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Il continue ainsi : Quant oblutionem tu, Deus, in om

(1) Per lempus brève, sed non momentnneum. (Baldeschi.j (2 Sixième position des mains.

1 lit<U. Ibid.. n. T>. — - lltib. Ibid., n. i. — 5 Rub. Ebîd., lit. v, ji. 2. — 4 /,*///>. Ibid., lit. vin, n. i. — ;> Rub. Ibid., n. '>. S. C .. 7 sept. 1816. Garde!., 1376 on 1536, ad 34, m Tnden. — c Rub. Ibid. — : Huit. Ibid. — * Baldeschi, Heraii a ralrea. — 9 S. C. i soûl 1665. (iardcl., 2894 ou 2241 ;„1 5, Dahnatiarum. — »• Rub. Ibid. — " Moines auteurs. — '- Rub. Ibid. — n Baldeschi.

nibus, quxsumus; puis ', posant la main gauche hors du corporal *, il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l'hostie conjointement, en disant : bene >%* dictam, adscri Jfr ptam, va + tant', il prolonge un peu ce troisième signe de croix en disant : rationabilem acceptabilemque facere digneris. En disant ut nobis Corpus, il fait un signe de croix sur l'hostie seule, et un autre sur le calice seul à et Sanguis; puis, élevant et rejoignant les mains devant la poitrine, il continue : fiât dilectissimi Filii tui Domini nostri Jesu Christi, inclinant en même temps la tête vers la croix 5.

75. Il essuie alors, s'il est nécessaire, le pouce et l'index de chaque main sur l'extrémité du corporal, et dit : Qui pridie quant pateretur. Il prend en même temps l'hostie avec le pouce et l'index de la main droite *, et, pour le faire plus facilement, il appuie légèrement l'index de la main gauche sur le bord opposé, ce qu'il fait toutes les fois qu'il doit prendre l'hostie5; et aussitôt, la prenant également avec le pouce et l'index de la main gauche 6, il étend les autres doigts et les joint ensemble derrière l'hostie 7, et, sans s'incliner 8, tenant l'hostie droite et un peu élevée 9, il continue : accepit panent in sanctas ac venerabiles m anus suas; puis, levant les yeux au ciel et les abaissant aussitôt, il dit : et éleva tis oculis in cœlum ad te Deuni Patrem suum omnipotentem, et inclinant la tète : tibi gratias agens, tenant l'hostie entre le pouce et l'index de la main gauche 10 sans l'abaisser ll, il fait de la droite un signe de croix sur elle, disant en même temps : bene >%* dixit l2; reprenant alors l'hostie comme auparavant i3, il continue : fregit, deditque discipulis u.

76. Après avoir dit : Manducate ex hoc omnes, et non auparavant, le Prêtre, tenant toujours l'hostie de la même manière, appuie lB décemment 16 les coudes sur 17 le devant de 18

1 Rub. Ibid. — 2 Tous les auteurs. — 3 Mb. Ibid. — 4 Iiub. Ibid. — 5 Grand nombre d'auteurs. — 6 Iiub. Ibid. — 7 Les mêmes. — 8 JUib. [bid. — 9 Les mêmes. — 10 Iiub. Ibid. — " Merati. — 12 Iiub. Ibid. — 15 Grand nombre d'auteurs. — u Iiub. Ibid. — 15 Iiub. Ibid., n. 5. — 10 BaldeschL — 17 Iiub. Ibid. — 1S Baldeschi.

l'autel, incline la tète, et prononce tout bas sur l'hostie ', sans effort de tête ni de bouche, sans aucune élévation de voix et sans aspiration forcée 2, les paroles de la consécration : HOC EST ENIM CORPUS UIXM 3.

77. L'Hostie étant consacrée, le Prêtre, la tenant toujours entre ses doigts *, pose les mains sur le bord antérieur du cor- (joral 5, et fait la génuflexion. S'élant relevé et la suivant des yeux, il l'élève6 (1) lentement7 aussi haut qu'il peut, en sorte qu'elle puisse être vue par les assistants 8. L'ayant tenue un moment élevée9, il l'abaisse10. Lorsqu'elle est descendue près du corporal, il pose la main gauche sur l'autel ll et la met de la main droite seule sur le corporal, à l'endroit où elle était d'abord '-.

78. Depuis ce moment jusqu'à l'ablution, le pouce et l'index de chaque main ne doivent pins être séparés, si ce n'est pour toucher la sainte Hostie15; et, lorsqu'il faut tourner les feuillets, le Piètre prend le signet entre l'index et le doigt du milieu. La pale se prend de la même manière. Les mains se posent sur le corporal comme on l'a déjà fait observer. Lorsqu'on doit appuyer les mains jointes sur l'autel, il ne faut pas les porter sur l'intérieur du corporal, comme si l'on voulait toucher <!<••> doigl s la sainte Hostie; mais il faut que le bout des petits doigts louche le devant de l'autel l*.

79. Le Piètre, ayant remis la sainte Hostie sur le corporal ÎS, |)0>e les mains sur le corporal lfi, et fait de nouveau la génuflexion 1T.

(lj Le Prêlre doit faire attention d'élever la sainte Hostie en ligne droite, et non en dehors du corporal ; il ne relèvera ni >i liant, qu'il soit obligé d'avoir les bras trop tendus, ni si bas. qu'il les ait trop arqués. 11 prendra garde généralement de la tenir arrêtée en l'air, comme aussi de foire cette action avec tant de précipitation, qu'il ne laisse pas le temps à l'œil de l'apercevoir ni aux fidèles celui de l'adorer. [Baldeschi.)

