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Lorsque le Célébrant a reçu le voile, il monte à l'autel

1 i'xr. Ep. Ibid. — ■ Mem. rit. — 5 Ibid. — * Rub. Miss. Ibid. — 5 Conséq. — 6 Hub. Ibid. et C.rr. Ep. Ibid., c. xxm,n. 20. — " Tous lefl auteurs. — s Mem. rit. — ° Hub. Miss, et C.ser. Ep. Ibid. — ,0 Conséq.

— lf Hub. Miss, et Cœr. Ep. Ibid. — M Rituale. I'rocess. SS. Saciam.

— 1" Baldeschi. — 14 ÛBT. Ep.. I. I, c. xiv, n. 2. — 15 Itoldeschi.

avec ses Ministres sur le second degré, où le Célébrant et le Sous-Diacre se mettent à genoux. Le Diacre monte sur le marchepied, fait la génuflexion d'un seul genou1, attache le voile au pied du calice avec le ruban blanc2 (1), le prend de la main droite au-dessous du nœud, et de la gauche par le pied5, et le donne au Célébrant4. Celui-ci, l'ayant pris de la gauche par le nœud, pose la main droite par-dessus, et le Diacre couvre ses mains des deux extrémités du voile5; ensuite le Diacre fait la génuflexion et va se placer à la droite du Célébrant; puis ils se lèvent, montent sur le marchepied et se tournent vers le peuple, le Diacre à droite du Célébrant, et le Sous-Diacre à gauche, tous les deux relevant les bords de la chape, et un Clerc tient Yombrellino ouvert 6, et le porte audessus du saint Sacrement jusqu'au moment où le Célébrant entre sous le dais7. Les Chantres8 entonnent l'hymne Pange, lingua, gloriosi Corporis mysterium 9, et la Procession se rend au Reposoir, par le chemin le plus long, dans l'ordre qui suit 10.

24. Aussitôt que l'hymne est entonnée ll, les membres de la Confrérie du saint Sacrement, s'il y en a une, précédés de leur bannière, et des autres personnes qui ont coutume de s'y joindre, se mettent en marche 12 d'un pas grave 15 vers le Reposoir. Après eux viennent le Porte-croix et les Acolytes, puis le Clergé. Tous portent des cierges allumés u, et font deux à deux, avant de partir, te génuflexion à deux genoux au très-saint Sacrement 15.

25. En dernier lieu viennent le Célébrant et les Ministres sacrés, qui se mettent sous le dais et suivent le reste du Clergé. Les deux Thuriféraires marchent devant le saint Sacrement, en agitant légèrement leurs encensoirs 16.

(1) V. p. 366, note 1.

1 Cxr. Ep. Ibid., n. 12. — 2 Mem. rit.— 3 Baldeschi, Merati. — 4 Cxr Ep. Ibid. — 5 Rub. Miss, et Cxr. Ep. Ibid. — 6 Baldeschi. — 7 Cér. de» Év. expl., 1. II, c. xxiii, n. 21. — 8 Baldeschi. — 9 Rub. Miss, et Cxr. Ep. Ibid. — 10 Baldeschi. — ll Baldeschi et autres. — " Mem. rit. — 15 Baldeschi. — 14 Mem. rit. — 13 Baldeschi et autres. — 16 V. p. 184.

Dl' JEUDI SAINT. 373

26. Pendant la Procession, le Célébrant récite des psaumes ou des hymnes alternativement avec ses Ministres, sans dire Gloria Patri à la fin des psaumes : les Chantres continuent l'hymne l.

27. Les Acolytes, avec le Porte-croix, s'arrêtent à une distance convenable de la porte de la chapelle du Reposoir, se refirent un peu de côté pour ne pas gêner, et laissent passer devant eux la Procession, qui se place comme il suit : les premiers de la Procession s'arrêtent le plus près de la croix, vis-à-vis l'un de l'autre; ceux qui viennent après eux se mettent à côté d'eux, de telle sorte que les derniers de la Procession se trouvent les plus rapprochés de l'autel, et tous se placeront de manière que le Célébrant puisse passer au milieu d'eux avec ses Ministres et les Thuriféraires, qui cesseront d'agiter leurs encensoirs dès qu'ils seront arrivés au Reposoir2.

28. Si, pendant le cours delà Procession, on venait à chanter la strophe Tantum ergo Sacramentum, il conviendrait que tout le Clergé se mît à genoux, à l'exception du Porte-croix et des Acolytes, du Célébrant et de ses Ministres, qui devraient s'arrêter. Aussi est-il à propos de répéter plutôt quelques-unes des autres strophes, pour ne chanter celle-ci que lorsqu'on sera arrivé au Reposoir5.

