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CHAPITRE IX

Du Servant de la Messe basse.

ARTICLE PBEMIEfi

Observations et règles générales.

Nota. Autrefois les Clercs de chaque église servaient exclusivement de Ministres aux Messes qui s'y célébraient; et il serait bien désirable qu'un ministère si saint pût toujours être rempli par de vrais Clercs revêtus de surplis. Hais, puisque ce point de discipline ancienne est devenu impraticable, et qu'il e>t aujourd'hui d'usage général de suppléer au défaut de Clercs par des enfants de chœur, il est du devoir des Prêtres de faire comprendre à ceux-ci l'importance des fonctions saintes que l'Eglise consent à leur laisser remplir, et de veiller à ce qu'ils s'en acquittent toujours dignement. Il est honteux pour la religion et affligeant pour la foi de voir autour de> autels des enfants sans piété et sans modestie exercer les fonctions que l'Eglise juge si élevées, qu'elle confère les saint- ordres par la main de ses Pontifes à ceux qui sont appelés à \a^ remplir. Ces enfants, qui approchent si près de l'autel, sont la plupart du temps mal tenus. Ils montrent autant de précipitation que d'ignorance. Ils passent une partie des versets; ils en défigurent les paroles; ils anticipent la réponse, au point de finir quelquefois avant (pie le Prêtre ait dit le verset auquel ils doivent répondre. Ils marchent et se tiennent dans l'église d'une manière irrévérencieuse. C'est à un Prêtre plein de bonne volonté et de persévérance à remédier, par lui-même ou par d'autres, à tous ces défauts, et à former, suivant les règles que nous donnerons, quelques enfants à bien s'acquitter de cette fonc-

lion, comme de toutes les autres qui pourraient leur être confiées. On ne trouve clans les Rubriques du Missel que quelquesunes des cérémonies que doit observer le Servant de Messe, et encore supposent-elles un Clerc revêtu du surplis. Nous donnerons les règles tracées par les meilleurs auteurs.

1 . Le Servant doit apprendre d'abord à joindre les mains, à faire le signe de la croix, les inclinations et la génuflexion suivant les règles qui sont tracées ci-après, part. III, sect. I, ch. vi et vu.

2. Lorsqu'un Clerc sert la Messe, il doit être revêtu du surplis1. Cependant un laïque, avec ses babits ordinaires, pourrait aussi servir la Messe et faire toutes les fonctions du Clerc Servant -.

5. Le Servant doit toujours avoir les souliers propres et les mains bien lavées3.

4. Quand le suint Sacrement repose dans le tabernacle, il doit, même en dehors de la Messe, toujours faire la génuflexion, nonseulement quand il entre dans le sanctuaire ou qu'il en sort, mais encore toutes les fois qu'il passe devant le tabernacle, ou même quand il approche de l'autel1. Mais, lorsqu'il sert la Messe, il doit faire la génuflexion toutes les fois qu'il passe devant le milieu de l'autel, lors même que le saint Sacrement ne serait pas dans le tabernacle 5.

5. Quand il doit faire quelque action d'une seule main, il se sert de la main droite6.

6. Lorsqu'il devra faire quelque salut, il devra toujours s'arrêter et se retourner vers la personne ou vers l'objet sacré qu'il doit saluer7.

7. Pendant la Messe, il se place toujours du côté opposé au livre et les mains jointes; sauf les cas exceptés ci-après, il se tient à genoux, sur le plus bas degré de l'autel, s'il y en a plusieurs, ou sur le pavé, s'il n'y en a qu'un seul8.

1 Jiîib. Miss., part. II, lit. n, n. 4. — 2 Rép. du Cardinal Préfet de la S. (]., 3 oct. 1851. — 5 Les auteurs. — 4 Tous les auteurs. — 5 Rép. du Card. Préfet de la S. C, 3. oct. 1851. Pratique de Rome. — 6 Plusieurs auteurs. — 7 Ibid. — 8 I\ub. Ibid., tit. m, n. 6, lit. vi, n. 2, lit. xi, n. 1.

8. Quand il présente quelque chose au Prêtre, il baise d'abord l'objet, puis la main du Prêtre. S'il en reçoit un objet, il baise d'abord la main, puis l'objet reçu1. On excepte de cette règle la burette, suivant ce qui est dit n. 59.