1 liub. Ibid. — 2 Plusieurs auteurs. — T' ï\ub. Ibid. — 4 liub. Ibid. — !i Plusieurs auteurs. — 6 liub. Ibid. — ' Les Buteurs. — s liub. Ibid. — 9 Plusieurs auteurs. — 10 liub. Ibid. — M Conséq. de la Rubr. — n liub Ibid.— «"■ liub. Ibid. — M S. C, 7 ?ept. 181G. Carde!.. 1376 ou 1636, ad 35 m Tudcti. — ,;; liub. Ibid., n. 0 — 1C Tous les auteurs — ,: liub Ibid.

80. Après s'être relevé, il découvre le calice, sur lequel, s'il est nécessaire, il purifie ses doigts l en les frottant légèrement au-dessus de la coupe2 (1), ce qu'il fait toujours si quelque parcelle y est restée attachée, et dit : Simili modo, postqnam cœnatiim est. A ces mots, accipiens et kunc prxclarum calicem, il prend des deux mains le calice par le nœud, l'élève et le pose aussitôt, et, sans le quitter, il incline la tète en disant : item tibi gratias agens; puis, tenant toujours le calice avec la main gauche, il fait de la droite un signe de croix au-dessus de la coupe à benedixit 3; le reprenant alors avec les deux mains % il continue : deditque discipulis suis. Puis, tenant toujours le calice de la droite par le nœud, il le prend de la gauche par le pied, pose les coudes sur l'autel, incline la tête et prononce à voix basse, attentivement et sans interruption, les paroles de la consécration du vin : HIC EST ENIM CALIX 5.

81. Après la consécration, il remet le calice sur le corporal ■on disant : Exe quotiescumqiie; et fait la génuflexion. S'étant relevé, il prend le calice de la main droite par le nœud, de la gauche par le pied, et, le suivant des yeux, il l'élève en sorte qu'il puisse être vu par le peuple; puis il le remet à sa place, le couvre de la pale et fait de nouveau la génuflexion 6 ; prenant garde, ici et dans les circonstances semblables, que le manipule ne touche la sainte Hostie 7.

(1) Cela devra se faire, dit la Piubrique, toulcs les fois que quelque parcelle reste al tachée aux doigts. Mais, comme il n'est pas bien facile de savoir si quelque parcelle n'est pas ainsi restée, par précaution on pourra le faire toutes les fois qu'on découvrira le calice après avoir touche la sainte Hostie. (Baldeschi.)

1 Piiib. Ibid. — 2 Tous les auteurs. — 5 Rub. Ibid. — 4 Baldeschi et autres. — 3 Iiub. Ibid. — 6 Ibid. — 7 Baldeschi et autres.

Depuis le canon après la consécration jusqu'au Pater.

82. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, étend les mains devant la poitrine, et dit à voix basse : Lucie et memores l. Aux paroles de tuis donis ac dutis, il joint les mains devant la poitrine, et ayant posé la gauche sur le corporal, il fait de la droite trois signes de croix sur le calice et l'Hostie conjointement disant : Hostiam >k purain; Hostiam »j< sanctam; Hostiam *r= immaculatam. Il fait immédiatement un autre signe de croix sur l'Hostie, en disant : pcuiem sanctum Hh vitre xternx; puis un autre sur le calice, en disant : et calicem^ salutis perpétuée. Après cela, les mains étendues à l'ordinaire, il poursuit : Supra qiue propitio -.

85. A Supplices te rogamus, il se tient profondément incliné, les mains jointes et appuyées sur le bord de l'autel % à l'ordinaire * (I). A ces parole-, ex hac altaris participutione, il pose les mains de chaque coté sur le corporal, et baise l'autel 5. En disant . sacrosanctum Filii tui 6, il se redresse \ joint les mains, puis, mettant la gauche sur le corporal, il fait avec la droite un signe de croix sur l'Hostie seule, puis un sur le calice en disant : Cor Hh pus et San + guiuem sumpserimus; posant ensuite la main gauche au-dessous de la poitrine8, et prenant garde que l'index et le pouce ne touchent la chasuble 9, il fait un signe de croix sur lui-même, en disant : omni benedictione et gratta repleamur, distribuant ainsi les paroles : il se touche !<• iront à omni benedictione; la poitrine à cœlesti; l'épaule gauche à et gratia; l'épaule droite à repleamur 10. A Per eumdem, il joint les mains H.

(1) Deuxième position des mains.

1 hab. Il.i.l.. tit. ix, n. 1. — 2 hnb. Ibid. — " lUib. Ibid. — 4 S C. . 7 sept. 1816. Gardel., 1376 ou 1596, a.l 55. 'm Tuden. — ■ llub. Ibid. — ° IUib. Ibid. — " Baldetchi. — * llub. Ibid. — " Baldescbi et antres

jo Herati. " nub. Ibid.

84. En disant Mémento etiam, Domine, famulorum famularumque tuarum, il étend les mains et les rejoint devant la poitrine, puis il les élève jusqu'à la hauteur du visage *; il fait cette action lentement, de manière que la jonction ne se fasse qu'à in somno pacis 2; tenant alors les yeux arrêtés sur la sainte Hostie, il fait mention des fidèles trépassés, comme il a été dit pour les vivants 3.

85. Après cette recommandation, il relève la tête, et, les mains étendues comme auparavant, il continue : Ipsis, Domine. A la conclusion, Per eumdem Christum Domimim nostrum, il rejoint les mains et fait une inclination de tête à la croix 4 (1).

