‹ Cérémonial selon le rit romainChapitre 176 sur 380 · Le premier Acolyte, ayant déposé le bénitier sur la ta · texte numérisé non relu

Le premier Acolyte, ayant déposé le bénitier sur la ta

quanlité d'eau que demanderait le mode indiqué par Merali. On pourrait peut-être, comme dans quelques églises, l>énir Peau dam le grand vaisseau, pois in verser dans If bassin des Fonts au moment ou il faut y môlanger les saintes Huiles; mais «cite Bénédiction solennelle dam un vaisseau profane peut n'être pas jugée convenable.

1 Tous les auteurs. — - Quelques auteurs. — ~ Tous les auteurs. — 4 Quelques auteurs. — 5 Tous les autours. — - c Quelques auteur?. — ' Tous les auteurs. — s Baldeschî, Merati et autres.

ble, prend le Missel, qu'il tient ouvert devant le Célébrant1, s'il n'y a pas de pupitre2. Celui qui porte les Grains d'encens se met à la droite du Diacre, et celui qui porte l'encensoir se place à la droite du second, de cette manière :

Sous-Diacre. 1er Acolyte.

Thuriféraire.

Gérémoniaire. Célébrant. Diacre. 2" Acolyte5.

15. Tout étant ainsi préparé, le Célébrant dit, sans chanter et les mains jointes, Dominus vobiscum, avec les trois oraisons marquées dans le Missel pour la Bénédiction du Feu4. A la fin de chaque oraison, le Clergé répond Amen snr le même ton5. Le Célébrant dit ensuite la quatrième oraison pour la Bénédiction des Grains d'encens 6; ils lui sont présentés par l'Acolyte, qui les porte sur un bassin à la hauteur de sa poitrine 7. Pendant cette oraison, Veniat, le Thuriféraire met du Feu bénit dans l'encensoir8.

14. La quatrième oraison finie, le premier Acolyte ferme le livre, le replace sur la table, et reprend le bénitier9. Le Célébrant met de l'encens dans l'encensoir et le bénit comme à l'ordinaire 10. Ensuite le Diacre, ayant pris l'aspersoir par le milieu, le présente au Célébrant avec les baisers ordinaires u. Le Célébrant asperge d'abord les cinq Grains d'encens et ensuite le Feu trois fois 12, d'abord au milieu, ensuite à sa gauche, puis à sa droite 15, disant en même temps Asperges me, sans chanter et sans dire le Psaume u. Ensuite le Diacre reçoit l'aspersoir avec les baisers d'usage, le rend au Portebénitier, et prend des mains du Thuriféraire l'encensoir, qu'il présente au Célébrant avec les baisers accoutumés 1S. Le Célébrant encense les Grains d'encens et le Feu de la même manière qu'il les a aspergés, sans rien dire 1G.

1 Baldescbi. — 2 Quelques auteurs. — r' Baldeschi, Mcrati et autres.

— * Rub. Miss. Cxr. Ep. Ibid., c. xxvm, n. 1. — 5 Plusieurs auteurs.

— 6 liub. Ibid. — 7 Plusieurs auteurs. — 8 Baldeschi. — 9 Ibid. — 10 Rub. Ibid. — ** Conséq. — « Rt<b. Ibid. — ir> Conséq. — 14 Mb. Ibid. — « Conséq. — 10 Mb. Ibid.

15. Le Célébrant ayant encensé les cinq Grains d'encens et le Feu nouveau, le premier Acolyte et le Thuriféraire le saluent1; celui-ci met de nouveau du Feu bénit dans l'encensoir2, le premier Acolyte dépose le bénitier avec l'aspersoir sur la table, où il le laisse. Il prend ensuite la bougie, qu'il allume, au moyen d'une allumette, avec du Feu nouveau5, et qu'il met dans une lanterne1, s'il est nécessaire3; en même temps le Diacre quitte la chasuble pliée, s'il s'en sert, et l'étole violette, et prend le manipule, l'étole et la dal ma tique de couleur blanche6 ili. Il est assisté par le second Acolyte qui, pour cela, dépose également sur la table le bassin qui contient les Grains d'encens; il le reprend ensuite et retourne à la droite du Thuriféraire 7.

