‹ Cérémonies de la consécration d'une église à l'usage des fidèles avec un commentaire littéral, historique et mystiqueChapitre 31 sur 57 · Encensement de la table de l'autel · texte numérisé non relu

Encensement de la table de l'autel

De retour à l'autel, le Pontife bénit l'encens, entonne Tan tien ne A\dificavit et encense la table de l'autel (les autres évêques faisant de même) jusqu'à la fin du chant de l'antienne. Le Pontife adresse ensuite aux fidèles l'invitation suivante à la prière : " Aussi, nos très chers frères, implorons avec instance la miséricorde de Dieu le Père tout-puissant, afin que,

doivent les fidèles. Chaque année, au jour où l'on fera l'office de l'anniversaire de la consécration appelée fête de la Dédicace (le 2e dimanche de juillet), on allumera de nouveau des cierges devant ces 12 croix, ce qui n'a pas lieu dans les églises non consacrées, quoiqu'on y fasse la même îëtey pour raison d'uniformité.

Encensement. — On reprend, par un autre encensement et une nouvelle prière qui servent de transition, la consécration de l'autel, un instant interrompue.

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favorable à notre prière, il sanctifie, par la bénédiction actuelle, cet autel destiné à recevoir nos sacrifices spirituels; qu'il daigne aussi et toujours, bénir et sanctifier les oblations que ses serviteurs viendront déposer avec un pieux empressement et que l'encens spirituel de la prière le rende propice à ses enfants, pour en exaucer promptement les vœux. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui étant Dieu vit et règne en l'unité avec le saint esprit dans les siècles des siècles."

Le Pontife va maintenant faire brûler sur la table de l'autel, cinq croix formées de 25 grains d'encens et de 5 bougies légères auxquels elles sont ordinairement soudées. Il bénit d'abord les grains d'encens par l'oraison suivante: " Seigneur, Dieu tout-puissant, que l'armée des anges entoure avec un saint tremblement, eux dont nous savons que le ministère est tout spirituel et le dévouement ardent comme la flamme, daignez avoir pour

L'antienne /Edificavit proclame que si l'autel et les victimes de Moïse furent agréagles à Dieu et utiles à son peuple, a plus forte raison, l'autel catholique et sa victime adorable.

agréable, bénir et sanctifier cet encens que vous avez créé, afin que son parfum dissipe toutes les langueurs, toutes les infirmités, toutes les ruses de l'ennemi, et les éloigne de votre image vivante, que vous avez rachetée par le sang précieux de votre Fils, et que l'antique serpent ne puisse la blesser jamais de sa morsure. Par le même Jésus-Christ notre Seigneur. "

Après avoir aspergé ces grains d'encens, le Pontife les place, ainsi que les croix de eire, sur les cinq croix de l'autel. On allume ces bougies et le Pontife s'agenouille sur le milieu du dernier degré, sans mitre ni calotte, et y entonne l'antienne Alléluia (ou le verset Veni sancte Spiritus, de la Septuagésime à Pâques).

Le chœur chante le verset (sans répéter Valleluia), ajoute les antiennes Ascendit fumus, puis Stetit angélus chantée précédemment. Tous s'agenouillent en même

Combustion liturgique. — Voici une cérémonie plus saisissante que les autres. Elle ne constitue pas un rite consécratoire, mais est plutôt une cérémonie destinée à faire mieux saisir le but et les effets de la consécration. Ces grains d'encens, ces bougies formées en croix et placées à l'endroit où déjà le Pontife

temps que le Pontife et se relèvent avec lui. Après que les grains d'encens sont consumés, le Pontife toujours au bas, (hante les deux oraisons qui suivent :

4/ Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, clément et miséricordieux, exaucez nos humbles prières, et jetez un regard favorable sur l'holocauste de cet autel; qu'il ne soit pas seulement représenté par ce feu matériel et visible, mais qu'il soit pénétré de la grâce de l'Esprit saint; qu'il monte vers vous comme une agréable odeur, et que l'Eucharistie soit pour tous ceux qui y participeront dignement, un remède efficace pour le temps et pour la vie éternelle. Par Jésus-Christ notre Seigneur."