86. Le Prêtre pose ensuite la main gauche sur le corporal, se frappe la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, et prononce d'un ton de voix médiocre : Nobis quoque peccatoribus, puis il continue à voix basse, les mains étendues : famulis tuis 5. Si le nom du Saint dont on dit la Messe, ou dont on fait mémoire, se trouve dans cette oraison, il incline la tête vers le livre en le prononçant 6 (2) ; il joint ensuite les mains pour dire : Per Christum Domimim nostrum 7.

87. Il continue, les mains jointes : Per quem hœc omnia. Domine, semper bona créas. Ensuite, posant la main gauche sur le corporal, il fait, de la droite, trois signes de croix sur le calice et l'Hostie conjointement, disant : sancti >f ficas; vivi »ï- ficas, bene >i* dicis, etprxstas nobis. Il découvre aussitôt le calice, fait la génuflexion; et, s'étant relevé, il prend res-

(li L'inclination est ici prescrite par la Rubrique, quoique le saint nom de Jésus ne soit pas prononcé; c'est le seul cas dans toute la Messe où il en soit ainsi.

(2'y C'est ici le lieu d'observer que le mot Joanne, qui se trouve dans celte prière, est saint Jean-Baptiste. (S. C, 27 mars 1824. Gardel., 4452 ou 4602, ad 4, in Panormitana.)

I\ub. Ibid., n. 2. — 2 Tous les auteurs. — 5 Rub. Ibid. — 4 Rub. Ibid. — s Rub. Ibid. — 6 S. C, 7 sept. 1816. Gardel., 4076 ou 4526, ad 54, in Tuden. 27 mars 1824. Gardel., 4452 ou 4602, ad 4, in Panormitana. — 7 Rub.\h\A.

pectueusement , avec le pouce et l'index tic la main droite, la sainte Hostie l au-des-ous du milieu 2, et, portant la gauche au nœud du calice, il fait trois fois avec la sainte Hostie le signe de la croix au-dessus de la coupe dans son diamètre intérieur 5, sans sortir de sa circonférence et sans toucher aucunement ses bords *. Disant : Per + ipsum, et cum + ipso, et in Hf« ipso; et immédiatement 5, sans cesser de tenir le calice de la main gauche6, il fait deux autres signes de croix7 à la même hauteur8 entre la coupe et sa poitrine en disant : est tibi Deo Hf< Pat) i omnipotenti in unitate Spiritus »fr sancti9 ,en veillant à ne pas passer au-dessus de son bras gauche avec la sainte Hostie l0. Il la reporte ensuite au-dessus du calice, la tient toujours de la main droite, prend de la gauche le calice, et, élevant l'un et l'autre en même temps, il dit : omnis honor et gloria. 11 dépose alors le calice, remet la sainte Hostie sur le corporal, frotte légèrement, s'il en c-t besoin, ses doigts au-dessus du calice, rejoint les pouces avec les index, recouvre le calice, et fait la génuflexion ". »

Depuis Pater noster jusqu'à la Communion.

88. Le Prêtre, s'étanl relevé, et tenant toujours les mains étendues sur le corporal, dit à voix haute : Per omnia sxcula sxculorum. En disant Orernus, il joint les mains et incline la tête vers le saint Sacrement. En commençant Pater noster, il étend les mains et tient le> yeux arrêtés sur le très-saint Sacrement pendant toute la prière ,!.

89. Le Clerc ayant répondu : Sed libéra nos a malo, le Prêtre dit tout bas Amen; après quoi, posant la main gauche sur le corporal, il prend le purificatoire s;ms disjoindre le pouce

1 Hub. Ibid. — - Baldeschi. — "• Hub. Ibid. — 4 Baldeschi. — " llub Ibid. — 6 Tous les ailleurs. — " Hub. Ibid. — s Plusieurs auteurs. — • Hub. Ibid. — 10 Plusieurs auteurs. — " Uub. Ibid. — '- Hub. Ibid.. lit. \, u. 1.

et l'index l, attire un peu la patène hors du corporal 2, l'essuie avec le purificatoire 3, qu'il pose du côté de Tépître, à quelque distance du corporal4, prend la patène entre l'index et. le doigt du milieu, la tient droite et appuyée sur l'autel5, hors du corporal, le dedans étant tourné vers le milieu de l'autel 6, et dit en même temps : Libéra nos, quxsumus. Au mot Marix, il incline la tète vers le livre 7. Avant de dire cla propitius pacem in diebus nostris, il pose la main gauche au-dessous de la poitrine, et, disant ces mots, il fait, avec la patène, un signe de croix sur lui (1); il haise ensuite la patène 8 près du bord 9 du côté opporré où il doit mettre la sainte Hostie 10; puis, s'aidant de l'index de la main gauche u, qu'il appuie légèrement sur le haut de la sainte Hostie, il la fait glisser sur la patène, ayant soin de ne pas la placer à l'endroit où était la sainte Hostie 12, mais un peu en avant 15.

90. 11 découvre alors le calice et fait la génuflexion, prend la sainte Hostie entre l'index et le pouce de la main droite (2), la porte sur le calice, où viennent se joindre le pouce et l'index de la main gauche, rompt respectueusement la sainte Hostie **, peu à peu et en ligne droite, en commençant par le haut 15,

(1) D'après le texte du Cérémonial des Évêques, 1. II, c. vin, n. 73, que suivent Gavantus et quelques auteurs, on pourrait encore faire ce signe de croix avant de dire les paroles Da propitius.