(1) D'après Bauldry, suivi par Gavantus, Baldescbi et autres, qui se fondent sur le Cérémonial des Evêques, le Sous-Diacre doit prendre le manipule en môme temps que le Diacre prend les ornements blancs. Voici comment Bauldrt raisonne à ce sujet : « Subdiaconus item capit manipu- « lum violaceum alio tune tenente erneem, vel ministrante î 11 i ipsum « manipulum, ex Gav., part. IV, tit. x, docente num. 5 ipsius tituli lit- « tera d Subdiaconum non debere babere manipulum, et postea lit. p a eumdem debere déferre bic manipulum ex ('.fer. Ep., 1. II. c. xxvn; « ergo boc loco débet accipere manipulum, eum non sit commodior hora « illud accipiendi. » Merali el Nicolas de Ilr;t li*>;i >ont d'un sentiment contraire, et prétendent que le Sous-Diacre ne doit prendre le manipule que quand le Célébrant le prendra, c'est-à-dire après le chant de 1 \ Exitltet. Voici ce que nous lisons dans Herati; Après avoir parlé de la Bénédiction du l'eu nouveau et du changement de vêtements pour le Iliade, il ajoute : h Subdiaconum boc temporc et loco manipulum accipere debere voirait « fere omnes, aliénantes Cxr. Ep..\. II. c. xxvm. n. 1, ubi agitur de c Officio Sabbati Sancti, Bpiscopo non célébrante. Sed ex capite pnece- « denti n. 12. in quo de eo lein Officio, Episcopo célébrante, agitur, ma- « nifeste colligitur Subdiaconum assumere debere manipulum quando « Ceiebrans, cantato pneconioa Diacono, planetam et manipulum accipit. « Igitur aul error irrepsil cap. xxvm, n. 1, qui tamen ncque in nuper- « rima sub Benedicto MU fuit correctus, aut utromque iieri potest; « putat tamen Nkolaus de Bralion supra num. 7 ultimum e-sc multo " < onformius regulis Rituum, ut facile Rubricarum arbitri judicabunt, a acilicet ut non accipial manipulum supradictus Subdiaconus, nisi cum

Célébrante. » Cette opinion, bien que contraire à L'enseignement des

1 Baldeschi et autres. — - Hem. rit. — r> Baldeschi et autres. — 'Mem. rit. — 5 Conséq. — 6 1',uù. Ibid. — : Baldeschi et autres.

400 PART. VII, CILVP. XI, ARÏ. III.

De la Procession à l'église avec le Cierge triangulaire.

16. Le Diacre, revêtu des ornements blancs, se place à la droite du Célébrant, et lui fait de nouveau bénir, avec les baisers ordinaires, l'encens pour la Procession et pour l'encensement à YExultet[; il prend ensuite le Roseau2 des deux mains 3, et, au signe du Cérémoniaire, la Procession se met en marche dans l'ordre qui suit 4.

17. Le Thuriféraire marche le premier5 en agitant légèrement son encensoir6; à sa droite est le second Acolyte, qui porte les cinq Grains d'encens. Après eux vient le Sous-Diacre avec la croix, puis tout le Clergé, deux à deux; ensuite le Diacre portant le Roseau et ayant à sa gauche le premier Acolyte, qui porte la bougie allumée; enfin le Célébrant7, les mains jointes, ayant près de lui le Cérémoniaire. Tous marchent la tète découverte, à l'exception du Célébrant 8.

18. Pendant cette Procession, un Clerc porte la barrette et les ornements violets du Diacre à la banquette, et les autres objets à la sacristie 9.

19. Lorsque le Célébrant est entré dans l'église, le second Cérémoniaire fait arrêter le Clergé, et le Diacre penche un peu le Roseau vers le premier Acolyte, pour allumer une des trois branches; le Diacre relève ensuite le. Roseau, fléchit un genou

auteurs cités en premier lieu, paraîtrait assez fondée, car le Cérémonial des Evoques, qui n'est pas très-clair sur ce point, parait l'appuyer au moins autant que la première. En effet, outre que, d'après les n05 4 et 12 du chap. xxvii. le Sous- Diacre ne prend le manipule qu'avec le Célébrant, 1° le chapitre suivant ne donne pas le détail de la cérémonie dont nous parlons ici; 2° au n° 2i de ce même chap. xxviii, on observe que les Ministres sacrés doivent avoir le manipule.

