‹ Cérémonial selon le rit romainChapitre 175 sur 380 · FAUT. VII, CIIAP. XI, ART. I · texte numérisé non relu

FAUT. VII, CIIAP. XI, ART. I

la cérémonie avec du feu tiré de la pierre (I); on prépare encore près de la table un Roseau * orné de fleurs - ayant au sommet trois cierges, et appelé Cierge triangulaire'0 '(2) .

5. Au grand autel. On dispose l'autel comme pour les solennités, avec la croix et les chandeliers, mais sans fleurs. On y met deux parements, un blanc par-dessous et un violet par-dessus, de manière que celui-ci puisse être facilement enlevé4; on fait de même aux autres autels, s'il est possible5; on met du côté de l'évangile un pied de bois ou de marbre pour y placer le Roseau; on met encore du même côté ou ailleurs, suivant la disposition des lieux, le Cierge pascal et le chandelier destiné à le porter 6. Ce Cierge ne doit pas avoir été béni7 ; il doit être en entier de cire blanche (3) , avoir la mèche préparée et cinq trous en forme de croix; près de ce chandelier, on dispose un pupitre couvert d'un beau voile blanc8.

(1) Voici le texte de la Rubrique : Intérim excutitur ignis de lapide foris ecclesiam, et ex eo accenduntur carbones. Par conséquent, il serait contraire à cette Rubrique de se procurer le Feu nouveau au moyen d'ailumeltes pbosphoriques , d'autant plus que la première oraison de la Bénédiction suppose du feu qu'on s'est procuré de la manière indiquée par la Rubrique.

(2) C'e^t ainsi que s'expriment les Rubriques du Missel et du Cérémonial des Evoques relativement à ce Roseau : « Diaconus, indutus dalmatica « albi coloris, accipit Arundinem cum tribus candelis albis, in summitate « positis illius triangulo distinctis. » (Rub. du jour.) « Prœparetur Arundo « cum tribus candelis albis in summitate positis. » [Cser. Ep., c. xxxn, n. 1.) Cependant, d'après Gavantus, Rauldry et Baldeschi, ce doit être un seul et même Cierge, qui se divise en trois brandies ; Caslaldi, au contraire, ne parle que d'un Roseau à trois branches. L'un ou l'autre parait donc indifférent.

(3) Vu les abus introduits dans beaucoup d'églises, il faut dire que ce Cierge symbolique doit être un Cierge de cire, ainsi que le supposent évidemment les prières de la Bénédiction. Une décision delà S. C. autorise l'usage d'un Cierge plus petit le Samedi saint, pour la commodité du Célébrant, et d'un plus grand, bénit précédemment, que l'on allume le jour de Pâques et dans le Temps pascal. Voici la question posée : « An

1 Rub. Ibid. et Mem. rit. — 2 Baldeschi. — 5 Rub. Ibid. — 4 Mem. rit. — 5 Plusieurs auteurs. — 6 Cxr. Ep. Ibid. Mem rit. S. C, 14juin 1845. Gardel., 4867 ou 5012, ad 2, in Maceralen. — 7 Mcrati, Cavalieri et autres. — s Mem. rit.

4. Sur la crédence. On prépare à la crédence tout ce qui est nécessaire pour la Messe solennelle avec ornements Lianes; le tout sera couvert du grand voile de même couleur; mais, par-dessus, on étendra le grand voile violet *. Près delà crédence, on préparera trois coussins violets, afin de servir pour la prostration du Célébrant et de ses Ministres pendant les Litanies2 (1). On y dispose aussi le livre pour YExultetr\

5. Sur la banquette, on prépare le manipule et la chasuble de couleur violette pour le Célébrant, les manipules violets du Diacre4 et du Sous-Diacre3 (2), et la barrette de ce dernier. La banquette sera préparée comme on le fait d'ordinaire pour les Grand'Messes, et recouverte d'un lapis violet6. A défaut de tapis de cette couleur, la banquette restera nue jusqu'au com- {pencement de la Messe7.

6. Aux Fonts baptismaux. Dans les églises où il y a des Fonts baptismaux, on aura soin, avant l'Office, d'en verser toute l'eau dans la piscine, de les nettoyer, et de les faire remplir ensuite d'une eau limpide. Pendant les prophéties, ou même plus tôt, on y prépare une table couverte d'une nappe blanche, deux serviettes pour essuyer les mains, un bénitier et l'aspersoir, les vases nécessaires pour puiser de l'eau des Fonts, le rase du saint Chrême et celui de l'Huile des Catéchumènes, les rases pour se laver les mains, el de la mie de pain, du coton pour essuyer les mains, une étole violette pour le Prêtre qui

c sit servanda asserta consuetudo adhibendi in Sabbato sanclo parvum « Cereum pro prseconio ad majorent commoditatem Celebrantis, aliumque « majorent nlias benedictum accendendi in Dominica Resurreclionis, ac « loto Tempore pascbali; seu potins pro omnibus liis Functionibus adbi- « bendoc sit anus et idem Cereus ia loto ?el saltem in parte in >in'rnli^ <( annis renovandus, et benedicendus in casu. » La réponse est celle-ci : • Servetur solitum. » [15 sept. 17.*>r>. Gardel., 4086 ou 4255, ad 9, in Casai m

(1) V. p. H5, note 1.