(2) Les Rubricistes ne sont pas d'accord sur la manière : 1° de mettre la patène sous l'Hostie; 2° de placer l'Hostie sur la patène; 3° de placer la patène elle-même, et par conséquent, 4° sur la manière de reprendre l'Hoslie. D'après le premier sentiment, le Prêtre place la patène au bas du corporal, tout proche de l'Hostie, et fait avancer l'Hostie, suivant les uns, jusqu'au milieu de la patène, et, suivant les autres, à moitié en dehors, pour que le Prêtre puisse ensuite la reprendre plus facilement. Quelques auteurs veulent qu'on appuie le bord de la patène sur le pied du calice; mais ils sont en petit nombre. Cette pratique a l'inconvénient de faire glisser d'une manière disgracieuse l'Hostie sur la patène.

1 Iiub. ïbid. — 2 Tous les auteurs. — 3 Rub. Ibid. — 4 Tous les auteurs.— '■> Rub. Ibid. — 6 Tous les auteurs. — 7 Rub. Ibid., tit v, n. 2.

— 8 Rub. Ibid., tit. v, n. 4. — 9 S. C, 24 juillet 1083. Gardel., 287G ou 3025, ad 5, in Albinr/anen. — 10 Plusieurs auteurs. — H Rub. Ibid.

— ll Plusieurs auteurs. — 13 Conséq. — l* Rub. Ibid. — 13 Grand nombre d'auteurs.

disant en même temps : Per eiundem Duminum nostrum Jesum Christian Filium tuum, pose sur la patène la partie qu'il tenait de la main droite, et de l'antre partie il détache l par le bas 2 une particule, poursuivant en même temps : qui teciun vivit et régnât \ 11 conserve cette particule entre le pouce et l'index de la main droite, pose sur la patène l'autre moitié de la sainte Hostie qu'il tient de la main gauche près de celle qui s'y trouve déjà '*, en sorte que la sainte Hostie conserve sa forme ronde 5, et dit en même temps : in unitatc Spiritus sancti Deus*.

91 . Il prend alors de la main gauche le calice par le nœud, tenant toujours la particule au-dessus de la coupe, il dit à voix haute : Per omnia sxcula sxculorum. Le Servant ayant répondu Amen, le Prêtre fait avec la particule trois signes de croix dans l'intérieur du calice, en disant : Pax Ht* Domifii sit »J« semper vobis Hf< cum. Le Servant répond : Et cum spiritu tuo. Le Prêtre laisse tomber aussitôt la particule dans le calice, disant à voix basse : Hatc commixtio. Ensuite il frotte légèrement ses doigts sur le calice, les rejoint, couvre le calice (le la pale et fait la génuflexion ".

02. S'élant relevé, il joint les mains, sans les appuyer sur l'autel, incline la tête (1) vers le saint Sacrement, dit à voix haute : Afjnus Dei, ((iii tollis peccata mundi; et, posant la main gauche sur le corporal, fans rejoindre les mains, il se frappe trois fois la poitrine avec les trois derniers doigts de la main droite, en disant : miserere nobis et doua nobispacem8.

97). Le Prêtre rejoint alors les mains, les pose sur l'autel9 (2), à l'ordinaire, et non sur le corporal 10, étant incliné u médio-

(1) Mernti, Baldeschi, Du Molin, el tous les autres Cérémoniaux prescrivent ici une inclination médiocre. En ce cas, lorsque Je Prêtre posent les mains sur l'autel pour réciter les prières avant la communion, il ne devra pas s'incliner <la\antage.

- Deuxième position des mains.

1 Rub. Ibid — » S. C, 1 août 1GGÔ. Gardel., 2004 ou 2241, ad G, Udlmatiarum. — 3 liub. Il>id. — l liub. Ibid. — 5 Plusieurs auteurs. — G liub. Ibid. —'• Ibid. — » Ibid. — 9 Ihid.. n. T.. — !0S. C, 7 sept. IMG. Gardel.. i'TG ou 452G, ad 55, in Tudcn. — " liub. Ibid.

crement, et, tenant les yeux arrêtés sur la sainte Hostie, il dit à voix basse les trois oraisons prescrites avant la communion l,

94. Les oraisons terminées, il fait une génuflexion, se relève, et dit à voix basse : Panem cœlestem accipiam, et nomen Domini invocabo2.

95. Il prend alors révérencieusement de la main droite les deux parties de la sainte Hostie qui se trouvent sur la patène (1) , les met entre le pouce et l'index de la main gauche5, en tâchant de conserver à la sainte Hostie sa forme ronde 4 , met la patène entre l'index et le doigt du milieu de la même main au-dessous de la sainte Hostie, s'incline5 médiocrement sans s'appuyer sur l'autel ni se tourner en aucune manière6 (2), se frappe trois fois la poitrine avec la main droite, disant en même temps chaque fois à voix médiocre : Domine, non sum dignus, et poursuit tout bas : ut intres1. A chaque fois il retire lentement sa main, ou bien, après avoir frappé sa poitrine, il la pose sur le corporal8.

96. Il se relève ensuite9, prend de la main droite les deux parties de la sainte Hostie 10, qu'il met entièrement l'une sur l'autre (3), fait avec elle un signe de croix au-dessus delà pa-

(1 ) Merati, Bauldry et quelques autres indiquent, pour faire celte action, la manière suivante : le Prêtre prend avec le pouce et l'index de la main droite la moitié de l'Hostie dont il a rompu une particule, la pose quelque peu sur l'autre moitié, et avec les mêmes doigts il prend par le haut les deux parties ainsi rejointes, et les met entre le pouce et l'index de la main gauche.