1 Cœr. Kp. Ibid., n. 3. — - Bub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 5 Caldescbi et .'mires. — 4 Rub. Ibid. — 5 Ibid. — c Baldeschi et autres. — " Uni. Ibid. Ment. rit. — 8 Tous les auteurs. — 9 Ibid.

seulement, et, à l'exception du Sous-Diacre qui porte la croix, tout le reste du Clergé fait également la génuflexion, même le Célébrant l, qui a soin de se découvrir auparavant'2; le Diacre chante alors Lumen Christi* sur un ton assez modéré pour pouvoir reprendre encore deux fois en élevant la voix 4 : tous se lèvent ensuite; le Clergé répond Deo gratias, et la Procession s'avance jusqu'au milieu de l'église. Alors le Diacre allume une des deux autres branches, et ayant fait la génuflexion comme la première fois avec tout le Clergé 5, il élève le Roseau plus haut6 et chante sur un ton de voix plus élevé Lumen Christi; on se lève et on répond comme la première fois. Il s'avance ensuite jusque devant l'autel, allume la troisième branche, fait la génuflexion 7, et, élevant le Roseau plus haut encore8, il chante une troisième fois, sur un ton plus élevé que les deux premières, Lumen Christi; le Clergé observe les mêmes cérémonies et répond Deo gratias. Puis le Diacre rend le Roseau à l'Acolyte9.

20. Si la Procession entre dans le chœur, chacun prend sa place à mesure qu'il y arrive; si elle n'y entre pas, on s'y rend après qu'on a répondu pour la troisième fois Deo gratias 10.

21. En arrivant à l'autel, le Thuriféraire se retire du côté de l'évangile; le second Acolyte, qui porte les Grains d'encens, se retire du côté de l'épître; le Sous-Diacre portant la croix se meta la droite du Thuriféraire. Le premier Acolyte, ayant éteint sa bougie, prend le Roseau des mains du Diacre, et se place à la gauche du second Acolyte, de cette manière :

Thuriféraire. Sons-Diacre. i#* Acolyte. 2* Acolyte.

L- Diacre, arrivé an bas de- degrés, se retire du côté de l'évangile, se tourne sur sa droite, et laisse passer le Célébrant l!. Celui-ci donne sa barrette au Cérémoniaire; tous font la révérence convenable 12, à l'exception du Sous-Diacre et du premier

1 Ilub. Ibid. — - T..u> les anicms. — r> Ilitb. Ibid. — ' Baldeschi. — ' lUib. [bid. Mem. rit — ■ Plusieurs tuteurs. — : Rub. Ibid. Mem. rit. — * Plusieurs tuteurs. — '•' Rub. Ibid. Mem. rit. — i0 BauMry. — 1 Baldeschi ut autres. — •* Rub. Ibid.

Acolyte l; le Célébrant monte à l'autel, le baise, et se rend au coin de l'épître "2.

De TExultet.

22. Le Célébrant, arrivé au coin de l'épître, se tourne vers l'autel, et alors le Diacre, ayant remis, comme il vient d'être dit, le Roseau entre les mains de l'Acolyte, reçoit du second Cérémoniaire le livre, se met à genoux sur le marchepied, et, sans dire Manda cor meum, il demande au Célébrant la bénédiction comme pour l'évangile. Le Célébrant, se tournant vers lui, le bénit en disant : Dominas sit in corde tao. Seulement, au lieu de evangelium saum, il dit : suum pascliale prxconium. Il fait sur lui, comme à l'ordinaire, un signe de croix, mais ne lui donne pas sa main à baiser 5.

25. Le Diacre, ayant reçu la bénédiction, descend au bas des degrés entre le Sous-Diacre portant la croix et l'Acolyte portant le Roseau; il fait la génuflexion avec tous les autres, à l'exception du Sous-Diacre et de l'Acolyte qui porte le Roseau: et, après avoir salué le Chœur 4, ils se rendent au lieu préparé du côté de l'évangile dans cet ordre : d'abord le Thuriféraire, marchant à la gauche du second Acolyte; le Sous-Diacre, à la droite du premier Acolyte; puis le Diacre 5.