29. Lorsque le Célébrant et ses Ministres sont arrivés à l'autel, le Diacre monte sur le marchepied du côté de l'épître et se met à genoux, le visage tourné vers le côté de l'évangile*. Le Célébrant5 et le Sous-Diacre6 montent sur le dernier degré7; le Diacre écarte les côtés du grand voile qui sont sur le calice s, le reçoit 9, et, s'étant levé, attend que le Célébrant se soit mis ;i genoux pour l'adorer10; puis il le place dans le tabernacle, qu'il laisse ouvert ll (1), fait la génuflexion et vient se mettre à

(1) Suivant Baldescbi, le Diacre poserait le calice sur l'autel, et, après l'encensement, il serait renfermé dan> le tabernacle, soit par lui, soit par

1 Baldeschi, Merati et autres. — * Tous les auteurs. — 5 Merati — 4 Tous les auteurs. — 5 Cxr. Ep. Ibid. — 6 Plusieurs auteurs. — 7 Cxr ■ Ep. Ibid. — * Baldeschi, Merati et autres. — 9 Cxr. Ep. Ibid. — ,0 Les mêmes. — M Cxr. Ep. Ibid.

genoux à la droite du Célébrant. Pendant ce temps, le Célébrant quitte le voile; alors les Chantres entonnent Tantwn ergo Sacramentum (1). Après Veneremur cernui, le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir, sans le bénir, et encense à l'ordinaire, et à la fin de l'hymne le Diacre ferme le petit tabernacle l, dont la clef ne doit jamais être confiée à des laïques, quelle que soit leur dignité2, nonobstant toute coutume contraire 3. Lorsque le saint Sacrement est renfermé dans le tabernacle, on reprend les cierges; les membres du Clergé qui sont à genoux font une inclination profonde et se rendent au chœur, les plus dignes les premiers. Lorsqu'ils ont quitté la chapelle du Reposoir, le Célébrant et tous les Ministres se lèvent et font la génuflexion à deux genoux (2); les autres Ministres la font en même temps, excepté le Porte-croix et les Acolytes, et retournent à la sacristie en cet ordre : les deux Thuriféraires marchent en tête; puis le Porte-croix entre les deux Acolytes; enfin le Célébrant entre ses deux Ministres4, la tête couverte3.

Des Vêpres et du Dépouillement des autels.

50. En arrivant au chœur, chacun des membres du Clergé fait la génuflexion devant l'autel, se rend à sa place, et dit debout 6, à voix basse, Pater et Ave 7; et celui qui préside au chœur

un Prêtre en étole. En effet, il arrive souvent à Rome que ce tabernacle est fait en forme d'arche et s'ouvre par le haut. (Cér. des Ev. expliqué.)

(1) On peut aussi chanter 0 salut ans Hostia. (Cxr. Ep. Ibid.)

(2) On rend donc à la sainte Hostie les honneurs qu'on a coutume de rendre au saint Sacrement exposé.

* Baldeschi, Merati et autres. — 2 S. C, 30 janv. 1610. Gardel., 263 ou 420, in Pacen. 9 juillet 1653. Gardel., 340 ou 987, in Hispalen. 22 nov. 1636. Gardel., 901 ou 1048, in Hispalen. 13 sept. 1642. Gardel., 1265 ou 1412, in Calaguritana. 15 mars 1732. Gardel., 3857 ou 4007, in Carthaginen. 7 déc. 1737. Gardel., 5920 ou 4069, in Tiburtina. 11 déc. 1745. Gardel., 4030 ou 4179, in Pampilonen. — 5 S. C., 21 avr. 1668. Gardel., 2283 ou 2434, in Conversana. — 4 Baldeschi, Merati et autres. — B Mem. rit. — 6 Tous les auteurs. — 7 Rub. Brev.

entonne d'une voix médiocre, sans chanter, la première antienne des Vêpres l, qui se disent à l'ordinaire -. 11 commence aussi l'antienne de Magnificat, le Miserere, et dit l'oraison3.

Nota. Pendant qu'on récite les Vêpres, les cierges de l'autel du chœur doivent être allumés*.

31. Si le Clergé est assez nombreux, le Célébrant peut rester à la sacristie avec ses Ministres pendant les Vêpres 5.

52. Si le saint Sacrement est encore dans le tabernacle du grand autel, un Prêtre en surplis et étolc blanche se rend à l'autel pendant les Vêpres; il est précédé d'un Clerc portant le voile et de deux ou quatre Céroféraires ; et, observant les cérémonies prescrites, il laisse le tabernacle ouvert, et transporte le saint Sacrement dans une chapelle éloignée ou dans la sacristie*, ou au Reposoir, et le met derrière le calice7. On éteint toutes les lampes de l'église, excepté celle de la chapelle du Reposoir 8.