(2) Merati observe qu'un Prêtre, en cas de faiblesse, pourrait appuyer le petit doigt sur le corporal. Saint Liguori, avec d'autres Rubricistes. dit le coude hors du corporal. Merati combat ce dernier sentiment.

(3) Il y a plusieurs manières de faire cette action. Voici celle qui nous paraît la plus simple et la plus commode. Immédiatement après Domine, non sum dignus, les deux parties de la sainte Hostie étant tenues par les deux premiers doigts de la main gauche, on prend de la droite la partie la plus avancée près de l'intérieur de cette main gauche, on la tire tout à fait, et on la pose doucement sur l'autre. On fait ensuite passer ces deux parties ainsi réunies de la main gauche à la droite.

1 Rub. Ibid. — * Rub. Ibid. — 5 Rub. Ibid. — * Grand nombre d'auteurs. — 8 Rub. Ibid. — 6 Grand nombre d'auteurs. — 7 Rub, Ibid. — 8 Les auteurs. — 9 Raldcschi. — 10 Rub. Ibid.

lène, veille à ce que la sainte Hostie ne dépasse pas les limites <le la patène1 et ne puisse être aperçue par le peuple2, et dit en même temps : Corpus Dominé nostri Jesu Christi custoâiat animant meam in vitam xternam. Amen*. Au mot Jesu Christi, il incline la tête4: s'inclinant ensuite5 médiocrement6 et posant les coudes sur7 le devant de l'autel8, il prend avec un profond respect les deux parties de la sainte Hostie9 (1).

97. Ayant pris la sainte Hostie, il dépose la patène sur le corporal (2) à l'endroit où elle était, se relève, frotte légèrement au-dessus les pouces et les index, rejoint les mains qu'il élève jusqu'à son visage, et demeure quelques instants en méditation sur le très-saint Sacrement10 (5).

98. Après ce moment de recueillement, il abaisse et sépare les mains, et, disant à voix basse, Quid rétribuant Domino pro omnibus quœ retribuit mihi, il découvre le calice, t'ait la génuflexion, se relève11, recule, s'il veut, le calice jusque vers

(1) Pour communier, le Prêtre fera en sorte d'humecter petit à petit l'Home sur la langue, suivant Merali, ou même sous la langue, d'après quelques auteurs, de manière qu'on puisse la prendre sans la briser avec les dents, et qu'elle soil humectée de façon qu'elle ne s'attache pas au palais : Caveat Sacerdos (dit Menti, tome I. p. 588) ne dentibus comminuat sacrosanctum llvsliam. Celte pratique respectueuse est très-recommandalde, quoique, comme le remarque très-bien Certoni dans ses Iiites de la Messe privée, cette chair immortelle et impassible ne reçoive aucun dommage des dents, qui ne brisent pas le Corps adorable du Sauveur, mais seulement les espèces.

'2 Les auteurs dont nous avons parlé (Voir p. 100, note 2) font encore appuyer ici la patène sur le pied du calice.

(3) Quelques Prêtre- s'arrêtent également un instant et font un peu de méditation pour produire quelques actes avant la communion; mais la plupart des auteurs condamnent celle pratique, par la raison qu'il n'est pas permis de mêler des actes de dévotion particulière aux actes publicde religion, à moin- que la Publique ne les permette, comme, par exemple, aux deux Mémento, et après la (-011111111:11011 sous l'espèce du pain.

1 Rub. Ibid. — * Baldeschi. — r> Rub. Ibid. — * s. C, 2't sept. 1842. ardcl., 480 i ou 1950, ad 1. in Scapolitana. — ;i Rub. Ibid. — f Tow le, auteur-. — ' Rub. Ibid. — s Paldoehi. — 9 Rub. Ibid. — ,n Rub. Ibid. — " Rub. Ibid.

le fond de l'autel1, prend la patène2 delà main droite3, et recueille avec soin et attention les parcelles qui auraient pu rester sur le corporal4, soulevant, s'il en est besoin, l'extrémité du corporal avec la main gauche 5 (1).

99. Après avoir recueilli les saintes parcelles, il porte la patène au-dessus de la coupe, et, la tenant un peu inclinée6, il la purifie avec soin avec le pouce et l'index de la main droite, faisant tomber dans le calice les saintes parcelles qui peuvent s'y trouver, en passant légèrement ses doigts sur la partie intérieure7, et prenant bien garde de ne pas faire tomber de parcelles en dehors de la coupe 8; puis il frotte légèrement ces mêmes doigts entre eux au-dessus de la conpe du calice9.

100. Le Prêtre, tenant toujours la patène de la main gauche, pose cette main sur l'autel, et prend, avec les trois doigts libres delà droite, le calice au-dessous du nœud, en disant : Calicem salutaris, jusqu'à salvus ero inclusivement (2); il se signe alors avec le calice comme il l'a fait avec la sainte Hostie, et dit : Sanguis Domini nostri Jesu Chrïsti ciistodiat animam meam in vitam xternam. Amen l0. Au mot Jesu Christi, il incline la tête11, puis, portant de la main gauche la patène au-dessous

(1) La plupart des Cérémoniaux sont plus explicites sur l'action du Prêtre en cette circonstance. Voici la manière indiquée et assez généralement pratiquée pour recueillir les saintes parcelles. Le Prêtre, ayant fait la génuflexion, se relève, recule un peu le calice, prend la patène de la main droite vers le calice entre l'index et le doigt du milieu et la conduit, à trois ou quatre reprises, le long du corporal en différents sens, tandis que de la gauche il en relève les extrémités pour renvoyer les parcelles sur la patène, faisant attention que la manche de l'aube ne touche pas le corporal. Il reprend ensuite la patène de la main gauche, ayant soin de la prendre par le même côté où il la tenait de la main droite, et il la conduit vers sa main droite, ainsi qu'il l'a fait de l'autre côté du corporal. Si, malgré ces précautions, on découvrait plus tard de saintes parcelles, on peut voir ce qui est dit, part. I, sect. I, ch. ix, n. 17, p. 29.

