Un peu avant la consécration, lorsque le Prêtre, ayant
(1) On trouve assez fréquemment des livres à l'usage des (Môles portant
Suscipiat DominiiH hoc sacrificiitm. Te mol hoc ne se trouve pas dans le Missel.
(2) Pour ce qui concerne ce cierge, voyez la page 138, noie 1.
1 Tous les ailleurs. — - Rub. IbidL — "' Tous les autours. — * l\ub. Ibid. — r> Tous les auteur-. — 6 Ordo MittX- — 7 Tous les auteurs. — 8 Il/id. — 9 Rub. Ibid., lit. vu, n. 10. — 10 Grand nombre d'tatenrs. — M Tous les auteurs. — M Rub. Ibid., tit. vm. n. G.
liO PART. II, CHAP. IX, ART. II.
étendu les mains sur l'hostie et le calice, commence à faire les signes de croix, le Servant l vient faire la génuflexion au bas des degrés2, et va se mettre à genoux tout près du Prêtre, un peu du côté de l'épître \ Pendant chaque élévation, il soutient de la main gauche la chasuble du Prêtre, et sonne la clochette pendant chacune des deux élévations, à trois reprises différentes4 (1). Après l'élévation du calice, il remet la clochette à sa droite s, se lève, se tourne sur sa gauche, fait la génuflexion sur le pavé6, et revient à sa place7.
45. A ces mots : Omni benedictione, il fait le signe de la croix8 en même temps que le Prêtre. 11 se frappe la poitrine à Nobis quoque peccatoribas, et rejoint ensuite les mains. 11 répond au Ver omnia sœcula sxculorum, au Pater, au Vax Domini. 11 se frappe la poitrine trois fois à YAgnns Dei, au mot nobis, et au Domine, non sum dignas 9 (2).
46. Si quelqu'un se présente pour communier, le Servant, un peu avant que le Prêtre prenne le précieux Sang, étend la nappe devant les communiants, s'il en est besoin 10, revient se mettre à genoux du côté de l'épître H, s'incline profondément 12, et récite le Confiteor 13. S'il est nécessaire, il met l'escabeau sur le marchepied de l'autel, pour ouvrir le tabernacle, et le retire un peu, mais non hors du marchepied, après que le Prêtre s'en est servi. 11 répond Amen à Miser eatur et à Indulgentiam, faisant le signe de la croix pendant que le Prêtre fait cette dernière prière14. S'il doit lui-même communierai le fait avant tous les autres 1S. Alors, dès que le Prêtre a dit lndulgentiam, ayant eu soin de prendre une nappe de communion et non le voile du
(1) Voyez n. 11.
(2) Il est d'usage en certaines églises de sonner la clochette au Domine, non sum dignus; il ne ïq frappe pas alors la poitrine.
1 Tous les auteurs. — - Quelques auteurs. — "' Tous les auteurs. — * llxb. Ibid. — '■' Tous les auteurs. — G Quelques auteurs. — " Tous les auteurs. — s Plusieurs auteurs. — 9 Tous les auteurs. — 10 Rub- Ibid.. tit. x, n. (>. — 1! Tous les auteurs. — ,s D'après les Ruhr. — 18 Rub. Ibid. — 14 Plusieurs auteurs — 1:> S. C. 15 juillet 1658. GardeL, 17G0 ou 1907, Galliarum.
calice, il vient devant le milieu de l'autel, fait la génuflexion et se met à genoux sur le plus haut degré au-dessous du marchepied l ou sur le marchepied2, ayant soin, aussitôt qu'il a communié, de faire la génuflexion et de revenir à sa place3. Lorsque le Prêtre a distribué la sainte communion, il reprend l.i nappe, s'il l'a étendue, la plie ainsi que celle dont il s'est servi, ou les pose en lieu convenable pour les plier plus tard4. Le tabernacle étant fermé, il reprend l'escabeau, si le Prêtre s'en esi servi, le reporte à sa place5, éteint le cierge de l'élévation6, s'il l'a allumé7, et va de suite à la crédence prendre les burettes8. 47. Si personne ne se présente pour la communion, le Servant se lève dès que le Prêtre commence a recueillir les saintes parcelles. Ayant fait la génuflexion, il va directement à la crédence, prend les deux burettes par l'anse ou par le milieu, celle du vin de la main droite, celle de l'eau de la main gauche, el se tournant du côté gauche, il monte jusque sur le degré le pins élevé du côté de l'épître, ou même jusque sur le marchepied, s'il est nécessaire, pour verser commodément du vin lorsque I< Prêtre lui présentera le calice. En arrivant au lieu où il doit réter, il fait la génuflexion, puis s'incline profondément jusqu'à ce que le Prêtre ait achevé de prendre le précieux Sang (\). Il baise alors la burette (2), et, lorsque le Piètre lui présente le calice, il verse du vin doucement jusqu'à ce que celui-ci, en l'élevant un peu, lui fasse signe de cesser. 11 se retire ensuite sur le degré le plus élevé; et, lorsque le Prêtre, tenant le calice par la coupe, vient à lui, il lui fait une inclination, et verse avec attention sur se> doigts, au milieu du calice, d'abord du vin, ensuite de l'eau, jusqu'à ce que le Prêtre élève les doigts ou le calice. Il doit bien faire attention à verser doucement, et non •vec précipitation, afin de ne rien répandre en dehors de la
(1) Le Cérémonial franciscain prescrit même au Servant de se mettre ï çrenoux pendant que le Prêtre prend le précieux Sang.