55. Cependant le Célébrant et ses Ministres quittent les ornements blancs; puis le Célébrant et le Diacre prennent l'étole violette pour le Dépouillement des autels9. Vers la fin du psaume Miserere, ils se rendent à l'autel la tête couverte, à la suite des Acolytes et du Cérémoniaire, tous ayant les mains jointes. En entrant au chœur 10, les Acolytes s'écartent, le Célébrant et les Ministres sacrés prennent place au milieu, donnent leurs barrettes au Cérémoniaire, saluent le Chœur, et tous ensemble font la génuflexion à la croix, à l'exception du Célébrant, qui fait seulement une inclination profonde. Ils montent tous sur le marchepied, attendent que l'oraison soit terminée, et alors le Célébrant commence d'une voix médiocre et sans chanter l'antienne Diviserunt; le Chœur la continue, puis dit le psaume Deus, Deus meus. En dépouillant les autels, le Célébrant dit le même psaume avec ses Ministres, et, s'il fait lui-même le Dépouillement des autres autels, on ne répète l'antienne que lorsqu'il est revenu au grand autel ll.

1 B;ildc<clii. — * Rub. «lu jour. — 5 Baldeschi. — 4 Tous les auteurs. — ' Menti. — ■ Drid. — "' Mem. rit. — s Merati. — 9 Kuh. du jour. — 10 Tous les auteurs. — H Baldeschi, Merati et Mitres.

34. Le Dépouillement des autels se fait comme il suit : les Acolytes ayant enlevé le Missel et les canons, le Célébrant et ses Ministres enlèvent successivement les trois nappes, qu'ils remettent aux Acolytes. Ceux-ci, les ayant déposées en lieu convenable, ôtent les parements, les tapis et les autres ornements de l'autel, n'y laissant que les cierges allumés sur les chandeliers. Le Célébrant et ses Ministres descendent au bas des degrés, font les révérences convenables à l'autel et au Chœur, en même temps que le Cérémoniaire et les Acolytes, reçoivent leurs barrettes, et se rendent dans le même ordre aux autres autels, qu'ils dépouillent de la même manière. S'ils passent devant le Reposoir, ils font la génuflexion à deux genoux l.

Nota. Dans les églises où il y a un grand nombre d'autels, pendant que le Célébrant fait le Dépouillement de l'autel principal, d'autres Prêtres, en surplis et étole violette, peuvent faire le Dépouillement des autres en récitant le même psaume 2.

35. Le Célébrant, quand il a fini le Dépouillement, revient au grand autel; il attend que le Chœur ait répété l'antienne; puis, ayant fait les révérences convenables, il retourne à la sacristie avec ses Ministres et quitte les vêtements sacrés3.

36. Pendant ces trois derniers jours de la Semaine sainte, on doit ôter l'eau bénite des bénitiers de l'église*.

37. Nota. L'usage de supprimer en ces jours la récitation de Y Angélus est répréhensible, car Benoît XIII dit formellement que le signal de cette prière est donné par la crécelle 5.

ARTICLE v

Du Lavement des pieds ou Mandatum.

38. A la sacristie, on prépare pour le Célébrant l'amict, l'aube, le cordon, l'étole et la chape violettes, les ornements

1 Tous les auteurs. — * Plusieurs auteurs. 5 Baldeschi, Merati. — * S. C, 12 nov. 1831. Gardel., 4520 ou 4669, ad 60, Marsorum. — 5 Mem. rit.

blancs du Diacre et du Sous-Diacre, comme pour la Messe solennelle l, avec manipules 2 (I).

59. Pour la cérémonie du Lavement des pieds, on prépare dans l'église ou dans un lieu convenable (2), suivant l'usage, une crédence ou une table couverte d'une nappe, sur laquelle on met deux cliandeliers avec deux cierges de cire blancbe allumés. Sur cette table, on place deux ou plusieurs bassins, avec des vases, qu'on devra remplir d'eau tiède; dans un plateau, treize (5) serviettes pour essuyer les pieds, et un autre contenant de l'argent pour l'aumône à donner.3, si ceux à qui on lave les pieds sont des pauvres4 (4); un vase contenant de l'eau ebaude et un autre contenant de l'eau froide; un autre

(1) Tous les auteurs s'accordent à dire que les Ministres sacrés doivent avoir le manipule jusqu'au moment où le Prêtre déposera la chape. Le Cérémonial tics Evoques dit, à la vérité, qu'ils sont revêtus de tous les vêtements sacrés « praHcr manipulos, » ce qui ne signifie pas qu'ils ne portent pas lu manipule pour l'évangile, mais seulement qu'ils ne le prennent, comme de coutume, que quand l'Evêque est habillé ; on lit d'ailleurs dans la Rubrique du Missel : « Ministrante Diacono, qui, paratus cum Subdiacono, ut in Missa, » etc.