9. Le Servant fait les mêmes inclinations que le Prêtre, lorsque celui-ci parie à voix haute*.

10. Quand l'une des mains e>t occupée à quelque fonction, il pose l'autre étendue au-dessous de la poitrine3.

1 1 . Quand il faut sonner, le Servant le fait toujours posément, par coups distincts et non d'une manière continue* (1). S'il sert une Messe privée, pendant un Office public, il ne doit jamais sonner5.

12. Le Servant répond distinctement et sans précipitation, articulant bien les mots, attendant toujours que le Prêtre ait achevé les paroles auxquelles il doit répondre, et prenant, autant qu'il peut, le même ton de voix que lui6.

13. 11 a soin de jeter les yeux de temps à autre sur les cierges; et, s'ils coulent ou s'éteignent, il y remédie au plus tôt. Il doit, au reste, se tenir dans une grande modestie, et ne jamais se retourner pour voir ou entendre ce qui se passe derrière lui ou à ses côtés7.

1 i. Le Servant doit éviler avec soin, en transportant le livre, de toucher les feuillets avec les doigts, ce qui pourrait les salir à la longue 8.

15. Nota. Il s'est introduit dans quelques églises un usage certainement abusif, et qu'il est important de réformer : c'est qu'on fait porter des calottes aux enfants, même en servant la Messe, ce qui est en opposition avec les décrets de la S. C, qui ne permettent pas aux Ministres de l'autel l'usage de la calotte''.

(1) Tous les ;mteurs les plus recommandables indiquent cette manière de sonner et la préfèrenl à colle donnée par quelques autres et quiconsistc à sonner d'une manière continue.

' Cstf. Ep., 1. I, c. xvin, n. C. — - Tous les auteurs. — 3 Ibid. — * Ibid. — ■ S. C, 5 mars 1007. liardel., 22ïG ou 2397, in Senen. — fl Plusieurs auteurs. — 7 Ibid. — 8 Ibid. — 9 S. C, 23 niai 1840. Gardel-, 1889 ou 5035, ad 4, in Dahicn.

Cet usage a été introduit pour les enfants de chœur à raison de ce qu'ils avaient la tête rasée. Qu'on le tolère au chœur lorsqu'ils ne sont point en fonctions, ce doit être la dernière limite de l'indulgence sur ce point1. Dans aucun cas la calotte ne peut être de couleur rouge2.

Fonctions ordinaires du Servant de la Messe basse. § 1. — De la préparation pour servir la Messe.

16. 11 est convenable que le Servant entre d'abord dans l'église. Après avoir fait la génuflexion au très-saint Sacrement, il fait une courte prière pour demander à Dieu la grâce de bien remplir ses fonctions; puis il se rend à la sacristie, et, s'il est Clerc, se revêt du surplis3.

17. S'il est chargé de préparer les ornements à la sacristie, il les dispose suivant l'usage et en cet ordre : la chasuble, l'étole, le manipule, le cordon, l'aube et l'amict4.

18. S'il doit mettre le vin et l'eau dans les burettes, il fait bien attention aux lettres dont elles sont marquées, ou aux autres signes qui distinguent la burette du vin de celle de l'eau. Le Servant porte à l'autel les burettes ainsi préparées, les met sur le plateau, celle du vin à droite, celle de l'eau à gauche, et les pose, avec le manuterge, sur une petite crédence. Il prépare aussi la clochette si elle n'est pas disposée d'avance 5.

19. Il découvre l'autel, met le tapis en lieu convenable, dresse les cartons, place sur le côté de l'épître le pupitre ou le coussin qui doit supporter le Missel, et allume deux cierges0 (1).

(1) Baldeschi ajoute, en parlant des Acolytes, que celui qui allume les cierges doit commencer par celui qui se trouve du côté de l'épître. On lit dans les Analecta, 14e livraison, une décision du 24 août 1854, in 1mcionen., d'après laquelle on devrait au contraire commencer par le côté de l'évangile. Cette décision ne se trouvant point dans la nouvelle édition de la collection authentique, nous ne croyons pas pouvoir la citer. On lit

1 Plusieurs auteurs — 2 Cér. des Ev. cxpl., 1. I, c. vin, n. 5. — 3 Rub. Miss., part. II, tit. n, n. 4. — 4 Tous les auteurs. — ri Ibid. — 6 Ibid.