24. Arrivés au pupitre, ils se tournent tous comme le Diacre et se placent sur une seule ligne, de cette manière :

piip'tre

2* Acolyte. 1" Acolyte Diacre. Sous-Diacre. Thuriféraire. Cérémonial re 6.

25. Le Diacre place le livre sur le pupitre, l'ouvre, et sans aucun signe de croix, comme aussi sans dire Dominas vobis-

1 ftiib. Ibid. — - I\ub. Ibid. et Car. Ep. Ibid., c. xxvn, n. 7. — 5 Ibid. — 4 Baldeschi. — 5 Cxr. Ep. Ibid. — 6 Ibid.

cum, il l'encense comme à l'évangile; puis il chante YExultet les mains jointes. Pendant qu'il le chante, tout le Clergé est debout ' et le Célébrant se tient tourné vers le Diacre 2 : le Thuriféraire va reporter l'encensoir3.

26. Après que le Diacre a dit ces paroles : curvat imperia, il s'arrête A, le Chœur s'assied, quoique le Célébrant reste debout3. L'Acolyte qui porte les Grains d'encens et le Cérémo- .niaire s'approchent du Diacre, qui va avec eux les mettre au Cierge pascal, tenu par un Clerc6; il les dispose en forme de croix7, un cet ordre :

Ils retournent ensuite tous trois à leurs places. L'Acolyte met sur la crédence le bassin qui contenait les Grains d'encens et prend la bougie éteinte. Le Chœur se lève 9.

27. Le Diacre, revenu au livre, continue YExultet; et, lorsqu'il a chanté ces paroles : rutilans ignis accendit, le Chœur s'assied de nouveau10, et le Diacre11, accompagné du Clerc qui lient le Roseau '% va ;illumer le Cierge pascal avec une des branches du Cierge triangulaire 1-'; puis il retourne au pupitre : le Chœur se lève, et il continue de chanter l*.

28. L'Acolyte qui tient le Roseau le pose sur le pied qui a été préparé d'avance près de l'autel, et on met alors 1<- Cierge pascal Mil- son chandelier1*, de manière que le côté où sont les Grains d'encens soit tourné vers !<■ Célébrant16.

29. Lorsque le Diacre a chanté les paroles apis mater edu:city il s'arrête un peu 1T; alors le premier Acolyte, ayant allumé sa bougie ou au (Serge à trois branches ou au Cierge pascal 18, va

1 Ibid. — " Tous lu., auteur^. — " Baldeschi. — 4 P,ub. Ibid. C.rr. Ep. Ibid. — 'Plusieurs auteurs — u Tous les auteurs. — " lUib. Lbid. Cxr. Ep. Ibid. — ■ Mcm. rit. — '■' Plusieurs auteurs. — ,0 Mem. rit. — 11 Hub. Ibid. — n Baldeschi et autres. — ,5 liub. Ibid. — u Tous les auteurs. — ••» Ton-, les auteur-. — Ifl Cœr. Ep. Ibid. — '" Mcm. rit. — ls Baldeschi et autre-.

allumer les lampes du chœur. On allume en même temps toutes les lampes de l'église (1), et le Diacre reprend son chant pour ne plus l'interrompre *, ayant soin d'incliner la tête au nom du Pape2. Si le Saint-Siège est vacant, il omet les paroles una cuni beatissimo Papa nostro, il omet aussi les mots et Antistite nostro, s'il n'y a pas d'Évêque diocésain 5. On omet aussi tout ce qui concerne l'Empereur et l'empire Romains4 (2) . 50. L'Exultet fini, le Chœur s'assied5. On ne porte point le livre à baiser au Célébrant, et on ne l'encense point. Le premier Acolyte met le Roseau à l'endroit préparé; le Diacre ferme le livre et le laisse sur le pupitre6; le Sous-Diacre va déposer la croix près de la crédence 7, puis ils vont à la banquette 8 (5) , tous, excepté le Sous-Diacre, faisant la génuflexion en passant au milieu 9. Le Célébrant s'y rend en même temps l0.

