‹ Cérémonies et prières de la bénédiction d'une clocheChapitre 2 sur 24 · RUE · texte numérisé non relu

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lieu et le jour de la réunion suivante. Après la conversion de Constantin, on se servit de planchettes en bois, origine des crécelles (1), ou de trompettes, qui furent remplacées par de petités clochettes à main. Ce sont ces dernières qui recurent une augmentation considérable de volume et furent suspendues dans les airs. L'Eglise emploie encore simultanément les cloches à l’extérieur et les clochettes à l’intérieur de ses temples.

On a donné un nom aux diverses parties des cloches. Tout le monde connaît le mouton, pièce de bois droite ou de métal formant un arc à laquelle sont suspendus la cloche et le battant destinés à la faire résonner. On appelle cerveau la partie supérieure qui en forme la tête; faussure, l’'enfoncement qu'on remarque au milieu de la cloche ; vase supérieur, la partie entre le cerveau et la faussuré-eoroent partie inférieure à la faussure et qui va en sépaississant; bord ou pince, la partie où frappe le battant; enfin patte, le cercle inférieur qui la termine.

On fait les cloches avec du bronze ou airain contenant 75 parties. de, cuivrépour 25 Aie Et on y ajoute quelquefois de l'or, de l'argent ou même quelque autre métal en petite quantité.

Bénédiction des cloches.—L'Eglise qui n’a pas de bénédiction pour les clochettes, à voulu, à cause du rôle important que prenait la cloche suspendue au clocher, bénir cette dernière d’une manière solennelle et instructive pour les fidèles. Elle a rendu mystérieux et saints l'instrument et ie son qui doivent convoquer les fidèles à la participation au sacrifice, à la parole de Dieu et à l'office. . Le rite de cette bénédiction, dans ce

(1) On a conservé l’usage de la crécelle les trois derniers jours de la semaine sainte.

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qu'il a d’essentiei, rencnte à l’origine de l’usage —iturgique des cloches, mais il s’est accru de diverses cérémonies dans les siècles qui suivirent. Il est définitivement fixé depuis plusieurs siècles.

C’est l’évêque qui est le ministre ordinaire de la bénédiction des cloches liturgiques. Il ne peut déléguer un prêtre pour cette cérémonie que s’il possède à cet effet un indult de Rome, ce qui est le cas dans plusieurs diocèses du Canada et des Etats-Unis. Le texte des derniers indults n’oblige plus ce prêtre 4 seservir d'eau bénite. par l’évêque.

Cette cérémonie porte vulgairement le nom de “bénédiction,” ce qui se réalise en tant que, par des prières spéciales et l'emploi de l’eau bénite, l'Eglise sépare la cloche de tout autre objet profane. Elle s'appelle aussi “consécration,” et avec plus de vérité, puisque ce terme désigne les cérémonies dans lesquelles on fait usage d’huile sainte, comme à la consécration d’une église, d’un autel, d’un calice, etc. Enfin cette cérémonie est souvent appelée “baptême,” sans doute à cause des nombreux points de ressemblance qu’elle a avec l’administration du sacrement de baptème. Mais on le comprend, il ne saurait être question, pour un être inanimé, d'un sacrement. Le mot est donc un terme impropre.

L'Eglise a préféré les cloches à tous les autres signaux, parce qu'elle les surpasse tous en éclat. Aussi en fait-elle un usage quotidien. On ne peut, pour un usage liturgique, se servir, de cloche non bénite, mais une fois bénite, la cloche devient un objet religieux qui ne doit plus servir qu'au culte.

Sonnerie des cloches.—On sonne la cloche:

I.—pour annoncer les sept parties de l’office canonial chez les religieux qui le récitent au choeur, ce qui n’a guère lieu dans les églises

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paroissiales que pour le chant des vêpres (2) et quelqueïois des complies ;

2.—principalement pour appeler les fidèles à l'office par excellence, la sainte messe;

3.-—pour avertir les absents de la partie principale de la cérémonie comme les cantiques évangéliques à l'office (laudes, vêpres et complies), le Te Deum (même hors de l’office), et du moment de la consécration à la messe paroissiale (3) ou conventuelle, et même à toute messe chantée ;

4.—pour honorer le saint Sacrement lorsqu'on le porte au dehors de l’église, soit en procession solennelle, (4) soit pour le viatique, soit pour une communion de dévotion (5);

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