dernière manière est celle en usage à Rome.
1 Inst. Clem. Ibid. Cér. des Ev. expl., 1. II, c. xxxm, n. 27. — - Cér. des Év. expl. Ibid. — * S. C, 21 mars 1G7C. Gardcl., 2624 ou 2776, ad 2, in Collen
16. Pendant la Bénédiction, 1° le Prêtre ne doit rien dire, et on ne doit rien chanter au chœur1; 2° si l'on louche l'orgue, on le fera, comme pendant l'élévation, d'une manière douce et grave; il serait même mieux que, pendant ce temps, il interrompît ses accords pour faire place à un majestueux silence; 5° le Thuriféraire peut encenser à genoux le saint Sacrement2, quoique l'usage contraire soit préférable3. S'il encense, il le fera de trois coups : le premier, au moment où le Prêtre, taisant le signe de la croix, conduit l'ostensoir de haut en bas; le second, lorsqu il le conduit du milieu à gauche, et le troisième, quand il le conduit du milieu à droite; 4° on ne doit pas sonner la clochette; mais on sonne les cloches de l'église*.
17. La Bénédiction donnée, le Prêtre pose l'ostensoir sur le corporal (1), fait la génuflexion, et descend au bas des degrés. Le Sous- Diacre ou le Cérémoniaire lui ôte le voile, et, pendant ce temps, le Diacre ou un autre, suivant ce qui est dit n° 14, monte à l'autel et renferme le saint Sacrement dans le tabernacle 5. Mais, s'il doit le renfermer lui-même, aussitôt après avoir déposé l'ostensoir ï-ur le corporal, il se met à genoux sur le bord du marchepied, quitte le voile et met le saint Sacrement dans le tabernacle *.
Des prières appelées Saints du très-saint Sacrement. § 1. — Des Saluis avec l'ostensoir.
18. Le Salut avec l'ostensoir n'est autre cho>e que l'Exposition du très-saint Sacrement, >i elle n'est déjà faite, le chant de certaines prières el la Reposition. Le cérémonial en est suffi- B&mment réglé dans les deux articles précédents7.
(1) Ou le rend nu Diacre. V. p. 314, noie 1.
1 C«r. Kp.. 1. Il, c. xwm, n. "t. S. C. 91'rvr. lTii'2. Garde!., ;i50ou i"»0S, in (Uiputiuiuiu — - 1. t. dei Év. expl. Ibid. — r' Gardel., in Insi. Clem. Ibid., n. 27). — * Cér. dea Ev. expl. Ibid. — ■ liist. ('.Uni. Ibid. — • Céi dea Ev. expl ,1.11, r. wxiii. n. 5i. — " Conséq.
i9. À Rome, dans les grandes églises, deux Prêtres sont employés à cette Fonction. Le premier expose le très-saint Sacrement comme il est dit art. 1, et, après l'Exposition, il chante au pied de l'autel les oraisons qui correspondent aux prières que l'on a chantées au chœur. Après ces prières, un autre Prêtre vient faire solennellement la Reposition comme il est dit art. 2 *.
20. L'Exposition, comme la Reposition, pouvant être faite par un Prêtre revêtu de la chape et assisté de Ministres2 (1), aucune règle ne s'oppose à ce que ce même Prêtre chante luimême les oraisons et demeure au bas des degrés jusqu'après la Reposition3. A Rome même, si le Prêtre qui fait l'Exposition doit aussi faire la Reposition, il est revêtu de la chape dès le commencement, même avant d'aller chercher le saint Sacrement, s'il devait le prendre à un autre autel 4.
21. On peut, avant la Reposition, chanter des prières, soit au très-saint Sacrement, soit en l'honneur de la sainte Vierge et des Saints, soit pour demander quelque grâce particulière *. Ces prières doivent être tirées de la Liturgie ou consacrées par une coutume ancienne6 (2). On ne peut pas y chanter de cantiques en langue vulgaire7.
22. Si l'on chante quelque prière en l'honneur du très-saint Sacrement, elle ne peut être suivie ni de verset ni d'oraison 8 ; mais après celles que l'on chanterait en l'honneur de la sainte Vierge et des Saints, ou pour demander quelque grâce particulière, on peut chanter les versets et les oraisons qui y corres-
(1) Dans certaines églises, le Prêtre, revêtu du surplis ou du rochet avec l'étole et la chape, est assisté d'un Diacre et d'un Sous-Diacre en aubes. Cette pratique est entièrement contraire aux bonnes règles : le Prêtre doit alors porter l'aube. (V. x\nal. 12e livraison.)
(2) Ces prières, consacrées par la eoutume, sont : Ave verum, luviolata, Roratc cœli, Adeste fidèles, Attende Domine, 0 filii et fxlise, Tota pulchra es, etc. Quelques-unes de ces prières ont été soumises au Cardinal Préfet de la S. C.