20. Quand le Prêtre a préparé la Messe dans le Mis el, le Servant peutle porter à l'autel, et1, sans cependant l'ouvrir2,le placer sur le pupitre, l'ouverture tournée vers le milieu de l'autel 5 (1).

21 . Tout étant préparé à l'autel, le Servant retourne à la sacristie4. Pendant que le Prêîre s'habille, il lui aide à ajuster l'aube, veillant à ce qu'elle descende de tous côtés à quelques doigts de terre, et lui présente le cordon 5; et si c'est l'usage, il se met à sa droite pour lui présenter tous les ornements, avec les baisers dont il est fait mention n° 8 6.

§ 2. — Depuis le commencement de lu Mes>e jusqu'à l'offertoire.

22. Lorsque le Prêtre fait l'inclination profonde à la croix avant de sortir de la sacristie, le Servant la fait en même temps que lui (2); puis, par une inclination médiocre, il salue le Prêtre et le précède à l'autel, portant le Missel ou les autres choses nécessaires pour la Messe, à moins qu'elles n'aient été portées d'avance à l'autel7. S'il ne porte rien et si le Missel est déjà à l'autel, il marche les mains jointes 8. Il tient le corps

encore dans la Rubrique (part. I, tit. xx) : a A parte Epistolae parctur « cereus ad elevationem sacramenti accendendus. « Ce point, qui parait tombé en désuétude, est cependant formellement prescrit.

(1) Dans beaucoup d'églises, le Servant ne porte le livre à l'autel que quand il s'y rend avec le Prêtre pour commencer la Messe. Il prend alors le Missel des deux mains par le bas, le tenant appuyé sur sa poitrine, et la tranebe tournée mis sa gauche : en arrivant à l'autel, après avoir reçu la barrette du Prêtre, et l'avoir posée en lieu convenable, il va mettre le livre sur le coussin ou le pupitre placé d'avance au coin de l'épi tre. On peut également préparer le Missel d'avance sur l'autel, ou l'y porter seulement en y allant avec le Prêtre. (Rub., part. II, lit. h, n. 1.)

(2) Mcrati et Bauldry loc cit.) disent que le Servant fait la génuflexion à la croix de la sacristie, en même temps que le Piètre fait 1 inclination profonde. Tout en laissant à ebacun la faculté d'adopter ce sentiment, nous ne croyons pas devoir le prendre, attendu que, d'après ces auteur- mêmes, 1rs Ministres de la Messe solennelle ne l'ont alors que 1 inclination.

1 Rub. Miss., pari. II. tit. n, n. 1. — - S. C, 7 sept. 1810. Gardel., 1376 ou 1596, ad 11. m Tuden. — 'Rub. lbid. — 4 Tous les auteurs.

— 5 Rub., part. II, tit. i, n. 3. — c Plusieurs auteurs. Pratique de Rome.

— 7 £sfft..Ibid.,n. 1. — HCons'q.

droit, les yeux baissés, et marche d'un pas grave et modeste '. En entrant dans l'église, il prend de l'eau bénite, et en présente au Prêtre, si tel est l'usage ~.

23. En arrivant à l'autel, si la sacristie est du côté de l'épître, il se tient un peu éloigné des degrés pour laisser passer le Prêtre; si elle est du côté de l'évangile, il va directement se mettre un peu du côté de l'épître, sans faire de génuflexion au milieu3. Il reçoit la barrette du Prêtre4 avec les baisers d'usage3, et, pendant que celui-ci fait la révérence convenable, il fait la génuflexion sur le pavé6 (I).

24. Pendant que le Prêtre monte à l'autel, le Servant élève de la main gauche le bas de son aube; puis il va porter la barrette du Prêtre dans un lieu convenable : il la porte de la main droite, et tient la gauche appuyée sur la poitrine. Il revient ensuite, les mains jointes 7, se mettre à genoux sur le pavé, du côté de l'évangile8, de manière à se trouver un *peu derrière le Prêtre lorsque celui-ci descendra pour commencer la Messe. S'il portait le Missel, après avoir reçu la barrette du Prêtre, il la poserait sur le marchepied, monterait à l'autel, où9, sans cependant l'ouvrir i0, il placerait le Missel sur le coussin ou pupitre, après quoi il irait porter la barrette au lieu convenable u (2).