(2) Ce lieu est ainsi désigné dans le Cérémonial des Evêques (lib. II, cap. xxiv, n. 3) : « In ecclesia ubi magis conveniret, seu in aula capitu- « lari, vel alio loco consueto et idoneo; » le Missel dit : « In loco ad id « depulato. » Les auleurs concluent de là que cette action de laver les pieds ne peut se faire dans l'église que lorsqu'elle est va^te et qu'il y ;i un lieu a-sez éloigné du saint Sacrement pour ne p;is distraire les fidèles qui y sont en adomtion.

(5) D'après le même Cérémonial, ceux à qui on lave les pieds sont au nombre de treize, On peut voir ce que dit Merati. (Ibid., n. 23.)

(4] Nous ne désignons pas quelles sont les personnes à qui le Supérieur lave les pieds; car, dit le Cérémonial des Evêques, « Circa hoc diversi <( sunt ritus Eeclesiarum; alicubi enim in usu est, vestire sumptibus Epi— « scopi, vel capituli tredecim pauperes, eosdemqueeibo et polu reficere, « et moi suo tempore eisdem pedes (avare, et eleemosynam prsbere ;

• alibi, Episcopi lavant pedes tredecûn ex suis Canonicis; ideo relinque- « tur bue laciendum juxta coiisuetudinem Ho -lesiarum, vel arbitrio Epi—

• scopi, si maluerit pauperibus lavare. etiam in locis ubi sit consuetudo i lavandi Canonicis; videtur enim eo pacte majorem humilitatem, et eha- « ritateui prtaferre, anam lavare pedes Canonicis. viCaer. Ep. Ibid , o. . .]

1 l'.xr. Ep. Ibid., c. xxv, n. 1. — * Tous les auteurs. — :- Cw. Ep. Ibid., C. Kl . n. 3, — * Ibid.. n. 11».

pour donner à laver à celui qui préside à cette cérémonie. On dispose encore l'encensoir avec la navette, un pupitre couvert d'un voile de soie ou brodé d'or, sur lequel on devra placer le livre des évangiles, à la gauche du Prêtre; le livre des évangiles, le Missel et un autre pupitre nu pour les Chantres ; à droite, un banc long, couvert d'un tapis vert, où devront s'asseoir les treize personnes à qui l'on doit laver les pieds, et qui doivent avoir le pied droit nu l.

40. Après le Dépouillement des autels, à l'heure convenable, le signal étant donné, le Clergé se rend au lieu désigné pour cette cérémonie. Le Supérieur du lieu se revêt de l'amict, de l'aube, du cordon, de l'étole et de la chape violettes; le Diacre et le Sous-Diacre se revêtent d'ornements blancs, puis ils se rendent au lieu préparé, étant précédés de deux Acolytes portant leurs chandeliers2.

41 . Lorsqu'ils y sont arrivés, on fait la bénédiction de l'encens, le Diacre dit Munda cor mewn, et va chanter l'évangile au lieu préparé. On observe ici toutes les cérémonies prescrites pour la Messe solennelle. Après l'évangile, le Sous-Diacre porte le livre à baiser au Prêtre, et le Diacre l'encense 3.

42. Ensuite le Prêtre quitte la chape 4, les Ministres sacrés leurs manipules 5; ceux-ci le ceignent d'un linge; puis, accompagné du Diacre et du Sous-Diacre, il commence le Lavement des pieds 6.

43. Cette cérémonie se fait de cette manière : le Prêtre, entre ses deux Ministres, s'approche de chacun de ceux auxquels il doit laver les pieds, se met à genoux, prend des mains du Clerc désigné pour cela le bassin et le va^e qui contient l'eau, lave à chacun le pied droit, que le Sous-Diacre soutient, l'essuie avec le linge qui lui est présenté par le Diacre, et le baise après l'avoir essuyé7.

44. Le Lavement des pieds terminé, le Prêtre se lave les mains, et les essuie avec un autre linge; puis il revient au lieu

1 Cser. Ep. Ibid., n. 4. — 2 Rub. du jour et Cxr. Ep. Ibid., n. 5. — r> Ibid. — * Rub. du jour. — B Merati, Bauldry et autres. — 6 Rub. du jour. — " Rub. du jour cAllxr. Ep. Ibid. n. 7.

où il était d'abord, reçoit la chape, et se tenant debout, la tête découverte, il dit les versets et l'oraison; après quoi on retourne h la sacristie1.

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