Après le chant de l'épître, le Sous-Diacre vient se i
tre à genoux à sa droite pour recevoir la bénédiction. Le Célébrant 4, posant la main gauche sur l'autel, met la droite sur le haut du livre que tient le Sous-Diacre5. Lorsque celui-ci l'a baisée, il le bénit sans rien dire 6 (3). Il ne le bénit qu'après avoir achevé le trait ou la prose7.
18. Il va ensuite au milieu de l'autel dire Manda cor meum; puis il se rend au coin de l'évangile pour lire l'évangile; mais il ne baise pas le livre et ne dit point Per evangelica dicta8; il retourne ensuite au milieu de l'autel pour la bénédiction de l'encens9.
19. Nota 1°. Si l'on chante au chœur une prose ou un long trait, il peut, pendant ce temps, aller s'asseoir t0 ; niais il doit
(1 La Rubrique <lu Missel «lit subrnissa voce. Il faut donc que le Célébrant prenne garde, pendant le chant de l'épître, de faire entendre sa voix en même temps que celle du Sous-Diacre, ce qui produit un effet disgracieux.
(2 Un décret de la S. C, du 15 mars 1591 (Gardel., 15 ou 102, ad 6, in Osien., t VII, sapplem. , permet au Célébrant daller s'asseoir à ce moment; mais ajoute Dauldiy. il ne serait pas bien de le faire, à moÛM que la banquette ne fût très-rapproehéc de l'autel, où le Célébrant devrait revenir pour bénir le Sous-Diacre.
(5 II faut bien remarquer la différence qui existe entre la bénédiction qu'il donne au Sont-Diacre après l'épître, et celle qu'il donne au Diacre avant l'évangile A la première, le Célébranl donne d'abord >a m;it à baiser et bénit ensuite; à la seconde, il commence par bénir.
* t\ub. Ibid. — - Tous lef auteurs. " linb. Ibid. — * Ibid» —
5 Tous les autenra. — r Iiub. Ibid. — " Plusieurs auteurs. — s Bub. Ibid. — !' BaWeschi. — "' s. C. 16 mars 1591. Gardel., t. VII. ntppl 15 ou 15, ad (>. in Osien ReipOHlionet.
être revenu à l'autel assez à temps pour mettre et bénir l'encens l (1).
20. Nota 2°. S'il se trouve dans le graduel un verset pendant lequel on doit se mettre à genoux, lorsqu'il est chanté par le Chœur, le Célébrant s'y met, avec ses Ministres 2, sur lebord du marchepied5. S'il était assis, il se mettrait à genoux près de la banquette 4.
21. Avant le verset qui précède immédiatement l'évangile, le Célébrant met et bénit l'encens, comme il est dit n° 2. Lorsque le Diacre, après avoir dit Munda cor meum, se met à genoux, portant le Missel dans ses mains5, le Célébrant se tourne vers lui 6 pour lui donner la bénédiction. Il la lui donne en disant7, les mains jointes8 : Dominus sit in corde tuo et in labiis tuis, ut digne et competenter annunties Evangelium suum9 ; puis, posant la main gauche sur sa poitrine 10, il fait sur lui un signe de croix en disant : in nomine Patris, et Filii, et Spiritus sancti. Amen u. Mettant ensuite sa main droite sur le haut du livre 12, il la lui donne à baiser15 (2).
22. Le Diacre étant descendu, le Célébrant se retire au côté de l'épitre, et demeure tourné vers l'autel jusqu'à ce que le Diacre commence à chanter l'évangile, et alors il se tourne vers lui. Le Célébrant fait les trois signes de croix à l'ordinaire à lnitium ou Sequentia. Quand on prononce le saint nom de Jésus, il s'incline vers la croix ; quand c'est le nom de Marie ou celui du Saint dont on fait la fête, ou au moins mémoire, il
(1) Nous donnons ici la pratique reçue par tous les auteurs, à savoir que c'est seulement après avoir lu l'évangile que le Célébrant va s'asseoir quand il en a le temps.
(2 V. p. 727, note 3.