(1) Dans le cas où le saint Sacrement serait exposé, il devrait faire attention à ce qui est prescrit art. v, n. 1.

(2) Dans quelques églises, au moment où le Prêtre descend pour commencer la Messe, le Servant donne un petit coup de sonnette afin d'avertir les fidèles. Au reste, il y a beaucoup de diversités dans les différentes églises sur les moments et la manière de sonner la clochette pendant la Messe. A Rome, aux Offices pontificaux, on ne sonne pas du tout; à la Messe privée, on sonne, conformément aux Rubriques du Missel, au Sanctus et à l'élévation. Le Cérémonial des Évoques (lib. I, cap. xxix,

1 Tous les auteurs. — 2 S. C, 27 mars 1779. Gardel., 4244 ou 4305, ad 14 Ord. min. S. Francisa. — 3 Tous les auteurs. — * Rub. Ibid., n. 2. — 5 Plusieurs auteurs. Pratique de Rome. — 6 Rép. duCard. Préfet de la S. C, 3 oct. 1851. — " Tous les auteurs. — 8 Rub. Ibid., tit. m, n. 6. — 9 Tous les auteurs. — ,0S. C, 7 sept. 1816. Gardel., 437G ou i520, ad 11, in Tuden. — lf Tous les auteurs.

25. Lorsque le Prêtre fait le signe de la croix, le Servant, à genoux et à sa gauche, un peu derrière lui, le fait en même temps; puis il répond l d'un Ion de voix modéré, sans se précipiter, sans omettre un seul mot, et attendant toujours, pour commencer, que le Piètre ait fini 2.

26. Quand le Piètre dit Gloria Patri, le Servant fait avec lui une inclination de tète; à ces paroles, Adjutorium nostrum, il fait en même temps que lui le signe de la croix5.

27. Le Servant tient les mains jointes et la tête droite, sans s'incliner ni se frapper la poitrine, pendant le Confiteor du Prêtre4.

28. Le Prêtre ayant fini, le Servant s'incline un peu, se tourne vers lui, et ("lit : Misereatur lui 5. Quand le Prêtre a répondu Amen, il se retourne vers l'autel, et s'incline profondément pendant tout le temps qu'il récite le Confiteor 6 . A ces mots seulement : tibi Pater, te Pater, il se tourne un peu vers le Prêtre7. En disant : Mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa, il se frappe trois fois la poitrine de la main droite, la gauche appuyée au-dessous de sa poitrine8.

29. Le Prêtre ayant dit Misereatur, il répond Amen, et cesse de s'incliner. Pendant Indulgentiam, il fait, comme le Célébrant, le signe de la croix, et s'incline de nouveau médiocrement à Deus tu conversas. Il demeure dans cette position jusqu'à Oremus inclusivement9.

50. Pendant que le Prêtre monte à l'autel, le Servant relève le devant de son aube, et, si l'autel a plusieurs degrés, il se lève pour le faire plu-; commodément, après quoi il vient se mettre à genoux sur le plus bas degré 10.

n. 6 , enseigne qu'à la Messe privée de l'Évêque on ne sonnera qu'aux deux élévations; voici le texte : « Cum opus f'uerit tintinnabulum tangere. viilelieet ter duin elevalur Hostia, et loties dum elevatur Sanguis, et non uîlra. » Dans quelques églises, on sonne encore à d'autres moments. Il e>t difficile de justitier cette pratique.

1 Ordo Missx. — - Grand nombre d'auteurs. — ■ Tous les auteurs. — * Ibid. — 5 Ibid. — 6 Ibid. — " liub. Ibid., n. 9. — 8 Tous les auteurs. — ° Ibid — ,0 Plusieurs auteurs.

54. Il fait le signe de la croix, comme le Prêtre, au commencement de l'introït, et incline la tête vers la croix à Gloria Palri l.

32. 11 dit ensuite, alternativement avec le Piêlre, une fois Kyrie eleison, deux fois Christe eleison, et encore une fois Kyrie eleison*. Pendant le Gloria in excelsis, il fait une inclination de tête à ces mots: Deo; Adoramus te; Gratias agimus tibi ; Jesu Christe; Suscipe deprecationem nostram; Jesu Christe. A ces mots Cum sancto Spiritu, il fait le signe de la croix 3.