ARTICLE v

Des Prophéties.

§ 1. Cérémonies à observer à l'autel.

31. Le Célébrant, étant à la banquette, dépose la chape, prend le manipule et la chasuble de couleur violette u, sans rien dire i2; le Diacre 15, aidé du premier Acolyte u, quitte les ornements blancs, prend le manipule et l'étole violette, ainsi que la chasuble pliée, si l'on s'en sert 15. Le Sous-Diacre

(1) Suivant quelques auteurs, il convient d'éteindre alors la lampe qui brûle devant le saint Sacrement pour l'allumer avec le Feu bénit.

(2) On ne peut rien ajouter sans une concession spéciale, comme celle qui a été accordée à la France le 10 septembre 1857.

(5) Le Diacre qui a chanté YExultet doit remplir la fonction de Diacre pendant toute la cérémonie. (S. G., 22 juillet 1848. Gardel., 5126, ad 4, in Florentin.)

1 Bub. Ibid. — - Bub. Miss., part. II, tit. v, n. 2. — 3 Ibid., tit. vm, u. 2. — * S. C„ 7 déc. 1G44. Gardel., 4859 ou 4985, ad 0, in Mechlinien. — B Plusieurs auteurs. — c Bub. Ibid. Mem rit. — " Baldcschi et autres. — 8 Cxr. Ep. Ibid., c. xxviu, n. 4. — 9 Baldeschi et autres. — 10 Bub. Ibid. Cxr. Ep. Ibib. — » Ibid., n. 4. — « Baldeschi. — !r> Bub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — 14 Baldcschi. — l5 Bub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid.

' DU S AMi: 1)1 SAINT. 411

prend aussi le manipule, s'il ne l'a déjà1 (1); puis ris se rendent2 par le plus court chemin3 (2) au côté de Pépître4, où ils se placent comme à l'introït. Le Célébrant lit le> prophéties pendant qu'on les chante au chœur3.

52. Après avoir lu chaque prophétie, le Célébrant et ses Ministres peuvent aller s'asseoir, et ils reviennent à l'autel par le plus court chemin0, lorsqu'il en est temps7.

5r>. Après la prophétie, les Ministres sacrés se placent derrière le Célébrant8. Le Célébrant dit Oremus, le Diacre Fle- Ctamus genua, faisant la génuflexion, ainsi que tout le Clergé, excepté le Célébrant, et le Sous-Diacre dit Levate. Alors tous se lèvent; le Célébrant continue l'oraison, les mains étendues 9.

£ '2. Cérémonies à observer au chœur.

34. Lorsque le Diacre a fini de chanter YExultet, pendant que le Célébrant et ses Ministres se revêtent des ornements violets, on place au milieu du chœur un pupitre nu avec le livre pour le chant des prophéties 10.

55. Avant chaque prophétie ll, le second 12Cérémoniairc conduit au pupitre celui qui doit la chanter r>. Lorsqu'elle e-t finie, ils attendent qu'on ait d\t Oirmus. Flectumus genua. Levate1*, puis ils saluent le Chœur, et le Cérémoniaire reconduit le Lecteur à sa place*1; .^'il y a un trait, il le reconduit à sa place aussitôt qu'il a chanté la prophétie ";.

7)6. On commence par les moins dignes pour le chant des prophéties. Voici la règle que donne le Cérémonial des Evé-

(1) V. p. 105, noie i.

. D'après Gavantus et Castaldi, m le Célébrant s'assied pendant qu'on chante la prophétie, il doit revenir à l'autel par le chemin le plus lonpj. Uerati incline pour le sentiment contraire.

1 Car. Ep. Ibid. — - /;,//;. U.i.l. C.rr. Ep. ll.id. — " Baktechi et autres.— * Huit. [nid. Cxr. Ep. Ibid. — 'Tons las auteurs. - ,; Baldeschi. — Tous les auteurs. — ■ Conséq. — '•' Ca r. I')> 1 1 »i «4 . — 10 i'.ur. Kp. Ibid., „. ;,. m ibid. — m Baldeschi. — l»Casr. Ep. Ibid. — u Tous leurs. — '"' Caïf. Ep. Ibid. — lcTous les auteurs.

ques : Des Clercs chantent les quatre premières; les quatre suivantes sont chantées par des Prêtres; on réserve pour les Chanoines les qualres dernières. On peut aussi suivre l'usage de chaque église1. Le Lecteur tient les mains étendues sur le bord du livre2.

