Onctions sur les murs de l'église
L'autel est consacré, mais avant de faire les dernières cérémonies, le Pontife doit consacrer les murs eux-mêmes.
Après avoir entonné l'antienne Lapides
L'effusion d'huile faite sur toute la table, comme pour résumer les précédentes onctions, symbolise l'abondance des grâces que Jésus-Christ prodigue à son Eglise en répandant en elle la plénitude des dons du saint Esprit. C'est aussi un mémorial de la propagation de l'Eglise par toute la terre, selon les prédictions de Jacob et des autres prophètes.
C'est enfin une image de la bonne odeur des vertus chrétiennes, dont parle saint Paul, et que nous devons toujours répandre autour de nous.
Onctions des murs. — Ces onctions vont consacrer l'église. Comme celles de l'autel, les onctions faites sur les murs auront aussi les honneurs de l'encensement. En suivant immédiatement celles
;>o ONCTIONS SUR LES MURS
pretiosi, il se rend devant l'autel et fait avec le saint chrême, sur la première pierre du côté de l'évangile, deux onctions en forme de croix en disant : Sanctiificetur et consejcretur hoc templum, puis faisant trois signes de croix la main levée, il ajoute : in nomine Pajtris, et Fijliiy et Spiritus f sancti, in honorent Dei et gloriosœ Virginis Marier, otque omnium sanctorum, ad nomen et mémo-
de l'autel, elles montrent de plus en plus le rapport étroit qui existe entre l'un et l'autre, l'autel sanctifiant l'église et lui donnant sa raison d'être.
Ces douze pierres marquées de croix sont la figure des apôtres, colonnes et fondements de In vérité. Les croix rappellent que c'est par la vertu de la croix qu'ils ont préehéc, que l'Eglise s'est formée. Les cierges qui brûlent devant ces croix depuis le matin, symbolisent Jésus-Christ qui est la lumière du monde.
Ces croix figurent encore la vie chrétienne qui, par une suite, quelquefois continuelle, d'épreuves de toutes sortes, nous conduit péniblement mais sûrement à Jésus-Christ. Saint Bernard nous rappelle à ce sujet la suavité, figurée par l'huile, que la grâce de Dieu répand sur les épreuves journalières. " Sans la croix, dit-il, il n'est pas possible de suivre Jésus-Christ ; un grand nombre de chrétiens redoutent et fuient la pénitence,