33. Aux Messes des Quatre-Temps, lorsque le Prêtre dit Flectamus genua, le Servant répond Levate, et répond Deo gratias après chaque leçon, excepté à la fin de la cinquième, qui se dit le samedi des Quatre-Temps, et se termine par dicentesk\ mais il ne se lève pour transporter le Missel, comme nous allons le dire, qu'après l'épître qui suit Dominus vobiscum 5.

34. A la fin de l'épître, le Servant répond Deo gratias*; puis, ayant fait la génuflexion en passant au milieu de l'autel 7, il va au côté droit du Prêtre 8. S'il y a une prose ou un long trait, le Servant ne se lève que vers la fin de l'une ou de l'autre 9. Au moment où le Prêtre quitte le livre, le Servant monte sur le marchepied, et, le visage tourné vers le livre, il le prend à deux mains avec le coussin ou le pupitre, se tourne sur la gauche, et descend les degrés directement vers le milieu de l'autel; alors il se retourne vers le tabernacle ou la croix, fait la génuflexion, et remonte de même directement vers le coin de l'évangile 10. Y étant arrivé, il met le Missel sur l'autel u et le place obliquement, de manière que la partie postérieure du livre soit tournée vers le coin de l'autel 12, descend au bas des degrés, fait la génuflexion en passant devant le milieu de

1 Tous les auteurs. — 2 Bub. Ibid., lit. iv, n. 3. — 5 Tous les auteurs.

— * Bub. Ibid. tit. v, ri. 4. — 5 Conséq. de la Ruhr. — 6 Ordo Missx.

— 7 Y. art. i, n. 6. — 8 Tous les auteur.-. — 9 Quelques auteurs. — 10 Tous les auteurs. — " Bub. Ibid., tit. vi, n. 1. — 12 Bub. Ibid.

l'autel l et va immédiatement se placer du cote de l'épître2, ou mieux, il s'écarte un peu à gauche pour répondre au commencement de l'évangile; et, après avoir répondu à Gloria tibi, Domine, et fait l'inclination au mot Jésus, qui se trouve ordinairement au commencement de l'évangile 3, il se rend au côté de l'épître*.

55. Au moment où le Prêtre dit Initium ou Sequentia, le Servant fait comme lui, avec le pouce de la main droite, les petits signes de croix sur son front, sur sa bouche et sur sa poitrine, et répond, en joignant les mains : Gloria tibi, Domine. Pendant tout l'évangile, il se tient debout du côté de l'épître5 tourné vers le Prêtre6. Si le Prêtre fait la génuflexion pendant l'évangile, le Servant la fait également7. Il répond à Ja fin : Laus tibi, Ckriste*.

56. Nota. Lorsque, pendant la Semaine sainte, on lit la Passion, le Servant ne dit pas Gloria tibi, Domine, au commencement, mais il répond Laus tibi, Christe à la fin de la partie qui tient lieu d'évangile, et que le Prêlre récite après avoir dit Munda cor meum, profondément incliné au milieu de l'autel9.

57. Après l'évangile, le Servant se met à genoux sur le premier degré du côté de l'épître10.

58. Si le Prêtre récite le Credo, le Servant incline la tête, comme lui, à ces mots : Deum; Jesum Cliristum; Et incarnatus est; adoratur. A ces mots : Et vitam venturi sœculi, il fait le signe de la croix ll.

§ 7). — Depuis l'offertoire jusqu'à la fin de la Messe.

59. Si le Servant est Clerc et en surplis la (I), aussitôt qu'il a fait l'inclination an mot Or émus, avant l'offertoire, il se lève, l'ait la génuflexion, monte à l'autel, salue le Prêtre et reçoit le

(1) Tous les auteurs qui traitent du Servant de la Messe basse s'aecordent à dire que, s'il est Clerc et en surplis, il doit monter à l'autel

1 Y. art. i, n. G. — - Plusieurs auteur-:. — " Ibid. — 4 HuO. Ibid., n. 2. — 5 Tous les auteurs. — 6 Hitb. Ibid. — ' Tous les auteurs. — » Ibid. — ■ hub. Ibid. — ,0 Tous tes auteurs. — " Ibid. — *- Ibid.