(2) Le Prêtre peut encore dire ces paroles : Calicem salutaris, tout en recueillant les saintes parcelles. [Rub. du canon de la Messe.)

1 Quelques auteurs. — - Rub. Ihid. — 3 Tous les auteurs. — 4 Rub. Ibid. — 5 Tous les auteurs. — 6 Plusieurs auteurs. — 7 Rub. Ihid. — 8 Tous les auteurs. — 9 Rub. Ibid. — 10 Rub. Ibid. — " S. C, 24 sept. 18 i2. Gardcl., Î8M ou 4050, in Neapolitana.

du calice, il prend révérencieusement tout le précieux Sang avec la particule ' en une fois ou trois au plus '2, et sans retirer le calice de sa bouche3.

1 01 . Disant alors (1), à voix basse : Quod ore sumpsimus % sans quitter le milieu de l'autel 3, il pose la main gauche sur !e corporal, avec la patène entre les doigts6, et présente le calice au Servant, qui y verse du vin pour la purification7 (2), tenant le calice au-dessus de l'autel, sans néanmoins l'y faire poser 8. Le Prêtre prend ce vin 9 du côté de la coupe du calice par où il a pris le précieux Sang (5), en tenant la patène sous son menton 10.

102. Il pose ensuite la patène ll sur 1»; corporal, du coté de l'évangile (4), et le calice au milieu. Mettant alors le pouce et l'index de chaque main au-dessus du calice, il prend la coupe des

(1, Quelques Prêtres, suivant renseignement de plusieurs Rubriciste-. même d'assez grand poids [Merati e-t du nombre), ont coutume, après avoir pris le précieux Sang, de poser le calice sur le corporal et de se recueillir pendant quelques instants. D'autres, s'en tenant au texte même de la Rubrique, posent immédiatement sur le corporal la main gauche avec la patène entre les doigts, disant tout bas : Quod ore sumpsimus. 'Baldeschi.)

J Une lettre de Pie V à l'Archevêque de Tarragonc, en date du 8 janvier 1571, citée par Benoît XIV [de Sacrif. Miss., lib. II, cap. x\i détermine que le vin ver>é pour bi purification doit au moins égaler en quantité celui de la consécration. S'il arrivait néanmoins que le vin de la purification n'atteignît pas dans le calice la hauteur qu'avait atteinte le précieux Sang, il suffira de tourner légèrement le calice, afin que la purification passe sur tous les endroits qu'a touchés le précieux Sang. (Ibid , I. III, ch. xvn.)

(3) 11 est à propos qu'au pied du calice il y ait une croix ou une image gravée, pour reconnaître plus facilement l'endroit par où le Prêtre prend le précieux Sang.

(4) Il ne couvrira pas la patène avec la pale ; et cela se tire de la Rubrique. Celle-ci. comme nous le verrons bientôt, prescrit, lorsqu'on arrange le calice, de mettre d'abord la patène, et ensuite la pale : ce qui montre que la patène ne doit pas être couverte dans le moment présent. (Baldeschi.)

1 lUtb. Ibid. — " (iavanlus, Du Molin. etc. — 3 Baldeschi. — * liub Ibid. — « Baldeschi, Du Molin, etc. — c Baldechi. — " liub. Ibid. — 8 Plusieurs auteurs. — ■ liub. Ibid. — i0 Tous les auteurs- — :i Conséq. néte B. de la Ruhr.

40G PART. Il, C1IAP. I, ART. XL

deux mains avec les autres doigts l, va au coin de Tépître pour 'ablution qu'il reçoit sur les doigts, le calice étant sur l'autel, et dit en même temps : Corpus tuum, Domine2 (1). En achevant la prière, il s'avance vers le milieu de l'autel, met le calice entre le corporal et le purificatoire, secoue légèrement ses doigts au-dessus du calice, les essuie avec le purificatoire3 et revient au milieu de l'autel* (2).

103. Le Prêtre, qui dès lors ne joint plus les doigts, met le purificatoire dans la main gauche, retenant chaque bout avec le pouce et le petit doigt, pose cette main sur l'autel, hors du corporal, et prend de la droite le calice par le nœud. Portant aussitôt le purificatoire au-dessous du menton, comme aupara-

(1) La pratique d'appuyer le calice sur l'autel pour l'ablution a été confirmée par une réponse du Cardinal Préfet de la S. C, du 3 oct. 1851. Si^l'on ne peut s'y conformer ponctuellement à raison de l'élévation du calice et de la petite taille du Servant, il faut du moins éviter de recevoir les ablutions en s'inclinant d'une manière peu convenable.