De la Bénédiction des Fonts.

57. Après l'oraison qui suit la douzième prophétie, si l'église a des Fonts baptismaux, le Célébrant revient à la banquette avec ses Ministres. Le Diacre et le Sous-Diacre déposent leurs manipules; le Célébrant dépose le manipule et la chasuble, et reçoit une chape violette3; puis tous trois se rendent au pied de l'autel4, et les Chantres commencent le trait Sicut cervus*.

58. On se rend alors processionnellement aux Fonts baptismaux. Un Acolyte, portant le Cierge pascal, marche en tête 6, puis un Clerc en surplis7 portant la croix (1), entre les deux Acolytes qui portent leurs chandeliers; puis vient le reste du Clergé deux à deux, et en dernier lieu le Célébrant, marchant les mains jointes, entre le Diacre et le Sous - Diacre 8. Tous font les saints ordinaires avant de sortir, à l'exception de ceux qui portent le Cierge pascal, la croix et les chandeliers. Pendant la Procession, tous sont découverts, à l'exception du Célébrant, qui se couvre après avoir salué la Croix 9.

59. En arrivant aux Fonts, le Porte-croix et les Acolytes se placent près des Fonts, de manière que les Fonts soient entre eux et le Célébrant, qui se met entre ses deux Ministres. Le

(1) Ce n'est point le Sous-Diacre de la Messe qui doit porter la croix. La Rubrique «lu Cérémonial des Evoques le dit positivement, puisqu'elle dit que le Célébrant marche entre ses deux Ministres. Suivant Merati. ce doit être un Clerc en surplis. «'Nam, dit-il d'après de Rralion, si neecs- « sarius esset alius Subdiaconus, id prœscriberetur in Rubricis hoc loco, « sicut pnesertim reperitur in fine feriae V in Cœna Domini. »

i Cœr. Ep. Ibid. — * Tous les auteurs. — 3 Bub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid., n. 7. — * Ton- les auteurs. — ~° ttub. Ibid. — ° Ibid. — 7 Merati et autres. — 8 l'aib. Ibid. CâSf\ Ep. Ibid. — 9 Merati et autres.

Clerc qui porte le Cierge pascal se place «à la droite du Diacre, ainsi qu'un autre Clerc qui lient une serviette pour essuyer les mains du Célébrant quand il en sera besoin. Le Clergé se met en cercle ou sur deux lignes, suivant la position du lieu l.

40. Avant d'entrer dans l'enceinte des Fonts, le Célébrant donne sa barrette au Diacre ; et, le Diacre et le Sous-Diacre relevant les bords «le la chape, il dit, les mains jointes, sur le ton férial : Dominas vobiscum; Oremus; Omnipotens sempiterne Deus, respice- : un Acolyte tient le Missel5, à moins qu'il ne soit sur un pupitre*.

41 . Le Célébrant, s'étant ensuite approché des Fonts3, chante, également les mains jointes et sur le ton férial6 : Dominus vobiscum; Oremus; Respice, omnipotens sempiterne Deus, adesto, qu'il conclut en chantant, comme s'il commençait la prélace : Per omnia sxcula sxcidorum. Après quoi il poursuit, toujours les mains jointes, le chant de la Bénédiction en forme de préface7.

42. Pendant cette préface, 1° après les paroles gratiam de Spiritu sancto, il divise l'eau en forme de croix avec la main droite, qu'il essuie immédiatement; 2° après les paroles non inficiendo comtmpat, il touche l'eau avec la main, qu'il essuie ensuite; 7>° après avoir dit indulgentiam consequantur, il fait trois signes de croix sur les Fonts avec la main droite; 4° après super te ferebatur, il divise l'eau avec la main droite et en jette vers les quatre parties du monde, l'orient, l'occident, le septentrion et le midi, en cette manière :

5° après les paroles In nomine Patris, il change de ton et lit à la manière dc^ leçons; 6° après tu benignus aspira, il

