SÉRIE DE QUATRE ONCTIONS, À L'INTÉRIEUR
Le 2e cérémoniaire, effaçant succesivement les quatre croix intérieures, l’évêque fait, à ces endroits, en allant de gauche à droite, les onctions, en répétant la même formule, mais avec le saint chrême ($S. C.) Ayant essuyé son pouce sur de la ouate et laissé la mitre, il chante l’oraison suivante:
OREMUS
Omnipotens sempiterne Deus, qui ante arcam foederis per clangorem tubarum, muros lapideos, quibus adversantium cingebatur exercitus, cadere fecisti; tu (haec tintinnabula ou) hoc tintinnabulum coelesti bene Ÿ dictione perfunde; ut
Le Pontife, en faisant sept autres onctions, avec la même huile, à l'extérieur de la cloche symbolise la mort à laquelle nous sommes tous condamnés, la mort par l’onction faite en forme de croix et son universalité par la signification mystique du nombre sept. Ces onctions désignent aussi l’universalité des effets de la parole de Dieu obtenus par la voix de la cloche, comme aussi les sept donc du Saint-Esprit qu’annonce ou apporte, avec la parole divine, la voix de l’airain sacré (Comme la mort de l’homme est moins remplie de mystères que celle du Verbe incarné, le Pontife ne fait pas ces
LA qe
ante sonitum (eorum ow) ejus longius effugentur ignita jacula inimici, percussio fulminum, impetus lapidum, laesio tempestatum; ut ad interrogationem propheticam, quid est tibi mare, quod fugisti? suis motibus cum Jordanico retroactis fluento respondeant: À facie Domini mota est terra, a facie Dei Jacob, qui convertit petram in stagna aquarum et rupem in fontes aquarum.
Non ergo nobis Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam, super misericordia tua; ut cum (praesentia vascula ow) praesens vasculum, sicut reliqua altaris vasa, sacro Chrismate (tanguntur ou) tangitur, Oleo sancto (unguntur ou) ungitur quicumque ad sonitum (eorum ou) ejus convenerint, ab omnibus inimici tentationibus liberi, semper fidei Catholicae documenta sectentur. Per Dominum nostrum Jesum Christum Filium tuum, qui tecum vivit et regnat in unitate Spiritus sancti Deus, per omnia saccula saeculo- RUN Atnen,
onctions en silence. Il emploie pour chacune cette formule: ‘Que cette cloche, Seigneur, soit sancti y fiée et consa + crée. Au nom du Pè f re, et du Fils + , et du Saïint- + Esprit. En l’honneur AbSaint Ne... Aie la paix.” Ce salut final ne nous rappelle-t-il pas heureusement celui que le divin Maître adressait à ses apôtres au momentd’en faire les prédicateurs de sa sainte doctrine?
Enfin suivent avec la même formule, quatre onctions à l’intérieur de la cloche, faites cette fois, avec le saint chrême. L'emploi du saint chrême qui consacre les ministres de Dieu confère aussi à la cloche l& ministère sacerdotal de convoquer les fidèles à l’église, de leur rappeler les grands mystères de la religion (fêtes, angélus) ou les époques importantes de leur vie de chrétiens (baptême, mariage, grave maladie) etc. Ces onctions marquent la charité dont les ministres de Dieu doivent être animés pour annoncer l’évangile jusqu'aux quatre extrémités du monde.
Ayant repris la mitre, il essuie toutes les onctions et (prenant la crosse), revient s'asseoir. Les acolytes se présentent alors, le 1er portant le plateau avec la manuterge, de la main gauche et de l’autre le plateau avec une tranche de citron et une mie de pain et le 2e, à sa droite avecle bassin et l’aiguière, pendant que le rer cérémoniaire fait étendre par le diacre et le sous-diacre une serviette sur les genoux de l'évêque. L'évêque se purifie les doigts avec la mie de pain, puis avec lecitron, «et sefaiti versernidenReans s’essuyant ensuite avec le manuterge présenté par le diacre.