‹ Cérémonies et prières de la bénédiction d'une clocheChapitre 22 sur 24 · Crémation de parfums · texte numérisé non relu

Crémation de parfums

Le porte-parfums (ou les porte-parfums) ayant fait la génuflexion, ou l’inclination (selon que l’évêque est l'ordinaire du diocèse, ou non), fait mettre, par l’évêque, sur les charbons de son réchaud (ou encensoir) des parfums (ou de l’en-

On peut dire aussi que les onctions extérieures rappellent les sept parties de l’office divin, ou bréviaire, auxquelles la cloche convoque chaque jour les religieux de choeur (Dominicains, Franciscains, Trappistes, Carmélites, etc.) tandis que les onctions intérieures font entendre cet appel aux quatre vents du ciel. Le symbolisme de la mort rappelée par les onctions extérieures nous fait facilement voir dans les onctions intérieures ou les quatre coins du monde d’où tous ies hommes ressusciteront, ou les quatre qualités des corps ressuscités, à savoir l'incorruptibilité (ou impassibilité}, la clarté (ou la gloire) la spiritualité (ou agilité), enfin la pénétrabilité (ou subtilité).

Pendant les sept onctions avec l’huile des confirmés, on chante une antienne et le psaume 28 qui célèbre la puissance de la voix de Dieu dans l’orage.

cens), que le rer cérémoniaire prend sur la crédence et présente au diacre. T/évêque en met sur les charbons du réchaud (ou de l’encensoir, ou des encensoirs ou réchauds) sans réciter de formule, ni faire de signe de croix.

Les chantres entonnent et continuent l’antienne Deus après laquelle ils chantent le psaume 76, mais ne repètent pas l’antienne. Pendant ce temps, l’évêque et les ministres attendent en silence. Mais s’il ne chante pas les oraisons, les porte-livre et porte-bougeoir s’approchent pour qu'il lise avec ses ministres l’antienne et le psaume. Pendant ce chant (ou cette récitation), le porte-parfums (ou chacun d’eux) dépose son réchaud sur une brique ou morceau de tôle au besoin, (ou son encensoir ouvert) sous la cloche (sous chacune), par terre, ou sur un escabeau de manière que la fumée la remplisse

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L'Eglise applique cette expression “Voix: de, Dieu?” voæ Dei, à celle de la cloche qui nous rappelle la voix de Dieu, roi éternel, qui donne à ses obéissants serviteurs force, bénédiction et paix.

L'oraison suivante nous rappelle “les trompettes sacrées des Juifs qui.ont précédé nos cloches et dont le son mystérieux renversa les murs de Jéricho, fit remonter le Jourdain vers sa source.” Elle nous fait demander que le son de la cloche ait

Psalmus 76.

Viderunt te aquae Deus, vidérunt te aquae: * et timuérunt, et turbatae sunt abyssi.

Muiltitudo sonitus aquarum: * vocem dedérunt nubes.

Etenim sagittae tuae transeunt: * vox tomitrul, tui in rota.

Iluxérat coruscationes tuae orbi terrae: * commota est, et contrémuit terra.

In mari via tua, et sémitae tuae in aquis multis: * et vestigia tua non cognoscéntur.

Deduxisti sicut oves populum tuum, * in manu Moysi et Aaron.

Gloria Patri, Sicut erat, etc.

On ne répète pas l’antienne.

Après le chant (ou la récitation) du Sicut erat, les porte-livre et porte-bougeoir s’approchent et l’évêque chante l’oraison suivante:

pour effet surnaturel “de dissiper les traits ennemis et avec eux la foudre et la tempête qui viennent détruire nos demeures” et de nous donner “le courage de vaincre les tentations ennemies et de suivre généreusement tous les enseignements de la foi.”

Les parfums.—Après s'être lavé les mains, le Pontife jette sur des charbons ardents de l’encens ou un mélange de parfums qu’on place sous la cloche bénite. Cette cérémonie a une double signification. La fumée odoriférante qui se répand à l’intérieur de la cloche symbolise notre prière fervente et agréable à Dieu dont la cloche nous donne si souvent le signal. C’est encore une image de l’enivrement dont les saints jouissent au ciel, dont nous jouirons aussi, si nous sommes fidèles à répondre aux échos de la cloche, et dociles à ses enseignements.

Pendant cette cérémonie, on chante une antienne et la fin du psaume 76, qui célèbre la puissance que Dieu manifesta en faveur de son peuple en le sauvant de l'Egypte par le passage de la mer

OREMUS

Omnipotens dominator Christe, quo secundum carnis assumptionem dormiénte in navi, dum oborta tempéstas mare conturbasset te protinus excitato et imperante, dissiluit, tu necessitatibus popul: tui benignus succurre; tu (haec tintinnabula ou) hoc tintinnabulum sancti Spiritus rore perfunde; ut ante sonitum (illorum ou) illius semper fugiat bonorum inimicus: invitétur ad fidem populus Christianus; hostilis terréatur exércitus; confortétur in Domino per (ïlla ou) illud populus tuus convocatus: ac sicut Davidica cithara delectatus désuper descéndat Spiritus sanctus ; atque ut Samuéle agnum lacténtem mactante in holocaustum regis aetérni impérii, fragor aurarum turbam répulit adversantium: ita dum (horum vasculorum ou) hujus vasculi sonitus transit per nubila, Ecclésiae tuae convéntum manus consérvet angélica; fruges credéntium, men-

Rouge et par la foudre et la tempête qui retardèrent la poursuite des Egyptiens Les expressions de “son” et de “voix” de ce psaume l’ont fait choisir pour rappeler la puissance des effets de la cloche en faveur des fidèles.

Après ce psaume, le Pontife chante une dernière oraison qui appelle sur la cloche et sur ceux qui l’écoutent fidèlement toutes sortes de grâces spirituelles et temporelles.

PRIONS

O Christ, maître tout-puissant, vous qui durant les jours de votre vie mortelle, alors que dormant en paix sur la barque au milieu des flots agités, et réveillé par vos apôtres, avez calmé d’un mot la tempête, daignez aussi subvenir dans votre bonté aux besoins de votre peuple. Répandez sur cette cloche la grâce de l’Esprit-Saint, et qu'aux sons produits par elle, l'ennemi de tout bien soit toujours mis en fuite, les fidèles excités aux pensées de la foi, toute armée hostile dissipée, et votre peu-

tes et corpora salvet protéctio sempiterna. Per te, Christe Jesu, qui cum Deo Patre vivis et regnas in unitate ejusdem Spiritus sancti Deus, per omnia saecula saeculorum. KR. Amen.

Après cette oraison, les porte-livre et portebougeoir se retirent et le Pontife s’asseoit et reçoit la mitre ; et les acolytes allument leurs cierges pour le chant de l’évangile.

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