1 Ibid. — - lUib Ibid. — "• Mem. rit. — 4 Mcrati. — 5 llul>. Ibid. — 6 Meruti. — '• lUib. Ibid.

souffle trois fois sur l'eau eu forme de croix; 7° après ces mots: purijicandis mentibus efficaces, il descend un peu le Cierge dans l'eau, en disant: Descendat in hanc plenitudinem, etc., puis il le retire hors de l'eau. Il le plonge une seconde fois un peu plus avant dans l'eau et répète d'un ton plus élevé : Descendat, etc., puis il le retire encore. Il le plonge une troisième fois jusqu'au fond et répète, d'une voix encore plus élevée : Descendat, etc. Pour cette fois, il ne le retire pas immédiatement; mais d'abord il souffle trois fois sur l'eau, en lorme de Y; puis il continue : totamque hujus aqux; 9° après les paroles fœcundet effectn, il retire le Cierge de l'eau, et on l'essuie avec un linge1. 11 continue la préface, qu'il conclut sur un ton moins élevé, en disant Per Dominum nostrum, et les Assistants répondent Amen 2.

45. Le Diacre et le Sous-Diacre ont soin, quand il le faut, de lever le bord de la chape ; le Diacre lui présente en temps convenable la serviette pour essuyer ses mains, le Cierge pascal, l'Huile des Catéchumènes et le saint Chrême 3.

44. La Bénédiction terminée, mais avant de faire l'infusion des saintes Huiles, on sépare l'eau qui doit servir à l'Aspersion. Des Clercs mettent dans les bénitiers ordinaires celle qui doit servir à l'Aspersion; le Diacre présente l'aspersoir au Célébrant % qui s'asperge d'abord lui-même, puis il fait sans rien dire l'Aspersion du Clergé qui l'environne 5. En même temps, un autre Piètre en surplis et en étole violette, et non en aube, fait l'Aspersion du peuple, accompagné d'un Acolyte, qui porte le bénitier6.

45. Après avoir fait l'Aspersion du Clergé, le Célébrant verse de l'Huile des Catéchumènes dans les Fonts (1), en forme de

1) Les saintes Huiles dont on doit se servir doivent, autant que possible, être celles qui ont été consacrées le jeudi précédent. Si l'on n'avait pu B'en procurer et si l'on pouvait en avoir dans un bref délai, on omettrait l'infusion, pour la faire plus tard, comme il est marqué dans le Rituel

3 Rub. Ibid. — - Ibid. — 5 Conséq. — * Plusieurs auteurs. — '6 Mem. rit. — G Herati.

croix, en disant Sanctijlcetur, etc. A ces paroles Infnsio chi ismatis, il verse du saint chrême de la même manière; puis des deux ensemble, toujours en forme de croix, disant en môme temps : Conimixtio, etc.; il mêle ensuite les saintes huiles avec l'eau l, nettoie ses mains avec du coton et de la mie de pain, les lave et les essuie 2.

Des Litanies.

i6. Dans les églises où il y a des Fonts baptismaux, on retourne à l'autel processionnellement dans le même ordre qu'où est venu5. Tous, en arrivant, font la révérence convenable, à l'exception de ceux qui porient le cierge pascal, la croix et les chandeliers1. Le Célébrant et ses Ministres, ayant l'ait à l'autel la révérence convenable, vont à la banquette. On porte alors à l'autel trois coussins violets. Le Célébrant avant déposé la chape, les Ministres sacrés la chasuble pliée, si l'on s'en sert, ils reviennent à l'autel, où ils se prosternent. Deux Chics chantent les Litanies des Saints, et le Chœur répète chaque invocation 5 (I).

47. Dans les églises qui n'ont point de Fonts, après la dernière prophétie et l'oraison qui suit, le Célébrant 6 se rend à

après le Sacrement de Baptême. (S. C, 12 avril 1773. Gardel., 4103 ou

■4252, ad o, in Lncuna. 16 déc. 182G. Gardel., 1474 ou 4G25, ad ~>. in Gondoven.)