voile, en passant sa main gauche sous la droite du Prêtre; il le plie de manière que la doublure ne paraisse point, et le place du côté de l'épître1; puis il descend à la crédence ou au lieu où sont les burettes. Si le Servant n'est pas Clerc et en surplis, il ne quitte sa place qu'au moment où le Piètre commence à découvrir le calice 2, si c'est l'usage. Arrivé à la crédence, il prend de la main droite la burette du vin, et de la gauche celle de l'eau, toutes les deux par le pied, de manière que le Prêtre puisse les prendre commodément, et par les ansei, s'il y en a. Se tournant alors sur sa gauche, il les porte modestement, et, montant sur le degré le plus élevé, il attend que le Prêtre, quittant le milieu de l'autel, vienne mettre le vin et l'eau dans le calice. Lorsque le Prêtre arrive, il lui fait une inclination3, baise la burette du vin, et la lui présente, sans cependant baiser sa main 4. Pendant que le Prêtre verse le vin dans le calice, il fait passer la burette de l'eau dans sa main droite, reçoit de la gauche celle du vin 5, puis baise la burette de l'eau, la donne au Prêtre6, la reçoit ensuite de la droite, fait une inclination7, et retourne par la droite porter les burettes à leur place 8.

40. 11 dépose la burette du vin, et reprend par l'anse ou par le milieu la'burette de l'eau avec le bassin et le manuterge 9. 11 met le manuterge sur son bras gauche 10 ou le tient en dessous du plateau, de manière que le Prêtre puisse le prendre facilement11; il prend le plateau de la main gauche12, et retourne au coin de l'épître 13, ayant soin de ne pas s'approcher trop près, afin que le Prêtre puisse se laver les doigts hors de

pour plier le voile. Mais tous ne font pas cette restriction. Avant qu'elle fut faite par Merali, Gavantus avait dit: « Vélum plùatur a Ministre. « quod, cum neque a sacerdote plicari convenire videatur, pliectur a « Ministro, et est ritus laudabilior. » [Lit. t.) Bauldry, après avoir dit que le Servant plie le voile, met seulement cette restriction : « Si tamen « Munster non possit plicare vélum, Celcbrans ipse id eliieiet. » (N. 28.) On peut voir aussi ce que nous avons dit, n. 2.

1 Tous les auteurs. — - Conséq. — 5 Tous les auteurs. — * Rub. Ibid., tit. vu, n. 4. — 5 Tous les auteurs. — 6 Rub. Ibid. — 7 Tous les auteurs. - 8 Conséq. de la Rubr, — ,J Conséq. de la Rubr. — 10 Quelques auteurs.— " Quelques auteurs.— 12 Tous les auteurs.— 15 /}«£., Ibid.,n. 6.

J'autel1. Lorsque le Prêtre arrive pour se laver les doigts 2, il lui fait une inclination 3, verse doucement de l'eau sur ses doigts* et sans précipitation, jusqu'à ce que le Prêtre lui fasse signe de cesser, tenant le bassin à une hauteur convenable, afin que le Prêtre ne soit pas obligé de se baisser. S'il tient le manuterge au-dessous du plateau, il élève uu peu les mains pour donner au Prêtre la facilité de le prendre, appuyant le pied de la burette sur le plateau. Quand le Prêtre a essuyé ses doigts, le Servant fait le salut d'usage, retourne par la droite à la crédence, verse l'eau au lieu convenable, essuie le plateau, place les burettes dessus, celle du vin à droite et celle de l'eau à gauche, joint ensuite les mains, retourne par la gauche à sa place du côté de l'épilre, et se met à genoux sur le dernier degré 5.

41. Le Prêtre ayant dit Orale fratres, le Servant répond : Suscipiat Dominas sacrificium* (1), attendant, pour commencer à répondre, que le Piètre ait achevé, c'est-à-dire qu'il soit entièrement retourné vers l'autel7.

42. Pendant que le Prêtre dit le Sanctas, il fait une inclination médiocre 8 et sonne la clochette 9 par trois coups distincts10, et la place à sa gauche de manière à peuvoir facilement la prendre pour l'élévation. Le Prêtre ayant dit pour la première t'ois Hosannu in excelsis, il se redresse à ces mots : Benfdictas qui venu in nomine Domini, il fait en même temps que lui le signe de la croix et rejoint les mains ll.

43. Quelque temps avant la consécration, au Mémento devivants, le Servant allume le cierge de l'élévation 12 (2).

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