[2 V. p. 105, l.olr 1

1 Baldeschi et antres. — - Conséq. — r> Cvr. Ep. Ibid. et Mrm. rit. — 4 T<i'i- les auteurs. — ' Quelques an teins. — c Castaldi. — " Baldcsehi.

i02 PART. VII, CIIAP. XI, ART. II.

fera l'aspersion du peuple, tin Missel, qu'on peut mettre sur un pupitre. Si l'on doit administrer le baptême, on prépare en outre le rituel, du sel, les vases de l'Huile des Catéchumènes et du saint Chrême, avec dn coton, l'étole et lu chape de couleur blanche, un linge pour essuyer la tête du baptisé, un autre linge pour servir de vêlement blanc, et \m cierge 1.

7. On prépare en outre un grand vase (1) destiné à l'eau qui doit être réservée pour l'usage de l'église et des lidèles, el dans laquelle on ne versera pas les saintes Huiles2.

8. S'il n'y a pas de Fonts baptismaux, on préparera, soit dans la sacristie, soit ailleurs, un grand vase plein d'eau, et du sel pour faire l'eau bénite. Cette eau est bénite, avant la cérémonie, ou par un Prêtre revêtu d'un surplis et d'une éiole violette, ou par le Célébrant après qu'il aura mis l'aube et l'étole, d'après l'usage de chaque église 3.

9. Au commencement de l'Office, en n'allume pas les cierges *. Les lampes doivent être éteintes et prêtes à être allumées, excepté celle qui brûle devant le saint Sacrement 5.

De la Bénédiction du Feu nouveau.

10. Le Célébrant se revêt de l'amict, de l'aube, du cordon, de l'étole et de la chape violettes 6, et les Ministres se revêtent

(1) Ce grand vase devrait être vide (Meràti, ibid.), pour qu'on y versât l'eau sur laquelle le Célébrant aurait l'ait immédiatement les prières. Mais telle n'est pas la pratique générale, du inoins des églises que nous connaissons. Le vase en question est rempli d'eau à l'avance, ainsi que !e bassin des Fonts : le Prêtre l'ait les prières et les Cérémonies immédiatement sur l'eau qui est dans ce bassin ; et, avant de verser les saintes Huiles, il en lire une partie pour la verser dans le grand vase. Quelques Cérémoniaux de France consacrent cette pratique; on peut la justifier en disant que le Prêtre a l'intention de bénir toute l'eau qui lui est présentée, soit dans le bassin des Fonts, soit dans le grand vase qui est à proximité. Le bassin des Fonts est en général trop petit pour contenir la

1 Mem. rit. — * Tous les auteurs. — 3 Baldesebi. — 4 Ilub. Miss. Ibid. — B Mem. rit. — 6 Ibid. ,

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aussi de leurs ornements, savoir : l'amict, l'aube, le coi don, l'étole pour le Diacre, et la chasuble pliée, m l'on s'en sert; puis ils se rendent au lieu où doit se faire la Bénédiction du Feu nouveau. On s'y rend en cet ordre : trois Clercs marchent en avant; celui du milieu S ordinairement le premier Acolyte de la Messe 2, porte le bénitieret l'aspersoir; celui qui est à gauche5, ordinairement le second Acolyte delà Messe*, les cinq Grains d encens sur un bassin; et celui qui est à droite5, ordinairement le Thuriféraire6, l'encensoir sans feu avec la navette garnie d'encens. Le Sous-Diacre, portant la croix, vient seul après eux; il est suivi du Clergé. Le Célébrant marche le dernier, la tête couverte, ayant à sa gauche le Diacre, qui est découvert comme le reste du Clergé, et tous deux vont les mains jointes. Si l'on passe devant le grand autel, tous font la génuflexion, à l'exception du Sous-Diacre portant la croix, qui ne fait aucun salut, et du Célébrant, qui, s'étant découvert, fait seulement une inclination ".

11. En arrivant au lieu où doit se faire la Bénédiction du Feu, le Sous- Diacre se place derrière la table, le dos tourné à la porte ou au mur de l'église, l'image du crucifix tournée vers le Célébrant. Le Clergé se range de chaque côté de la table, de manière que les plus dignes soient les plus rapprochés du Célébrant. Le Célébrant se met vis-à-vis de la croix; le Diacre passe à sa droite, reçoit sa barrette avec les baisers accoutumés, et l'assiste en tournant les feuillets du livre et en relevant la chape lorsqu'il fait les signes de croix, lorsqu'il asperge ou qu'il encense s.

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