(1) La Rubrique du Missel semble indiquer que' l'on peut commencer les litanies pendant la Procession, et même ne paraît pas prescrire la prostration dans les églises qui n'ont pas de Fonts baptismaux. Quelques auteurs en ont conclu qu'on n'était pas tenu d'attendre, pour commencer les litanies, que le Célébrant fût de retour à l'autel. Cependant le. Cérémonial des Évéques prescrit île ne pas les commencer avant que le Célébrant et ses Ministres ne soient prosternés. M. de Conny pense que l'on doit entendre la Robriqne du Missel dans ce dernier sens.

1 Huit. Iliid. — - Plusieurs auteurs. — r> Mem. rit. — * Conséq. — ■ Car. Ep. Ibtd , n. 9 et 10. — G liub. Ibid.

la banquette avec ses Ministres1; il y dépose la chasuble et le manipule2, et les Ministres sacrés en font autant. On porte à l'autel les trois coussins5; le Célébrant et ses Ministres vont au bas des degrés, se prosternent, et on commence les Litanies4.

48. Au verset Peccatores, le Célébrant et ses Ministres se lèvent, vont à la sacristie prendre des ornements blancs pour la Messe, qui doit être célébrée solennellement, et en même temps, on allume les cierges de l'autel; on ôlc les parements violets 5r et l'on met des vases de Heurs entre les chandeliers6.

Nota. Si la sacristie était trop éloignée, le Célébrant et ses Ministres pourraient prendre leurs ornements à la banquette 7.

ARTICLE VIII

De la Messe et des Vêpres.

49. Vers la fin des Litanies, le Célébrant et ses Ministres, précédés des Acolytes portant leurs chandeliers, se rendent à l'autel, de manière à se trouver au bas des degrés à la fin de Christe exaudi nos. Après cet!e invocation, tous se lèvent8, et les Chantres commencent solennellement le Kyrie eleison % qui doit se chanter très-gravement 10.

50. Le Célébrant commence la Messe comme à l'ordinaire, disant le psaume Juclica avec le verset Gloria Patri; monte à l'autel, le baise, et fait l'encensement à l'ordinaire. 11 n'y a pas d'introït; mais, aussitôt l'encensement fini, le Célébrant dit le Kyrie alternativement avec ses Ministres11.

51. Le Chœur ayant chanté le Kyrie eleison, le Célébrant entonne solennellement Gloria in excelsis Deo 12.

52. Dès qu'il a fini l'intonation du Gloria, et non auparavant, le premier Acolyte sonne la clochette pendant tout le temps que le Célébrant récite l'hymne avec ses Ministres 13; puis

1 Comme ailleurs. — 2 Bub. Ibid. — 8 Tous les auteurs. — * Bub. Ibid.

- ' Bub. Ibid. Cxr. Ep. Ibid. — « Mem. rit. — 7 Cœr. Ep. Ibid. — 8 Baldescbi. — » Bub. Ibid. — ,0 Baldeschi. — 1( Bub. Ibid. — i2 Ibid.

— ir' Tous les auteurs.

on sonne les cloches de l'église (i) et on louclie l'orgue i. Pendant le chant du Gloria, on découvre les images 2.

53. Après l'épître, le Chœur se lève3; le Célébrant 4, ayant donné la bénédiction au Sous-Diacre 3, chante Alléluia trois fois, en élevant la voix à chaque fois. Le Chœur le répète autant de fois et de la môme manière6. Pendant ce temps, le Diacre et le Sous-Diacre sont placés comme à l'introït7. Lorsque le Célébrant a fini le trait qu'il lit à b suite, il va lire l'évangile à l'ordinaire 8.

54. Les Acolytes assistent à l'évangile sans chandeliers. On ne dit ni Credo ni offertoire; mais le Prêtre, après l'évangile, dit Domiiiu* vobiscum et Or émus à l'ordinaire9.

55. On ne dit point Agnus Dei, on ne donne point la paix; le Célébrant dit néanmoins les trois oraisons avant la communion 10.

.V». Après la communion du Prêtre, le Thuriféraire va préparer l'encensoir ll (2). Les Chantres, au lieu de la communion, entonnent l'antienne des Vêpres, puis le psaume Ltiudatc l2. Le Célébrant, avant pris l'ablution, va au coin de l'épître, où i! récite l'antienne et le psaume13.

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