Encensement de la table de l’autel
De retour à l'autel, le Pontife bénit l'enéens, entonne l’antienne Ædificavit et encense la table de l'autel (les autres évêques faisant de même) jusqu’à la fin du chant de l'antienne. Le Pontife adresse ensuite aux ! ‘èles l'invitation suivante à la prière : ‘Aussi, nos très chers frères, implorons avec instance la miséricorde de Dieu le Père tout-puissant, afin que,
doivent les fidèles. Chaque année, au jour où l’on fera l'office de l'anniversaire de la consécration appelée fête de la Dédicacc (le 2° dimanche de juillet), on allumera de nouveau des cierges devant ces 12 Croix, ce qui n'a pas lieu dans les églises non consacrées, quoiqu’on y fasse la même fête, pour raison d’uniformité.
Encensement. — On reprend, par un autre encensement ct une nouvelle prière qui servent de transition, la coasécration de l'autel, un instant interrompue.
favorable à notre prière, il sanctifie, par la bénédiction actuelle, cet autel destiné à recevoir nos sacrifices spirituels ; qu'il daigne aussi et toujours, bénir et sanctifier les oblations que ses serviteurs viendront déposer avec un pieux empressement et que l’encens spirituel de la prière le rende propice à ses enfants, pour en cxaucer promptement les vœux. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui étant Dieu vit et règne en l'unité avec le saint Esprit dans les siècles de siècles. ”’
Le Pontife va maintenant faire brûler sur la table de l’autel, cinq croix formées de 25 grains d’encens et de 5 bougies légères auxquels elles sont ordinairement soudées. I1 bénit d’abord les grains d'’encers par l’oraison suivante : ‘Seigneur, Dieu tout-puissant, que l’armée des anges entoure avec un saint tremblement, eux dont nous savons que le ministère est tout spirituel et le dévouement ardent comme la flamme, daignez avoir pour
L'antienne Ædificavit proclame que si l'autel et les victimes de Moïse furent agréagles à Dieu et utiles à son peuple, À plus forte raison, l’autel catholique et sa victime adorable.
agréable, bénir et sanctifier cet encens * que vous avez créé, afin que son parfum dissipe toutes les langueurs, toutes les infirmités, toutes les ruses de l’ennemi, et les éloigne de votre image vivante, que vous avez rachetée par le sang précieux de votre Fils, et que l'antique serpent ne puisse la blesser jamais de sa morsure. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. ’”
Après avoir aspergé ces grains d’encens, le Pontife les’ place, ainsi que les croix de cire, sur les cinq croix de l'autel. On allume ces bougies et le Pontife s’agenouille sur le milieu du dernier degré, sans mitre ni calotte, et y entonne l’antienne Alleluia (ou le verset Veni sancte Spiritus, de la Septuagésime à Pâques).
Le chœur chante le verset (sans répéter l'alleluia), ajoute les antiennes Ascendit fumus, puis Stetit angels chantée précédemment. Tous s’agenouillent en même
Combustion liturgique. — Voici une cérémonie plus saisissaänte que les autres.
Elle ne constitue pas un rite consécratoire, mais est plutôt une cérémonie destinée à faire mieux saisir le but et les effets de la consécration. Ces grains d’encens, ces bougies formées en croix et placées à l’endroit où déjà le Pontife
LA
temps que le Pontife et se relèvent avec lui. Après que les grains d’encens sont consumés, le Pontife toujours au bas, chante les deux oraisons qui suivent :
‘Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, clément et miséricordieux, exaucez nos humbles prières, et jetez un regard favorable sur l’holocauste de cet autel: qu’il ne soit pas seulement représenté par ce feu matériel et visible, mais qu’il soit pénétré de la grâce de l'Esprit saint; qu’il monte vers vous comme une agréable odeur, et que l’Eucharistie soit Pour tous ceux qui y participeront dignement, un remède efficace pour le temps et pour la vie éternelle. Par Jésus-Christ notre Seigneur.’