Pour bien se purifier les doigts et éviter en même temps de mouiller la nappe, M. Caron, dans son Manuel des cérémonies de la Messe basse, donne les règles suivantes : « Le Prêtre frotte l'un contre l'autre le « pouce de ebaque main contre l'index opposé, en dedans, jusqu'à la « naissance des doigts, pour purifier tout ce qui a pu toucher l'Hostie ; « puis, sans retirer ses doigts de dessus la coupe, il va poser le calice « entre le corporal et le purificatoire, tout auprès de celui-ci. Alors, te- « nant toujours le pouce et l'index de la main gauche sur la coupe, il « prend entre le pouce et l'index de la main droite le purificatoire par « le milieu, le porte sur le calice, et s'en essuie les quatre doigts, «^veillant à ce qu'aucune goulte ne tombe sur le pied du calice ou sur « la nappe. »

Il faut remarquer : 1° que la Rubrique dit : Abluit pollices et indices, et non pas seulement, extremitates digitorum pollicis et indicis, et cela par la crainte fondée que la sainte Hosiie n'ait touché les doigts plus avant ; 2° qu'il faut également présenter à l'ablution les autres doigts qui, par accident, auraient touché la sainte Hostie; 5° enfin, que c'est une louable pratique de prendre à la dernière ablution peu de vin et beaucoup d'eau. (Baldeschi.)

(2) D'après Merati, le Prêtre ne doit revenir à l'autel qu'après s'être essuyé les doigts. Il dépose alors le purificatoire sur l'autel, hors du corporal, et revient au milieu les mains jointes. D'après Du Molin, Baldeschi et autres le Prêtre revient à l'autel tout en s'essuyant les doigts.

1 Grand nombre d'auteurs. — 2 Rub. Ibid. — 3 Merati. — * Rub. Ibid.

vant la patène l, il prend l'ablution 2, pose le calice sur le corporal5 et s'essuie les lèvres avec le purificatoire 4.

104. Il purifie ensuite le calice5, essuyant d'abord légèrement les bords, puis tout l'intérieur de la coupe6 (1), place le calice, avec la main gauche, hors du corporal, du côté de l'évangile7, déplie le purificatoire, l'étend sur le calice, met la patène dessus, puis la pale. Il replie alors le corporal, prend la bourse, met le corporal dedans 8, laisse la bourse sur l'autel 9, au milieu10, prend le voile, couvre le calice, met la bourse dessus, et le pose sur l'autel comme au commencement de la Messe ll.

Depuis la communion jusqu'à la fin de la Messe.

105. Le Prêtre se rend alors au coin de l'épitre, et, tenant les mains jointes, il lit la communion à voix haute, retourne au milieu de l'autel, le baise, se tourne vers le peuple et dit : Dominas vobiscum. Il revient aussitôt vers le livre, dit Oremus et les oraisons comme au commencement de la Messe l-.

106. Les-orai-ons étant entièrement finies, et non auparavant, il ferme le livre ls de manière que la tranche soit tournée vers le milieu de l'autel. S'il ne devait pas dire l'évangile de S. Jean, In principio, il laisserait le livre ouvert u.

(1) Voici la manière indiquée par M. Caron pour faire cette action : « Le Prêtre met dans la coupe le purificatoire plié en deux, en le faisant t sortir un peu du coté par lequel il a pris le Sang précieux ; et, pre- ■( nant de la main gauche le calice par le bas de la coupe ou par le na^ud. a il fait entrer avec deux ou trois doigts le purificatoire jusqu'au fond de '( la coupe et le fait passer sans effort tout autour, en dedans et en '( dehors, avec le pouce et l'index de la droite; puis, tenant toujours le " calice, il retourne le purificatoire sans le déplier, et en essuie encore o la coupe pour en ùter toute l'humidité. »

1 Merati et autre-. — - Ilitb. Il>id. — 3 Tous les auteurs. — l llub. [bid. — r' I\ub. Ibid. — c BaldescbJ. — " Toih les auteurs. — s l\nb. Ibid. — 9 Tous les auteurs. — ,0 Quelques auteurs. — u llub. Ibid. — ,2 llub Ibid., lit. xi, n. 1. — w liub. Ibid. — u Tous les auteurs.

107. 11 va de nouveau au milieu de l'autel, le baise, se tourne pour dire : Dominus vobiscum; et, se tenant toujours tourné vers le peuple, les mains jointes, il dit : lie Missa est. Mais, si l'on doit dire Benedicamus Domino, il se retourne vers l'autel après avoir dit Dominus vobiscum, et dit Benedicamus Domino, les mains jointes l.

108. Nota. Dans les fériés de Carême, depuis le Mercredi des Cendres jusqu'au mercredi de la Semaine sainte, le Prêtre, ayant récité les oraisons avec leurs conclusions ordinaires et avant de dire Dominus vobiscum, reste encore à la même place près du livre, et dit, la tête inclinée : Oremus. Humiliate capita vestra Deo. Puis il dit, les mains étendues, l'oraison sur le peuple2 (1).

109. Après avoir dit lie Missa est, ou si l'on doit dire Benedicamus Domino, après Dominus vobiscum, il se tourne de nouveau vers l'autel, incline la tête (2), appuie les mains jointes sur l'autel (3), et dit à voix basse : Placcat tibi, sancta Trinitas*.

410. U pose ensuite les mains étendues sur l'autel, de chaque côté (A), le baise au milieu, se relève, et, toujours tourné

(1) La Rubrique du Missel dit : Caput inclinans. Suivant Merati et Bisso, le Prêtre dit, en s'inclinant à l'ordinaire vers l'autel : Oremus, et continue dans la même position et les mains jointes : Humiliate capita vestra Deo. (Merati, in Gav. Ibid., lit. M. Bisso, lit. S, n. 20, § 77.) Suivant Du Molin (art. Il, n. 15), à ces dernières paroles, le Prêtre est seulement incliné vers le livre. La S. C. n'a rien prescrit à ce sujet. On peut donc, dans la pratique, suivre l'un ou l'autre sentiment. La première manière, qui est plus naturelle, est aussi plus communément suivie.