(2) Suivant plusieurs rubrici>te>, ce baiser s'entend d'un quasi-baiser . (est-à-dire que le Servant approche seulement la burette de ses lèvre-.
1 Plusieurs auteurs. — - Ibid. — ■ Tous les auteurs. — 4 Plusieurs inteurs. — :i Ibid. — ■ liub. Ibid. — T Y. p. 136, note 1.— s l'aib. Ibid.
coupe du calice. Il prend garde aussi de toucher les doigts du Prêtre; soit avec les burettes, soit avec ses mains1. Après avoir fait une inclination, il retourne par sa droite à la crédence, place les burettes sur le plateau 2, et éteint le Cierge de l'élévation % s'il l'a allumé 4.
48. Le Servant se rend aussitôt au milieu de l'autel 5, fait la génuflexion 6, monte au côté de l'év;mgile 7, tourne doucement le livre, descend par la droite au milieu de l'autol 8, fait la génuflexion9, et, sans fermer le Missel 10, il le porte au côté de l'épître, le place comme pour l'introït u, l'ouvre à l'endroit où se trouve la communion, et, s'il a pris le voile à l'offertoire, il attend un peu pour le présenter au Prêtre. Lorsque celui-ci vient pour lire l'antienne de la communion, il la lui indique de la main droite, se tourne sur sa gauche, descend devant le milieu de l'autel 12, fait la génuflexion 13, et va se mettre à genoux sur le dernier degré du côté de l'évangile u. S'il n'a pas pris le voile à l'offertoire, et s'il ne sait pas où se trouve la communion, après avoir transportéje Missel, il le laisse ouvert au même endroit, se tourne aussitôt sur sa gauche et observe ce qui vient d'être dit15.
49. Il répond à Dominas vobiscum, aux oraisons, à lte, Missa est, ou Benedicamus Domino. Pendant la semaine de Pâques le Prêtre ajoute deux Alléluia à lte, Missa est, et le Servant répond : Deo gratias, alléluia, alléluia l6.
oO. Pendant que le Prêtre donne la bénédiction, le Servant s'incline profondément et fait le signe de la croix; puis il se lève, répond au dernier évangile, et fait les trois signes de croix comme il est marqué pour le premier 17; il va ensuite se placer au côté de l'épître, où il reste debout 18, tourné vers le Prêtre. A ces mots : Et Verbum caro factum est, il fait la génuflexion ;9, et répond, à la lin : Deo gratias
1 Tous les auteurs. — 2 Ibid. — ~> Rub. Ibid., lit. vin, n. 6 — * V. p. 136, u. 1. — B Tous les auteurs. — 6 V. n. 4 — " Rub. Ibid., tit. xi, n. 1. — 8 Plusieurs auteurs. — 9 V. n. 4. — 10 Plusieurs auteurs. — H Rub. Ibid. — ia Plusieurs auteurs. — 15 V. n. 4. — l*Rub. Ibid. — 15 Tous les auteurs. — 16 Ordo Missx. — 17 Tous les auteurs. — ,s Rub. Ibid., tit. xii, n. 1. — *9 Tous les auteurs. — 20 Rub. Ibid.
51. Si le Prêtre, après les dernières oraisons, laisse le livre ouvert, c'est qu'il doit y lire le dernier évangile. Alors le Servant ayant répondu Deo gratias à lte, Missa est, ou Benedicamus Domino, se lève, et va prendre le livre pour le transporter au coin de l'évangile, observant ce qui a été dit n° 34. Lorsque le Prêtre donne la bénédiction, il se met à genoux au lieu où il se trouve, tenant le livre entre ses mains, et va ensuite le mettre sur l'autel, à moins qu'il n'ait eu le temps de le porter auparavant l.
52. 11 va ensuite chercher le Missel et la barrette du Piètre, et, la tenant de la main droite, il vient modestement vers le milieu de l'autel, au bas des degrés, et se place un peu du côté de l'épitre, attendant que le Prêtre descende de l'autel. Il fait la génuflexion en même temps que le Prêtre fait la révérence convenable, lui présente la barrette avec les baisers d'usage, et il retourne d'un pas grave à la sacristie, précédant le Prêtre. En arrivant à la sacristie, il se place à sa droite, salue la croix ou l'image en même temps que lui, puis il salue le Prêtre lui-même, dépose le Missel, et se retire, ou bien reste à sa droite pour lui aider à quitter les ornements, avec les baisers ordinaires -.
55. En quittant le Prêtre, le Servant va d'abord éteindre les cierges, puis il rapporte le Missel à la sacristie, à moins qu'il ne l'ait rapporté en revenant après la Messe; puis il couvre l'autel • I rapporte les burettes. Ayant mis chaque objet à sa place, il se déshabille, salue le Prêtre, et se retire après avoir fait à l'église une courte prière 7\
article m
Fonctions particulières du Servant à la Messe devant Le saint Sacrement exposé.
54. Le Servant reçoit la barrette du Prêtre dès que celui-ei est en vue du saint Sacrement. En arrivant à l'autel, il fait une génuflexion à deux genoux sur le pavé4.
1 Ton* les auteurs. — ■ ll>i«l. — :' Ibid. — 4 Gonséq.