1 Usage de Rome. — 2 Merati. Anal., 12" livraison. — 3 Conséq. — 4 Cér. des Év. expl., 1. II, c. xxxm. — 5 Plusieurs auteurs. — 6 Rép. du Card. Préfet de la S. C, 3 oct. 1851. — 7 Gardel., in Instr. Clem., % 31, n. 19. — s Conséq.
pondent, comme il se pratique à Vêpres pour les mémoires et suffrages. Cet usage est invariable à Rome, et même on joint quelquefois à certaines antiennes et à leurs versets des oraisons qui n'y ont pas rapport1.
23. Quand il doit y avoir Te Deum, il se chante toujours avant Tantum ergo, et l'oraison Pro Gratiarum aclione se joint à celle du saint Sacrement -.
24. Il suit de là que toutes les prières qui sont chantées au Salut doivent précéder le Tantum ergo \
25. On peut aussi joindre les oraisons à celle du saint Sacrement, Deus, qui nobis; m;jis on ne doit point, après le verset Panem de cœlo, chanter d'autre verset avant l'oraison*. Alors la dernière oraison doit toujours se termi'ier par la petite conclusion qui lui est propre5. On observe pour les autres ce qui est dit n° 22.
2G. Il est d'usage, à Rome, de ne rien chanter après la Bénédiction °.
§ 2. — Des Saluts avec le ciboire.
27. On allume au moins six cierges à l'autel, où doit se donner le Salut. Le Prêtre qui doit remplir cette Fonction se revêt du surplis et de l'étole, quelquefois même de la chape. Après avoir fait à la sacristie les révérences d'usage, il se couvre de la barrette et se rend à l'autel, précédé d'un Thuriféraire et de deux Porte-flambeaux 7 (I).
28. Arrivé à l'autel, il fait la génuflexion SUT 4e pavé, monte SUT le marchepied, ouvre le tabernacle, fait de nouveau la génuflexion et revient au bas des degrés8 (2).
(I) Les auteurs ne parient pas du Cûivmoniaire : il est cependant d'u- . . dam beaucoup d'églises, <p«"il a->iste le Prêtre avec le Thuriféraire, comme il est marque n° 12.
' Tel est l'usage de Rome. Nous ne voulons pas cependant condamner
1 Cér. «les Év. expl. IbiJ. — - Ibid. — " Conséq. — 4 Corresp. do Rome. — ' Conséq. — * Usage de Rome. — " BaldescUi. Cér. des Lv. expl. Ibiil — s Baldeschi.
29. Alors il se met |5 genoux sur le plus bas degré, s'incline profondément, se lève, met de l'encens dans l'encensoir que le Thuriféraire lui présente, et encense le saint Sacrement de trois coups l.
50. Après l'encensement, on dira les prières propres aux circonstances (1). Le tout se termine par le chant du Tantum ergo, et l'on encense le saint Sacrement, en observant tout ce qui est prescrit pour la Reposition, art. 2, et dans le paragraphe précédent (2). Pour donner la Bénédiction, le Prêtre, ayant reçu le voile, monte sur le marchepied, fait la génuflexion, tire le ciboire du tabernacle, le pose sur le corporal, prend de la main gauche, couverte du voile, le ciboire au-dessous de la coupe et le couvre de l'autre extrémité du voile. 11 donne ensuite la Bénédiction; après quoi il pose le ciboire sur le corporal, vient se mettre à genoux sur le bord du marchepied, dépose le voile, se lève, fait la génuflexion, met le ciboire dans le tabernacle, fait de nouveau la génuflexion, ferme le tabernacle, revient au bas des degrés, fait la génuflexion sur le pavé, reçoit sa barrette et retourne à la sacristie 2.
31. A Rome, on se contente quelquefois, à ces Saluts, d'ouvrir la porte du tabernacle sans donner la Bénédiction5; alors il n'y a pas d'encensement à Genitori'*. Après avoir chanté les oraisons, le Prêtre monte à l'autel, fait la génuflexion et ferme le tabernacle 3.
la pratique d'un grand nombre de diocèses où l'on lire le ciboire du tabernacle pour le placer sur l'autel. La S. G., consultée sur cette question, n'a pas donné de solution définitive. (S. G., 25 sept. 1857. Gardel., 4666 ou 4815, ad 5, in Mutinen.)
(1) D'après quelques auteurs, il conviendrait que le Cbœur demeurât à genoux, excepté pour le Te Deutn et les cantiques évangéliques.
(2) Cet encensement est prescrit par Baldescbi. Cependant la S. C, consultée à ce sujet, a répondu qu'il était plus conforme à la pratique de TÉglise d'omettre l'encensement aux Bénédictions avec le ciboire. (S. C, 11 sept. 1847. Gardel., 4951 ou 5112, in Arimlnen.)
1 Ibid. — 2 Baldescbi. — 3 Ibid. Cér. des Kv. expl. Ibid. — * Cér. des Év. expl. Ibid. — 8 Baldescbi.