‹ Cérémonial selon le rit romainChapitre 182 sur 380 · PROCESSION DE LA FETE-DIEU · texte numérisé non relu

PROCESSION DE LA FETE-DIEU

12. Tout le monde marche la tète nue, un cierge à la main, chantant les hymnes marquées dans le Rituel. Dès que le Célébrant quitte l'autel, on commence Pange lingua. Pendant le cours de la Procession, le Célébrant récite des psaumes et des hymnes alternativement avec ses Ministres1 (i).

13. Si le trajet à parcourir était long, le Célébrant pourrait s'arrêter à quelque église ou à quelque autel préparé convenablement sur le chemin, y déposer le saint Sacrement, l'encenser, et chanter l'oraison. On peut même, avec la permission de l'Ordinaire, y donner la Bénédiction, si tel est l'usage, mais une fois ou deux seulement, et non à tous les autels que l'on rencontre 2 (2).

14. Dans les circonstances où l'on a cette permission de l'Ordinaire, lorsque les Ministres sacrés sont arrivés devant l'autel, le Diacre, s'étant mis à genoux et observant, autant que le permet la situation des lieux, ce qui est prescrit n° 15, reçoit l'ostensoir des mains du Célébrant, le place sur l'autel ou sur le trône préparé, fait la génuflexion, puis va se mettre à la droite du Célébrant. Celui-ci quitte l'écharpe, les Chantres chantent Tantum ergo, et le Célébrant eneense à l'ordinaire3.

(1) A Rome, tous les membres du Clergé récitent aussi des psaumes et des hymnes deux à deux pendant toute la Procession. ,Cér. des Év. expliqué.)

2 (Juoiqu'on ne puisse déduire ni du texte du Cérémonial des Évcques, ni d'une instance laite à la S. Congrégation des Rites le 11 mai 1652, qui prescrit d'ol;server le Cérémonial, qu'il suit permis de donner la Bénédiction au peuple, néanmoins cela peut se faire, ainsi qu'on y est autorisé, toutefois avec quelques réserves, par la réponse à une autre instance du 2ô septembre 1820. C'est ce qui résulte clairement du décret qui suit : « Juxla volum ; nimirum. non obstante decreto inserlo in « Ordine dirini Officii recitandi. vetustissimon consuetudinem (olcrari « posse, eo tamen modo ut .sa Item servttur régula C.vremon/alis. rjuod « non loties pausalio fiât et Ilenedictio elanjiatar quolies altaria oceur- « runt, sed sr/ncl, ici iterum : et altaria per viam extrada sint défi center ornata. et a probo earemoniaram petitû prias auclorilale « Episcopi tisitdta. » [Garde!. , 4424 ou 4574, inVolalerrana.)

1 Iiituale. Loc cit. Car. Ep. Ibid., n. 22. — - Ibid. S. C. 10 juillet 1H77. Gardel., 8673 ou 2821», in Mbinganen. 23 sept. 1820. Gardel., 1424 ou V.û\ ,n Yolaterrana. — 5 Laldcscbi, d'après le Rituel.

426 PART. VII, CIIAP. XIV, AIIT. I.

1 5. On dit le verset Panent de cœlo avec Alléluia, et l'oraison du saint Sacrement, avec la conclusion Qui vives et régnas in sxcula sxcnlorum. Le Célébrant reprend Pécharpe, bénit le peuple à l'ordinaire, et on continue la Procession1.

16. Lorsque la Procession est rentrée à l'église, et que le Célébrant et ses Ministres sont arrivés devant l'autel, le Diacre monie sur le marchepied au côté de l'épître, et se met à genoux, le visage tourné vers le côté de l'évangile. Le Célébrant et le Sous-Diacre montent sur le dernier degré, le Diacre reçoit l'ostensoir, et, s'étant levé, il attend que le Célébrant se soit mis à genoux pour l'adorer, et le place sur l'autel2. Les Chantres entonnent5 Tanîum ergo, et on continue comme pour les autres Bénédictions*. Le Clergé reste là jusqu'à la fin, chacun tenant son cierge allumé3.

17. On ne peut pas porter de Reliques à la Procession du très-saint Sacrement 6.

Page 1