(2) Beaucoup de Cérémoniaux prescrivent ici une inclination médiocre. Voici ce que dit ici Merati : « Capite inclinato, et humeris mediocriter « pariter inclinatis, ita tamen ut supradicta capitis inclinatio sit inter mi- « nimasmaxima. Sic corporis liabitudo conciliabitur cum Rubricœ verbis « quaî de sola capitis inclinatione aperte loquuntur. » — Pour l'explication de ce mot inter minimas niaxima, voir part. III, sect. I, ch. vu.

(3) Deuxième position des mains.

(4) Cinquième position des mains.

1 Rub. Ibid. — - Iiub.. Ibid, n. 2 — 3 Rub. Ibid., tit. xn, n. 1.

vers l'autel, élève les yeux et les mains, qu'il étend en même temps, et qu'il rejoint aussitôt (1), et dit à voix haute : Benedicat vos omnipotens Deus l, inclinant la tête à ce demi. t mot 2; ayant alors les mains jointes et les yeux baissés, il se tourne par sa droite vers le peuple, pose la main gauche audessous de la poitrine, et le bénit par un seul signe de croix 3 tous les doigts étant unis et étendus4, disant : Pater, et Filins, et Spiritus sanctus. Achevant ensuite le cercle, il se rend au coin de l'évangile, dit Dominus vobiscum 3, pose la main gauche sur l'autel6, fait un signe de croix sur l'autel ou sur le livre au commencement du texte de l'évangile, puis sur son front, sa bouche et sa poitrine, en disant Initium sancti Kvan- (jelii secundum Joannenu ou Sequentia, et lit ensuite l'évangile les mains jointes. En disant Et Verbum caro factam est, il fait la génuflexion vers le coin de l'évangile, et termine l'évangile au même lieu 7.

111. Nota. S'il a lu l'évangile dans le Missel, il le ferme, suivant les uns, de manière que la tranche soit tournée vers le coin de l'évangile, et, suivant les autres, vers le milieu de l'autel .

112. La Messe finie, le Prêtre revient au milieu de l'autel, prend le calice de la main gauche (2), pose la droite sur la bornée et descend au-dessous du plus bas degré s eu se retirant un peu du côté de l'évangile9, et fait une inclination 10 profonde11 (5) à l'autel, ou, si le saint Sacrement est dans le î i-

(1) Troisième position îles mains.

(2) Si le voile couvre le calice de tous côtés, le Prêtre, avant de le prendre, replie par-dessus la bourse la partie qui se trouve de son côté. Si le voile ne couvre entièrement le calice que d'un côté, après l'avoir pris, il tournera eu dehors la partie couverte du voile. (Plusieurs auteurs.)

(5) Tous les auteurs, sans exception, prescrivent ici une inclination profonde, comme au commencement de la Messe.

1 Ibid. — " Baldescni. — " ltul>. Ibid. — 4 Tous les auteur,. — • llub. Ibid. — ° Tous les auteurs. — ' lUib. Ibid.. n. 0. — s Ilnh. Ibid. — 0 Plusieurs auteurs. — ,0 l\ub. Ibid. — u Tous les auteurs.

bernacle, une génuflexion4 sur le pavé2. II reçoit ensuite la barrette des mains du Servant, se couvre, et retourne à la sacristie comme il est venu, disant l'antienne Trium puerorum, et le cantique Benedicite* (1). Dans les fêtes doubles, on dit l'Antienne tout entière avant le Psaume4.

115. En arrivant à la sacristie, il fait, sans se découvrir, une inclination profonde au crucifix ou à l'image qui en tient la place, pose le calice, ôtc sa barrette, et quitte les ornements sacrés dans l'ordre inverse à celui dans lequel il les a pris. Ainsi, lorsqu'il quitte l'aube, il ôte d'abord la manebe gauche; puis, faisant passer au-dessus de sa tête la partie qui était dis côté gauche, il tire la manche du bras droit. Il fera attention de baiser la croix de 1 etole, Celle du manipule et celle de l'amict, comme il l'a fait en s'habillant 3.

1 14. Enfin, s'étant lavé les mains, selon une pratique trèslouable et recommandée par tous les auteurs, quoique non prescrite par la Rubrique, il se relire en lieu convenable, afin de rendre au Seigneur, avec le plus de dévotion qu'il le pourra, les actions de grâces qui lui sont dues pour son ineffable bienfait6.

(1) Un grand nombre de Prêtres disent le Te Deum en revenant de l'autel : quelques Rubricistcs disent qu'on le peut sans faute, et que la Rubrique qui prescrit de dire le cantique Benedicite n'est que directive. Nous n'oserions pas non plus condamner cette pratique, qui est celle d'hommes pieux et instruits. Catalan semble dire, d'après le Cardinal Bona, qu'on peut la suivre. [In Cserem. Ep., 1. I, ch. xxix, n. 11.) Néanmoins nous ferons observer que le texte de la Rubrique est formel ; que les autres commentateurs les plus estimés, Merati, par exemple, ne laissent pas à entendre qu'il soit permis de s'en écarter; enfin, que les meilleurs Cérémoniaux sont d'accord avec la Rubrique.

« Rttb. Ibid. — 2 S. C, 12 nov. 1831. Gardel., 4520 ou 4069. Marsorum. — 5 I\ub. Ibid. — 4 Rub. Miss. Gratiarum actio. — 5 Tous les auteurs. — 6 Plusieurs auteurs.

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