PART. VIII, CIIAP. Y, ART. VI
dessus du corporal1. Pendant celte élévation, les Clercs n'élèvent pas la chasuble; le premier Clerc donne le signal avec l'instrument destiné à remplacer la clochette2.
•45. Après l'élévation, le Célébrant abaisse immédiatement la sainte Hostie sur le calice, déjà découvert, la divise à l'ordinaire en trois parties, sans rien dire, et met la sainte parcelle dans le calice sans faire les signes de croix accoutumés. 11 couvre ensuite le calice, fait la génuflexion, dit à voix basse la dernière des oraisons avant la communion, Perceptio Corporis, médiocrement incliné, les mains jointes et appuyées sur l'autel. L'oraison finie, il fait la génuflexion, puis il dit : Panem cœlestem accipiam... Domine, non sum dignus, et Corpus Domini nostri, avec les cérémonies accoutumées 5.
4G. Le Célébrant, ayant consommé la sainte Hostie, se recueille un instant, puis il découvre le calice, fait la génuflexion, recueille les saintes parcelles et les met dans le calice sans rien dire4. Le second Clerc se rend en même temps ^ la crédence, prend les burettes et va au coin de l'épi tre5. Le Célébrant prend le vin avec la sainte parcelle6 sans faire le signe de la croix 7 et sans rien dire. On éteint alors les cierges, tout le monde se lèvey et revient à sa place 8.
47 . Le Célébrant, omettant les oraisons et les cérémonies ordinaires, ne prend que l'ablution des doigts9; puis le second Clerc reporte les burettes, prend à la crédence le voile du calice de couleur noire, et le porte à l'autel. S'il a le pouvoir de le faire, il purifie le calice, le couvre comme à l'ordinaire et le reporte à la crédence. S'il n'en a pas le pouvoir 10, le Célébrant le purifie lui-même, le couvre et le laisse sur l'autel11.
48. Après avoir couvert le calice, ou pendant que le Clerc le purifie, le Célcbraut sTincline médiocrement, et, tenant les mains jointes devant la poitrine, il dit Quod ore siimpsimus, puis il ferme le Missel, descend au bas des degrés, fait la génuflexion
1 Ibid. — - Conséq. — "' Mem. rit. — 4 Ibid. — 3 Conséq. — 6 Mem. rit. — 7 S. C, 7 août 1627. Gardel., 500 ou 707, ad 5, Urbis Dubiorum — 8 Mem. rit. — 9 Ibid. — 10 Conséq. — " Mem. rit.
à la Croix conjointement avec ses Clercs, reçoit la barrette, et tous retournent à la sacristie dans l'ordre accoutumé l.
Du transport de la sainte Custode.
49. S'il n'y a dans l'église ni sacristie ni chapelle retirée, on laisse la custode dans le tabernacle du Reposoir, avec une lampe allumée. Mais, s'il est possible, on la porte dans une dc^ chapelles de l'église les plus reculées, ou, mieux encore, dans la sacristie*.
50. Le Célébrant, ayant quitté les ornements, prend un surplis et une étole blanche, et, précédé de trois Clercs, comme le jour précédent, il se rend à la chapelle du Reposoir. Eu arrivant, il fuit la génuflexion sur le pavé, se meta genoux sur le plus bas degré, et après une courte prière va prendre le ciboire et le porte au lieu où il doit être déposé, observant ce qui est prescrit ch. iv, art. 4, p. 474. On donne ensuite avec la crécelle le signal pour réciter Y Angélus*.
M . Les Clercs remettent ensuite chaque chose à sa place*.