» S. C, 49 juillet 1G59. Gardel., 1843 ou 1992, in Cusentina . — a Rub. Miss., part. I, til. xvm, n. 3. — 5 Tous les auteurs. — 4 Cser. Ep , 1. II, c. vm, n. 53. — s Rub. Ibid. — 6 Conséq. — 7 Rub. Ibid. — 8 Tous les auteurs. — 'J Rub. Ibid. — 10 Tous les auteurs. — " Ordo Missx. — 12 Rub. Ibid. — » Ibid., n. 5.
s'incline sans se tourner vers l'autel l. S'il faut faire une génuflexion, il la fait vers l'autel, les mains appuyées dessus 2.
2ô. Lorsque le Sous-Diacre lui apporte le livre à baiser, il baise le commencement de l'évangile, en disant : Per evungelica dicta) il est ensuite encensé de trois coups par le Diacre \
24. Après cela, il se rend au milieu de l'autel et entonne le Cm/o, si l'on doit le dire. 11 le continue à demi-voix avec les Ministres sacrés. En disant Et incarnates est, il fait la génuflexion à l'ordinaire *.
25. Lorsque le symbole est récité, on va s'asseoir de la manière indiquée nos 1 et 155. Pendant que le Chœur chante El incarnatus est, il se découvre et reste incliné jusqu'à et Homo factus est inclusivement6 (1).
2G. Vers la fin du Credo, au signe du Cérémoniaire, il retourne à l'autel, observant ce qui est marqué n° I ".
27. Si l'on n'allait pas s'asseoir pendant le Credo, à ces mots, descendit de cœlis, le Célébrant ferait une inclination de tête à la croix, puis descendrait un degré et se mettrait à genoux sur le marchepied pendant le verset Et incarnatus est 8.
§ T». — Depuis l'offertoire jusqu'à la fin de la Messe.
28. Le Chœur ayant chanté Amen, le Célébrant baise l'autel, chante Dominas vobiscum, puis Oremus, et lit l'offertoire (2) ; il recuit ensuite des mains du Diacre la patène avec
'1 Aux trois Mts-es de Noël et le jour de l'Annonciation, ou observe ce qui est marque pari. VII, ch. m, u. '*, p. 324.
(2) Si le peuple vient à l'offrande, le Prêtre, après avoir dit l'offertoire, fait à la cToii une inclination ou une génuflexion au Irès-eaint Sacrement, supposé qu'il soit dans le tabernacle, puis descend au bat dea degré», et présente aux fidèles qui tout l'offrande l'instrument de paix ou quelque autre image à baiser, mais non la patène. Bauldry, De Miss, soient.,
ait. 7. n. 10.) Avant de remonter à l'autel, le Prêtre fait au bas des de-
1 Car. Ep. Ibid., n. il>. — ■ Tous les auteurs. — 5 ÎUtb. Miss. Ibid. — * Ibid. — r> Uni). Miss , part. I, tit. xvn, n. 0. — ■ Cxr. Ep. I; id., n. 53. — " Conaéq. de la Rub. — ( Tou< les auteurs.
l'hostie, lui présente sa main à baiser, fait l'oblation de l'hostie * ; après l'avoir déposée sur le corporal, il met la patène du côté de lepître, à quelque distance du corporal2, et, appuyant la main gauche sur l'autel3, il bénit l'eau en disant l'oraison Deus qui humanx substantif *, qu'il continue les mains jointes s. Il reçoit également du Diacre le calice, lui présente sa main à baiser, et dit avec lui la prière Offerimus6.
Nota. Aux Messes où il n'y a pas Credo, le Diacre étend le corporal au moment de l'offertoire 7. Alors le Célébrant, sans faire aucune révérence, se retire un peu du côté de l'évangile8.
29. Après la prière Veni Sanctificator omnipotens, il bénit l'encens en disant Per intercessionem, faisant le signe de la croix au mot benedicere, et fait l'encensement comme il est marqué part. III, sect. II, art. 3, p. 181. Après avoir été encensé par le Diacre, il se lave les doigts et continue la Messe 9.
30. Si le Chœur n'a pas fini de chanter, le Célébrant attend la fin du chant pour faire l'élévation 10.
31 . Après l'oraison Domine Jesu Christe qui dixisti, le Célébrant baise l'autel, et, se tournant vers le Diacre, il lui donne la paix; ensuite il continue les oraisons u.