A Domine, non sum dignus, il faut faire attention que
ce sont ces quatre mots seulement que l'on prononce à voix médiocre. On prend quelquefois l'habitude de faire entendre seulement le mot Domine, ou Domine non snm; d'autres diront : Domine, non snm dignus ut intres. On ne doit non plus, en disant ces mots, se tourner en aucune façon.
25. Un défaut assez commun consiste à prendre l'ablution sans appuyer le calice sur l'autel. 11 faut bien remarquer qu'on ne peut admettre comme dispense de cette règle que la nécessité physique, à savoir si le Servant ne pouvait atteindre à la hauteur où se trouverait le calice en cette position.
26. On doit avoir soin de bien purifier le calice, tout en évitant de le frotter trop fort; on doit attendre qu'il soit couvert de son voile pour le replacer au milieu de l'autel.
27. Pour la communion et la postcommunion, le Prêtre doit se souvenir qu'elles se récitent au coin de l'épître, et particulièrement que la conclusion de la dernière oraison ne se dit point en revenant au milieu de l'autel. On peut faire la même observation pour les dernières paroles du dernier évangile.
28. On aura soin encore de ne pas frotter contre l'autel le devant de la chasuble, de s'écarter un peu lorsqu'on doit se tourner vers le peuple, de ne pas omettre de joindre les mains toutes les fois qu'il y a quelque signe de croix à faire sur le calice et l'hostie. 11 faut enfin apporter une grande attention à faire tous les mouvements du corps et des mains sans précipitation et avec la gravité que demande une action si sainte, et pour laquelle il est si nécessaire d'inspirer aux fidèles les sentiments du plus profond respect.
29. On doit remarquer enfin : 1° qu'il est nécessaire que le Prêtre sache de mémoire le psaume Judica me Deus; toutes les prières qu'il doit réciter profondément incliné, comme Munda cor meum, Te igitiir; la prière de l'oblation du calice, qu'il récite les yeux élevés; celles qui précèdent la consécration; celles qu'il récite en communiant, en purifiant le corporal, en prenant la purification et l'ablution. En outre, il est utile que le Prêtre sache par cœur la plus grande partie des prières de la Messe, et spécialement celles pendant lesquelles il y a quelque cérémonie-
à faire : c'est un moyen <le les observer avec exactitude et aisance, et par là d'édifier les assistants.