CHAPITRE V
De l'entrée du Clergé au chœur.
1. Le Clergé peut entrer au chœur de deux manières, processionnellenient et non proccssionnellumcnt *. Pour nous con former à l'usage, nous appellerons la première entrée solen neUe, et la seconde entrée non solennelle.
usage du taliiic dam les relises etn diocèse de Sérille; il l'a même défendu sous peine d'excommunication ipso facto aux Prêtres de ce diocèse lorsqu'ils célèbrent le saint Sacrifice. Deux conciles tenus, l'un à Lima el l'autre à Mexico, et qui ont été tous deux approuvés à Rome, ont défendu très-sévèrement d'en prendre avant la Messe. Il faut avouer que ces sévères prohibitions n'ont pas été faites seulement à cause des inconvénients qu'offre en lui-même l'usage du tabac, mais encore à raison de ce qu'avait d'odieux et de choquant une pratique qui était surtout celle des soldats ou de gens trop peu honorables. Aujourd'hui ces raisons n'ont plus la même force, et les ordonnances en question ne font paloi pour nous ; néanmoins il est bon de se les rappeler pour régler sagement sa conduite mu ce point. On doit au moins sentir combien il sérail inconvenant que le tabac devint un lien de politesse frivole et mondaine dans un temps et un lieu où l'on parle à Dieu au nom de l'Eglise, et où l'on doit éviter avec le plus grand soin tout ce qui peut distraire de ce grave et sérieux exercice et présenter aux fidèles un sujet de mauvaise édification.
1 Baldesihi. — - Coitséq
ARTICLE rr.EJUER
De rentrée solennelle.
2. Dans les grandes solennités, le Clergé entre au chœur processionnellement, c'est-à dire que les Acolytes (1) marchent on tète; ils sont suivis des membres du Clergé* deux à deux; vient enfin TOfficiant et ses Assistants, ou, à la Messe solennelle, le Célébrant et ses Ministres l. Cette manière d'entrer au chœur n'a lieu que dans les jours solennels2.
3. Pour que cette entrée se fosse avec ordre, on pourra faire placer, à la sacristie, le Clergé sur deux lignes, chacun suivant la place et le côté qu'il doit occuper au chœur \ Alors, au signal du Maître des cérémonies, tous font la révérence convenable à la croix et à l'Officiant, puis se mettent en Procession*.
4. Les Ecclésiastiques qui font partie du chœur sortent de la sacristie sur deux lignes, gardent toujours la même distance, d'un pas grave, tenant la barrette des deux mains au-dessous de Ja poitrine. En arrivant à l'autel, ils font deux à deux la génuflexion à la croix, ayant soin de bien s'accorder, se saluent mutuellement et se rendent à leurs places. Les deux premiers ayant fait la génuflexion, les deux qui viennent après eux en font autant, puis deux autres, et ainsi de suite. Il faut que les derniers arrivent plus lentement, afin de donner aux autres le temps de faire la génuflexion sans précipitai ion 5.
5. Quand même le saint Sacrement ne serait pas renfermé dans le tabernacle, tous ceux qui ne sont pas Chanoines doivent faire la génuflexion à la croix. Les Chanoines ont seuls le privilège de ne faire que l'inclination profonde 6. Ceux qui, quoique non Chanoines, sont revêtus de chapes pour assister
(1) Le Cérémonial des Évoques indique aussi la croix processionnelle. Cependant, d'après les auteurs et la pratique de Rome, elle ne se porte que dans les Chapitres.
1 Cxr. Ep.,\. I, c. xv, n. 12 et 13. — s S. C, 12 juillet 1628. Gardel., $00 ou 747. ad 4, in Vicentina. — r> Plusieurs auteurs. — * Ibid. Suivant le principe. — ■"> Baldeschi. — c Cxr. Ep., 1. I, c. xvm, n. 3. —