‘“ Dieu tout-puissant, nous consacrons cet autel, malgré notre indignité, en votre honneur, celui de La bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints, ainsi qu'au nom et en la mémoire de votre
mme —
a fait si souvent le signe de la croix, rappellent les cinq plaies du divin sacrificateur qui s’immolera chaque jour pour nous sur ce même autel. La flamme qui les consume est le symbole de l’amour ardent et infini de la divine victime. C’est la première offraude que le Pontife présente sur l'autel qu’il vient de consacrer
saint N...: exaucez, dans votre miséri cordieuse bonté, nos humbles prières faites que sur cette table sacrée n'apparaissent que des offrandes agréables à votre cœur, parfaites et toujours imprégnées de la rosée céleste de l'Esprit saint : qu'’ainsi, en tout temps, vous dissipiez les anxiétés de vos enfants qui viendront vous supplier en ce lieu, près de cet autel, vous guérissiez leurs maux, vous exXauciez leurs Supplications, vous accepticz leurs vœux, vous les confirmicz dans leurs désirs légitimes et leur accordiez ce qu'ils vous demandent. ar Jésus- Christ notre Seigneur, votre Fils qui vivez et régnez, etc.
Vient ensuite, après les versets et répons ordinaires, la préface suivante :
“Ilest vraiment juste et digne, il est équitable et salutaire que, partout ct toujours, nous vous rendions grâces, Scigneur de toute sainteté, Pére tout-puiset comme un prélude du saint sacrifice qu'il offrira bientôt. Cette cérémonie symbolise encore le Sacrifice continuel que nous devons faire de nos cinq sens à la gloire de Dieu et au bien spirituel de notre âme. Le parfum de l'encens
figure la bonne odeur des vertus de Jésus- Christ qui attire tant d'âmes à sa suite,
miséririères :
l'appables à imprésaint ; sipiez \dront e cet vous \CCEpdans rdiez ésus- qui
sant, Dieu éternel: et Pour que nous vous offriions nos devoirs avec un soin plus empressé et une activité plus vive, surtout à cette heure où vous choisissez comme principal ornement de ce temple, la religieuse ferveur des fidèles, daignez bénir et sanctifier cette église où l’on fait mémoire de votre saint N..., en l’honneur duquel nous dédions cet autel à votre nom sacré. Daignez donc, Seigneur, par les mérites de ses prières,
“imprégner cet autel de la sanctifica-
tion divine et le bénir; que les anges de lumière le remplissent de leur présence et que la clarté du saint Esprit y brille. Qu'il vous soit agréable comme l’autel qu’Abraham, le père de la foi, éleva, en figure de notre rédemption, Pour y sacrifier son fils: comme celui qu'Isaac dressa en présence de votre majesté sainte; enfin, comme celui que Jacob érigea en mémoire du songe où
comme aussi les bons exemples du chrétien qui sait faire aimer la religion et lui gagner des cœurs par son intelligente Charité. Demandons à Dieu, en cette cérémonie, la grâce d’être pénétré de l'esprit de sacrifice sans lequel on ne peut être vraiment chrétien, et de brûler de + en plus de son amour. C’est ce
emimsenerses
il vit le Seigneur. Exaucez ceux qui vien-
dront y prier; sanctifiez les oblations
des qu'on y déposera; enfin Partagez-y entre les fidèles, vos fécondes bénédic.
tions. Qu'il demeure toujours comme un témoignage de réConnaissance de La part de votre Eglise; que toujours la table Sainte y soit dressée pour le banquet céleste et spirituel de l’Agneau. Seigneur, bénissez vous-même, les victimes qu'on y déposera, après les avoir bénies, agréeziles favorablement. F aites que tous, pour
Le Pontife continue à voix médiocre :
‘* Par Jésus-Christ notre Seigneur, votre Fils, qui étant Dieu, vit et règne avec vous en l’unité du même saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. ””
non ne
que le chant de l’antienne Alleluia, Ven, sancte Spiritus exprime. À mesure que la fonction avance, la préparation et les allusions au Saint sacrifice de la messe deviennent Plus fréquentes. L'oraison mentionne EXpressément la sainte eucha-
= ee mme .