" Dieu tout-puissant, nous consacrons cet autel, malgré notre indignité, en votre honneur, celui de la bienheureuse Vierge Marie et de tous les saints, ainsi qu'au nom et en la mémoire de votre

a fait si souvent le signe de la croix, rappellent les cinq plaies du divin sacrificateur qui s'immolera chaque jour pour nous sur ce même autel. La flamme qui les consume est le symbole de l'amour ardent et infini de la divine victime. C'est la première offrande que le Pontife présente sur l'autel qu'il vient de consacrer

saint N.. .; exaucez, dans votre miséricordieuse bonté, nos humbles prières ; faites que sur cette table sacrée n'apparaissent que des offrandes agréables a votre cœur, parfaites et toujours imprégnées de la rosée céleste de l'Esprit saint ; qu'ainsi, en tout temps, vous dissipiez les anxiétés de vos enfants qui viendront vous supplier en ce lieu, près de cet autel, vous guérissiez leurs maux, vous exauciez leurs supplications, vous acceptiez leurs vœux, vous les confirmiez dans leurs désirs légitimes et leur accordiez ce qu'ils vous demandent. Par Jésus- Christ notre Seigneur, votre Fils qui vivez et régnez, etc.

Vient ensuite, après les versets et répons ordinaires, la préface suivante :

41 II est vraiment juste et digne, il est équitable et salutaire que, partout et toujours, nous vous rendions grâces, Seigneur de toute sainteté, Père tout-puis-

et comme un prélude du saint sacrifice qu'il offrira bientôt. Cette cérémonie symbolise encore le sacrifice continuel que nous devons faire de nos cinq sens à la gloire de Dieu et au bien spirituel de notre âme. Le parfum de l'encens figure la bonne odeur des vertus de Jésus- Christ qui attire tant d'âmes à sa suite,

sant, Dieu éternel ; et pour que nous vous off riions nos devoirs avec un soin plus empressé et une activité plus vive, surtout à cette heure où vous choisissez comme principal ornement de ce temple, là religieuse ferveur des fidèles, daignez bénir et sanctifier cette église où Ton fait mémoire de votre saint N..., en l'honneur duquel nous dédions cet autel à votre nom sacré. Daignez donc, Seigneur, par les mérites de ses prières, imprégner cet autel de la sanctification divine et le bénir ; que les anges de lumière le remplissent de leur présence et que la clarté du saint Esprit y brille. Qu'il vous soit agréable comme l'autel qu'Abraham, le père de la foi, éleva, en figure de notre rédemption, pour y sacrifier son fils ; comme celui qu'Isaac dressa en présence de votre majesté sainte ; enfin, comme celui que Jacob érigea en mémoire du songe où

comme aussi les bons exemples du chrétien qui sait faire aimer la religion et lui gagner des cœurs par son intelligente charité. Demandons à Dieu, en cette cérémonie, la grâce d'être pénétré de l'esprit de sacrifice sans lequel on ne peut être vraiment chrétien, et de brûler

de plus en plus de son amour. C'est ce

il vit le Seigneur. Exaucez ceux qui viendront y prier ; sanctifiez les oblations qu'on vous y offrira; bénissez les offrandes qu'on y déposera; enfin partagez-y entre les fidèles, vos fécondes bénédictions. Qu'il demeure toujours comme un témoignage de reconnaissance de la part de votre Eglise ; que toujours la table sainte y soit dressée pour le banquet céleste et spirituel de l'Agneau. Seigneur, bénissez vous-même, les victimes qu'on y déposera, après les avoir bénies, agréezles favorablement. Faites que tous, pour avoir participé à ce banquet sacré, nous méritions un jour de jouir de la vie éternelle."

Le Pontife continue à voix médiocre :

44 Par Jésus-Christ notre Seigneur,

votre Fils, qui étant Dieu, vit et règne

avec vous en l'unité du même saint

Esprit, dans tous les siècles des siècles."

que le chant de l'antienne Alléluia, Veni, sancte Spiritus exprime. A mesure que la fonction avance, la préparation et les allusions au saint sacrifice de la messe deviennent plus fréquentes. L'oraison mentionne expressément la sainte eucharistie.

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